Deuxième production mondiale après le pétrole, le café fait vivre plus de cent millions d'individus dans le monde… Emblématique des déséquilibres des marchés mondialisés, le café est aussi désormais symbole des solutions alternatives qui peuvent être développées en impliquant les consommateurs occidentaux : le marché du café a ainsi été le précurseur du commerce équitable et de ses efforts pour rémunérer les petits cultivateurs au juste prix, avec la création il y a près de vingt ans du label Max Havelaar. Il faut dire que le café est aussi la deuxième boisson la plus consommée après l’eau : avec 400 milliards de tasses bues par an (soit environ 12 000 tasses par seconde !), il concerne potentiellement chacun d’entre nous, chaque jour, qu’il s’agisse de la boisson du matin préparée à domicile ou du petit noir consommé au comptoir…

• Privilégiez le café labellisé en préférant le café biologique (certifié par le logo AB) et équitable (certifié par le label Max Havelaar) à chaque fois que possible. S’il n’est pas disponible dans votre point de vente, réclamez-le à votre commerçant et à défaut, optez pour d’autres labels moins exigeants, comme celui de Rainforest Alliance, qui sont toujours mieux que rien…
• Si vous n’êtes pas encore équipé(e) d’une machine à préparation individuelle rendant indispensable l’utilisation des dosettes fortement génératrices de déchets, résistez ! Plusieurs marques proposent des machines éco-conçues comme la marque
Jura ou
Presso dont les cafetières fonctionnent manuellement. Et préférez si possible l’achat de café en vrac (dans les boutiques spécialisées) ou en sachets classiques de 250 grammes.
• Enfin, pour aller au bout de la démarche, soyez attentifs à ce qui tourne autour du café :
• Chez vous et plus encore au bureau, préférez les gobelets en carton à ceux en plastique, l’idéal restant encore d’apporter votre propre tasse !
• L’eau utilisée pour faire le café représenterait jusqu’à 30% de l’eau du robinet consommée dans certains pays européens et aux Etats-Unis : limitez donc votre utilisation d’eau et pour cela soyez vigilant aux quantités de café que vous préparez, afin de ne pas devoir jeter la moitié de la cafetière de breuvage froid qu’on ne réchauffe pas au prétexte qu’un "café bouillu est un café foutu" !
• Enfin, si vous utilisez une cafetière à filtre, préférez un filtre à café permanent en inox plutôt que des filtres jetables en papier, en sachant que si vraiment vous optez pour ces derniers vous pouvez aussi privilégier les filtres en bambou (qui ont au moins le mérite de ne pas provenir de forêts, le bambou ayant l’avantage de pousser vite, sans produits chimiques) affichant si possible le logo NF Environnement (qui garantit principalement l’absence de traitement au chlore pour blanchir les fibres), comme ceux proposés par Melitta…