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Quand les marques s’engagent pour la visibilité des LGBT+

Quand les marques s’engagent pour la visibilité des LGBT+

Les publicités nous représentent-elles vraiment ? Au-delà des mannequins bien loin des réalités morphologiques moyennes, qu’en est-il de la représentation des différentes orientations sexuelles ? Selon un sondage réalisé par Google en mai 2017 (en savoir plus ici) auprès d’individus reconnaissant leur appartenance aux LGBT+ dans le monde, presque personne n’avait le sentiment d’être reconnue par les marques et d’être représentée dans leurs publicités. Aucune marque n’a donc su marquer les esprits par son engagement en faveur de la visibilité des LGBT+.
Pourtant, cela pourrait bien changer. A l’occasion du mois international de la cause LGBT+ en juin, de nombreuses marques ont ouvertement pris position sur ce sujet de société. La marque Evian, du groupe Danone, a par exemple inscrit sa collection de bouteilles « Prestige » dans cette démarche. Les étiquettes des cinq bouteilles de cette série illustrée par Tiphany Cooper ont été agrémentées de dessins de monuments parisiens et de personnages. Parmi les dessins d’un homme à vélo près de la Tour Eiffel ou d’une femme et son chien devant la cathédrale Notre-Dame, se trouve celui d’un couple homosexuel sur la place de la Bastille.

AirBnB a également choisi de prendre la parole sur le sujet. L’entreprise a lancé courant 2017 une campagne intitulée « Until we all belong », en faveur de la légalisation du mariage homosexuel en Australie. Son symbole, une alliance brisée, représente le chemin à parcourir avant que chacun ait le droit au mariage, peu importe son orientation sexuelle. Le site de la campagne propose aux internautes de personnaliser un message de soutien illustré de cette symbolique « Acceptance Ring », à partager sur les réseaux sociaux. Depuis, le mariage entre personne de même sexe a été légalisé dans ce pays.
En Europe du Nord, Swedish Railways et Elkjøp (marque d’électronique norvégienne) ont tenté elles aussi d’œuvrer pour la visibilité des LGBT+ en mettant en avant des personnes transgenres dans leur communication.

Certaines marques ont ainsi pris conscience qu’elles disposent, par leur communication externe, d’un outil efficace de responsabilité sociale pouvant contribuer à améliorer la diversité des représentations socio-culturelles.

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« Camif EDITION » : du mobilier co-créé, innovant et éco-responsable

 « Camif EDITION » : du mobilier co-créé, innovant et éco-responsable

Déjà très engagée dans la fabrication locale et de qualité de meubles et de décoration, la Camif, distributeur de mobilier durable, a lancé début juillet la « Camif EDITION », sa propre marque. Eco-responsable et co-construite, elle est le fruit de son Tour du Made in France 2018 (en savoir plus ici sur le parcours de cette année). Le principe : proposer à des consommateurs de visiter ses usines et ateliers de design engagés et de participer à des événements participatifs entre citoyens, designers, fabricants et experts de la filière du mobilier, dans les quatre coins de la France. De cette collaboration sont nés les produits de la marque Camif EDITION, co-créés, innovants et éco-conçus. La marque propose du mobilier local - de l’origine des matières premières aux étapes de transformation et fabrication - et aux faibles impacts négatifs sur la santé du consommateur et sur l’environnement.
    C’est le cas, par exemple, de l’étagère intitulée « Hugues et Philippe », une étagère en hêtre français et métal recyclé d’Europe. Épurée, modulable, sans clou ni vis, elle est également engagée socialement. En effet, elle est fabriquée chez l’ADEPEI 79, un ESAT (Établissement de Services et d’Aide par le Travail) des Deux Sèvres, par des personnes en situation de handicap mental et/ou social. Une solution innovante et engagée pour une maison éco-responsable, bien que toutefois accessible seulement aux grands budgets (l’étagère « Hugues et Philippe » est actuellement vendue au prix de 1 859€). Mais Camif EDITION propose également de la literie à prix plus petits, en coton biologique, fabriquée en France.

