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Eau dans la maison

EAU DANS LA MAISON

L'eau est une ressource rare. Pourtant, nous ne veillons pas toujours à limiter notre consommation, et certains de nos gestes sont lourds de conséquences: gaspillage et pollution de l'eau peuvent être évités facilement.

Alors que plus d’un milliard d’individus de par le monde n’ont pas accès à de l’eau potable, nous utilisons en France 140 litres d’eau du robinet par jour en moyenne, une eau parfaitement potable qui alimente nos chasses d’eau, nous sert à prendre des bains et douche, à faire notre lessive ou encore laver notre voiture. Cette eau, une fois « usée » est traitée par une station d’épuration avant d’être rejetée dans l’environnement. Ce traitement a un coût et n’élimine pas complètement les polluants. Il faudrait consommer moins d’eau et moins la polluer. Voici notre guide pratique écolo de l’eau à la maison pour vivre confortablement avec beaucoup moins d’eau et moins de pollution.

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Le saviez-vous ?

•    Au début du 20ème siècle, la consommation d’eau des Français se situait, tous usages confondus entre 15 et 20 litres par jour. Elle est aujourd’hui au moins 10 fois supérieure. 1 % de seulement de l’eau consommée dans un foyer français est destinée à être bue, le reste est destiné aux bains et douches (39 %), aux toilettes (20 %), au lavage du linge (12%), au lavage de la vaisselle (10%), à la préparation de la nourriture (6%), au lavage de la voiture et à l’arrosage du jardin (6%). Les bureaux, les écoles, les hôpitaux … utilisent aussi de l’eau : en incluant ces usages, la moyenne de consommation par jour et par personne en France est de 220 litres.
•    Ces chiffres peuvent paraître étonnants mais il suffit de faire ses propres calculs pour se rendre compte qu’ils ne sont pas exagérés. Par exemple, une chasse d’eau consomme entre 6 litres (si elle est récente) et 20 litres d’eau (pour les plus anciennes) à chaque utilisation. L’utilisation des toilettes représente en moyenne 27,5 litres d’eau par personne et par jour. Pour une douche, il faut compter entre 20 et 60 litres d’eau selon sa durée et surtout la façon dont on s’y prend : si on laisse le robinet ouvert pendant 10 minutes, la douche prend au moins 120 litres. Les cabines de douche à jets hydro-massants qui ont besoin de pression pour bien fonctionner consomment 300 litres d’eau en 10 mm. Celles à recyclage utilisent « seulement » 150 litres. Un bain nécessite de 120 à 150 litres d’eau selon la taille de la baignoire et son remplissage. Un lave-vaisselle consomme entre 15 et 20 litres d’eau s’il s’agit d’un modèle récent mais jusqu’à 60 litres pour un modèle d’une vingtaine d’années. Un lave-linge consomme quant à lui de 40 à 80 litres d’eau par cycle…
•    La façon d’utiliser nos équipements jouent beaucoup sur la consommation : ainsi, un robinet ouvert à fond consomme environ 12 litres d’eau par minute. Si on se brosse scrupuleusement les dents pendant les trois minutes recommandées par les dentistes en laissant le robinet ouvert, on a déjà consommé une quarantaine de litres d’eau, soit la consommation quotidienne moyenne en Amérique latine et quatre fois celle d’Afrique sub-saharienne.
•    L’eau est inégalement répartie dans le monde : 9 pays reçoivent 60 % des précipitations, 80 pays souffrent ponctuellement de pénuries d’eau, 28 pays en souffrent régulièrement mais aucune région ne peut se considérer complètement à l’abri de pénuries ponctuelles. Aujourd'hui dans le monde plus de 2 milliards de personnes (1/3 de la population mondiale) souffrent du manque d'eau. Plus d'un milliard de personnes (1 personne sur 6) n'ont pas accès à des ressources suffisantes en eau potable et plus de 2 milliards n'ont pas accès à un service d'assainissement de l'eau. 80 % des maladies dans les pays en développement sont liés à des problèmes de qualité de l’eau. Ces pays ne doivent pas suivre les pays du nord dans leurs choix mais développer des technologies alternatives pour mieux gérer cette précieuse ressource : ainsi, une prison de Kigali au Rwanda, pays confronté à une surpopulation carcérale suite au génocide, a testé un système de toilettes sèches, permettant à la fois de ne pas utiliser d’eau mais aussi de produire du bio-méthane utilisable comme source d’énergie pour les cantines. Un lycée rwandais de 400 élèves a été équipé du même système qui devrait se développer dans d’autres pays disposant de peu de ressources aquatiques ou d’infrastructures d’assainissement inexistantes ou insuffisantes.
•    L’eau contenue dans les produits de consommation ou ayant été nécessaire à leur production constitue ce que l’on appelle « l’empreinte eau ». L’importation de produits agricoles ou industriels revient à exploiter les ressources locales en eau au détriment, trop souvent, des populations locales. L’organisation britannique Water Footprint Network a mis au point une méthodologie de calcul de cette empreinte et les valeurs annoncées sont éloquentes : 3000 litres d’eau pour un kg de riz, 16 000 litres pour un kg de viande de bœuf ou encore 140 litres pour une tasse de café.
