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Matériel électronique

MATÉRIEL ÉLECTRONIQUE

A l'ère du numérique, les appareils électroniques se sont immiscés dans chaque parcelle de notre quotidien: pour communiquer avec ses proches, pour s'informer, pour se distraire, ou pour figer des instants, ils sont partout.

Les appareils et gadgets électronique nous ont envahi : téléphones, fixes ou portables, téléviseurs, chaînes hi-fi, lecteurs mp3, appareils photo ou caméscopes … de moins en moins chers, ils présentent pourtant une facture salée pour la planète : la production –délocalisée - de ces équipements au rythme endiablé de leur obsolescence programmée, tire sur les ressources en énergie et en matières premières de la planète, leur utilisation génère une consommation d’électricité colossale et leur mise en rebut pour fin de vie précoce produit des montagnes de déchets toxiques. Autant le savoir …

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Le saviez-vous ?

•    En France, 78 % des Français étaient équipés d’un téléphone mobile en 2008 (contre 47 % en 2000), avec, chez les jeunes de 18 à 24 ans, un taux d’équipement maximal de 96 %. En 2008, sur les 22,5 millions de téléphones portables vendus, 20 millions constituaient un achat de renouvellement. Un tiers des Français changent de téléphone portable chaque année : on estime à 8 millions le nombre de portables non utilisés que les Français gardent au fond d’un tiroir quand ils ne sont pas tout simplement jetés à la poubelle ! Selon Nokia, 240 000 tonnes de matières premières pourraient être récupérées chaque année dans le monde si tous les utilisateurs confiaient leurs téléphones à un système de collecte.

•    Le portable peut être un facteur de développement économique dans certaines régions du monde non desservies par la téléphonie fixe. On estimait début 2009 à 2,4 milliards le nombre d’abonnés à une offre de téléphonie mobile dans le monde.

•    Les effets du portable sur la santé, en particulier le cerveau, font l’objet d’une polémique depuis de nombreuses années. Même si l’on n’a aucune preuve définitive, nombre d’experts recommandent, au nom du principe de précaution, un usage modéré du portable le plus tard possible dans la vie, pas avant 15 ans. Un projet de loi visant à interdire l’usage du portable dans les écoles maternelles, primaires et dans les collèges a été adopté par le Sénat français en Octobre 2009 ; l’Assemblée nationale devra se prononcer en faveur de ce texte avant qu’il ne soit définitivement adopté.

•    Du fait du développement fulgurant du portable, le nombre d’abonnés au téléphone fixe a régressé, de 90 % en 2000 à 83 % en 2007. Les fixes sont désormais le plus souvent sans fil. Ces derniers, constamment alimentés en électricité, ont une consommation non négligeable.

•    Les Français, équipés à 97 % d’un poste de télévision couleur, passeraient en moyenne 3h28 par jour devant le petit écran qui n’est plus si petit que ça ! La majorité des TV vendues aujourd’hui sont de grands écrans plats ; le site en ligne de Darty ne propose plus que deux modèles à tube cathodique sur plus de 150 références de téléviseurs. La technologie LCD (Liquid Crystal Display, en anglais, ce qui veut dire affichage à cristaux liquides) aurait du permettre des économies d’énergie puisque ces appareils, à taille d’écran égale, consomment jusqu’à trois fois moins que les « cathodiques ». Mais de moins en moins chers, ils sont aussi de plus en plus grands, ce qui aboutit au final à l’augmentation des consommations électriques et non leur diminution. Les écrans plasma consomment quant à eux 2 voir 3 fois plus qu’un téléviseur standard cathodique de mêmes dimensions. Reste le problème de la consommation en veille de ces appareils même si la plupart des constructeurs ont fait évoluer leurs appareils.

•    La nouvelle génération de téléviseurs sera LED (Light Emitting Diod) : Samsung, Philips, Sony, Sharp … se sont déjà lancés dans l’aventure. Avantage de cette technologie déjà éprouvée dans les écrans d’ordinateurs portables : l’extrême finesse des écrans, une qualité d’image supérieure et une moindre consommation d’énergie. Ils restent chers (2000 €) comparé aux écrans LCD classiques (moins de 1000 €) et aux écrans à plasma (1500 €) pour prendre un exemple de téléviseur 46 pouces de marque Samsung.

