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LE TRUC VERT DU MOMENT Ondes électromagnétiques

Ondes électromagnétiques
Les risques sanitaires et environnementaux liés aux champs électromagnétiques (CEM) défraient la chronique depuis de nombreuses années : les premières inquiétudes ont concerné notamment l'effet des lignes à haute-tension sur la santé des riverains, puis l'impact de l'utilisation prolongée des téléphones portables, et plus récemment, la proximité avec une antenne-relais téléphonique, voire une borne wifi.

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Du 5 au 12 avril, 33ème édition du Festival international du film d’environnement, Paris

Cette année, le Fife proposera gratuitement une centaine de films et de webdocumentaires venus du monde entier avec notamment un focus sur le Brésil, une programmation riche en débats, rencontres et tables rondes ; autant de regards curieux et sensibles sur l’état du monde, des enjeux environnementaux et des solutions qui se dessinent.

Informations et inscriptions ici :
http://fife.iledefrance.fr/ Du 15 au 17 avril, Salon bio, Metz

Le Parc des Expositions de Metz Métropole accueillera, du 15 au 17 avril 2016, le salon Bio à 100 % : 100 exposants nationaux et régionaux pendant trois jours présenteront toute la diversité de la Bio, 10 animations (enfants, cuisine, osier, fabrication meubles en carton, jardinage), 60 conférences et ateliers (agriculture et l’alimentation biologique, santé, habitat sain, écologie).
Conférence exceptionnelle du Pr Joyeux samedi 16 avril à 14h.

Tarifs et informations : www.salonbioeco.com/metz
23-24 avril, De Ferme en Ferme, Alpes-Maritimes

Cette opération gratuite de portes-ouvertes dans les fermes vous permettra de découvrir les savoir-faire et les métiers des agriculteurs engagés dans des démarches durables. Objectif : favoriser les liens entre producteurs et consommateurs tout au long de l’année, favorisant le développement des circuits-courts sur la base de productions de qualité issues d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

Plus d’informations
ici 
E-cartes Voutch

Si nous prenons la nature pour guide, nous ne nous égarerons jamais."

Cicéron

Café-Conso
dernières nouvelles

Heineken fait chanter son rapport de développement durable à un rappeur !

Heineken fait chanter son rapport de développement durable à un rappeur !

Faire chanter un rapport de développement durable à un rappeur, c’est un peu comme faire chanter l’annuaire téléphonique à une diva : un défi tant pour l’artiste que pour l’audience… Mais Heineken, qui ne renonce pas à ce que les informations sur sa performance sociale et environnementale finissent pas toucher sa cible de Generation Y, a pourtant franchi le pas en pariant sur la créativité ! Avec le clip "Let’s get Frank" (un jeu de mot sur la transparence de la marque), Heineken fait un pas de plus dans l’histoire du reporting social et environnemental : partant du principe que très peu de gens lisent ces rapports alors même que près de 80% des consommateurs (notamment dans la fameuse Génération Y) disent s’intéresser en réalité à l’histoire cachée des produits qu’ils achètent, aux pratiques des entreprises qui les fabriquent, etc. Le directeur développement durable du groupe Michael Dickstein a fait appel aux services du rappeur hollandais Kevin "Blaxtar" de Randamie pour faire passer différemment les messages clefs de son dernier rapport… et les points saillant de sa stratégie "Brewing a better world" (brassons un monde meilleur). L’an dernier il avait déjà lancé la campagne des "7 Légendaires" (clin d’œil western aux 7 mercenaires pour rendre hommage aux agriculteurs qui cultivent l’orge et le houblon qui font, avec l’eau, les matières premières de la bière) et cette année, il a poussé l’exercice encore plus loin : dans le clip de 2’37" le rappeur slamme un texte "maison" écrit librement à partir de la lecture du rapport, en déambulant dans les bureaux d’Heineken sur les murs desquels s’inscrivent quelques chiffres-clefs. Tout cela ne fut pas nécessairement simple : dans une interview donnée à Fast Company, Dickstein raconte qu’au début il insistait lui-même pour ne pas limiter la créativité du rappeur, puis qu’en voyant les premiers textes il s’est inquiété du langage utilisé !
Mais le jeu en vaut la chandelle : "nous voulons parler à d’autres publics que les ONG, les médias, les autorités et les distributeurs" affirme Dickstein, "et nous voudrions vraiment contribuer au mouvement qui essaie de rendre le développement durable désirable pour une cible plus large". Dans un premier temps, l’objectif est déjà, simplement, d’attirer l'attention des consommateurs sur la marque et de leur faire prendre conscience qu’il y a une histoire et des pratiques responsables cachés dans la bouteille de cette marque qui fait partie de leur paysage quotidien.
Une initiative qui a vu le jour sur la toile à peu près en même temps que celle de l'enseigne textile H&M qui, pour inciter ses clients à rapporter en magasins les vêtements qu'ils ne portent plus lors de la World Recycle Week (du 18 au 24 avril), a également fait appel à l'artiste anglaise M.I.A. pour un clip diffusé largement sur les réseaux sociaux en amont de l'événement.

