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LE TRUC VERT DU MOMENT Ondes électromagnétiques

Ondes électromagnétiques
Les risques sanitaires et environnementaux liés aux champs électromagnétiques (CEM) défraient la chronique depuis de nombreuses années : les premières inquiétudes ont concerné notamment l'effet des lignes à haute-tension sur la santé des riverains, puis l'impact de l'utilisation prolongée des téléphones portables, et plus récemment, la proximité avec une antenne-relais téléphonique, voire une borne wifi.

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Grand Brunch Equitable, du 16 au 22 mai, Point Ephémère (Paris)

Dans le cadre de la 16ème édition de la Quinzaine du Commerce Equitable : des animations gourmandes et pleines de sens (apéro-débats, brunch équitable, ateliers de cuisine bio avec la Cheffe Julie Basset, petit marché éphémère)… Dans une atmosphère festive et déculpabilisante, les organisateurs veulent amener le public à agir de façon plus éthique et écologique dans son quotidien.
Plus d’infos
ici Fête de la Nature avec Naturactive, du 18 au 22 mai, dans toute la France

Naturactive, marque experte de la santé naturelle, célèbre la nature, les plantes, les actifs naturels et leurs bienfaits santé/bien-être dans les jardins botaniques et les pharmacies de France. Pour l’occasion, 2000 pharmacies partenaires ambassadrices des plantes médicinales apporteront des conseils aux client-e-s dans leurs officines. 30 jardins botaniques organiseront des visites guidées sur le thème des plantes officinales.
Plus d’infos
ici Semaine Européenne du Développement Durable, du 30 mai au 5 juin, dans toute la France

Organisée depuis déjà plusieurs années, la SEDD entend sensibiliser les Français aux enjeux du développement durable en apportant des solutions concrètes et en incitant chacun à adopter des comportements plus responsables. Durant cette semaine, le ministère chargé du développement durable invite les entreprises, les associations, les services publics, les collectivités et les établissements scolaires à promouvoir les principes du développement durable.
Découvrez tous les événements organisés
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Qui veut faire quelque chose trouve un moyen ; qui ne veut rien faire trouve une excuse"

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Café-Conso
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REI incite ses clients à profiter de la nature en famille... plutôt que de s'enfermer dans les centres commerciaux

REI incite ses clients à profiter de la nature en famille... plutôt que de s\'enfermer dans les centres commerciaux

Basé dans l'Etat de Washington, le géant de l'équipement pour les activités outdoor REI est connu depuis sa naissance il y a 78 ans pour son engagement responsable, qui trouve sa source dans ses activités très liées à la nature bien sûr mais aussi à sa structure coopérative : pour 20 dollars en effet, les clients peuvent devenir sociétaires à vie, ce qui leur donne accès à des offres spéciales (ces membres représentent 80% des ventes) mais surtout qui leur donne une voix pour influencer l'avenir et les choix de l'entreprise, en l'aidant à ne jamais sacrifier sa mission sur l'autel de la rentabilité. Car comme le dit Jerry Strizke, son PDG, "nous devons faire plus que de vendre des produits". Cet engagement s'est concrétisé de manière spectaculaire en fin d'année dernière, lors du célèbre Black Friday 2015, ce fameux jour de novembre qui marque l'entrée dans le tunnel des achats de Noël et qui est tous les ans le jour-record pour les ventes dans la grande distribution aux USA. L'enseigne, sous la houlette de son PDG, a ainsi décidé de manière un rien provocante de fermer les 143 magasins que REI compte dans 33 états américains -  incitant ses clients à aller passer du temps dans la nature en famille plutôt que dans les hypermarchés et autres centres commerciaux et payant un jour de vacances supplémentaire au grand air à ses 12 000 salariés. Pour le PDG qui a depuis invité d'autres entreprises à rejoindre le mouvement, "la mission de notre coopérative repose depuis toujours sur l'idée que le temps passé dans la nature fait du bien à nos vies. Le Black Friday est le moment parfait pour réaffirmer cette conviction. Nous sommes une entreprise différente - et pendant que la plupart des entreprises se battent à coup de têtes de gondoles, nous avons décidé de passer cette journée autrement." 
Baptisée #OptOutside (littéralement choisissez d'aller en plein air), cette opération a remporté un succès total : 1,4 million de clients se sont engagés en ligne à soutenir l'opération et à passer la journée dehors en famille, le site web de la marque a enregistré une augmentation de trafic de 26%, la coopérative a recruté 1 million de nouveaux sociétaires ... Et l'enseigne affichait fin 2015 un chiffre d'affaires record de 2,4 milliards de dollars (en hausse de 20% par rapport à l'année précédente), ce qui a permis de dégager des profits dont 72% ont été distribués aux clients-sociétaires, aux équipes et aux partenaires associatifs de REI. 
Une opération qui n'est pas sans rappeler la prise de position d'une autre grande marque de l'outdoor, Patagonia, contre la "fast fashion" il y a quelques années : avec une campagne lancée au moment de la Fashion Week pour inciter les gens à ne pas renouveler leurs vêtements trop souvent mais à les conserver et à les faire réparer (sous le slogan "N'achetez pas cette veste"). Allant en apparence contre ses intérêts commerciaux, la marque a en réalité gagné de nouveaux fidèles avec ce discours-vérité et augmenté ses ventes de 40% en deux ans.

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L'ADEME a dit : « Ça suffit le gâchis » !

L\'ADEME a dit : « Ça suffit le gâchis » !