•    Au final, la consommation annuelle d’un téléviseur plat allumé en moyenne 3 heures et demi par jour varie selon la taille et la marque entre 150 kWh et 400 kWh, soit un coût annuel compris entre 17 et 44 € (tarif régulé de l’électricité EDF, octobre 2009). Ces chiffres peuvent paraître modestes mais il faut tenir compte du fait que les appareils en veille se sont multipliés et c’est bien cette multiplication qui pose problème.

•    En 2007, 14 millions de foyers français possédaient un ordinateur, soit un taux d’équipement de 55 %. Un peu plus de la moitié de ces ordinateurs sont des portables (53,3%). Les taux d’équipement en ordinateurs et en connexion Internet continuent à grimper en France, permettant à notre pays de rattraper son retard par rapport à certains de ses voisins européens. L’Internet haut débit se généralise peu à peu et, avec lui, le Wifi. Les boîtiers Wifi (abréviation de l’anglais Wireless Fidelity, ou « fidélité sans fil ») servent à la connexion sans fil d’un ou plusieurs ordinateurs ou tout autre périphérique informatique à l’Internet. Difficile d’échapper au Wifi quand on habite en ville, surtout en appartement. Les ondes émises sont du même type que celle des téléphones mobiles mais leur bande de fréquence est de 2450 MHz (au lieu de 900 ou 1800 MHz) et leur puissance plus faible. Selon le magazine 60 millions de consommateurs, la consommation des boîtiers Wifi des Français représente chaque année l’électricité produite par un réacteur nucléaire fonctionnant pendant deux mois et demi ! Il en coûte au consommateur entre 16 et 29 € par an en électricité, ce que 60 millions de consommateurs a baptisé le « treizième mois d’abonnement ». Au Royaume-Uni, en Autriche, des parents d’élèves entreprennent des démarches pour faire désinstaller le Wifi des salles de classe, à Paris, les bibliothécaires de la Ville se sont opposés à la mise en place du Wifi dans les bibliothèques publiques … Malgré ces inquiétudes, l’Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) a publié des résultats d’enquêtes préliminaires rassurants, estimant que les niveaux d’exposition aux radiofréquences des Wifi sont très limitées.

•    Enfin même si on possède un ordinateur peu gourmand en énergie, il ne faut pas croire que le fait de surfer sur le net soit sans incidence : pour l’illustrer rappelons la comparaison souvent utilisée du personnage virtuel du site Second Life et du Brésilien moyen qui consomment tous les deux la même quantité d’énergie. En cause,  les « data centers » ou fermes informatiques, qui stockent les données en ligne et leurs systèmes de sauvegarde, qui dégagent énormément de chaleur et nécessitent des systèmes de refroidissement.

•    Points communs à tous ces appareils électroniques, une technologie similaire et une production délocalisée dans les pays d’Asie généralement. Par exemple, 85 % de la production mondiale d’ordinateurs est confiée à des sous-traitants majoritairement asiatiques. A chaque pays, sa spécialité : en Thaïlande, les disques durs, aux Philippines, les circuits imprimés et, dans la région de Canton en Chine, les cartes, les prises, les câbles. L’assemblage n’est pas forcément réalisé en Asie mais peut avoir lieu en Europe de l’Est. Une fois assemblés, les ordinateurs partent aux Pays-Bas d’où ils sont redistribués dans les pays européens. Plusieurs enquêtes menées dans ces pays ont révélé des conditions d’emploi et de travail peu reluisantes : salaires inférieurs aux minima légaux, heures de travail excessives, produits toxiques manipulés sans précautions, âge de travail inférieur au minimum légal (moins de 16 ans dans certaines usines). Les impacts sur l’environnement dans les zones de production ne sont pas non plus négligeables avec notamment des besoins en eau très pure qui peuvent être au détriment de la consommation en eau potable des populations locales.

•    Malgré les restrictions d’utilisation des substances dangereuses, ces produits regorgent encore de substances nocives : retardateurs de flamme bromés, présents sur les circuits imprimés, les câbles et les boîtiers plastique, cadmium dans les écrans et les batteries, mercure dans les batteries, plomb du verre des écrans… L’organisation Greenpeace a lancé en 2006 un Guide pour une High tech responsable (www.greenpeace.org/international/campaigns/toxics/electronics/how-the-companies-line-up) mis à jour tous les trois mois et dont la 8ème mise à jour est sorti à l’été 2009 : sur la vingtaine de marques internationales d’ordinateurs, de téléviseurs ou de téléphones portables, il apparaît que certains fabricants sont parvenus à éliminer plusieurs matériaux et produits toxiques visés par diverses réglementations mais qu'il leur reste encore à en remplacer plusieurs autres tels que le PVC, les retardateurs de flamme bromés (RFB) et les phtalates.

