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CD/DVD

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Les CD et DVD, qui ont remplacé les vinyles et les disquettes, sont à leur tour détrônés par l’essor des disques durs et du numérique. Ils sont souvent oubliés au fond des tiroirs, rayés ou inutilisés, ou délaissés sur les étagères ou au fond de vieux cartons. Alors que faire de nos vieux disques ? Comment réduire leur impact environnemental tout en continuant à écouter nos artistes préférés ? La musique et les films peuvent-ils participer à la protection de la planète ?

Prévus pour avoir une durée de vie de plusieurs décennies, les CD et DVD ornent nos bibliothèques, tiroirs et greniers. Devenant obsolètes, rayés ou juste oubliés, la majorité de nos CD et DVD prennent la poussière ou pire… finissent à la poubelle. Constitués de matériaux nobles, il existe depuis quelques années seulement des filiales de recyclage et de valorisation qui permettent d’éviter que nos disques optiques soient incinérés. Quand on sait que 200 millions de CD et DVD se vendent chaque année en France, on comprend tout l’enjeu qui réside dans la fin de vie de ces objets. Par ailleurs, malgré la chute des ventes de CD, de nombreux artistes s’engagent et méritent d’être soutenus dans leurs actions.

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Le saviez-vous ?

  • Il existe différents types de CD et DVD :
- Les CD/CD-ROM (Compact Disk ou CD-Read Only Memory) permettent de stocker des données sous format numérique. Les DVD/DVD-ROM sont utilisés pour le stockage de données, notamment la vidéo numérique.
- Les CD-R et DVD-R(Recordable) permettent d’enregistrer une seule fois.
- Les CD-RW et DVD- RW (Rewritable) sont des disques sur lesquels peuvent être inscrites et réinscrites des données informatiques ou audio jusqu’à mille fois.
  • Pour leur première année de vente en 1982, 800 000 CD ont été vendus aux Etats-Unis. Le CD, qui offre une qualité d'écoute incomparable, connaît un succès épatant : en 1984, il représente déjà la moitié du marché, et en moins de 10 ans le vinyle de 33 cm et la cassette audio disparaissent. En 1990, leur nombre s’élevait déjà à un million et en 2005, 7 milliards de CD ont été écoulés dans le monde entier. L’apparition du CD-ROM au milieu des années 80 va également révolutionner la technologie de stockage : il remplace l’enregistrement de données sur disquettes de stockage. Aujourd'hui, le CD-ROM tend à être délaissé au profit de technologies plus performantes comme le DVD-ROM, puis prochainement le Blu-Ray ou l'HD-DVD.    
  • Le DVD apparaît quant à lui en 1995, répondant à une demande pour un nouveau format de stockage, plus fiable et plus capacitaire. Il remplace rapidement la cassette VHS.  Depuis sa mise en vente en 1997, il s’est écoulé près de 300 millions de DVD dans le monde.
  • Le marché du CD est aujourd’hui en crise notamment à cause de l’essor d’Internet et du téléchargement. Le marché mondial de la musique a perdu 31% de son chiffre d’affaires entre 2003 et 2010, et cela à cause des 95% de téléchargements qui restent illégaux.
  • Un CD pèse 23 grammes et contient 95% de polycarbonate, de la laque et de l’aluminium. Le polycarbonate, un thermoplastique noble, est très résistant et surtout recyclable. Il garde les mêmes caractéristiques après recyclage. La couche de polycarbonate peut être transformée en granules qui serviront à fabriquer des cartes plastiques, des bijoux, des lampes, des carcasses d’ordinateur ou même… des autoroutes ! Quant au boîtier, il est totalement recyclable : transformé en granulés de polystyrène, il servira à fabriquer de nouveaux boitiers ou badges.
  • Chaque mois, ce sont près de 45 tonnes de CD qui deviennent obsolètes, abimés, inutiles ou non désirés. De plus, chaque année, plus de 55 millions de boîtes de logiciels sont jetées et incinérées, et des millions de CD sont abandonnés.
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Bonnes nouvelles