En France, 10 millions de tonnes de nourriture finissent à la poubelle chaque année, soit un coût de 16 milliards d’euros. Un gaspillage alimentaire qui représenterait annuellement 15,55 millions de tonnes de CO2, l’équivalent de 3% des émissions de gaz à effet de serre totales de la France. Rapporté à l’échelle individuelle, le coût du gaspillage pèse 108 euros par an et par personne. Ces chiffres, révélés dans une étude de l’Ademe publiée hier, démontrent que le combat à mener contre le gaspillage alimentaire a encore de beaux jours devant lui. Impossible de désigner un responsable car les responsabilités sont partagées sur toute la chaine alimentaire, du producteur au consommateur final en passant par les collectivités qui distribuent chaque jour plusieurs millions de repas en restauration collective. L’Ademe a ainsi évalué que pour 10 millions de tonnes de produits perdus pour l’alimentation humaine, 33% de ces pertes ont lieu lors de la consommation, 32% lors de la production, 21% pendant la transformation et 14% lors de la distribution.
Pour sensibiliser et impliquer l’ensemble des acteurs dans lutte contre le gaspillage alimentaire, l’Ademe et le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer lancent justement la campagne « Ça suffit le gâchis ». Objectif : aider ces acteurs à adopter les bons gestes lors de l’achat, la préparation et la consommation des aliments. Des conseils pour passer à l’action et prendre les bonnes habitudes sont disponibles sur le site de la campagne. Car il suffit parfois de pratiquer des gestes simples pour, progressivement, changer la donne ! En 2014, l’Ademe a ainsi suivi 20 foyers témoins qui ont adopté de nouvelles habitudes anti-gaspi. Résultats : un gaspillage alimentaire annuel réduit de moitié et une économie de 60 euros par personne réalisée ! On connaît déjà ces petits gestes : préparer sa liste de courses pour n’acheter que le nécessaire (voir le carnet de courses éco-malin réalisé par l’Ademe, faire ses courses dans le bon ordre une fois sur place (et bien ranger ses courses une fois à la maison), acheter à la coupe ou en vrac, privilégier les éco-recharges, être vigilant sur les dates de péremption et veiller à la bonne conservation des aliments mais aussi cuisiner astucieusement en accommodant les restes ou encore ne pas hésiter à emporter les restes de repas dans un doggy-bag lorsque l’on mange au restaurant. Oui, mais comment mettre en place progressivement toutes ces bonnes habitudes ? Rendez-vous sur casuffitlegachis.fr pour passer à l’action ! Conseils, idées de recettes, carnets de courses et bien d’autres outils sont mis à disposition pour engager cette lutte contre le gaspillage alimentaire !

Téléchargez le guide de l’Ademe « Manger mieux, gaspiller moins » ici

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Comment coudre pour résister au gaspillage ?

Comment coudre pour résister au gaspillage ?

Et si vous upcycliez votre dressing ? Si vos placards débordent de vêtements usés ou presque jamais portés, alors la couture récup’ est peut-être la solution qu’il vous faut ! Voici une logique zéro-déchet et économique, une alternative à l’achat de vêtements neufs qui, on le sait, sont majoritairement produits dans des conditions de travail problématiques à l’autre bout du globe. Le collectif « Fashion Revolution » dénonçait d’ailleurs récemment les paradoxes et dérives de la fast fashion à l'occasion de la Fashion Revolution Week.
La couture récup’, c’est le pari fait par Emmanuelle Vibert pour redonner une seconde vie à sa penderie. Et à la vôtre ! Dans un guide pratique et malin, cette journaliste spécialisée dans l’écologie, les alternatives et la consommation responsable, délivre conseils et astuces pour récupérer et transformer vieux pulls, chemises trouées ou tee-shirts déformés, avec style et dans un esprit ludique. Vous ne savez pas coudre ? Ce n’est pas un problème car l’auteure vous explique pas à pas comment créer une jupe légère, un kimono chic ou bien des guêtres douillettes pour l’hiver à partir d’une matière première disponible, puis coupée en formes géométriques à assembler. Pas de patrons compliqués ni d’explications incompréhensibles pour les néophytes de la machine à coudre mais des dessins simples expliquant le déroulé pas à pas ainsi qu’un cahier photo montrant le résultat final des réalisations proposées.
Prêt.e.s pour la détox de vos placards ? A vos aiguilles !

Couture Récup, coudre pour résister au grand gaspillage, Emmanuelle Vibert, Editions Rue de l’Echiquier, 9,90 €

Pour aller plus loin, consultez nos fiches-produits « Vêtements »

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La Camif part à la découverte des fabricants Made in France

La Camif part à la découverte des fabricants Made in France

Pour la 3e année consécutive, la Camif part à la rencontre des fabricants français spécialisés dans le mobilier d’intérieur lors d’un Tour du Made in France. Objectif : faire découvrir aux consommateurs l’incroyable dynamisme de ces entreprises qui fabriquent sur notre territoire et imaginer avec toutes les parties prenantes la fabrication française de demain. Depuis le 18 mai et jusqu’au 19 juin, les équipes de la Camif sillonnent les routes de l’Hexagone : de Cap-Breton à Mâcon en passant par Paris, ce Tour du Made in France va visiter 12 entreprises participantes et réunir une centaine de clients de la Camif sur les lieux de production. En réunissant clients, collaborateurs et fabricants au sein même des usines, ce Tour entend se faire rencontrer des publics, dont les chemins ne se croisent que très rarement, pour qu’ils réfléchissent et co-créent ensemble des solutions pour booster l’innovation française dans le secteur de l’ameublement d’intérieur. Au programme : visites d’usines, rencontres avec Emery Jacquillat (PDG de Camif Matelsom) mais aussi ateliers créatifs ! Pour cette 3e édition, le thème de ce Tour du Made in France est l’innovation. Une thématique qui va servir de fil rouge aux 12 étapes du Tour durant lesquelles les participants mettront l’intelligence collective au service des fabricants visités pour pousser l’innovation française toujours plus haut.
En parallèle, la Camif s’associe à Ulule dans le cadre du concours Make It Happen qui va récompenser un projet de création innovant (design, maison, textile, objet connecté, …). Un prix spécial Made in France sera ainsi décerné à un projet contribuant à changer le monde de l’intérieur de la maison. Une dotation sera offerte aux lauréats ainsi que l’opportunité de commercialiser la première série de son produit via le site Camif.fr

Pour suivre les étapes du Tour du Made in France de la Camif, cliquez ici.
Vous souhaitez participer à une des étapes de ce Tour, retrouvez toutes les informations nécessaires ici.