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La première carte American Express qui réduit les déchets plastique dans les océans

La première carte American Express qui réduit les déchets plastique dans les océans

    Chaque année, 8 millions de tonnes de déchets, principalement plastique, finissent leur course dans les océans et les mers. Non seulement 100 000 animaux marins en meurent chaque année, mais c’est également l’ensemble de la chaine alimentaire, du plancton jusqu’aux humains, qui se voit impacté par les micro-plastiques, lorsque ces déchets se désagrègent en mer.
De plus en plus d’initiatives voient donc le jour pour pallier cette présence destructrice des plastiques dans les milieux marins. Ainsi, American Express a annoncé le lancement de sa nouvelle carte bancaire principalement fabriquée à partir de matières plastique collectées sur des plages. Ce programme a pour but à la fois de participer à la réduction de la présence de plastique sur les littoraux et surtout de sensibiliser ses membres, partenaires d’affaires et collaborateurs. American Express s’est associé à l’ONG Parley For The Oceans, qui, depuis 2012, participe à la conservation des océans et collabore avec des artistes, comme Julian Schnabel ou Ed Ruscha, et des marques telles que Adidas.
    American Express va plus loin, en s’engageant à participer à la réduction à la source des déchets plastique. Il s’agira par exemple de réduire l’utilisation des plastiques à usage unique dans ses procédés, de diminuer le recours au plastique vierge dans la fabrication de ses cartes ou encore d’obtenir une certification zéro-déchet pour son siège new-yorkais d’ici 2025. L’entreprise souhaite ainsi incarner la démarche AIR de Parley (Avoid, Intercept, Redesign, c’est-à-dire Éviter, Intercepter et Reconcevoir).

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L’ONG Bloom mobilise contre la pêche électrique, destructrice des milieux marins

L’ONG Bloom mobilise contre la pêche électrique, destructrice des milieux marins

La pêche électrique est au cœur de l’actualité européenne depuis quelques mois. Interdite au sein de l’Union Européenne depuis le vote de son interdiction en janvier 2018 par le Parlement Européen, cette dernière n’a pas été mise en place dans les États membres. De nombreuses dérogations accordées en 2007 à « titre expérimental » restent donc encore en vigueur et utilisées. Pourtant, cette technique de pêche, certes efficace en termes de productivité, est loin d’être innocente sur les milieux marins locaux. Équipés d’électrodes trainées sur les fonds marins, ces filets envoient des courants électriques permettant de paralyser et donc mieux pêcher certains poissons, comme les soles, mais pas seulement. Et c’est là que le bât blesse. Ces courants électriques touchent également de nombreuses autres espèces, comme les crevettes, les couteaux, les crabes ou les étoiles de mers, qui une fois pêchés, seront rejetés en mer, souvent trop tardivement pour pouvoir survivre. Cette technique de pêche électrique détruit également les œufs de poissons et atteint les juvéniles, menaçant ainsi la survie de certaines populations piscicoles locales.
L’ONG Bloom, internationalement reconnue pour ses actions dans la protection des milieux marins, a ainsi fait de la pêche électrique un de ses chevaux de bataille. L’association a publié en ligne une bande dessinée humoristique - mais pas moins impactante - sur les effets délétères de cette technique de pêche. Sa campagne vise à informer les citoyens européens des faits et enjeux liées à cette problématique et ainsi de leur permettre d’interpeller le gouvernement. Signée Capucine Dupuy et Terreur Graphique, cette BD informative et amusante explique avec humour et couleurs les effets de cette pêche, ses actualités politiques et la façon dont le lecteur peut agir à son échelle. En effet, pour aller plus loin, l’ONG propose en quelques secondes d’interpeller le gouvernement grâce aux réseaux sociaux. Bloom n’en est pas à son coup d’essai et avait déjà alerté en 2013 sur les dangers du chalutage en eaux profondes avec une BD de Pénélope Bagieu qui avait rencontré un succès inespéré. 5 ans après, gageons que l’ONG récidive !