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Aerie confirme son engagement pour une mode à l’image de la société

Aerie confirme son engagement pour une mode à l’image de la société

Dans la lignée de Jacob ou Lanvin, qui ne retouchent plus les silhouettes de leurs mannequins et ont engagé des modèles normal size pour mettre en avant leurs créations, la marque de lingerie Aerie se positionne publiquement depuis maintenant deux ans en faveur d’une mode à l’image de la société et éloignée des diktats habituellement imposés dans et par cette industrie. Déjà en 2014, cette marque appartenant à American Eagle Outfitters avait annoncé son engagement de faire la guerre au faux en abandonnant le recours à Photoshop pour ses modèles et lançait ainsi sa première campagne de pub « sans retouches ». C’est un succès : les ventes d’Aerie augmentent alors significativement, prouvant ainsi que ce discours body-positive a trouvé son public … car il parle à toutes les femmes ! Un discours qui a d’autant plus d’importance que la marque s’adresse majoritairement aux 15-25 ans. Dans le même temps, une autre marque de lingerie faisait polémique avec sa campagne sur le « corps parfait », mettant en avant des modèles aux formes longilignes et correspondant à des standards de beauté que l’on sait pourtant atteignables…
Depuis, Aerie a multiplié les actions pour bousculer les codes de la mode. La griffe a notamment lancé un guide des tailles permettant à ses client-e-s de visualiser l’apparence de soutien-gorge de diverses tailles sur des mannequins non retouchées et aux morphologies hétérogènes. Début 2015, Aerie a également noué un partenariat avec la National Eating Disorder Association (association américaine luttant contre les troubles du comportement alimentaire) pour faire la promotion de tous les types de corps dans la pub. Avec #AerieReal enfin, la marque encourage sa communauté à diffuser des portraits authentiques et sans retouches. Et tout récemment, Aerie a choisi Barbara Ferreira comme nouvelle égérie pour sa ligne de maillots de bain. "Nous avons choisi Barbie car elle n'a rien à cacher, elle est forte et belle et s'assume entièrement, c'est tout à fait le message que souhaite délivrer Aerie Real", explique à Refinery29 Jen Foyle, présidente de la marque. Et de conclure avec le nouveau slogan de la marque : « The real you is sexy ».

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20/80 : un nouveau concept de restauration qui fait des protéines des "condiments"

20/80 : un nouveau concept de restauration qui fait des protéines des \"condiments\"

A l’origine de la nouvelle marque de restauration rapide 20/80, on trouve Vanessa Chabrel, passée par le marketing de grands groupes agro-alimentaires et ex-collaboratrice du Chef Thierry Marx. Le concept de 20/80 tient dans son nom : l’objectif est de mettre les légumes au centre de l’assiette et de faire des protéines des "condiments" - en inversant le ratio habituel pour proposer 80% de légumes savoureux sous toutes leurs formes et 20% de protéines (viande ou poisson) dans ses recettes.
Pour lancer son concept sur le marché de la livraison à domicile en plein essor, et avec un budget restreint, 20/80 a choisi de faire de chacune de ses recettes gourmandes une affiche qui raconte son concept. Tout cela évidemment en faisant le pari d’une cuisine délicieuse qui veut du bien à ceux qui la dégustent - 0% Ennui 100% Plaisir.  Naturellement, l’engagement responsable est au cœur de l’offre, avec une préférence pour les fruits et légumes locavores et de saison issus d'une agriculture raisonnée, le choix du Label Rouge pour la viande et le poisson, des œufs 100% bio, des couverts qui ne sont fournis "que si nécessaire", le refus des arômes artificiels, des colorants et des OGM, moins de sel, etc.
Pour l’instant, la recette de 20/80 a convaincu les investisseurs : au-delà de l’activité déjà disponible de livraison de plats cuisinés frais et de saison midi et soir, à la maison ou au bureau (à Levallois, Neuilly, Asnières, St Ouen, Clichy, Colombes, Courbevoie, La Garenne mais aussi sur neuf arrondissements de la capitale), l’ouverture d’un magasin "vitrine"  20/80 est prévue pour mai 2016 à Levallois-Perret.  