•    Autre scandale qui monte concernant les appareils électroniques : les conditions de leur recyclage. Les pays développés qui sont contraints de collecter les équipements usagés en vue de leur valorisation ne sont pas équipés pour faire face à l’abandon massif de téléviseurs, ordinateurs et autres lecteurs de cassettes rapidement obsolètes. Comme ce matériel électronique est riche en matériaux valorisables tels que plastiques issus du pétrole, métaux comme plomb, cadmium, béryllium, platine, or… un véritable trafic s’est organisé : le matériel est envoyé en Chine ou en Inde, où se sont créés de véritables dépotoirs électroniques. L’air, l’eau et le sol sont pollués pour des dizaines d’années et la santé des habitants de ces régions gravement mises en danger. En France, nous jetons en moyenne chaque année 14 kg de déchets électriques et électroniques par habitant dont 90 ne sont pas recyclés (chiffre Ademe 2008).
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Les trucs verts à connaître

1.    Téléphone portable

•    Lors de l’achat d’un nouveau portable, pensez « occasion » si vous n’avez pas besoin d’un équipement dernier cri. L’opérateur Orange s’est lancé en 2009 dans la vente de téléphones mobiles de seconde main, à partir de 25 euros pour les modèles les plus simples « voix/SMS » et garantis 6 mois. On trouve aussi des smart phones et autres appareils sophistiqués. Il existe de nombreux sites de vente en ligne qui proposent des portables d’occasion mais attention à ne pas racheter de matériel volé…

•    La plupart des chargeurs de téléphones portables ne consomment plus aujourd’hui d’électricité lorsque la charge est terminée. Mais cette particularité n’est généralement pas indiquée dans les notices… Dans le doute, débranchez votre chargeur quand sa batterie est pleine.

•    Tant que l’on ne sait pas quel est le risque représenté par l’utilisation d’un portable, optez pour un appareil à faible niveau de radiation. Basez-vous sur le débit d’absorption spécifique (DAS) - ou SAR pour Specific Absorption Rate en anglais, exprimé en Watts par kg pour un espace de 10 g de tissu humain. En France et en Europe, le seuil est fixé à 2 W/kg contre 1,6 aux USA. L’association nord-américaine Environmental working group a mis en ligne un comparatif des DAS de portables dont certains sont disponibles chez nous (www.ewg.org/cellphoneradiation/Get-a-Safer-Phone). Le DAS figure obligatoirement dans les fiches techniques. Choisissez la valeur la plus basse possible.

•    Jetez aussi un coup d’œil à l’étiquetage environnemental développé par Orange avec le WWF composé de 5 indicateurs : l’émission de dioxyde de carbone pendant les phases de fabrication, transport et utilisation, la préservation des ressources naturelles, la limitation des substances dangereuses et la recyclabilité du téléphone, le tout résumé par une note sur 5 points. La petite étiquette verte Orange, qui est en réalité noire et orange, indique en outre le DAS (voir ci-dessus) en W/kg. On regrette juste que l’étiquette ne porte pas sur toute l’offre de portables de l’opérateur et qu’on la trouve à la rubrique « développement durable » du site d’Orange et non sur les fiches techniques des appareils vendus dans sa boutique en ligne…

•    Pour limiter l’exposition aux ondes potentiellement nocives, utilisez le moins possible votre portable dans une enceinte fermée, train, voiture, appartement, où l’appareil se trouve en situation d’émission maximale. On évitera aussi de passer trop de temps en ligne, voire de dormir avec son portable et on privilégiera l’usage d’un kit mains libres filaire. A la maison, l’appareil doit être de préférence placé près d’une fenêtre et en position éteinte la nuit.

•    Les téléphones portables inutilisés ou inutilisables peuvent être déposés dans les points de collecte mis en place par les opérateurs (Bouygues, SFR, Orange, Téléphone Store … pour la France ou Mobistar pour la Belgique). Pensez au programme "Seconde Vie Mobile" d’Orange (www.agir-reflexesverts.orange.fr) qui récupère les portables en état de marche contre un chèque cadeau de 30 à 70 €. Orange indique en outre recycler les appareils ne fonctionnant plus. D’autres initiatives de collecte existent en France comme Foneback, d’origine britannique et implantée dans une dizaine de pays européens dont la France, qui met en place des points de collecte chez des partenaires dont les opérateurs mais aussi des distributeurs comme Carrefour, Auchan ou Boulanger (www.fonebak.fr). Les téléphones récupérés sont destinés à la population de pays émergents. On peut citer aussi monextel.com, service qui permet de se débarrasser de son ancien téléphone mobile tout en faisant un don à une association parmi les 17 proposées. Les appareils cédés sont traités sur une plateforme logistique développée en coopération avec un ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le travail) puis vendus sur le marché de l’occasion.