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Skavenji, l’appareil qui vous permet de produire votre propre énergie verte en appartement

Skavenji, l’appareil qui vous permet de produire votre propre énergie verte en appartement

De plus en plus de fournisseurs d’électricité proposent une énergie d’origines renouvelables, tels que Enercoop, Planète Oui, ekWateur, etc. (en savoir plus en cliquant ici). Mais pourquoi ne pas aller encore plus loin, en produisant votre propre énergie verte chez vous ? Une utopie en passe de devenir possible grâce à Skavenji, une invention française permettant désormais de produire son énergie verte et locale, même en appartement. Branchez cet appareil design en bois à un petit panneau solaire, une éolienne de balcon ou même un vélo d’appartement, il vous fournira l’énergie nécessaire au rechargement de votre téléphone et de votre ordinateur ou à l’utilisation votre petit électroménager (en savoir davantage dans cette vidéo).
L’éco-conception de cet appareil est ambitieuse, puisqu’il est produit en France à partir de matériaux recyclés ou réutilisés. Le modèle est démontable et partagé en Open Source, ce qui le rend facilement réparable ou modifiable. De même, une plateforme communautaire permettra à terme de partager ou profiter notamment de tutoriels de fabrication d’hydroliennes ou éoliennes réalisées à partir de batteries de récup’ ! L’appareil est actuellement en pré-vente au prix de 395€. Un petit investissement rentabilisé, pour une énergie durable, locale et économique depuis son propre balcon.

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Le premier hamburger qui combat le changement climatique

Le premier hamburger qui combat le changement climatique

Forte émettrice de méthane et de protoxyde d’azote – ayant respectivement un pouvoir de réchauffement 25 fois et 300 fois supérieur à celui du CO2 - la viande bovine est responsable de presque 10% de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. L’addition est donc salée pour les 910 millions de hamburgers consommés annuellement en France.
La chaine de fast food suédoise Max Burger a pourtant trouvé la solution : proposer des hamburgers à impact carbone positif, grâce à un système de réduction des émissions à la source et de compensation. Ainsi, 110% des émissions de carbone d’un hamburger Max sera absorbé par des plantations d’arbres. Ce hamburger innovant à impact carbone positif sera lancé mi-juin dans 130 restaurants de la marque en Europe du Nord et Moyen-Orient.

Et qu’en est-il de la consommation de 15 500 litres d’eau et de 7 à 10kg de céréales nécessaire à la production d’un simple kilo de viande bovine ? Là aussi, la chaine suédoise a la réponse : troquer le steak de bœuf pour un steak de viande blanche. Avec 4 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande de volailles, l’empreinte eau de cette option est bien moins néfaste. La marque approfondit encore davantage la réduction à la source de ses impacts environnementaux en proposant des galettes sans viande dans ses hamburgers. En effet, un kilo de protéines végétales comme des lentilles ne nécessite que 50 litres d’eau. L’objectif de la marque : servir uniquement des plats sans viande rouge parmi les plats secondaires de son menu, d’ici 2022. Max Burger s’est donc soumis, avec succès, à l’honorable exercice de réduire et compenser les impacts environnementaux dramatiques de la fast food.

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Harrys : la plus grande boulangerie industrielle de France s’engage pour un blé responsable

Harrys : la plus grande boulangerie industrielle de France s’engage pour un blé responsable

Miloud Benaouda, Président de Barilla Europe de l’Ouest, a annoncé le 17 mai dernier l’approfondissement de l’engagement social et environnemental de sa marque de pains Harrys. Avec presque 145 000 tonnes chaque année, Harrys se trouve dans le top 3 des plus grands acheteurs de blé en France. Les engagements d’un acteur d’une telle ampleur représentent donc un enjeu majeur pour les céréaliers du pays.

La plus grande boulangerie industrielle de France s’était déjà démarquée il y a quelques années en s’engageant à acheter uniquement du blé cultivé en France et à ne plus avoir recours ni à l’huile de palme, ni aux œufs de poules élevées en cage – notons tout de même que les œufs utilisés actuellement par Harrys dans ses brioches ne sont pas issus de poules élevées en plein air.