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Fleury Michon persiste et signe : les consommateurs sont prêts à payer plus pour #MangerMieux

Fleury Michon persiste et signe : les consommateurs sont prêts à payer plus pour #MangerMieux

Les consommateurs sont-ils prêts à payer plus cher pour des produits alimentaires de meilleure qualité ? C’est ce qu’a voulu savoir Fleury Michon au moment du lancement de sa nouvelle campagne affirmant son engagement au service du #MangerMieux. L’entreprise a donc demandé à IFOP de sonder les Français… Résultat : aux antipodes de la course aux prix le plus bas dont on voudrait nous faire croire qu’elle est avant tout le fait des consommateurs, plus de trois Français sur quatre sont prêts à dépenser plus d’argent pour des produits de meilleure qualité. Une large majorité de consommateurs se dit ainsi prête à payer plus cher un produit fabriqué localement (83%), qui permet de rémunérer justement les acteurs de la filière (82%), est produit sans pesticide (81%) et sans antibiotiques pour la viande (81%), est respectueux de l'environnement (80%), est sans OGM (77%) ou encore certifié bio (67%).
Naturellement, Fleury Michon s’intéresse tout particulièrement à la viande, du fait de son activité charcutière, et 81% des Français se disent donc prêts à payer leur viande plus chère si elle est certifiée "issue d' animaux élevés sans antibiotiques ". Et quitte à faire le choix d'une viande plus chère mais meilleure, ils sont aussi 58% à se dire prêts à en manger moins souvent. Ce choix alimentaire porte un nom : le flexitarisme, mouvement qui prend de l'ampleur face aux récents scandales sanitaires, aux cas de maltraitances dénoncés dans les abattoirs et aux inquiétudes de l'Organisation Mondiale de la Santé quant à une consommation régulière de charcuterie et de viande rouge.
Sur ce même sujet de la viande, une récente étude menée par Familles Rurales avait déjà montré que les Français réclamaient plus de transparence et de traçabilité sur la viande qu'ils achètent, dans un contexte où 70% des consommateurs repèrent bien l'origine sur la viande brute mais 30% seulement sur la charcuterie et seulement 9% sur les plats préparés - alors que l'origine de la viande est le premier critère de choix pour la viande brute ou transformée (à 23%), devant le prix (qui reste cependant important à 20%). Et d’ailleurs Fleury Michon s’était engagé dans la foulée à afficher l’origine des viandes sur tous ses produits (ladite origine serait française à 70% mais affichée sur seulement un tiers des produits pour l’instant).
Autre point d'intérêt pour les sondés de l’étude IFOP : la certification sans OGM (Organisme Génétiquement Modifié) des aliments courants (céréales, pâtes, riz...), pour laquelle ils pourraient également être prêts à dépenser plus. D’ailleurs ces dépenses doivent sans doute être vues plutôt comme un investissement puisque, selon Anthony Fardet, docteur en nutrition humaine, chercheur à l'INRA, mieux manger permettrait d'allonger son espérance de vie de 10 ans.
Une très large majorité des Français (98%) se dit par ailleurs concernée par la crise des agriculteurs, puisqu'ils estiment que ces derniers ne sont pas rémunérés à leur juste valeur. Enfin, 80% des participants estiment aussi que ces sujets devraient être une priorité dans les programme des candidats aux élections présidentielles de 2017 : une bonne raison pour les candidats de tous bords de relire l’excellente tribune que Michael Pollan, éditorialiste du New-York Times et expert de l'alimentation, avait adressée au futur président des Etats-Unis Barack Obama avant son élection en 2008. A bon entendeur…. 

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Les enfants, finissez votre assiette… et mangez la cuillère !

Les enfants, finissez votre assiette… et mangez la cuillère !

Alors qu'au siècle dernier le plastique a peu à peu envahi notre quotidien, notre alimentation (assiettes, couverts, verres, gobelets, bouteilles, plateaux repas livrés - voir à ce sujet les taxes dite « pique-nique » qui se multiplient de la Corée du Sud à la Belgique… et même à la France où le sujet est régulièrement évoqué puis repoussé depuis le Grenelle Environnement)… mais aussi notre environnement et les océans. La pollution qui en résulte est telle qu'elle marque pour certains scientifiques le début d’un nouveau temps géologique, que d'autres en France vont jusqu'à appeler « Molysmocène » ("âge des déchets" en grec) ou « Poubellien » (en Français) - à partir de l'idée que les paléontologues du futur découvriront beaucoup plus de déchets (et notamment en plastique) que de restes humains fossilisés.
Dans ce contexte, les couverts en plastique jetables sont une partie importante du problème : selon certaines estimations, on en utiliserait 40 milliards d’unités aux USA en une seule année. Autant dire que les entrepreneurs de l’environnement s’intéressent de longue date au sujet, explorant des matériaux alternatifs comme le bioplastique ou le bambou. C’est ici qu’arrive Bakeys, une entreprise indienne qui propose désormais des couverts… mangeables, fabriqués à base de riz, blé et sorgho, une céréale ancienne qui présente l’intérêt de pousser dans les pays chauds et de ne pas se ramollir au contact de l’eau. Fabriquée dans l’usine d’Hyberabad en Inde, depuis 2011, la cuillère est pour l’instant proposée en trois parfums - nature, doux et épicé. "Cela a le goût d’un cracker sec, fabriqué sans matière grasse. Et cela accompagne tout type de plat, puisque le goût du plat se diffuse dans la cuillère", selon le fondateur Narayana Peesapaty interviewé par le Guardian, qui vend déjà plus de 1,5 millions par an de ces cuillères comestibles à des traiteurs indiens travaillant pour des mariages ou d’autres événements. En outre, si les cuillères ne sont pas mangées mais jetées, elles se décomposent en quelques jours seulement, sans installation de compostage spécifique comme c’est le cas pour les bioplastiques. 
Une chose est sûre en tout cas, la simplicité "low-tech" de cette innovation séduit, malgré son prix qui est pour l’instant le double d’une cuillère jetable en plastique : Peesapaty raconte qu’il reçoit désormais des emails du monde entier et sa campagne de crowdfunding sur Kickstarter, qui prévoyait de lever 20 000$, en est à plus de 250 000$, à trois jours de sa clôture. Forte de cet investissement, l’entreprise envisage désormais de fabriquer des baguettes et des fourchettes…  et son fondateur espère diviser le prix unitaire par deux en augmentant les quantités produites et en sourçant ses matières premières directement auprès des agriculteurs.  