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Découvrez les lauréats de la Promotion 2016 du Paris durable !

Découvrez les lauréats de la Promotion 2016 du Paris durable !

Depuis 2013, la ville de Paris organise chaque année la Promotion du Paris durable dont l’objectif est de récompenser dix porteurs de projets en faveur du climat, de l’environnement, de l’économie circulaire et du développement durable. Après un appel à projets lancé en début d’année et ouvert aux entreprises, associations et collectifs d’habitants, la Ville de Paris a sélectionné dix initiatives locales qui participent à inventer la vie de demain dans la capitale. Que nous réserve donc la Promotion 2016, dévoilée en début de semaine ? Au programme : commerce sans argent, agriculture urbaine, recyclage d’objets et d’invendus alimentaires, ces projets ont de quoi donner des idées aux Parisiens pour préserver le climat et transformer Paris en une capitale écoexemplaire ! Ainsi, le Troisième Café est un restaurant associatif, pensé comme un point d’animations de quartier et de rencontres par les habitants du 3e arrondissement, où sont cuisinés des repas accessibles à toutes les bourses, avec 70% de fruits et légumes invendus. Même approche pour Fauve, un atelier de cuisine et dégustations qui réalise une cuisine à base de produits locaux et de saison, d’invendus et avec moins de viande. Biocycle est un autre projet primé qui propose un service de triporteurs électriques pour acheminer chaque semaine une demi-tonne de fruits et légumes frais, crèmerie, laitage, pain bio, … à des associations caricatives. Avec la Ressourcerie Créative, située dans l’ancien hôpital Saint Vincent de Paul, c’est le réemploi qui est à l’honneur : ce lieu a déjà donné une seconde vie à des dizaines de tonnes d’encombrants grâce à un réseau d’associations et organise chaque semaine des ateliers créatifs. L’initiative de la Boutique sans argent a aussi été récompensée. Le projet Chaussettes Orphelines, quant à lui, récupère comme son nom l’indique une tonne par an de chaussettes délaissées. Transformées en fil, elles servent ensuite à des créations textiles locales impliquant les habitants du quartier de la Goutte d’Or. Du côté du 16e arrondissement, le compostage de quartier Folies d’Humus est intégralement mené par des personnes en réinsertion qui récupèrent les déchets alimentaires auprès des habitants et commerçants. Le compost est ensuite destiné aux équipements sportifs du quartier. Pour le projet Paris sous les fraises, un mot d’ordre : circuits courts ! En effet, avec 1000 m2 de culture biologique verticale installée sur le toit des Galeries Lafayette, tous les restaurants du quartier sont livrés en offre alimentaire locale. La Ville de Paris récompense aussi l’engagement étudiant : le WARN ! (We Are Ready Now) est un mouvement de jeunes et étudiants mobilisés pour apporter des solutions aux défis environnementaux adaptées à ce public (sessions coaching, accompagnement, réflexions partagées, etc). Enfin, la mobilité douce est aussi à l’honneur dans cette Promotion 2016 : le projet Marché sur l’eau  avec Ourcq Fertile consiste à acheminer sur Paris par péniche des productions alimentaires de saison agro-écologiques, produites dans le bassin de l’Ourcq, et à transporter lors du retour des biodéchets de brasseries et restaurants parisiens des 10e et 19e arrondissements qui seront réutilisés par les producteurs, dans une logique d’économie circulaire. Pour Célia Blauel, adjointe à la Maire de Paris en charge de l’environnement, du développement durable et de l’eau : « Ces dix lauréats contribuent, grâce à leur originalité, à inventer le Paris de demain. »

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Les effets vertueux du « choice-editing » (épisode 2) : vers la fin des élevages de poules en cages ?

Les effets vertueux du « choice-editing » (épisode 2) : vers la fin des élevages de poules en cages ?