Aujourd’hui, la marque va plus loin, en annonçant la mise en place d’une charte responsable pour son blé. Co-construit par l’ensemble des acteurs de sa filière – agriculteurs, meuniers, coopératives et agronomes notamment -, ce cahier des charges offre une rémunération plus élevée aux agriculteurs, sur la base de contrats pluriannuels leur apportant une certaine garantie de revenus. La nouvelle filière blé de la marque italienne a également été annoncée comme plus respectueuse de l’environnement. Aujourd’hui, ce sont déjà 200 agriculteurs qui se sont engagés dans cette démarche auprès de Harrys. Sa charte responsable s’étendra par la suite à l’ensemble de sa filière blé jusqu’en 2021.

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« Manger vers le futur », la BD numérique qui pense l’alimentation durable de demain

« Manger vers le futur », la BD numérique qui pense l’alimentation durable de demain

Quatre jeunes personnages et une question : à quoi ressemblera l’alimentation durable de demain ? « Manger vers le futur » est une bande dessinée en ligne diffusée sur Instagram par la Chaire ANCA, chaire partenariale de l’école AgroParisTech. Sous forme de petites vignettes colorées, illustrées par Madd et publiées quotidiennement tout au long du mois de juin, cette BD scénarise l’évolution possible des pratiques et des représentations alimentaires, entre 2018 et 2050. Elle interroge les impacts environnementaux négatifs de la consommation de viande, informe sur l’équilibre entre protéines animales et végétales, présente différents types de régimes alimentaires durables et scénarise les influences des évolutions environnementales et sociétales sur notre alimentation.
Ana, Raman, Edgar et Inès, les quatre protagonistes de ces tribulations alimentaires, se rassemblent à chaque épisode autour de leurs retrouvailles annuelles. Année après année, le lecteur va être emporté dans les évolutions sociétales d’un monde en mouvement. Il lui est aussi possible d’aller plus loin en consultant des décryptages sur le site Manger vers le Futur. Sur un fond d’histoires légères et ludiques, « Manger vers le futur » propose une véritable réflexion sur la nécessité de repenser nos comportements alimentaires aujourd’hui et demain.

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Des cantines scolaires s’engagent pour des repas sans viande

Des cantines scolaires s’engagent pour des repas sans viande

Diviser par deux notre consommation de viande pour lutter contre un certain nombre de risques de santé publique et limiter l’impact de notre alimentation sur l’environnement, c’est ce que conseille Terra Nova, think tank indépendant, dans son rapport publié le 23 novembre 2017. Des recommandations sanitaires et environnementales fortes, qui s’inscrivent dans les pas de celles de grandes institutions comme l’Organisation Mondiale de la Santé ou l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Notre consommation de viande se répercute également sur l’environnement, puisque sa production émet plus de gaz à effet de serre que les transports. Sans compter que, selon la FAO, 70% des surfaces cultivées dans le monde sont dédiées uniquement à l’alimentation des bétails.
Malgré ces éléments alarmants, la proposition de loi de Nicolas Hulot d’introduire un repas sans viande une fois par semaine dans les cantines scolaires a été rejetée à l’Assemblée Nationale le 27 mai dernier. Selon Greenpeace, près de 70% des élèves français se verraient servir un repas à base de viande ou de poisson tous les jours à la cantine. Seulement 10% auraient accès à un repas végétarien au moins une fois par semaine.
Mais la bonne nouvelle est qu’un nombre croissant de cantines scolaires décident de manière volontaire de proposer des repas végétariens. Ainsi, Lille, Limoges ou Grenoble servent des repas végétariens au moins une fois par semaine. Pessac, Bruges ou Blanquefort, dans la métropole de Bordeaux, offrent la possibilité aux parents de choisir une option sans viande pour l’ensemble des repas de leurs enfants. Bois-Colombes ou Issy-les-Moulineaux, en région parisienne, ont opté pour un repas non carné une à deux fois par mois. La Ville de Paris s’est également fixé l’objectif de proposer d’ici 2020 un repas végétarien par semaine dans les écoles de la municipalité.

Ces repas, élaborés par des diététiciens, ne coûtent pas plus cher, au contraire. A Grenoble, les repas non carnés, moins coûteux à produire, permettent de faire appel à des produits de meilleure qualité, en partie biologiques et locaux. Une équation doublement gagnante, pour des enjeux à la fois environnementaux et sanitaires.