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Barcelone devient la première ville "Veg-Friendly" au monde

Barcelone devient la première ville \"Veg-Friendly\" au monde

La décision a fait l’effet d’un séisme culturel au pays du jamon serrano : la mairie de Barcelone a voté fin mars en faveur d’une résolution visant à faire de la ville la première au monde ouvertement "Veg-Friendly". Selon les élus, cette décision exprime les valeurs de la ville en faveur de "la défense des droits des animaux, une alimentation durable et un mode de vie plus sain". Rappelons qu’en 2010, la ville de Barcelone s’était déjà distinguée en faveur des animaux en interdisant les corridas, en raison des souffrances infligées aux taureaux.
Concrètement, Barcelone mettra en place plusieurs mesures destinées à favoriser l’accès à une alimentation végétarienne et végétalienne, notamment à travers la participation officielle de la ville aux lundis sans viande (Meat-free Mondays), une campagne mondiale déjà soutenue par les villes de San Francisco ou de Gand en Belgique (qui la célèbre le jeudi). Ainsi, "toute l’alimentation servie par l’administration de la ville sera végétarienne les lundis". Par ailleurs, tous les événements organisés avec le soutien de la ville devront proposer des options végétarienne et végétalienne. Barcelone s’investira également dans la création d’un Barcelona-VegPoint, point de rencontre et d’information pour entrepreneurs, ONG, consommateurs et investisseurs, dans l’objectif de favoriser le développement de commerces vegan ou végétariens. La municipalité lancera également une application mobile pour aider les citoyens à trouver les commerces veggie en ville.  

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Vers une dés-ubérisation du transport de personnes : comment des start-ups innovantes veulent profiter des failles d'Uber (épisode 2/2)

Vers une dés-ubérisation du transport de personnes : comment des start-ups innovantes veulent profiter des failles d\'Uber (épisode 2/2)

Comme évoqué précédemment, le terme d'ubérisation en vient désormais à désigner la façon dont le moins-disant économique (baisse continue des prix pour le client) est aussi, souvent, un moins disant social… à l’autre bout de la chaîne. Pour autant, les défaillances du modèle Uber ouvrent des brèches, d'un côté et de l'autre de l'Atlantique, pour des concurrents plus éthiques et responsables.
Certains travaillent ainsi la valeur d'usage du service, et le problème sociétal auquel il répond, plus que sa valeur marchande : dans un contexte  compliqué au regard de l’interdiction d’UberPop et de la nécessaire adaptation du cadre juridique et fiscal pointée par le rapport Terrasse, Heetch se bat à Paris pour poursuivre son activité et éviter les amalgames. En effet, Heetch revendique être une solution de mobilité nocturne, entre 20h et 6h du matin, pour les jeunes (80 % des gens qui utilisent nos services ont entre 18 et 25 ans) et principalement en banlieue (2/3 des trajets). Le projet a été pensé pour répondre aux besoins des jeunes qui sortent et qui sont pris en otages entre le manque de transports en commun et les solutions professionnelles ne correspondant pas à leurs attentes, en termes de tarifs et d'ambiance. Du coup, il répond à au moins trois enjeux sociétaux : le désenclavement des banlieues, la flexibilité et la sécurité des déplacements de nuit, et la (non) conduite des jeunes en état d’ivresse. Concrètement le client a le droit de donner ce qu'il souhaite aux chauffeurs qui sont non-professionnels. Il peut très bien ne rien donner et la plupart du temps le tarif est proche d’un ticket de transport en commun (la course varie de 8 à 16 euros soit de 2 à 4 € par passager quand un ticket coûte plus de 3 € pour aller en banlieue proche). En réalité, selon Heetch, la personne transportée offre tout simplement une contribution ou une participation aux frais annuels de voiture du conducteur – lequel ne peut pas toucher plus du budget annuel moyen d'une voiture, soit 6000 euros par an. Des nuances pas évidentes à communiquer, mais qui changent tout quand même.
Pour en savoir plus, voir la récente tribune de Thomas Busuttil d'Utopies "Pour une consommation collaborative responsable et vertueuse" dans Le Monde.