Et si le choice editing pouvait révolutionner l’offre de produits vers plus de durabilité ? C’est en tout cas le pari de cette pratique anglo-saxonne, encore peu théorisée et médiatisée en France, qui consiste pour une marque ou une enseigne à réduire significativement l’éventail du choix laissé au consommateur en retirant les produits nocifs pour les humains et l’environnement pour les remplacer par des alternatives plus responsables. C'est le virage pris en 2007 par Botanic qui a retiré de ses rayons les pesticides chimiques pour privilégier une offre plus responsable, en développant notamment, au delà de la jardinerie, des rayons alimentation mais aussi cosmétique ou librairie. A ce jour, Botanic est toujours la seule enseigne de son secteur à ne plus proposer de produits phytosanitaires dans ses rayons.
Côté alimentation, les œufs semblent être les stars incontestées du choice editing. En effet, de nombreuses marques, enseignes de grande distribution ou de restauration rapide initient une telle pratique sur leur offre d’œufs. Objectif : bannir les œufs de poules de catégorie 3 (élevées en cage) pour faire basculer 100% de leur offre sur des œufs de poules élevées au sol ou en plein air. C’est notamment l’engagement porté par l’enseigne de centre-ville Monoprix qui, depuis avril 2016, ne propose plus que des œufs issus de poules élevées hors-cages dans ses linéaires. Alors que près de 2/3 des œufs vendus en France proviennent d’élevages en cage, l’enseigne fait un pas en avant dans la prise en compte du bien-être animal en privilégiant, pour l’intégralité de son offre, des œufs de poules de catégories mieux-disantes (sol, plein air et bio). A noter que l’enseigne s’engage depuis 2013 pour changer progressivement son offre d’œufs : d’abord en faisant le choix du 100% plein air pour ses œufs vendus en marque propre, puis en élargissant cet engagement à sa gamme Monoprix Gourmet au sein de laquelle les pâtes d’Alsace et la mayonnaise ne contiennent plus d’œufs de poules élevées en cage depuis septembre 2015.
En faisant basculer l’intégralité de son offre en œufs vers des alternatives plus respectueuses du bien-être animal, Monoprix répond de manière concrète aux attentes des consommateurs sur ce sujet. L’eurobaromètre « L’attitude des européens face au bien-être animal » commandé par la Commission Européenne et rendu publique en mars 2016 met ainsi en avant que 94% des citoyens européens estiment que la protection du bien-être des animaux d’élevage est importante. Monoprix n’est d’ailleurs pas la seule enseigne à s’être alignée sur cette attente croissante des consommateurs. L’enseigne de grande distribution belge Colruyt (70 magasins en région parisienne et dans l’est de la France) ne vend plus d’œufs de poules élevées en cage depuis 2015. Même engagement pris par les enseignes britanniques Waitrose et Marks & Spencer depuis plusieurs années, avec l’objectif de ne vendre que des œufs issus de poules élevées en plein air d’ici 2020. Récemment, Walmart, le géant américain de la grande distribution, a annoncé vouloir supprimer de ses rayons les œufs de poules élevées en cages d’ici 2025, le temps pour le groupe de restructurer son réseau de fournisseurs dans un pays où la presque-totalité des œufs vendus en magasins proviennent d’élevage en batterie. Sur le même modèle, Mc Donald’s France vient de passer un accord avec la coopérative des Fermiers de Loué pour s’approvisionner uniquement en œufs français de poules élevées en plein air pour l’ensemble de ses préparations à base d’œufs. Un contrat à fort impact puisqu’il va concerner au moins 4,2 millions d’œufs à l’année, 30 000 poules et une quinzaine d’éleveurs.
Le choice-editing va-t-il alors révolutionner l’offre d’œufs ? La question reste posée, avec le risque que le mode d’élevage au sol, non exempt de critiques en matière de bien-être animal, devienne la nouvelle norme de cette industrie.

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Quand Patagonia répare vos vêtements pour allonger leur durée de vie

Quand Patagonia répare vos vêtements pour allonger leur durée de vie

Engagée depuis plusieurs années afin d’alléger l’empreinte écologique des vêtements qu’elle commercialise, la marque de textiles outdoor Patagonia approfondit ses actions à destination des consommateurs pour faire de ses vêtements (et de ceux des autres marques) des articles de qualité qui tiennent sur la durée. Comment ? Déjà, en incitant ses clients à … limiter leurs achats pour privilégier des produits de qualité. On se souvient d’ailleurs de cet article, signé par la marque, paru dans le New York Times en 2011 au moment du Black Friday américain, engageant les consommateurs à ne pas acheter de vestes Patagonia et dressant la liste des impacts écologiques engagés par la fabrication d’un tel vêtement, quand bien même il est conçu selon les meilleurs standards de durabilité possibles ! Dans la même logique, la marque s’engage à fabriquer des produits de qualité supérieure, à durée de vie étendue et qui peuvent être facilement réparés afin d’éviter un nouvel achat. Le mot d’ordre : « Better than new ». Pour Rose Marcario, CEO de Patagonia, « réparer » serait même un « acte radical ». Il suffirait juste de s’armer d’un nécessaire de couture et d’un guide de réparation pour mettre en œuvre cette pensée radicale selon laquelle les citoyens ne seraient plus des consommateurs de vêtements mais bien des propriétaires de vêtements. Plus facile à dire qu’à faire pour qui ne maîtrise pas sur le bout des doigts l’art du raccommodage ! C’est pourquoi Patagonia va plus loin en donnant véritablement aux citoyens l’opportunité de réparer leurs vêtements lors du « Worn Wear Tour », un tour des grandes villes européennes durant lequel son équipe vient réparer gratuitement vos fermetures éclairs, accrocs, déchirures, boutons, et ce même pour les vêtements qui ne sont pas estampillés Patagonia. L’objectif est aussi de montrer au public des réparations simples à effectuer pour allonger la durée de vie des vêtements.
Votre veste de ski a eu la vie dure lors de la dernière saison de ski ? Apportez-la aux équipes de Patagonia. La marque sera présente lors du OuiShare Fest demain à Paris (plus d’informations ici). Et si vous n’avez pas la possibilité de vous déplacer, il est toujours possible de retrouver des guides d’entretien et de réparation directement accessibles sur le site de Patagonia.

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Des médecins vent debout contre les perturbateurs endocriniens et leurs dangers