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Nutri-Score, l’étiquetage nutritionnel qui va vous aider à mieux manger ?

Nutri-Score, l’étiquetage nutritionnel qui va vous aider à mieux manger ?

Grande vedette de l’actualité de l’agro-alimentaire, le « Nutri-Score » est un système de notation des apports nutritionnels des produits alimentaires vendus en grandes surfaces. Il a été conçu par l’agence Santé Publique France et soumis au vote de l’Assemblée Nationale en mai. Il attribue à un produit une note allant de A (bonne qualité nutritionnelle) à D (mauvaise qualité nutritionnelle), en fonction de sa teneur en gras, sucre et sel, de son niveau calorique, ainsi que de certains apports nutritionnels bénéfiques pour la santé (protéines et fibres). Seuls les produits transformés et disponibles en grandes surfaces peuvent être concernés par cette notation. L’objectif est de guider le consommateur vers une alimentation moins néfaste pour la santé, en rendant les informations nutritionnelles compréhensibles et accessibles à tous. Ce noble objectif est particulièrement essentiel dans un contexte où 14,5% de la population française est obèse (en 2012), contre seulement 8,5% en 1997 (source : Roche).
Notons toutefois que ce système de notation présente quelques limites, puisque certains critères d’impacts négatifs sur la santé du consommateur n’y sont pas intégrés, comme la présence d’additifs ou encore le caractère biologique du produit. Cette myopie partielle conduit ainsi à des résultats parfois trompeurs. Ainsi, alors qu’un pain blanc à sandwich Auchan non biologique et contenant de nombreux additifs obtient le score B, un pain de mie biologique Auchan sans additifs décroche, lui, un faible C.
Après avoir rencontré une très forte opposition de la part de grands groupes agro-alimentaires, le caractère obligatoire du Nutri-Score a finalement été rejeté par l’Assemblée Nationale le 27 mai dernier.
Le Nutri-Score reste certes mis en place dans les quelques enseignes volontaires, comme Auchan le fait depuis fin 2017 sur 4 500 produits de sa marque distributeur vendus en ligne. D’autres distributeurs, comme Intermarché ou Leclerc Drive, et des marques agro-alimentaires telles que Bonduelle ou Weight Watchers, se sont engagés à adopter cet étiquetage. En attendant, malgré ses défauts, le Nutri-Score reste actuellement la meilleure solution pour aiguiller le consommateur.
Pour les consommateurs qui souhaitent aller plus loin, il existe des outils comme Yuka, une application smartphone qui note la valeur nutritionnelle de produits alimentaires, en y ajoutant, cette fois, des critères relatifs au caractère biologique et à la présence d’additifs dangereux.
Crédit photo : S. Toubon

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La Ville de Paris recherche ses lauréats de l’événementiel parisien éco-responsable

La Ville de Paris recherche ses lauréats de l’événementiel parisien éco-responsable

Chaque année depuis 2013, la Ville de Paris, via son réseau des Acteurs du Paris Durable, organise l’appel à candidatures pour la « Promotion des Acteurs du Paris durable », visant à mettre en valeur 10 acteurs du territoire parisien engagés dans la lutte contre le changement climatique. Exceptionnellement, l’édition de cette année se consacrera exclusivement au domaine de l’événementiel. Ces « Trophées des événements parisiens éco-responsables » s’inscrivent dans le cadre de la  « Charte des événements éco-responsables à Paris » lancée en 2016 par la Ville qui incite les concepteurs et organisateurs d’événements à mettre en place des pratiques pour limiter leurs impacts sur l’environnement et le climat.
Ainsi, du 4 juin au 2 juillet, tous les organisateurs d’événements éco-responsables parisiens sont invités à déposer leur candidature sur le site, à condition de respecter quatre critères essentiels : l’événement devra comporter des actions éco-responsables (restauration durable, utilisation d’énergies renouvelables, tri et revalorisation des déchets, utilisation de produits et installations réutilisables et recyclables…), se dérouler dans Paris (incluant le bois de Boulogne et de Vincennes), être ouvert au public peu importe sa gratuité ou non et avoir eu lieu dans les douze mois précédant la phase de candidature.
Mi septembre, un jury composé pour l’occasion étudiera et départagera les projets afin de sélectionner jusqu’à 5 lauréats. En clôture de cette distinction, une soirée ouverte au grand public sera organisée à la Gaîté Lyrique, avec présentation des projets et remise de diplôme.