•    Cela étant, il reste possible que vous n’ayez pas besoin de téléphone portable … Pourquoi ne pas renoncer à l’achat si vous n’en avez pas encore ou bien céder celui que vous auriez déjà à quelqu’un en ayant réellement besoin ?

2. Téléviseurs
•    Lors de l’achat d’un nouveau téléviseur, soyez raisonnable quant à ses dimensions (vous devez disposer d’un recul d’au moins trois fois la taille de la diagonale d’écran), vérifiez sa consommation en veille (moins de 1 watt si possible) et préférez un modèle doté d’un bouton marche-arrêt en façade permettant de l’éteindre complètement. A défaut, branchez-le sur une multiprise à interrupteur. Consultez le site Topten du WWF et de la CLCV (association de consommateurs) pour trouver les modèles les plus efficaces sur le plan énergétique (www.guide-topten.com). Utilisez le Coxiwatt qui permet d’éteindre en même temps que la télévision tous les appareils en veille qui lui sont connectés.
•    Evitez l’installation d’un téléviseur dans une chambre, en particulier d’un enfant, en raison des champs électriques produits qui peut nuire à la qualité du sommeil.
•    Selon un avis du Conseil supérieur de l’audiovisuel (www.csa.fr), motivé par la consultation de nombreuses études scientifiques, la télévision ne convient pas aux enfants de moins de 3 ans. Elle peut entraîner passivité, retards de langage, troubles du sommeil troubles de la concentration et dépendance aux écrans.

3. Ordinateurs
•    Quand on en a la possibilité, il vaut mieux choisir un ordinateur portable plutôt qu’un ordinateur de bureau en raison de la consommation et de l’encombrement de ce dernier. Les portables ainsi que les mini-PC sont capables de s’acquitter de la plupart des tâches classiques de bureautique, traitement de texte, tableur, courrier électronique, messagerie « live » … Seuls les accros aux jeux risquent de ne pas pouvoir troquer leur « tour » contre un portable peu encombrant et économe !
•    L’occasion est une piste à explorer, toujours pour les usages peu intensifs, à condition d’opter pour un matériel vérifié et sous garantie comme ceux que proposent des ateliers de reconditionnement d’appareils d’occasion www.ordinateur-occasion.com ou www.actif-france.asso.fr qui œuvrent pour la formation et l’insertion professionnelle de jeunes sans emploi.
•    Lorsque l’on est déjà équipé, il est intéressant de remplacer son vieil écran cathodique encombrant par un écran plat, plus économe en énergie. Pour tout d’achat d’équipement informatique, ordinateurs, imprimantes, écrans ou téléphone, cherchez l’étiquette Energy star (www.eu-energystar.org) du programme d’efficacité énergétique des équipements de bureau de la Commission européenne. Cette étiquette permet de choisir les modèles au meilleur rendement énergétique et répondant à vos exigences de performance. Cherchez aussi le logo du TCO (voir guide des labels) qui garantit, outre une bonne ergonomie, un champ électronique réduit, en particulier pour l’écran. Assurez-vous de bien brancher votre ordinateur sur une prise de terre pour limiter justement ce champ électrique.

4. Boîtier Wifi
•    Sachez que le fonctionnement de votre boîtier haut débit peut se faire à l’aide d’un câble Ethernet sans utiliser la fonction Wifi.
•    Pensez à couper l’alimentation de votre boîtier la nuit et quand vous êtes absent pour limiter votre consommation électrique et votre exposition aux ondes.
•    Ne croyez pas ce qu’on lit parfois sur le pouvoir de certaines plantes comme le cactus contre les ondes électromagnétiques : c’est malheureusement faux !