Des médecins vent debout contre les perturbateurs endocriniens et leurs dangers

Les perturbateurs endocriniens se cachent partout : dans la poêle en téflon utilisée pour faire cuire des aliments, dans les cosmétiques, la nourriture et même dans la peinture utilisée pour repeindre nos murs. De la cuisine à la salle de bain en passant par la chambre, tous les aspects de notre vie quotidienne sont impactés de près ou de loin par ces substances soupçonnées de détraquer le système hormonal. En 2002, l’Organisation Mondiale de la Santé a défini le perturbateur endocrinien comme « une substance […] ou un mélange qui altère la/les fonction(s) du système endocrinien et […] cause un effet délétère sur la santé d’un individu, sa descendance ou des sous-populations », confirmant ainsi sa dangerosité pour l’être humain. Dès les années 90, l’hypothèse du danger des perturbateurs endocriniens pour la faune et l’espèce humaine est formulée puis confirmée par des études épidémiologiques et toxicologiques. Impacts négatifs sur la grossesse (retard de croissance intra-utérin), troubles de la reproduction masculine, altérations des fonctions telles que la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, etc … ces substances ont de quoi être accusées de tous les maux. Certains de ces perturbateurs endocriniens sont aujourd’hui bien connus du grand public : phtalates ou bisphénol A, parabènes, PCB mais aussi pesticides et retardateurs de flamme (ceux présents sur nos mobiliers et tissu d’ameublement). Le cas des « enfants distilbènes » représente à lui seul l’exemple le plus documenté des effets de perturbation endocrinienne sur l’espèce humaine.
Face à ce constat alarmant, plusieurs collectifs et ONG se sont déjà mobilisés. C’est maintenant au tour du collectif de 1 600 médecins « Alerte des Médecins sur les Pesticides » de tirer la sonnette d’alarme. Il lance dès maintenant une campagne de prévention en Limousin ciblant la période de la grossesse, une période de vulnérabilité maximale selon les données scientifiques. Une affiche et des brochures de sensibilisation sont mises à disposition des endocrinologues, gynécologues et médecins généralistes pour qu’ils alertent les femmes enceintes des dangers des perturbateurs endocriniens et délivrent des conseils simples pour éloigner autant que possible ces substances de leur environnement quotidien. Voici en substance quelques conseils minute : utiliser des récipients en verre plutôt qu’en plastique et bannir les poêles en téflon, privilégier une alimentation à base de produits bio, ne plus recourir à l’utilisation d’insecticides et herbicides au jardin (ils seront d’ailleurs interdits en France à partir de 2019 pour un usage domestique). Le collectif réclame aussi l’intégration aux programmes de formation continue des médecins des enseignements sur les dangers des perturbateurs endocriniens. Il appelle aussi de ses vœux une implication ministérielle et une réglementation spécifique sur ces substances afin de protéger l’ensemble de la population des risques sanitaires encourus.

Plus d’informations sur http://www.alerte-medecins-pesticides.fr

Vous êtes praticien-ne-s de santé ? N’hésitez pas à contacter le collectif « Alerte des Médecins sur les Pesticides » pour vous procurer des affiches et brochures à disposer dans vos salles d’attente pour sensibiliser votre patientèle.

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Au Festival de Cannes, Chopard s’engage avec Julianne Moore sur des émeraudes "propres"

Au Festival de Cannes, Chopard s’engage avec Julianne Moore sur des émeraudes \"propres\"

Et si les marques de luxe, qui incarnent la qualité la plus haute possible, intégraient aussi demain la plus haute qualité sociale et environnementale ? Selon un article du Figaro, tout a commencé avec la rencontre entre Caroline Scheufele, co-directrice de la marque de joaillerie suisse, et l’épouse de l’acteur Colin Firth, directrice artistique de l'agence Eco-Age et fondatrice du Green Carpet Challenge, qui vise à inciter les marques de luxe et les stars de cinéma qui les représentent sur les tapis rouges à miser sur des toilettes et des parures écologiquement et socialement correctes. La démarche est lancée et en 2013, Chopard, qui fabriquerait 80 000 bijoux et autant de montres par an, présente sur la Croisette le fruit de cette démarche : un bracelet et une paire de boucles d’oreilles en or certifié "Fairmined" par l’Alliance for Responsible Mining (ARM), le tout sertis de diamants conformes aux exigences du Responsible Jewellery Council (RJC). Cette année, le joailler (qui est partenaire du Festival de Cannes depuis 20 ans) enfonce le clou en présentant une collection capsule (composée de deux colliers, deux paires de pendants d’oreilles et deux bagues) 100% verte… avec à nouveau de l’or "Fairmined", des diamants RJC et surtout (couleur verte oblige) des émeraudes zambiennes dont le caractère éthique et écologique est garanti par Gemfields, l’un des géants de production de pierres de couleur. Pour mettre en valeur cette collection, l’actrice Julianne Moore l'a portée pour l’ouverture du Festival et a rappelé au Figaro qu’elle est très sensible à ce projet de Green Carpet Challenge : "en tant qu’actrice je me dois d’arborer les vêtements et les bijoux les plus merveilleux qui soient. Si, en plus de leur beauté intrinsèque, je sais que ces modèles ont été fabriqués dans des conditions ou dans des matériaux éthiquement convenables, je peux alors le faire savoir et peut-être, même modestement, éveiller d’autres consciences." 

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Sum of Us sensibilise de la meilleure manière qu’il soit à la protection des abeilles

Sum of Us sensibilise de la meilleure manière qu’il soit à la protection des abeilles

Les abeilles, par leur activité de pollinisation, assurent la reproduction des plantes (fruits, légumes, céréales) essentielles à notre alimentation. Pourtant, avec l’industrialisation de l’agriculture en marche depuis des décennies, ces ouvrières ont vu venir un ennemi de taille à leur survie : les pesticides. Le sujet est brulant : alors qu’en septembre 2015, la Fondation Nicolas Hulot alertait une fois de plus sur la dangerosité des pesticides néonicotinoïdes, ces « tueurs d’abeilles » responsables de la disparition progressive de trois colonies d’abeilles sur quatre dans certaines régions françaises, l’Assemblée Nationale votait il y a quelques semaines leur interdiction à partir du 1er septembre 2018, dans le cadre du projet de loi sur la biodiversité. Sauf que ! Ces fameux néonicotinoïdes sont de nouveau au cœur des débats au Parlement après que les sénateurs aient en effet rétabli en commission le texte initial du projet de loi, en prévoyant qu’un arrêté du ministre de l’Agriculture définisse les conditions d’utilisation de ces pesticides, sans toutefois évoquer d’interdiction. Le maître mot serait la réglementation, plutôt que l’interdiction et c’est là tout l’objet des débats qui ont lieu depuis hier à l’Assemblée National.
En attendant, le travail de sensibilisation sur la dangerosité des pesticides, pour les abeilles mais aussi pour les Hommes, continue du côté des ONG. Le mouvement Sum of Us réunissant une communauté de travailleurs, consommateurs et investisseurs qui force grandes entreprises et gouvernements à rendre des compte sur les enjeux de changement climatique, protection de l’environnement, droits humains et droits des animaux (mais aussi droit du travail, …), veut pour sa part illustrer concrètement l’importance capitale des abeilles pour la survie de l’espèce humaine. L’ONG a ainsi développé un calculateur qui démontre aux consommateurs à quel point nous dépendons des abeilles pour produire ce que nous mangeons. Rien de plus simple : en 1 minutes, après avoir rentré sa date de naissance et son genre (les hommes mangent en moyenne plus que les femmes), chacun-e peut découvrir la quantité moyenne de nourriture consommée et celle qui a été produite grâce aux abeilles et autres insectes pollinisateurs. Nous avons fait le test : sur 15 000 kg de nourriture consommés par une personne de sexe féminin née au début des années 1990, près de 5 000 kilos, soit le tiers, proviendraient indirectement de l’activité de pollinisation des abeilles ! Un chiffre qui révèle l'enjeu de taille qui se cache derrière ces butineuses ...