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Vers une dés-ubérisation du transport de personnes : comment des start-ups innovantes veulent profiter des failles d'Uber (épisode 1/2)

Vers une dés-ubérisation du transport de personnes : comment des start-ups innovantes veulent profiter des failles d\'Uber (épisode 1/2)

Aux dernières nouvelles, Uber poursuit son développement international malgré une réputation malmenée par les conséquences éthiques et sociales de son activité : ainsi en 2015 la baisse des tarifs de 20% a certes permis de maintenir la compétitivité du service mais elle a été décidée unilatéralement par l’entreprise sans que les contributeurs puissent fixer le prix de leur bien ou service, comme c’est le cas chez Blablacar ou chez La Ruche qui dit Oui. Et le terme d’ubérisation en vient bien désormais à désigner plus que la révolution collaborative - le fait que ce moins-disant économique (baisse continue des prix pour le client) est aussi, souvent, un moins disant social… à l’autre bout de la chaîne (en l'occurrence ici pour les chauffeurs de VTC).
Mais ces défaillances ouvrent des brèches pour des concurrents plus éthiques et responsables… Et ces brèches sont d'abord du côté de la gouvernance et des pratiques sociales : ainsi à New-York, Juno (une start-up en cours de création et de test par le fondateur de Viber après la revente de cette entreprise) est engagée dans un plan visant à redistribuer 50% de son capital initial à ses chauffeurs dont la start-up entend faire de "vrais partenaires". Et qu'elle invite actuellement (en amont du lancement qui devrait avoir lieu à l'été 2016) à venir discuter autour d'un café de la façon dont ils pourraient, demain, "conduire leur vie et leur avenir". C’est d’ailleurs à la suite de sessions de dialogue avec des chauffeurs que le fondateur dit avoir pris conscience des problèmes sociaux existant chez Uber… et des opportunités de marché que cela génère !
Du coup Juno veut aller plus loin en ne prenant que 10% de commission sur les courses réalisées par son intermédiaire (contre 20 à 25% pour Uber, qui envisagerait par ailleurs d’augmenter ce pourcentage), en autorisant les pourboires (qui ne sont pas prévus par l’application Uber) et en permettant aux chauffeurs d’être soit sous-traitants soit salariés s’ils le préfèrent. 
Pour en savoir plus, voir la récente tribune de Thomas Busuttil d'Utopies "Pour une consommation collaborative responsable et vertueuse" dans Le Monde.

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Sony fait financer le développement rapide des idées innovantes de ses salariés par ses clients

Sony fait financer le développement rapide des idées innovantes de ses salariés par ses clients

Sony a lancé en juin 2015 une plateforme de crowdfunding, appelée First Flight. Celle-ci ressemble à un site de financement participatif comme un autre à la différence près que dans ce cas bien précis, Sony met seulement en avant des projets proposés par ses employés. Cette initiative s’inscrit dans une volonté d’encourager l’intrapreneuriat au sein de l’entreprise et de nourrir l’innovation, en laissant libre court aux idées des employés. First Flight permettra ainsi aux financeurs d’acquérir les nouveaux appareils ou produits développés par les employés de Sony eux-mêmes. La plateforme d’abord ouverte au Japon a pour le moment abouti au lancement sur le marché local de trois produits innovants :  la Wena Watch, une montre chronographe d’apparence classique (Wena signifierait "Wear Electronics Naturally", autrement dit "portez de l’électronique sans en avoir l’air") qui fait aussi porte-monnaie électronique, signale les notifications (emails, SMS, etc.) en vibrant et suit l’activité physique de celui qui la porte (lancée en août 2015) ;  la FES Watch, une montre en e-papier (technique d’affichage sur support souple) élégante et minimaliste qui s’adapte aux mouvements du poignet (lancée en novembre dernier) ; et le Huis remote controller, une télécommande universelle très sobre et élégante – qui peut commander n’importe quel appareil de la TV aux éclairages ou à l’air conditionné dans la maison de manière personnalisée pour le logement considéré (lancée en février 2016). Rien ne dit aujourd’hui si ces produits seront un jour lancés hors du Japon, mais cette approche nouvelle de l’innovation hybride entre interne et externe est à porter au crédit de la marque japonaise.