•    Les activités domestiques provoquent une pollution qui vient s’ajouter aux pollutions agricole et domestique: les phosphates, encore présents dans les lessives domestiques en France jusqu’à juillet 2007, représentent 5 % des phosphores perdus qui polluent les cours d’eau. Ces composés qui favorisent l‘eutrophisation, c’est-à-dire la prolifération d’algues qui asphyxient les eaux de surface, sont encore autorisés dans les détergents pour lave-vaisselle. D’autres composés, comme l’EDTA, les azurants optiques, les phosphonates, les anti-bactériens (tels que le triclosan) et les anti-UV participent à la pollution des eaux usées. Ces polluants ne sont que partiellement éliminés par les traitements avant d’être reversés dans l’environnement puis de se retrouver à l’état de traces dans l’eau de boisson. Les résidus de médicaments évacués via les toilettes représentent aussi une pollution très importante : les experts redoutent notamment la rémanence dans les eaux, même après traitement, des hormones issues de traitements hormonaux de substitution, de contraceptifs, d’hormones thyroïdiennes, des antibiotiques … certes à faibles doses pour l’instant mais avec des craintes quant à leurs effets sur la santé humaine. Des effets sont déjà observés sur certains animaux : la féminisation de certaines espèces de poissons des lacs suisses, idem pour les crocodiles dans les lacs de Floride…
•    L’utilisation d’eau de Javel est nocive pour l’environnement : par combinaison du chlore qu’elle contient avec les molécules organiques contenues dans les sols, les eaux et l’air, se forment des organo-chlorés, composés toxiques et persistants.
•    Tous ces résidus ne faisaient pas l’objet de suivis spécifiques mais la table ronde du Grenelle de l’environnement avait conclu à la nécessité de maîtriser les risques liés aux substances médicamenteuses dans l’eau. Le 23 novembre 2009, Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé et des Sports, et Chantal Jouanno, Secrétaire d’Etat chargée de l’Écologie, ont lancé le comité national de pilotage, chargé de l’élaboration et du suivi du futur plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux.
•    Le jardin est responsable d’une consommation d’eau assez élevée qui varie selon qu’il est tout gazon ou au contraire potager. Le gazon n’est pas la meilleure option écologique puisque : il consomme au moins 8 litres d’eau par mètre carré alors qu’un potager n’en consomme que 4 à 6 litres ! De plus, si les brins d’herbe sont coupés ultra-courts, l’assèchement du terrain est facilité par rapport à une tonte à 6 à 8 cm qui contribue de plus à rendre la pelouse plus dense et plus résistante.
•    Sachant que tout est fait en France pour que l’eau du robinet soit potable, la logique voudrait que l’on en boive plus et que l’on en utilise moins pour laver sa voiture ou remplir sa piscine. Mais les Français sont de gros consommateurs d’eau en bouteilles, pourtant 100 à 300 plus chère que l’eau du robinet, avec 141 litres par an et par personne, ce qui contribue à produire plus de 200 000 tonnes de déchets dont une partie seulement est recyclée. Même si l’eau distribuée est potable au sens réglementaire, on peut s’interroger car certains polluants, notamment les résidus de médicaments, ne font pas l’objet de contrôles de routine. De plus, la qualité de l’eau est plus contrôlée dans les grandes agglomérations que dans les petites. Le rapport européen POSEIDON financé par la Commission et publié en 2006 montrait d’ailleurs que certains résidus de médicaments et de cosmétiques ne sont pas éliminés totalement par les stations d’épuration et qu’ils sont rejetés dans l’environnement. Purifier l’eau du robinet a du sens : le système d’osmose inverse est le plus efficace et permet d’éliminer jusqu'à 99 % des éléments nocifs contenus dans l'eau (nitrates, pesticides, métaux lourds, plomb, mercure, arsenic, chlorures...). Les carafes filtrantes fonctionnent quant à elles correctement vis à vis des polluants cibles mais doivent être bien entretenues : si le filtre n’est pas changé régulièrement, gare aux microbes ! L’enseigne engagée Biocoop a déréférencé à l’automne 2009 les eaux en bouteilles mais proposent des systèmes de purification qui permettent de boire l’eau du robinet.
•    Les réseaux de distribution d’eau potable, si bien entretenus et surveillés soient-ils, sont sujets à des fuites. En France, on les estime à environ 10 % des quantités d’eau distribuées. Certaines municipalités dont les réseaux ont besoin d’être rénovés ont annoncé des pertes de bien plus grande ampleur. Enfin, le prix de l’eau du robinet a augmenté ces dernières années et les experts prédisent de nouvelles hausses, de quoi, peut-être, donner envie aux consommateurs d’économiser cette ressource si précieuse et indispensable à la vie.
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Les trucs verts à connaître