5. Pour tous ces appareils
•    Evitez absolument tout ce qui fonctionne – mais c’est de plus en plus rare- avec des piles jetables et privilégiez les batteries intégrées ou non (mais toujours amovibles) rechargeables sur le secteur ou sur la connexion USB d’un ordinateur.
•    Pour faire durer plus longtemps une batterie, quel que soit l’appareil équipé, laissez-la se vider complètement au moins une fois par mois et, si possible, ne la rechargez pas avant de voir apparaître le signal de « batterie faible ».
•    Les piles jetables et les piles rechargeables sont collectés en fin de vie grâce notamment au programme Batribox lancé en septembre 2008. Pensez à apporter vos piles dans une grande surface ou à l’école de vos enfants …
•    Pour les appareils qui fonctionnent sur secteur et restent en veille, procurez-vous un wattmètre (comme celui proposé par la boutique éconologique sur www.econologie.com) pour connaître, appareil par appareil, les consommations journalières. Installez des multiprises équipées d’interrupteurs (de 10 à 30 €) pour pouvoir éteindre complètement ces appareils lorsqu’ils ne fonctionnent pas. Si vous avez des cadres photo numériques, qui affichent des diaporamas en continu, interrogez-vous sur leur utilité et équipez-les eux aussi d’un interrupteur ! Si vous n’en avez pas encore, sachez qu’un cadre de 10 pouces d’une puissance de 20 watts vous coûtent à peu près 20 € par an…
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La question qui tue !

Peut-on être écolo et branché à la fois ?
La réponse est oui … sauf si l’on estime de façon radicale que s’engager pour l’environnement signifie revenir en arrière en terme de progrès technique. Il faut certes reconnaître que le matériel électronique, rapidement obsolète, est emblématique de notre société de consommation qui nous incite à renouveler sans cesse nos achats. Mais, beaucoup d’entre nous, jeunes et moins jeunes, renoncer à la technologie est tout simplement impossible : on parle d’ailleurs de « fossé numérique » pour désigner l’écart entre les branchés à l’Internet et ceux qui ne le sont pas. Dès l’école primaire, dans nos pays développés, un enfant a besoin d’un accès à un ordinateur pour faire certains devoirs, tous les jours l’usage d’Internet et du courrier électronique facilite la vie des usagers en leur permettant de régler des problèmes administratifs, de payer leurs factures, de déclarer leurs revenus … mais aussi de s’informer et de connaître leurs droits. Des connaissances de base en bureautique sont nécessaires dans presque tous les domaines professionnels etc. Cela étant, la dématérialisation des relevés de compte bancaire, des factures, des règlements bancaires … permet de plus de faire des économies de papier, de gagner de la place dans nos archives. La possibilité de gérer certaines formalités ou de faire des achats à distance est aussi un bon moyen d’éviter certains déplacements et du même coup épargner la planète. La technologie a donc sa place dans les solutions anti-crise écologique.
Mais il faut savoir garder raison : un jeune enfant ne devrait pas avoir besoin d’un téléphone portable, un ordinateur ne devrait pas rester allumé 24 heures sur 24 sans être utilisé, un adolescent pourrait ne pas changer de portable tous les 3 mois etc. Restons branchés oui … mais sans accumuler les gadgets et en optimisant l’utilisation de notre matériel, en appliquant les trucs verts de mes courses pour la planète par exemple !
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Où trouver ça ?

•    Consultez les classements topten (www.guide-topten.com) avant de faire le choix d’une téléviseur ou d’un écran d’ordinateur : les appareils sont classés en fonction de plusieurs critères, dont l’efficacité énergétique, le coût annuel d’utilisation … Les appareils labellisés TCO sont signalés.
•    Achetez votre souris coupe-veille pour ordinateur Ecobutton chez Marché équitable (www.marche-equitable.com), Vivre Ecolo (www.vivre-ecolo.com) etc. et autres sites de vente à distance.
•    Equipez-vous du petit appareil Coxiwatt qui permet d'économiser de l'électricité en coupant électriquement les appareils électroniques liés au téléviseur (TNT, DVD, home cinema...), disponible pour un prix d’environ 40 € dans de nombreuses boutiques en ligne et dans les magasins de Nature et découvertes ou sur son site de vente en ligne (www.natureetdecouvertes.com). Vous trouverez dans les magasins de bricolage des multiprises équipées d’un ou plusieurs interrupteurs qui permettent d’éteindre pour de bon n’importe quel appareil relié au secteur.
•    Si vous envisagez d’acheter d’occasion votre équipement informatique, visitez les sites de ces organisations qui réhabilitent des matériels usagés en faisant de la réinsertion socio-professionnelle www.ordinateur-occasion.com ou www.actif-france.asso.fr.
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