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Häagen-Dazs s'allie à de petits pâtissiers ou chocolatiers américains pour créer une gamme aux saveurs rétro-artisanales

Häagen-Dazs s\'allie à de petits pâtissiers ou chocolatiers américains pour créer une gamme aux saveurs rétro-artisanales

Décidément l’alimentation industrielle n’a plus la cote. Du coup les marques rivalisent de créativité pour faire du moderne à l’ancienne, du global à la couleur locale, et de l’industriel qui n’en a pas l’air. Puisant son inspiration dans ses racines artisanales, Häagen-Dazs a ainsi lancé sur le marché américain courant 2015 une ligne aux saveurs surprenantes baptisée "Artisan Collection". Pour créer cette gamme en édition limitée, la marque a demandé à six artisans américains de développer ces parfums de crème glacée baptisés Tres Leches Brigadeiro (développé par Paula Barbosa à NYC), Banana Rum Jam (développé par The Jam Stand, une jeune entreprise artisanale de confitures haut-de-gamme située à Brooklyn), Chocolate Caramelized Oat (imaginé par Claire Keane de Clairesquares in San Francisco, qui fabrique des bonbons irlandais), Spiced Pecan Turtle (conçu par Christopher Elbow Artisanal Chocolat qui opère à Kansas City), Ginger Molasses Cookie (élaboré par Anna Gordon de la pâtisserie artisanale The Good Batch à Brooklyn) ou enfin Applewood Smoked Caramel Almond (créé par Cruz Caudillo de Praline Patisserie à San Diego). La marque Häagen-Dazs, qui appartient désormais au groupe Nestlé, dit vouloir ainsi renouer avec l’esprit de qualité artisanale qui animait son fondateur Reuben Mattus en 1960.

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Le pari audacieux de Chipotle sur l’honnêteté plutôt que sur la perfection

Le pari audacieux de Chipotle sur l’honnêteté plutôt que sur la perfection

Depuis mi-novembre dernier, les carnitas sont de retour après plusieurs mois d’absence dans un tiers des restaurants américains de Chipotle… L’enseigne, réputée pour son engagement en faveur des circuits courts et de l’alimentation durable (résumé dans son slogan "Food with integrity"), a connu une crise intéressante en ce qu’elle a mis à l’épreuve tout à la fois la robustesse de ses valeurs et la résilience de son modèle. Début 2015, suite à un audit chez son principal producteur de porcs révélant une non-conformité majeure au regard de sa politique relative au bien-être animal, Chipotle a dû en effet prendre la décision difficile de suspendre les achats chez ce fournisseur, ce qui l’obligeait aussi à arrêter la vente d’un de ses produits-phares, le carnitas (un sandwich de type burrito à base de porc braisé épicé), représentant un dixième de ses ventes environ.  Il lui a ensuite fallu plusieurs mois pour trouver (en Angleterre) un nouveau fournisseur, l’ancien refusant de se conformer aux exigences de l’enseigne - qui demande un élevage des porcs sur paille, avec accès au plein air et sans antibiotiques, ce qui est aux antipodes de la pratique dominante de l’élevage intensif et confiné des porcs aux Etats-Unis. Pendant cette période, l’enseigne a expliqué la situation et le choix qu'elle avait dû faire au nom de ses valeurs, dans ses restaurants comme sur son site Internet où elle montre notamment par des photos très explicites la différence entre les porcs élevés selon ses standards et les pratiques de l’élevage conventionnel. Aujourd’hui, les chiffres parlent : grâce à cette communication proactive, non seulement Chipotle n’a pas perdu de clients mais son cours de bourse n’a pas bougé sous l’effet de cette nouvelle qui aurait pu contrarier son développement … et ses ventes de carnitas sont revenues au niveau où elles étaient avant la crise. Tout est bien qui finit bien, même si Joshua Brau, directeur de la démarche "Food with Integrity", confesse avec humilité qu'il ne sait pas si l'enseigne aurait pu avoir la même démarche si le produit avait représenté un tiers de ses ventes, plutôt que dix pourcent. "Mais nous aurions sans doute trouvé une autre solution, sans transiger avec nos valeurs..." ajoute-t-il.

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Sources : la restauration rapide 100% locavore en Ile-de-France