Edit du 13 mai 2016 : Hier, les sénateurs ont adopté en seconde lecture le projet de loi sur la reconquête de la biodiversité. Sur la question des pesticides néonicotinoïdes, ils ont refusé de fixer une date butoir pour leur interdiction et s'en remettent à l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail). Source : Novethic.

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Au Texas, Target s’associe à TerraCycle pour recycler des sièges bébés

Au Texas, Target s’associe à TerraCycle pour recycler des sièges bébés

A l’occasion du Mois de la Terre, les initiatives, bien qu’éphémères, fleurissent tant du côté des ONG, des particuliers que des entreprises. Outre Atlantique, l’enseigne de grande distribution américaine Target lance un programme ponctuel de reprise et de recyclage des sièges bébés de ses clients dans 36 magasins du Texas, en partenariat avec TerraCycle. Spécialisée dans les engrais biologiques à base d’excréments de vers de terre, TerraCycle, entreprise privée américaine basée à Houston, a fait de l’upcycling (surcyclage en français) son cheval de bataille principal, en collectant des déchets peu ou pas recyclables et en les transformant en de nouveaux produits à valeur ajoutée. En France, TerraCycle a notamment collaboré avec Bic pour l’upcycling de ses stylos jetables en objets improbables tels que poubelles, arrosoirs ou bancs de jardins. Dans le cadre du programme « Target Take Back », l’enseigne Target a choisi de s’associer à TerraCycle pour collecter et recycler les sièges bébés de voiture, qu’ils soient abimés, inutilisables ou inutilisés. Les clients ont ainsi la possibilité de rapporter leurs sièges bébés, de n’importe quelle marque, dans un des magasins Target participant à l’opération. En échange, ils pourront avoir droit à une réduction de 20% sur un siège bébé neuf – une incitation à la consommation que l’on peut déplorer mais qui encouragera sûrement les clients à faire la démarche de rapporter leurs produits en magasins. Ces sièges collectés seront traités par TerraCycle : les différents composants (tissu, plastique, métal, etc), une fois séparés, seront utilisés pour donner vie à de nouveaux objets.
Target et TerraCycle n’en sont pas à leur coup d’essai. Déjà en 2008, les deux entreprises avaient uni leur force pour lancer une campagne de publicité inédite : vendu dans les magasins, le numéro du magazine Newsweek dédié aux questions environnementales acheté par les clients pouvaient se transformer en une enveloppe à remplir de sacs plastiques Target usagés. C’est un succès : plus de 47 000 personnes renvoient alors leurs sacs plastiques à TerraCycle pour créer les premiers sacs cabas du monde composés exclusivement de sacs plastiques usagés. Si ces opérations de recyclage et d’upcycling sont à saluer, il reste que la lutte contre la production de déchets passe également et en premier lieu par des démarches visant à réduire l’empreinte de nos biens de consommation suivant la règle des 5R (réduire, réparer, réutiliser et seulement ensuite recycler et réinventer). Patagonia, marque de textile outdoor, est l’une des premières à s’être engagée dans cette voie en appelant ses clients à ne pas acheter ce dont ils n’ont pas besoin ou alors d’acquérir des objets qui dureront longtemps (ses vêtements sont garantis à vie) ou qui peuvent être réparés (grâce à des guides de réparation fournis par la marque). Patagonia a même poussé son engagement écologique jusqu’à lancé un partenariat avec eBay en 2011 pour permettre à ses clients de revendre leurs vêtements Patagonia d’occasion. Et de proposer en 2013 un espace « produits d’occasions » dans un de ses magasins américains.
Gageons que ce type de bonne pratique encouragera Target à prolonger et élargir ses actions !

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Mode et économie circulaire : découvrez les lauréats du Global Change Award