1.    Moins polluer
Plutôt que d’attendre l’amélioration des usines de traitement de l’eau, il vaut mieux réduire la pollution, chacun à son niveau. Cela commence à la maison et c’est facile ! Pour les détergents, choisissez les « écologiques », labellisés Nature et progrès, Ecocert (vous les trouverez dans les magasins et boutiques bio), ou Eco-label européen (ils sont disponibles en grande distribution). Sont disponibles des détergents textiles, des produits pour lave-vaisselle, des nettoyants multi-usages … Evitez d’utiliser des anti-bactériens, eau de Javel comprise, sauf quand vous avez besoin de désinfecter si une personne est malade à la maison par exemple.
Ayez le même réflexe pour les cosmétiques que pour les détergents : des produits labellisés Cosmebio, Ecocert, Nature et Progrès ou Eco-label européen (uniquement pour les savons, shampooings et gels de douche) représentent une pollution moindre.
Ne jetez jamais vos médicaments périmés dans les toilettes mais confiez les à votre pharmacien qui se chargera de les faire éliminer de la façon la plus appropriée (seuls les emballages sont recyclés, les médicaments étant incinérés). Ne videz non plus pas votre bassine de friture dans l’évier ou la cuvette des WC car la présence d’huile dans les eaux usées perturbe fortement leur traitement en station d’épuration. Versez-la dans une bouteille ou un bocal ou utilisez des paillettes solidifiantes comme Frit'O Clean de Frial (Lesieur) qui permettent de récupérer l’huile sous forme de bloc solide plus facile à manipuler et portez le tout à la déchetterie ou à défaut jetez-le avec les ordures ménagères.

