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Revêtements de sol

REVÊTEMENTS DE SOL

Elément clé de la décoration intérieure, le revêtement de sol joue aussi un rôle technique : il peut contribuer à l’isolation thermique, voire phonique, de la maison, à donner de l’inertie thermique, à apporter une résistance au feu, ou permettre la régulation de l’humidité...

Mais attention, pour obtenir ces propriétés, il faut savoir choisir ce revêtement, en fonction du type de logement, selon les pièces et le mode de vie des occupants… tout en restant vigilant sur la qualité environnementale des  matériaux qui le composent.

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Le saviez-vous ?

Côté écologique, l’impact d’un revêtement de sol se situe à plusieurs niveaux :
  • Energie pour fabriquer les matériaux (on parle « d’énergie grise ») : pour les sols en béton ciré par exemple, la cuisson du ciment à 2000 C° consomme de l’énergie et génère des quantités très importantes de CO2. Les carrelages en céramique industrielle nécessitent pour leur cuisson une énergie environ deux fois supérieure à celle nécessaire pour les carreaux de terre cuite, beaucoup plus que pour la production des revêtements naturels à base de bois ou de liège. Certains matériaux comme les moquettes synthétiques nécessitent aussi beaucoup d’énergie lors de leur fabrication, ainsi que lors de leur éventuel recyclage, contrairement aux matériaux naturels facilement recyclables (bois, liège).
  • Transport : veillez, quand cela est possible, à choisir des fabricants et des matériaux locaux, pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. 
  • Impact sur les ressources naturelles : attention aux bois exotiques pour le parquet, sources de déforestation et de trafic illégal. Attention aussi au PVC et autres matériaux synthétiques comme les moquettes nylon élaborés à partir de dérivés pétroliers, matériaux par définition non renouvelables, à la différence des parquets en bois, des revêtements en fibres végétales non textiles telles que coco, sisal, jonc de mer…
Les impacts sur la santé sont aussi à prendre en compte :
  • Gare aux colles présentes dans les parquets contrecollés ou stratifiés ou à celles utilisées pour la pose de moquettes : elles peuvent être source d’émissions de solvants nocifs ou parfois de formaldéhyde, gaz classé cancérogène respiratoire.
  • Pour les allergiques, les moquettes et les tapis deviennent vite des nids à poussière ou à acariens sauf si on prend la peine de les entretenir soigneusement et régulièrement. De plus s’ils sont traités, anti-mites ou anti-taches, ils peuvent libérer pendant des années les substances polluantes et toxiques utilisées pour le traitement.
  • Les sols en PVC, très prisés en France, présentent quant à eux plusieurs inconvénients, le premier étant qu’ils contiennent des plastifiants en forte proportion, notamment des phtalates, dont le DEHP, perturbateur endocrinien que l’on peut retrouver dans la poussière de maison. De plus, en cas d’incendie, un sol en PVC peut libérer un gaz mortel, le chlorure d’hydrogène, sauf s’il contient des retardateurs de flammes qui empêcheront alors sa combustion mais sont très toxiques…
  • Sur le plan social, il faut savoir que les tapis peuvent être fabriqués par des enfants dans des conditions d’exploitation révoltantes alors que des garanties existent pour éviter les abus la fabrication à l’étranger (voir notre fiche tapis et moquettes).
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Bonnes nouvelles

Le choix de revêtements de sol écologiques s’élargit peu à peu grâce à d’anciennes techniques remises au goût du jour (linoléum, liège, sols en chaux ou en terre…) ou  à de nouveaux matériaux innovants (bambou, pneus recyclés, éco-plastiques… ).
  • Les écolabels sont un repère utile pour le consommateur : l’écolabel européen certifie actuellement des pierres naturelles, pierres agglomérées, éléments de pavage en béton, carreaux de terrazzo ou encore carreaux d'argile. Il se déclinera courant 2010 aussi en version revêtements de sol textiles (moquettes) et bois (parquets) (liste de produits sur www.ecolabels.fr).
  • De nouveaux matériaux constituent une alternative intéressante aux sols PVC : les marques Tarkett,  Amtico ou Nora proposent des revêtements en polyoléfine (une famille de plastiques) sans plastifiant et à faibles émissions de COV porteurs du label Ange Bleu.
  • Pour limiter les émissions de COV, un autre repère est valable pour les moquettes : le label GuT, qui garantit des émissions de polluants réduites mais impose toutefois un traitement insecticide susceptible d’être polluant.
  • Les sols stratifiés dont la pose est beaucoup plus simple que celle d’un parquet classique à clouer mais qui contiennent colles et résines sont souvent très polluants,  mais ceux porteurs du label scandinave ont des impacts environnementaux réduits sur l’ensemble de leur cycle de vie, y compris ces émissions polluantes. Les marques Forbo, Pergo et Tarkett présentent plusieurs références certifiées Nordic Swan.
  • Certains fabricants de PVC comme Gerflor Création ou Artline ont développé des produits à haute teneur en matériau recyclé (plus de 50 %). Les marques Armstrong, Forbo et Tarkett proposent quant à elles des linoléum dans des collections très actuelles et variées.
  • Pour les parquets en bois, plusieurs procédés nouveaux diminuent ou suppriment les impacts liés aux colles (colles non toxiques ou faiblement émissives, collages sous haute pression sans produits toxiques …) ou aux produits chimiques de traitement (bois traité thermiquement sans produit chimique toxique par rétification ou oléothermie ce qui permet de valoriser des bois locaux tendres en les rendant plus durs et résistants, vernis ou cires sans solvants …). Pour les essences de bois, les distributeurs et les fabricants proposent aussi de plus en plus de variétés françaises ou européennes, issues de forêts certifiées PEFC ou FSC.
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Ce que vous pouvez faire