Sources : la restauration rapide 100% locavore en Ile-de-France

Et si une enseigne de restauration rapide était en mesure de vous dire exactement d’où vient chaque produit composant votre plat, votre soupe, votre sandwich ou votre salade? Et si elle poussait le sens du détail jusqu’à vous donner le nom du producteur et mentionner la distance exacte séparant le lieu de production (atelier de fabrication, élevage, verger, etc.) de l’endroit même où vous dégustez tranquillement votre plat ? Cette enseigne de restauration existe désormais à Paris, avec deux adresses différentes et un service de livraison : c’est Sources, un restaurant dont les fondateurs, Lionel et Nathalie, un couple de parents qui s’interrogent depuis des années sur la qualité de leur alimentation et de celle de leurs enfants, se sont fixés quelques objectifs à la fois simples et ambitieux - donner du sens à leur cuisine avec des produits frais et "sourcés" au plus près et au plus juste ; donner du plaisir à leurs clients avec des plats faits maison, des recettes inventives créées par un vrai chef qui a usé ses fonds de casseroles au côté des plus grands. Le résultat est un menu aux racines méditerranéennes de l’Espagne, de l’Italie, mais aussi du Liban, d’Israël et du Maghreb… avec des ingrédients principalement issus d’Ile-de-France.
Il restait à trouver les producteurs, ce qui fut fait : des champignons de Bruno Calegari aux pommes du Domaine Pomamour de l’arboriculteur Bernard Guicheteau en passant par les assemblages du torréfacteur L’Arbre à Café, chaque produit est récolté ou confectionné à moins de 100km des cuisines de Sources. Un circuit court et une transparence sur la provenance des produits affichés en restaurants et sur le site internet, où recueillir toutes les informations sur les producteurs. A terme, le projet jusqu’au-boutiste de Nathalie et Lionel est de développer leur propre potager Sources, tout en agrandissant le réseau des producteurs locaux autour de Paris… et naturellement en reproduisant ce schéma dans d’autres villes de France. Car ce petit ruisseau ambitionne de devenir une grande rivière répandant le locavorisme aux quatre coins de l’hexagone... 

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Un MOOC pour consommer responsable !

Un MOOC pour consommer responsable !

Vecteurs de transition, l’évolution de nos modes de consommation est essentiel à un mode de développement plus durable. L’objectif du MOOC (massive online open courses) « consommer responsable », développé sur la plateforme France Université Numérique (FUN) du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, est d’aider à comprendre le lien entre nos habitudes de consommation au quotidien et leurs impacts environnementaux et sociaux. Il montre la nécessité de repenser nos modèles pour un développement durable et donne les cartes pour repenser nos pratiques d’achat afin de faire des choix éclairés et significatifs. La formation est construite sur une progression en six semaines et demande un investissement d’environ 2h30 hebdomadaires. Chaque semaine, un thème est traité par des vidéos scénarisées et des témoignages pour donner un panorama simple et ludique des enjeux. Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, des ressources supplémentaires sont également proposées. 6 chapitres composent le programme : notamment, la question de l’appréciation délicate de la dégradation de l’environnement ; la prise de conscience que les produits que nous consommons sont à la fois source de dégradations mais aussi de solutions ; et surtout, l’identification des sources d’informations valorisant des pratiques respectueuses pour une consommation responsable. Ce MOOC sera évalué au travers de quizz portant sur les vidéos et la réussite à chacun d’eux permettra à l’apprenant de recevoir une attestation de suivi. Plus de quarante experts issus de différents pays et de champs disciplinaires variés (écologie, développement durable, histoire, droit, ingénierie, gestion…), des enseignants-chercheurs d’universités et des acteurs du monde professionnel apportent des éclairages variés dans une approche transversale. Nul prérequis exigé, ce cours s'adresse à toute personne qui cherche à mettre en œuvre des actions en matière de développement durable : professionnels, enseignants, étudiants et plus globalement, tout citoyen de la planète !

Save the date et inscrivez-vous dès maintenant à la prochaine session du cours « Consommer responsable » le 29 mars 2016 ! Plus d’informations ici.

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La Fabrique Spinoza lance l’indicateur trimestriel de bonheur des Français

La Fabrique Spinoza lance l’indicateur trimestriel de bonheur des Français

Croissance, courbe du chômage, PIB… L’état d'un pays ne se mesure-t-il qu’à l’aune de ce que ses citoyens produisent ? Ces critères sont-ils suffisants pour prendre le pouls de notre société ? Qu’en est-il de la question des citoyens et de leur bonheur ? Pour La Fabrique Spinoza, think-tank du bonheur citoyen, la croissance ou la stagnation du PIB ne sont pas nécessairement synonymes de progrès ou de recul. Pourtant, sur quels critères mesurer le bonheur ? Comment prendre en compte des indicateurs qualitatifs et subjectifs pour aborder une dimension non saisie par les indicateurs actuels à prédominance objective ? Pionnier dans ce domaine, le royaume himalayen du Bhoutan donne la priorité au bien-être sur la croissance économique avec la mesure du Bonheur National Brut (BNB) basé sur les valeurs spirituelles du bouddhisme. Le BNB évalue la richesse du pays en termes de développement économique responsable et durable, en prenant aussi en compte des critères tels que la conservation et la promotion de la culture et de l’environnement tout comme la bonne gouvernance. Outre-Manche, la New Economics Foundation (NEF), think-thank britannique, a crée en 2006 le Happy Planet Index (HPI) à partir de trois indicateurs : l’empreinte écologique, l’espérance de vie et le degré de bien-être des populations.
Avec l’Indicateur Trimestriel du Bonheur des Français (ITBF), La Fabrique Spinoza porte le projet inédit d’un outil de mesure subjectif, solide et innovant qui vise à décortiquer les clés du bonheur et le replacer au cœur du débat public. Fondé avec l'Institut Think, la méthodologie mesure plus de 45 critères subjectifs sur un panel représentatif de plus de 1 000 Français. Trois dimensions bâtissent l'ITBF : la perception de l’Homme dans son environnement, le fonctionnement de l'individu et le bonheur exprimé (les émotions, la satisfaction et les notions de sens, de valeur et d’épanouissement). Tant en termes de santé, de lieux de vie, que sur les critères du lien social, l’optimisme et la connaissance de soi, il tend à donner une vision complexe de la société française en 48 questions. L’indicateur citoyen est indépendant par son mode de financement participatif sur Bulb in Town et vise à s’inscrire dans la durée avec une actualisation récurrente. La parution des premiers résultats est ainsi prévue le 29 avril 2016, en même temps que la publication des chiffres de la croissance du PIB du premier trimestre de l’INSEE.