2. Récupérer l’eau de pluie
L’eau de pluie peut servir à l’arrosage du jardin en période de sécheresse ou pour alimenter la chasse d’eau des toilettes au lieu de partir dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales. L’eau d’écoulement des toitures est récupérée par l’intermédiaire des gouttières, elle est filtrée pour bloquer les salissures, feuilles, brindilles ou insectes avant son stockage dans la cuve. La toiture d’une maison de 100 m2 au sol permet de récupérer entre 50 et 70 m3 d’eau par an selon la pluviométrie de la région. Des réservoirs d’eau de pluie de quelques centaines de litres à 1000 litres sont en vente dans les grandes surfaces de bricolage de 50 à 900 €. Les cuves enterrées de plusieurs milliers de litres de capacité avec un système de pompe nécessitent un investissement bien plus conséquent (quelques milliers d’euros) mais ils permettent d’arroser un grand jardin, d’alimenter les toilettes et la machine à laver le linge. Les citernes de récupération d’eau de pluie sont devenues obligatoires pour les constructions neuves en Belgique mais on n’en est pas encore là en France ! Leur installation par un professionnel a toutefois permis de bénéficier d’un crédit d’impôts de 25% du montant des travaux entre 2007 et fin 2009. Bon à savoir : les eaux de pluie qui sont utilisées dans la maison et renvoyées vers les égouts sont soumises à la taxe d’assainissement et doivent être déclarées à la mairie. L’eau de pluie collectée n’est pas destinée à être bue. On peut être tenté de construire soi même son réservoir mais il faut faire attention à bien le protéger pour qu’il ne devienne pas un nid à moustiques. Les réservoirs spécialement conçus sont de ce point de vue plus performants.

3. Dans la salle de bain et les toilettes
Dans les pièces d’eau de la maison, il faudra compter à la fois sur la bonne volonté des occupants et sur des équipements malins qui vont vous permettre des économies substantielles, toujours bienvenues pour le portefeuille et pour la planète ! Les « éco-gestes », tout le monde les connaît mais les oublie trop souvent : préférer les douches aux bains et veiller à fermer le robinet pendant le savonnage, se rincer la bouche après le brossage avec un verre à dents et non sous le robinet grand ouvert, se laver les mains à l’eau froide …
Certains équipements, qui ne sont vraiment pas des gadgets, sont indispensables pour faire de plus grandes économies encore : la chasse d’eau à double commande est un must avec 3 à 6 litres consommés au lieu de 6 à 12 à chaque utilisation. La pose est réalisable par tout bon bricoleur. Solution plus simple pour réduire le volume du réservoir : y placer une bouteille d’eau de 1,5 l (remplie d’eau pour faire lest) ou une brique. Les réducteurs de pression (de 50 à 100 € selon le diamètre des canalisations) à installer après le compteur si la pression est supérieure à 3 bars permettent de réduire de 20 à 30 % les consommations d’eau. On trouve aussi, dans les magasins de bricolage, des réducteurs de débit à adapter directement sur les robinets. En nous évitant de perdre du temps à rechercher la bonne température et en réduisant les risques de brûlures, les robinets mitigeurs thermostatiques permettent aussi d’économiser environ 15 % de l’eau consommée sur une douche (à partir de 40 €). Enfin, toujours pour la douche, les systèmes de « stop douche » (une dizaine d’euros) et les pommeaux économiques sont très pratiques (30 à 50 €). Pour tous vos robinets, vérifiez qu’ils sont bien équipés de « mousseurs » : si ce n’est pas le cas, vous trouverez en magasins de bricolage des bagues à poser au cas par cas. Pour les fans de technologie ou les réfractaires aux « éco-gestes », les robinets infra-rouge qui ne fonctionnent que quand on présente ses mains devant le détecteur peuvent aussi se révéler utiles.
Se passer complètement d’eau pour les toilettes est possible grâce aux toilettes sèches qui fonctionnent selon le principe du composteur. Difficiles à gérer en appartement, elles sont à réserver aux maisons, si possible  avec jardin pour pouvoir utiliser le compost fabriqué. Attention aux réticences des visiteurs et amis de passage !

