Mais il implique généralement l’utilisation de solvants toxiques et polluants. Heureusement ces derniers pourraient bien disparaître dans les années à venir en faveur de solutions plus écologiques et moins problématiques pour notre santé.

- Evitez autant que possible le nettoyage à sec, surtout si les textiles peuvent être nettoyés à l’eau. Lors de l’achat de vêtements, assurez-vous que le nettoyage à sec n’est ainsi pas la seule option de nettoyage.
- Favorisez les pressings détenteurs du label « pressing propre » ou aux méthodes alternatives :
o Ainsi, une nouvelle technique, utilisant exclusivement du CO2 liquide, substance qualifiée de « non toxique », a été mise au point par l’Agence pour l’Environnement. Problème : pour que le C02 soit liquide, il faut le stocker sous très haute pression, avec les risques que comportent les installations de ce type et un coût élevé pour l’installation et sa maintenance …
o Pour éviter la propagation des solvants dans l’air, des techniques de nettoyage de type « wet cleaning » ou « aquacleaning », se révèlent efficaces sur la plupart des textiles pour lesquels seul le nettoyage à sec est recommandé. Les textiles sont nettoyés avec de l’eau, des détergents et des conditionneurs, dans des machines à laver très sophistiquées. Les fibres délicates seraient moins endommagées par ce style de lavage, considéré comme plus doux. On dispose de peu d’informations sur les produits utilisés avec cette technique.
o Certains pressings utilisent le système IPURA, distribué en France par une société nantaise du nom de Aurnet : un hydrocarbure (le KWL) est pulvérisé sur les textiles à nettoyer préalablement chauffés puis récupéré et filtré . Le procédé permettrait certes de consommer mois de solvant, 4 fois moins d’eau et 3 fois moins d’énergie que les techniques concurrentes mais le solvant utilisé, même s’il est moins volatil, est un dérivé pétrolier, il est inflammable et donc pas encore la panacée sur le plan environnemental !
o Enfin, on peut citer la méthode GreenEarth, mis au point par la société du même nom (
www.greenearthcleaning.com) en partenariat avec Procter & Gamble et General Electric, utilisant des bains de siloxane D5, autrement du silicone. D’après GreenEarth, le siloxane se décompose en dioxyde de silicium (principal composante du sable) et en eau et dioxyde de carbone. Le Green Earth est inflammable mais il est 100 fois moins volatil que le perchlo.
- Lorsque vous ramenez des textiles du pressing, s’ils ont été nettoyés à l’aide de solvants, veillez à ne pas les ranger immédiatement. Suspendez-les plutôt à l’extérieur, ou dans une pièce bien aérée, afin de permettre aux solvants de bien s’évaporer.
- Si, lorsque vous les récupérez, vos vêtements dégagent une forte odeur de solvant, n’hésitez pas à le signaler au directeur de votre pressing. Il se pourrait que les machines soient mal réglées ou mal entretenues. Renseignez-vous sur l’ancienneté des machines : les modèles les plus récents intègrent un filtre à charbon actif chargé qui récupère les vapeurs de solvant.

Le perchlo sera-t-il interdit en France ?
Le
Danemark et les
États-Unis ont interdit l'installation de nouveaux pressings utilisant le perchloroéthylène et ce produit devrait être totalement retiré aux États-Unis d’ici 2020. En France, on ne parle pas d’interdiction dans les années à venir. Une campagne de contrôles portant sur 275 pressings (sur les quelque 5000 commerces dénombrés dans l’hexagone) a bien été réalisée à l’initiative de la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet : elle a permis de faire le point sur les risques liés à l’utilisation de perchlo dans ces établissements et de constater un certain nombre de défaillances. Un plan d’action a été rendu publique par les autorités : des contrôles plus réguliers (tous les 5 ans) devraient être effectués, des formations plus fréquentes mises en place, des améliorations techniques apportées aux machines … Des efforts de recherche et d’innovation pour remplacer le perchloroéthylène étaient aussi envisagées mais elles en semblent pas encore avoir donné de résultats puisque la grande majorité des pressings français tournent encore au perchlo malgré l’existence d’alternatives moins polluantes et moins dangereuses pour la santé. En attendant une hypothétique interdiction du perchlo et sa substitution, mieux vaut choisir des vêtements qui se passent de nettoyage à sec…