Mode et économie circulaire : découvrez les lauréats du Global Change Award

A quoi ressemblera la mode de demain ? Dans cette industrie toujours plus consommatrice de ressources, intégrer les principes de l’économie circulaire sur toute la chaine de valeur, de la conception au recyclage du vêtement, est un vrai défi. Mais, s’il est relevé, il pourrait dessiner les contours d’une mode porteuse d’une nouvelle approche : plus durable et éthique, avec un moindre impact environnemental et capable de répondre aux besoins en habillement d’une population en forte croissance. Appliquée à la fast fashion, l’économie circulaire pourrait avoir un impact d’autant plus important.
C’est là justement tout l’objectif du concours Global Change Award lancé par la H&M Conscious Fondation en 2015 que d’encourager le développement de projets innovants initiateurs de changement. Après plusieurs mois de compétition, les cinq lauréats ont récemment été annoncés et apportent chacun des pistes audacieuses pour faire de la mode une industrie plus circulaire. Le premier projet sélectionné s’attaque au polyester, une matière issue de la pétrochimie très largement utilisée dans l’industrie de la mode qui a l’inconvénient d’être difficilement recyclable. Un des lauréats du concours a donc créé un nouveau type de microbe qui recycle le polyester en le mangeant pour le transformer en une matière première qui peut être revendue aux fabricants de polyester, à un moindre coût par rapport à la fabrication de tissu à partir de pétrole. Un autre gagnant du concours a par ailleurs créé un procédé permettant de recycler les déchets issus des agrumes utilisés par les usines de production de jus de fruits en matière première utilisée dans la fabrication de fil. Une équipe hollandaise s’est également attaquée à la question des matières premières et a développé une technique  open-source pour transformer des algues en fibres textiles, beaucoup moins consommatrice d’eau que la production de coton. Une autre équipe a tenté, elle, de trouver un procédé capable de faciliter le recyclage du coton, une matière difficile à revaloriser. L’innovation tient ainsi dans le développement d’un solvant écologique capable de dissoudre le coton, de manière moins énergivore, en une matière facilement recyclable. Enfin, une équipe estonienne a eu l’idée de créer une place de marché virtuelle permettant de suivre la disponibilité des déchets issus de la découpe des textiles pour les racheter et en faire bon usage.
Afin de développer leurs projets, les cinq lauréats ont reçu chacun entre 150 et 300 mille euros de dotations. Ils vont aussi bénéficier d’un accompagnement au sein d’un accélérateur d’innovation. A suivre !

En savoir plus sur les lauréats sur www.globalchangeaward.com

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Les cosmétiques pour bébés, réellement inoffensifs ?

Les cosmétiques pour bébés, réellement inoffensifs ?

Nanoparticules, allergènes, conservateurs … les industriels ne font pas hélas l’impasse sur l’utilisation de ces ingrédients douteux dans la composition des produits de soin pour bébés. C’est ce que révèle une étude récente menée par le réseau WECF (Women in Europe for a Common Future) qui a analysé 341 cosmétiques pour les tout petits (laits de toilette, lotions, shampoings, liniments, lingettes, etc) vendus sur le marché français en pharmacies, parapharmacies, supermarchés et magasins biologiques. Les résultats qui en ressortent, s’ils sont à déplorer, ne sont hélas pas surprenants : la majorité des produits testés contient une ou plusieurs substances préoccupantes. L’enquête démontre notamment que 3 ingrédients ou familles d’ingrédients classés à « risque élevé » sont présents dans la composition de 299 produits sur les 341 analysés : un allergène par contact (la méthylisothiazolinone) retrouvé dans 19 produits dont 7 lingettes (produit en contact avec les muqueuses des bébés), un conservateur soupçonné d’effets toxiques sur la reproduction (le phénoxyéthanol) dans 54 produits dont 26 lingettes et enfin des parfums impliquant des risque potentiels d’allergies dans pas moins de 226 produits ! Et ce n’est pas tout : 181 produits contiendraient également 4 ingrédients ou familles d’ingrédients classés à « risque modéré » par les expertes du WECF, dont des sulfates (agents moussants potentiellement irritants), des huiles minérales issues de la pétrochimie et des nanoparticules dont les effets sur l’organisme et l’environnement sont encore mal évalués.
Compte tenu de ces résultats alarmants, qui plus est parce qu’ils concernent des produits de soin pour bébés supposément sans dangers, le WECF veut alerter les pouvoirs publics, l’Union Européenne en tête, et appelle à l’interdiction des trois ingrédients classés à « risque élevé » dans tous les cosmétiques destinés aux enfants de moins de trois ans. L’ONG exige également un moratoire sur l’usage de substances suspectées d’être des perturbateurs endocriniens dans les produits de soin pour bébés et demande à l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) une évolution de la méthode d’évaluation de ces cosmétiques avant leur mise sur le marché. En effet, seuls les ingrédients sont analysés indépendamment les uns des autres et non la formule finale. La question de l’étiquetage est par ailleurs évoquée : pas assez clair, il ne permettrait pas aux parents de faire leurs achats en toute connaissance de cause. Si l’ONG n’a pas établi une liste de marques à éviter ou à privilégier suite aux résultats de cette enquête, elle conseille aux parents de se méfier en priorité des lingettes et des produits pour le bain, mais aussi de limiter les cosmétiques pour bébés contenant du parfum. Les produits bio pour bébés peuvent présenter une garantie, même s’il faut là encore se méfier des parfums d’origine naturelle, eux aussi sources d’allergies. En attendant une véritable prise de responsabilité par l’industrie de la cosmétique et des pouvoirs public, seul le consommateur, à travers ses choix de consommation, a le pouvoir de voter avec son caddie pour des alternatives réellement inoffensives pour la santé des plus jeunes. Pour vous aiguiller, le projet « Nesting » mené par WECF donne des conseils pour faire des choix éclairés en matière de produits pour bébés (cosmétiques, alimentation, vêtements, jouets, etc).

Pour aller plus loin, tous les résultats et les détails de l’enquête sont disponibles sur www.projetnesting.fr
Consultez l'enquête intégrale.


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La mouche : un nouvel or noir... et vert à la fois ?

La mouche : un nouvel or noir... et vert à la fois ?

