1. ORDINATEUR
La puissance d’un ordinateur classique (écran à tube cathodique) varie de 80 à 200 W. Si vous pouvez influencer le choix de votre entreprise, préférez un portable, qui consommera 2 à 4 fois moins, en raison notamment de son écran plus économe (voir ci-dessous). Choisissez un modèle portant les labels
80Plus ou
Energy Star, qui sélectionnent les ordinateurs (mais aussi les écrans, les imprimantes, les écrans …) les moins énergivores. Guettez aussi les autres labels, plus globaux, comme
Blue Angel et
Epeat , qui couvrent l'ensemble du cycle de vie d'un matériel informatique, de sa conception à son recyclage et devraient se développer sous l’influence de la commande publique (aux Etats-Unis, le président Bush a récemment rendu obligatoire l'achat de matériel Epeat pour l'ensemble des agences fédérales américaines, ce qui représente plus de 75 milliards de dollars de commande publique).
Pour le choix du fabricant, fiez-vous au
guide Greenpeace « Pour une high-tech responsable » qui évalue les fabricants les plus écologiques : Sony, Dell et Lenovo sont les fabricants de PC en tête du hit-parade fin 2007. Pour les fans d’Apple : la marque avait initialement une performance telle que Greenpeace avait lancé une campagne dédiée (voir la campagne
www.greenmyapple.org), abandonnée avec l’annonce d’engagements environnementaux faite par le PDG Steve Jobs.
Une alternative intéressante : achetez du matériel d’occasion sur des sites spécialisés, ou auprès d’associations assurant la récupération et le recyclage de matériels usagés : vous soulagerez la planète, et vous fournirez des emplois locaux à des jeunes ou des chômeurs en réinsertion. Et pensez bien sûr à ramener votre matériel usagé à ces associations !
2. ECRAN
Les écrans plats ont une meilleure durée de vie que les écrans cathodiques, dont la luminosité diminue avec le temps, et consomment moins d’énergie : environ 30 W pour un 19 pouces plat économe, contre 120 Watts pour un 19 pouces cathodique.
Fiez-vous au
classement Topten français des écrans les plus écologiques : un des critères retenu les plus importants est la faible consommation en veille (moins de 1 W pour les modèles les plus performants). Et préférez les écrans labellisés
TCO, gage de qualité et d’économie d’énergie.
Une astuce : si vous choisissez un écran plat qui permet de capter les programmes TV, vous économiserez l’achat d’un téléviseur !
3. BOX ADSL
Les boîtiers de connexion ADSL sont une source de consommation cachée d’électricité, d’autant que nous avons tendance à les laisser allumer 24h/24 : une étude de « 60 millions de consommateurs » d’octobre 2007 a montré que la consommation de ces « box » d’accès peut coûter le prix d’un 13ème mois d’abonnement ! La Livebox d’Orange est la plus sobre (16 € de consommation par an), suivie de Tele2 (17 €) et Neuf (20 €) (ces deux derniers appareils pouvant s’éteindre avec un interrupteur sur le décodeur TV). Les plus gourmandes sont l’Alicebox (19 € par an), la Freebox (22 €) et la Dartybox (29 €).
4. LES LOGICIELS
Les logiciels libres (Open Office, Mozilla. Linux,..), développés souvent bénévolement par des communautés d’informaticiens, contribuent à rendre l’informatique moins chère, et à limiter l’hégémonie de grands groupes comme Microsoft. Certains témoignages sur les forums spécialisés (Futura Sciences) signalent par ailleurs une consommation électrique plus faible sous Linux que sous Windows XP.
D’autres logiciels contribuent à réduire notre empreinte écologique : Skype, le logiciel de visiophonie gratuite, est ainsi utilisé de plus en plus pour dialoguer d’un bout à l’autre de la planète ou pour des réunions professionnelles, évitant ainsi des déplacements émetteurs de gaz à effet de serre. Même chose pour les logiciels utilisés par les sites de co-voiturage, d’échanges ou de dons d’objets, qui contribuent à être plus « éco-efficaces » grâce au partage d’informations.
5. IMPRIMANTE
Une imprimante consomme surtout … lorsqu’on ne s’en sert pas : 49 % de la consommation provient du mode veille et 43 % du mode éteint ! Vérifiez ces critères sur la documentation du fournisseur, et consultez
le guide suisse Topten, qui présente les imprimantes lasers ou à jet d’encre les plus écologiques.
Evaluez avec précision vos besoins : la fonction fax, notamment, consomme beaucoup d’énergie en mode veille. Si vous en avez l’utilité, des fonctions scan et photocopie intégrées à votre imprimante vous éviteront l’achat d’un scanner ou d’une photocopieuse dédiés. Et une imprimante à jet d’encre sera plus économique qu’une imprimante laser.
Assurez-vous aussi que l’imprimante dispose de réservoirs d’encres séparés pour chaque couleur, et qu’ils peuvent être rechargés manuellement en encre (voir ci-dessous), certains fabricants bloquant cette possibilité.
Préférez aussi les imprimantes recto-verso, pour réduire jusqu’à deux fois votre consommation de papier.
6. CARTOUCHES D'ENCRE
Contrairement à ce que recommandent les fabricants et les distributeurs, il est tout à fait possible d’utiliser des cartouches d’encre génériques (moins chères), et de les recharger quand elles sont vides dans les officines spécialisées qui poussent en ville comme des champignons, ou avec un kit de remplissage.
Il est aussi très intéressant d’acheter des cartouches d'encre issues du recyclage : les cartouches Greenlab par exemple existent en laser, jet d’encre, ou ruban et sont disponibles dans la plupart des marques (Dell, Canon, Epson, HP, Xerox, …). Là encore, la planète et le porte-monnaie vous diront merci !