4. L’entretien du linge
Avec 12 % des volumes d’eau consommés, essentiellement par le lave-linge, le poste d’entretien du linge est à surveiller : les premiers appareils des années 70 engloutissaient près de 100 litres pour un cycle de lavage, on est passé à moins de 50 litres aujourd’hui. Pour ne pas se tromper, il faut choisir un lave-linge économe de classe A, doté d’une bonne performance de rinçage, que vous choisirez grâce aux bancs d’essais des organisations de consommateurs. En effet si votre lave-linge est très économe mais rince mal, vous risquez d’avoir à appuyer sur la touche « rinçage plus » et adieu les économies ! Si votre lave-linge est ancien, vous ferez des économies en le remplaçant par un modèle récent économe. Attention : les consommations attendues, exprimées en fonction du poids de linge lavé, ne seront au rendez-vous que si vous respectez les consignes de chargement de votre machine. Les utilisateurs sous-estiment généralement la quantité de linge que l’on doit mettre dans le tambour (5kg de coton sec = une dizaine de draps de bain et non pas deux ou trois). Même problème pour les machines à très grand tambour permettant de laver 9 à 10 kg de linge au lieu des 5 kg classiques sauf si vous avez une grande famille. Petit détail qui compte aussi : la plupart des lave-linge séchants utilisent de l’eau pendant la fonction séchage. A utiliser avec modération !

5. Au jardin
Toutes les variétés de gazon n’ont pas les mêmes besoins en eau. Renseignez-vous auprès de votre jardinerie pour choisir une variété sobre et ne nécessitant pas d’engrais. Idem pour le choix des plantes : si elles sont adaptées à votre région, la plus grande partie de leurs besoins en eau devraient être fournies par la pluviométrie. Des paillages au sol réduisent l’évaporation de l’eau pour limiter les arrosages. Ne coupez pas le gazon au raz du sol et, si la tondeuse le permet, travaillez en mode « mulching », c’est-à-dire avec broyage de l’herbe et projection des brindilles au sol, pour conserver plus d’humidité. La récupération d’eau de pluie à l’aide d’une citerne adaptée (voir truc vert n°2) est un bon moyen pour compléter les économies au jardin. Sachez qu’il faut toujours éviter d’arroser en pleine chaleur : 60 % de l’eau est évaporée avant même d’avoir été absorbée par les plantes. Attendez la tombée de la nuit en été ou bien très tôt le matin. Il faut en outre veiller à arroser lentement pour que l’eau soit absorbée par le sol et pas juste percolée à travers. Si vous avez une piscine, bâchez-la en cas de non utilisation et bien suivre les consignes d'entretien pour éviter que l'eau "tourne" et qu'il faille la remplacer.
Un lavage de voiture au jet consomme de 150 à 200 litres d’eau ! Alors que des sociétés de plus en plus nombreuses comme LavéO, NeoNett, Cosmeticar, Roul’Net etc. proposent désormais des lavages « sans eau » à l’aide de produits écologiques. A défaut d’offre dans votre région, optez pour un nettoyage dans une station équipée d’un système de récupération et de recyclage de l’eau.
Limitez aussi votre consommation d’engrais et de pesticides de synthèse : vous assainirez votre environnement immédiat, vous éviterez la contamination de vos fruits et légumes et vous ne contribuerez pas à la pollution des nappes phréatiques. Voir notre truc vert jardinage.