Jason Drew se décrit lui-même dans un article de Time Magazine comme un  "éco-capitaliste". Pourtant, sa récente ferme industrielle située à proximité de l’aéroport de Cape Town, en Afrique du Sud, ne fait pas exactement rêver les amoureux de la nature. AgriProtein est sensé produire 22 tonnes de larves de mouches "soldat noir" par jour (une espèce dont la femelle produit 1500 œufs à chaque ponte, lesquels donnent naissance à des asticots en dix jours seulement), pour une valeur approchant les 10 000 dollars une fois que ces larves sont séchées et transformées en granulés destinés aux élevages de volailles et à l’aquaculture.
Mais il ne s’agit pas que d’argent : pour Drew, les asticots sauveront le monde. Car en 2050, la population mondiale comptera 2 milliards de plus de bouches à nourrir, et la demande en protéines augmente encore plus rapidement, car les progrès du niveau de vie en Afrique et en Inde entraînent une demande accrue en viande de boeuf, porc, poulet ou poisson. C’est ce que l’organisation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture (Food and Agricultural Organization  - FAO) appelle la contraction des protéines animales (animal protein crunch, en anglais) … et ce que Drew appelle une opportunité. A ses yeux, l’élevage industriel est un moyen inefficace de produire des protéines - car il utilise de la farine de petits poissons pêchés dans des océans de plus en plus menacés  pour nourrir les animaux, et il faut 1,5 kilos de farine pour produire 1 kilo de poulet. Sans compter que, comme le dit Drew, "si les poulets étaient fait pour manger du poisson, ils seraient des goélands"… Ce que mangent les poules à l’état naturel, rappelle-t-il, ce sont principalement des insectes et des larves.  Alors pourquoi ne pas leur redonner cette nourriture, qui coûte par ailleurs deux fois moins cher que la farine de poisson à produire ?
A l’origine de cette idée qui a germé il y a sept ans, la vision (d’horreur ?!) d’un bassin de sang derrière un abattoir à proximité de sa ferme… un bassin qui était littéralement envahi de mouches et a donné à Drew l’idée de développer un programme de récupération et de bio-recyclage des déchets organiques des abattoirs, mais aussi des hôtels, épiceries et restaurants de Cape Town. La vente de sa ferme et une présentation à TEDx plus tard, Drew réussit à trouver une dizaine de millions de dollars pour compléter ses propres investissements et construire son usine en Afrique du Sud, cependant qu’il réfléchit déjà à la dupliquer en Amérique du Nord, en Europe, etc. Et comme rien ne se perd dans l’économie circulaire, AgriProtein ne paye pas les déchets organiques qu’elle utilise (puisqu’elle rend un service à ceux dont elle les débarrasse) mais en plus transforme les excréments des mouches pondeuses en amendement organique pour l’agriculture. Ajoutons à cela que la mouche "soldat noir" ne transmet pas de maladie et que son élevage ne génère pas d’odeur nauséabonde qui poserait problème aux riverains… Drew concède quand même que l’élevage industriel de mouches pose quelques défis qu’AgriProtein a désormais résolus, avec des solutions qu’elle protège jalousement, car d’autres acteurs commencent à voir, eux aussi, un nouvel or noir dans les mouches (voir par exemple Enterra au Canada, co-fondé par l’écologiste David Suzuki, ou encore NextAlim et Ynsect en France). L'histoire ne dit pas si cette nouvelle forme d'élevage industriel échappera aux enjeux du bien-être animal, alors que de nouvelles études semblent mettre en évidence l'existence d'une conscience chez les insectes....

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Heineken fait chanter son rapport de développement durable à un rappeur !

Heineken fait chanter son rapport de développement durable à un rappeur !

Faire chanter un rapport de développement durable à un rappeur, c’est un peu comme faire chanter l’annuaire téléphonique à une diva : un défi tant pour l’artiste que pour l’audience… Mais Heineken, qui ne renonce pas à ce que les informations sur sa performance sociale et environnementale finissent pas toucher sa cible de Generation Y, a pourtant franchi le pas en pariant sur la créativité ! Avec le clip "Let’s get Frank" (un jeu de mot sur la transparence de la marque), Heineken fait un pas de plus dans l’histoire du reporting social et environnemental : partant du principe que très peu de gens lisent ces rapports alors même que près de 80% des consommateurs (notamment dans la fameuse Génération Y) disent s’intéresser en réalité à l’histoire cachée des produits qu’ils achètent, aux pratiques des entreprises qui les fabriquent, etc. Le directeur développement durable du groupe Michael Dickstein a fait appel aux services du rappeur hollandais Kevin "Blaxtar" de Randamie pour faire passer différemment les messages clefs de son dernier rapport… et les points saillant de sa stratégie "Brewing a better world" (brassons un monde meilleur). L’an dernier il avait déjà lancé la campagne des "7 Légendaires" (clin d’œil western aux 7 mercenaires pour rendre hommage aux agriculteurs qui cultivent l’orge et le houblon qui font, avec l’eau, les matières premières de la bière) et cette année, il a poussé l’exercice encore plus loin : dans le clip de 2’37" le rappeur slamme un texte "maison" écrit librement à partir de la lecture du rapport, en déambulant dans les bureaux d’Heineken sur les murs desquels s’inscrivent quelques chiffres-clefs. Tout cela ne fut pas nécessairement simple : dans une interview donnée à Fast Company, Dickstein raconte qu’au début il insistait lui-même pour ne pas limiter la créativité du rappeur, puis qu’en voyant les premiers textes il s’est inquiété du langage utilisé !
Mais le jeu en vaut la chandelle : "nous voulons parler à d’autres publics que les ONG, les médias, les autorités et les distributeurs" affirme Dickstein, "et nous voudrions vraiment contribuer au mouvement qui essaie de rendre le développement durable désirable pour une cible plus large". Dans un premier temps, l’objectif est déjà, simplement, d’attirer l'attention des consommateurs sur la marque et de leur faire prendre conscience qu’il y a une histoire et des pratiques responsables cachés dans la bouteille de cette marque qui fait partie de leur paysage quotidien.
Une initiative qui a vu le jour sur la toile à peu près en même temps que celle de l'enseigne textile H&M qui, pour inciter ses clients à rapporter en magasins les vêtements qu'ils ne portent plus lors de la World Recycle Week (du 18 au 24 avril), a également fait appel à l'artiste anglaise M.I.A. pour un clip diffusé largement sur les réseaux sociaux en amont de l'événement.

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Le guide des labels de la consommation responsable 2009-2010 La consommation de A à Z. Santé,  loisirs,  environnement,  budget…, Tout ce que vous devez savoir pour bien consommer