Parquets:
  • Préférez les parquets en bois massif, si possible en pose clouée. Un bon parquet en chêne peut durer une centaine d’années ! Il peut être remis en état par ponçage. Pour cela, l’idéal est de choisir un parquet en bois massif d’une épaisseur suffisante (20 mm minimum), utilisant des essences dures locales si possible labellisées PEFC ou FSC : chêne, frêne, châtaignier, charme, voire robinier (faux acacia) qui a la particularité de résister aux milieux humides.
  • Evitez absolument les bois tropicaux sans label. Pour réduire les coûts et les transports de marchandises, essayez de vous approvisionner directement auprès d’une une scierie, si vous avez la chance d’en trouver une à proximité. Attention aux parquets en bois français mais transformés en Chine !

  • Les fabricants proposent depuis peu des parquets en bambou massif : poussant très vite, le bambou est un matériau renouvelable intéressant écologiquement, même s’il vient souvent de loin. Ces parquets étant constitués de lames très fines collées, assurez-vous que les colles utilisées sont sans formaldéhyde et que le matériau est certifié FSC.

  • Alternative habituelle aux planchers de bois massif, les parquets contrecollés doivent être choisis avec une couche d’usure suffisamment épaisse (12 à 24 mm de bois), pour garantir leur durabilité et permettre de futurs ponçages et traitements. Certains produits atypiques sont intéressants comme Wincanders série 4000, composé d’une sous-couche en liège aggloméré et d’un parement en bois.
  • Quant aux stratifiés, option généralement meilleur marché et offrant une pose flottante accessibles aux bricoleurs débutants, ils ne sont pas conseillés sauf s’ils sont certifiés Nordic Swan comme Pergo ou Ange Bleu.
Tapis – moquettes :
  • Choisissez une moquette en laine non traitée et préférez la pose sans colle – par exemple par bandes auto-grippantes (Velcro), fixation par bandes adhésives, pose tendue, etc. Néanmoins si vous utilisez de la colle, recherchez des produits portant le label Emicode EC1 qui assure une très faible émission de COV (voir notre fiche tapis et moquettes).
Carreaux de terre cuite :
  • Alternative moins énergivore aux carrelages industriels, ils deviennent très résistants et simples d’entretien s’ils sont traités à l’huile dure. Plusieurs fabricants français continuent de produire de façon traditionnelle ces carreaux. 
Pierres :
  • Inusables, elles ont l’inconvénient d’être plus lourdes et souvent plus coûteuses que les carreaux. Préférez les pierres naturelles issues des carrières locales qui les exploitent depuis des générations : pierres de Bourgogne, de Dordogne, de l’Ain,…
Linoléum :
  • Composé de matières 100 % naturelles (huile de lin, farines de bois, liège, toile de jute, résines et pigments naturels), il est facile à poser, très résistant, antistatique, antibactérien et anti-allergénique ; il existe en nombreux motifs et couleurs.
Liège :
  • Tiré de l’écorce du chêne-liège, ce matériau est très résistant et peut convenir aux pièces humides. Il existe des modèles à cirer (qui s’entretiennent alors comme un parquet), et à clipser (ce qui permet une pose rapide et sans colle).
Jonc de mer, sisal, jute, coco :
  • Pour ces fibres végétales, à l’aspect plus ou moins rugueux, préférer les modèles tressés sur du latex naturel.
Chaux :
  • Moins gourmande en énergie pour sa fabrication que le ciment, la chaux a aussi l’avantage d’être plus perméable à la vapeur d’eau, et d’avoir des qualités désinfectantes et anti-bactériennes. Elle peut être teintée avec des pigments naturels, cirée ou poncée et est utilisable en salle de bain.
Terre crue :
  • Remise au goût du jour par des artisans ou des entreprises comme Akterre, la terre crue (sous forme de terre à pisé)  peut être utilisée pour les sols en la tassant avec une dameuse. Elle peut être ensuite protégée avec une couche d’huile dure ou de mélange huile de lin /térébenthine.
Pour les poses collées:
  • Choisissez une colle éco -labellisée NF Environnement ou Ange Bleu ou Emicode EC1 sans acrylamide, nitrile acrylique, acétate de vinyle, benzène, dioxane, formaldéhyde ni acétaldéhyde.
Matériaux recyclés :
  • Plusieurs fabricants proposent des thibaudes (sous-couches à poser sous un parquet ou une moquette) à base de pneus recyclés (Interfloor par exemple).
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