A noter : les cartouches en fin de vie peuvent aussi être récupérées par des associations ou entreprises d’insertion spécialisées qui génèrent ainsi des emplois et de l’activité économique pour des populations en difficulté (handicapés, chômeurs longue durée, anciens détenus, etc.) ou alors utilisent les fonds pour financer des projets d’utilité collective – voir par exemple le site de
l’opération cartouches solidaires, celui des
Ateliers du Bocage ( entreprise d’insertion émanant d’Emmaüs) ou encore celui d’
Initiative recyclage.
7. PAPIER
Le choix du papier est fondamental pour réduire l’impact écologique de ses activités de bureau, car sa production est très polluante, et l’énergie pour produire du papier vierge (80 kWh par kg) est nettement plus importante que l’énergie liée à l’impression ou la photocopie.
Choisissez en priorité du papier recyclé, qui nécessite bien moins d’énergie, d’eau et d’arbres que pour du papier vierge et qui, contrairement à une rumeur qui circule encore, sont parfaitement adaptés à une utilisation en photocopieuse par exemple. Privilégiez les papiers contenant un maximum de fibres post-consommation, c’est-à-dire issues de papier ayant déjà servi (vieux journaux…). Veillez aussi à ce que le papier soit blanchi sans chlore. Vous serez étonnés par la blancheur de ces papiers, comme par exemple le papier recyclé Cyclus fabriqué par Dalum avec 100 % de fibres recyclées post-consommation et blanchi sans chlore, ainsi que le papier Evercopy chez Everbal ou VGreen chez Matussière et Forest.
Si vous préférez du papier issu de fibres vierges, tournez-vous impérativement vers du papier FSC (label garantissant la gestion durable des forêts) : il est en effet déplorable qu’aujourd’hui encore, des forêts primaires européennes (Finlande) soient coupées sans précautions pour produire de la pâte à papier !
Vous pouvez aussi combiner les deux : Dalum propose du papier « RePrint FSC » comprenant un minimum de 50 % de fibres recyclées mélangées avec des fibres vierges provenant de forêts labellisées FSC.
Pour s’assurer de la qualité de ces papiers (taux de fibres post-consommation, blanchiment sans chlore, …), fiez-vous à l’Ecolabel européen, aux labels Ange Bleu (allemand) ou APUR (français).
Où trouver ces papiers ? Greenpeace met à disposition une liste de fabricants et de distributeurs spécialisés (
www.greenpeace.fr/foretsanciennes/Papier_recycle_FSC.pdf ). Et les grands distributeurs s’y mettent enfin : Monoprix par exemple, ou JM Bruneau, qui propose du papier recyclé (Reprospeed et Evercopy) à des prix attractifs (respectivement à partir de 3,49 € / HT et 4,50 € / HT la ramette de 500 feuilles).
Pensez aussi, même si votre papier est recyclé, à l’utiliser en mode recto-verso, ce qui suppose souvent de pré-programmer le mode d’impression sur votre ordinateur.
8. FOURNITURES, PAPETERIE, ENTRETIEN
Plusieurs sites Internet spécialisés proposent un grand choix de fournitures et de papeterie aux bénéfices écologiques variés : en vrac, agrafeuse sans agrafes (par un astucieux système de découpe/pliage), clé USB en bois, enveloppes faites à partir de cartes routières recyclées, cahiers et post-its en papier recyclé, gomme en caoutchouc naturel, crayons et stylos en bois FSC, feutre et surligneur à encre rechargeable à base d’eau, colle liquide à base végétale, accessoires de rangement en carton ou en plastique recyclé, tapis de souris en pneu recyclé, etc…
Ces distributeurs proposent aussi des produits d’entretien professionnels avec un impact réduit sur l’environnement, pour tous types d’usage : vaisselle, sols, lessive, etc…
9. MOBILIER DE BUREAU
Certains fabricants de mobilier cherchent à minimiser les effets de leur production sur l’environnement : c’est le cas du groupe suédois Kinnarps (prononcez « chinarpse » !), 4ème fournisseur européen de mobilier de bureau, dont les usines sont certifiées ISO 14000 (norme internationale) et EMAS (norme de management environnemental européen), et dont la majorité de l’approvisionnement en bois provient de forêts certifiées FSC. Kinnarps a aussi supprimé de la composition de ses produits les solvants, le chrome et le PVC. Ses produits sont aussi 100 % recyclables.
D’autres fabricants comme Steelcase, Gautier et Eurosit affichent des initiatives pour réduire l’impact environnemental du mobilier de bureau.
10. TELEPHONE PORTABLE
Comme pour les équipements informatiques, fiez-vous aux études de Greenpeace pour choisir le fabricant le plus écologique : Nokia est en tête de plusieurs classements, tandis que le tout nouveau et déjà Iphone, quant à lui, « peut mieux faire », comme le prouve le démontage en règle d’un appareil par un spécialiste de Greenpeace (
www.youtube.com/watch).
Autre critère de choix pour un téléphone portable, son niveau d’émissions électromagnétiques, dont les effets probables sur la santé incitent à prendre des précautions (voir par exemple
cet article de The Inquirer. Pour cela, choisissez un appareil dont le Débit d’Absorption Spécifique (DAS) est minimum, grâce aux hit-parades publiés par le
CRII-REM et
le site suisse Topten. Et dans tous les cas, utilisez une oreillette ou un kit main libre, notamment quand vous êtes dans le train ou dans une zone qui capte mal le réseau…
Enfin, demandez-vous s’il vous est vraiment nécessaire de céder aux sirènes des opérateurs qui vous proposent un nouveau modèle pour une bouchée de pain : la durée d’utilisation moyenne d’un mobile est tombée à 2 ans dans nos pays développés, alors que ces appareils sont conçus pour durer bien plus longtemps.