  • La filière de recyclage des CD et DVD se développe petit à petit notamment grâce aux collectivités et à Internet. La Ville de Paris a inauguré début mai 2011 un nouveau système de collecte et de recyclage des CD et DVD. 15 conteneurs ont été installés dans le 11ème arrondissement. L’entreprise d’insertion Coldisk - partenaire du projet – est en charge du recyclage des « disques » en aval. L’association CDmoi récupère les vieux CD/DVD par La Poste pour les revendre à des sociétés de recyclage. Les fonds récoltés aident à l’amélioration des conditions de vie dans les services de pédiatrie et les maisons de retraite.
  • L’industrie de la musique se développe et s’organise sur Internet. Selon la Fédération internationale de l'industrie phonographique (IFPI), les recettes des téléchargements ont été multipliées par dix entre 2003 et 2010 et s’élèvent à 29% du secteur total de la musique. Itunes reste l’acteur majeur avec 10 milliards de téléchargements depuis 2003 mais Amazon ou HMV se font aussi une place.
  • Pour choisir sa musique sans pour autant nuire à l’environnement et en protégeant les droits des musiciens, il existe des labels musicaux engagés :
- Reshape Music, un label de musique équitable qui replace les artistes au cœur du processus de création et de diffusion. 50% du montant des ventes leur reviennent directement. Les internautes peuvent également acheter de la musique en ligne en choisissant eux-mêmes le prix en fonction de la rémunération qu’ils veulent donner à l’artiste.
- Le label indépendant Putumayo s’engage aussi en faisant connaître la musique du monde et les groupes locaux, et en reversant une partie des fonds récoltés par les ventes de CD à des ONG dans le monde entier pour développer des projets en lien avec la culture.
  • Certains artistes aussi s’engagent via leur musique et utilisent leur renommée pour faire avancer des causes qui leur tiennent à cœur :
-  Sting met son influence et sa popularité au service de la « Rainforest Association » qui défend la forêt amazonienne,
- Yannick Noah est devenu le parrain de "l'Appel pour les enfants à l'environnement", une initiative du WWF qui rassemblent plus de 35 000 écoles primaires et les invitent à réfléchir à une thématique environnementale,
- Paul McCartney a lancé le « lundi sans viande » à Londres en soulignant qu’être végétarien un jour par semaine permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre produits par le bétail et néfastes pour l’environnement (voir la fiche produit sur la viande).
- Jack Johnson et son studio "Brushfire" sont particulièrement engagés : 1% des ventes reviennent à des organismes environnementaux. Mais l’engagement ne s’arrête pas là : le studio tourne entièrement à l'énergie solaire, les pochettes des albums sont faites avec du papier 100% recyclé, les emballages de CD faits de plastique 100% recyclé et l’équipe fait tout pour réduire l’impact environnemental des tournées.
- Tryo s’engage au delà des textes en compensant leurs émissions carbones et en incitant leurs fans au covoiturage pour se rendre aux concerts.
- Chris Martin leader du groupe Coldplay est activement impliqué auprès d’Oxfam International qui défend le commerce équitable. A chaque concert, il relaye la campagne « Make Trade Fair ».
- Le chanteur Bono du groupe U2 s’est toujours dévoué à la cause de l’Afrique à travers la campagne « One » contre la pauvreté et le sida. En 2005, il faisait partie des organisateurs des concerts du Live 8 en soutien aux pays pauvres endettés.
-  Le groupe Mickey 3D se veut alarmiste et militant avec des morceaux comme « Respire » qui évoque les maux de la société actuelle et notamment la destruction environnementale.
  • Les acteurs s’impliquent également, ils sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à afficher leur engagement en faveur de l’environnement comme Leonardo Dicaprio, Cameron Diaz, Marion Cotillard, Lambert Wilson, Natalie Portman, Sean Penn…
  • Les films et documentaires engagés ne sont pas en reste. Chaque année le Festival international du film d’environnement présente de nombreux  films (courts et longs métrages) qui sensibilisent aux problématiques environnementales. Mais l’engagement ne s’arrête pas aux portes d’Hollywood et beaucoup de long-métrages à gros budget sortis tout droit de la célèbre colline californienne prêchent pour la protection de la planète : « Wall E », « 2001, l’Odyssée de l’espace », « Le jour d’après », « La 11ème heure », « Je suis une légende », « The last day », « Avatar », « Le Seigneur des Anneaux », « The day after tomorrow », « Erin Brokovich »…
  • En effet, Hollywood se met aussi au vert… et il était temps ! Selon une étude de l'Université de Californie à Los Angeles, publiée en 2008, l’industrie du cinéma à Hollywood émet 140 000 tonnes de CO2 par an. Il est vrai que les besoins en énergie, matériel électronique, transports, déchets (décors) sont énormes surtout pour les productions américaines friandes d’effets spéciaux et de paysages grandioses. L’empreinte écologique de la production de film n'est donc pas neutre. Heureusement, il existe désormais deux sites qui donnent les bonnes pratiques applicables sur un plateau de tournage : The Green Production Guide pour les Etats-Unis et EcoProd en France. De la location du matériel, compost des restes alimentaires, éclairage au LED, recyclage des bandes film au maquillage bio, toutes les activités du tournage sont étudiées sous un nouveau jour plus responsable. Et la réalisation écologique commence à se développer : la série 24h Chrono l’a adoptée pour le tournage de la 7ème saison. Au programme : utilisation de d’énergie renouvelable, véhicules fonctionnant aux biocarburants et acteurs investis dans des nouveaux rôles de porte-paroles écologistes.
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Ce que vous pouvez faire

  • Privilégier la dématérialisation pour stocker vos données : disque dur, site de stockage…
  • Faire appel aux sociétés de recyclage ou utiliser les points de collecte s’ils existent dans votre commune. (Coldisk, Association CDmoi, RBS…)
  • Suivant leur état, les CD inutilisés peuvent être réemployés au lieu d’être simplement jetés, afin d’économiser de l’énergie et des ressources précieuses : sous forme de CD épouvantail dans les arbres fruitiers, de CD sous-verre, de CD bougeoir (en posant vos bougies dessus) ou tout autre idée déco…
  • Réduire les emballages inutiles : éviter de choisir les éditions collector des films et des CD qui sont en général bien plus lourde pour la planète avec plus de papier et plastique utilisés mais aussi des encres et des colles spéciales : dorée, à paillettes… qui sont plus difficiles à traiter.
  • Si malgré tout, vous restez un inconditionnel des collections de DVD et CD, n’hésitez pas à soutenir et à vous intéresser aux artistes engagés.
  • Plutôt que d’acheter du neuf, favorisez le troc ! Sur internet ou en boutique, nombreux sont les sites d’échange : www.cinetroc.com, www.troczone.com ou d’autres sites généralistes comme www.troc.com, www.troc-echange.com ou encore www.myrecyclestuff.com.
  • Enfin, par soutien aux artistes et à la filière musicale, bannissez le téléchargement illégal et favorisez le téléchargement légal et la Vidéo à la Demande (VOD).
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