6. Boire l’eau du robinet
Si vous n’avez pas confiance en votre eau du robinet, vous pouvez la filtrer. Le système le plus efficace est l’osmose inverse, technique désormais disponible en version domestique, disponible à environ 400 à 500 € pour traiter toute l’eau utilisée pour la boisson et pour la cuisine, amorti en moins d’un an par une famille de 4 personnes s’il permet de renoncer à l’eau en bouteilles. A l’autre bout de la gamme, la carafe filtrante n’offre pas les mêmes promesses mais elle est idéale pour les pollutions ciblées (calcaire, chlore, nitrates) ; elle fonctionne généralement avec des filtres à charbon actif. On évitera les carafes avec sels d’argent (anti-microbiens) potentiellement nocifs et parfois relargués dans l’eau traitée. Mal entretenue, en cas de non changement du filtre aux échéances recommandées, elle devient un nid à microbes. Les filtres à fixer sur robinet fonctionnent comme les carafes filtrantes avec une efficacité équivalente.

7. L’eau en vacances
Des études montrent que les français consomment l’eau sans compter pendant les vacances : 230 litres d’eau par jour et par personne ! Outre le fait que consommer autant n’est pas raisonnable, surtout dans des zones arides ou dépourvues d’infrastructures pour fournir de l’eau potable, la pollution induite peut être lourde de conséquences pour l’environnement : nos produits cosmétiques, shampooings, gels de douche, crèmes solaires voire produits détergents, créent une pollution pas du tout ou insuffisamment traitée, qui risque de se retrouver à terme dans l’eau puisée pour la consommation des populations locales. Le vacancier éco-responsable prendra donc dans sa valeur des cosmétiques labellisées bio ou éco (Ecocert, Cosmébio, BDIH, NaTrue ou Cosmos) ou porteurs de l’écolabel européen (voir notre guide des labels).
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La question qui tue !

A quoi sert-il de chercher de l’eau sur Mars ?

Ce n’est certainement pas pour en faire venir sur Terre : selon sa position, la planète rouge se trouve à une distance de la terre comprise entre 56 et 400 millions de kilomètres ! Mais étudier l'eau sur Mars est un élément clé pour une bonne compréhension globale de cette planète et du même coup de la nôtre. Les scientifiques estiment aujourd’hui que l’eau est nécessaire à l’apparition de la vie sur une planète. Par ailleurs l’étude des traces d’érosion fluviale, nombreuses à la surface de Mars, semble indiquer des changements climatiques très importants que la planète a du connaître avant de connaître ces températures extrêmement basses (-63°C en moyenne contre 15°C pour la terre) qui la caractérisent. Enfin, la cartographie et la caractérisation des ressources en eau de la planète Mars sont nécessaires puisque les humains projettent toujours des missions « habitées » même s’ils ont perdu espoir de rencontrer de petits hommes verts.
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Où trouver ça ?

•    Pour calculer vos consommations d’eau à la maison, rendez-vous sur le site d’Eau de Paris (www.eaudeparis.fr), ou sur celui de l’Office international de l’eau (www.oieau.fr) qui a développé un simulateur de consommation d’eau pour les particuliers.
•    Mousseurs pour robinet dans toutes les grandes surfaces de bricolage.
•    Pommeau de douche économique, Ecoxygen (www.oxygenics.fr) vendu sur plusieurs sites Internet comme Pyramidoo (www.pyramidoo.com), maison facile (www.maison-facile.com) etc. qui n’utilise que 7,7 litres par minutes à une pression de 4.1 bars.
•    Récupérateurs d’eau de pluie chez Leroy-Merlin, Castorama, ou auprès de distributeurs spécialisés comme Eaudepluie.com (www.eau2pluie.com).
•    Osmoseurs domestiques chez Biocoop, environ 500 € présentés dans le petit guide de l’eau filtrée distribué par l’enseigne.
•    Marche à suivre pour construire des toilettes sur le site Eautarcie.org, à la rubrique « construire ses toilettes à litière biomaîtrisée ».
•    Lire les tests des organisations de consommateurs pour choisir le bon lave-linge ou e bon lave-vaisselle : www.60millions-mag.com ou www.quechoisir.org/ (consultation payante en ligne ou abonnement au magazine papier).
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