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site de La Fabrique Spinoza.

Et pour positiver les modes de consommation durables et responsables, qui participent à notre bien-être, consultez notre étude « La Vie Happy – changer les comportements pour changer le monde ». Elaborée avec l’ADEME, l’ILEC-Prodimarques et IKEA, elle invite à cultiver l’optimisme sur les questions sociales, environnementales afin de rendre désirables les modes de vie durables, de créer une société meilleure pour vivre mieux grâce à des aspirations concrètes et positives.

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Target met le paquet sur la consommation responsable avec Made to Matter

Target met le paquet sur la consommation responsable avec Made to Matter

Curateur, catalyseur, sélectionneur, promoteur : l’enseigne américaine Target a créé en 2014 la gamme Made to Matter pour promouvoir la consommation responsable, à partir de partenariats solides construits avec des marques engagées sur le fait de rendre accessibles à tous des produits naturels, biologiques, sains et durables. L’objectif est en effet de valoriser avec cette gamme plus d'une centaine de nouveaux produits alimentaires, ménagers ou d’hygiène-beauté : la première année la collection Made to Matter comprenait 120 produits exclusifs de 16 marques, parmi lesquelles Method, Seventh Generation, Clif Bar, Ben & Jerry’s, Burt’s Bees, etc. Dans sa seconde année, avec 31 marques et plus de 200 produits, Made to Matter a connu un succès commercial particulièrement remarquable, puisque non seulement Target a atteint son objectif de 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires, mais en plus les marques sélectionnées dans le projet ont connu une croissance de 30%, soit une fois et demi leur taux de croissance moyen dans d’autres points de vente.  Boosté par ce succès, Target s’est payé le luxe, pour la troisième année, de revoir à la hausse les critères de sélection pour cette gamme : emballages et déchets réduits, écologie industrielle, produits sans composants chimiques toxiques, produits conçus pour les régimes alimentaires spéciaux, produits à teneur réduite en sucres… Malgré cela, le succès commercial est au rendez-vous : selon Jeff Jones, directeur du marketing de l’enseigne, les clients adorent la gamme car elle leur permet de découvrir de nouveaux produits meilleurs pour leur santé comme pour celle de la planète ; du coup l’enseigne veut passer du rôle de curateur au rôle de catalyseur, en poussant les marques à innover encore davantage dans le bon sens !

La gamme 2016 comprend les produits des marques citées précédemment, mais aussi de Honest Company (la marque de produits responsables pour bébé créée par l’actrice Jessica Alba),  de la marque de produits d’hygiène Tom’s of Maine, des marques de produits pour bébé bio Ella’s kitchen et Happy Family (achetée en 2013 par le groupe Danone), ou encore de Ripple (la marque de laits végétaux créée par Adam Lowry, co-fondateur de Method) et de Suja (une marque de jus sains et bio pressés à froid). Bien que ne pesant pas encore lourd dans les ventes globales de Target (73 milliards de dollars), Made to Matter fait partie pour Target des initiatives stratégiques, puisqu’elle fait partie des quatre domaines d’excellence prioritaires de l’enseigne identifiés par le nouveau PDG Brian Cornell. Les produits mieux-disants pour la santé ou la planète, avec les produits pour la maison et les produits pour enfants ou bébé, ont vu leurs ventes croître trois fois plus vite que le reste des ventes au dernier trimestre. Et l’initiative est de toute façon en ligne avec d’autres actions favorables au mieux-être comme l’amélioration des produits frais ou le partenariat avec l’activité fitness qui monte aux Etats-Unis, SoulCycle (du vélo en salle). "Tout cela aide à développer notre engagement sur le mieux-être" souligne Jeff Jones. Un thème d'engagement essentiel aujourd’hui pour les enseignes qui gagnent, de CVS Health à WalMart.

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Le guide des labels de la consommation responsable 2009-2010 La consommation de A à Z. Santé,  loisirs,  environnement,  budget…, Tout ce que vous devez savoir pour bien consommer