Envie d’organiser un événement éco-responsable ? Cliquez ici pour obtenir le guide de la Mairie de Paris.

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Plastic attack (épisode 3) : le Royaume-Uni ne veut plus d’emballages plastiques

Plastic attack (épisode 3) : le Royaume-Uni ne veut plus d’emballages plastiques

Depuis maintenant plus de 3 ans, le Royaume-Uni poursuit sa guerre sans merci face aux déchets plastiques non recyclables, véritables fléaux pour l’écosystème. Face aux 8,5 milliards de cotons-tiges et pailles en plastiques qui seraient jetés chaque année au Royaume-Uni, le gouvernement débat actuellement d’une possible interdiction totale de ces produits. En parallèle, afin de surpasser le score de 43% des bouteilles en plastique recyclées sur les 13 milliards utilisées chaque année sur le territoire, un système de consigne serait attendu. Et ce n’est pas tout puisque le mois dernier, ce sont plus de 40 entreprises dont les plus grands supermarchés de Grande-Bretagne, Coca Cola, Nestlé ou Procter & Gamble, qui se sont retrouvées pour signer le « UK Plastic Pact » en vue d’éliminer les emballages jetables plastiques à usage unique d’ici 2025. Et pour cause, celles-ci seraient responsables à elles-seules de plus de 80 % des emballages plastiques vendus en supermarchés outre-Manche.
Pour lutter contre cette sur-représentation du plastique dans notre vie quotidienne, les supermarchés retroussent eux aussi leurs manches en misant sur un nouveau label indiquant aux consommateurs l’absence de tout composant plastique. Développé par l’ONG « A Plastic Planet », ce label est apposé sur les produits alimentaires. L’enseigne de produits surgelés anglaise Iceland est la première à utiliser le label, en l’apposant sur sa marque propre avant de l’imposer progressivement dans ses rayons. Rien qu’avec les trois premiers produits bénéficiant du label, le groupe prévoit une réduction d’usage de plastique de plus 600 tonnes par an ! Sian Sutherland, co-fondatrice de « A Plastic Planet » confie, soulagée : « Finalement, les consommateurs pourront prendre part à la solution, et ne plus contribuer au problème ! » (Source : The Gardian)
Et le concept s’étend à d’autres pays en Europe. A Amsterdam, c’est une allée entière de supermarché qui bénéficie du fameux label dans les enseignes Ekoplaza, où les rares emballages sont complètement biodégradables et voués à se désagréger en douze semaines.

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Plastic attack (épisode 2) : quand Ecover échange vos déchets plastiques contre un repas

Plastic attack (épisode 2) : quand Ecover échange vos déchets plastiques contre un repas

Etre propre, c’est faire attention aux traces que nous laissons derrière nous, incluant aussi nos déchets ! C’est la réflexion de la marque Ecover, spécialiste des produits ménagers responsables, qui décide de se pencher sur la question de ses packaging en plastique. Si l’année dernière, la marque lançait une bouteille de lessive composée à 50% de plastique provenant des océans, celle-ci travaille actuellement sur une version composée à 100% de plastique recyclé et recyclable.
L’objectif ? Que toutes les bouteilles et contenants soient complétement recyclés et recyclables pour 2020. En parallèle, un nouveau packaging biodégradable est à l’étude, à base de fibre de pomme de terre ou de pulpe de bois.
Pour souligner son nouveau positionnement, la marque Ecover a donc lancé un nouveau lieu éphémère, ouvert aux consommateurs les 3 et 4 mai derniers à Covent Garden à Londres. Ce café végétarien baptisé « The Rubbish Café »  invitait les passants à apporter leurs déchets plastiques recyclables afin de les échanger contre un plat ou une boisson chaude, élaborés par l’éco-chef Tom Hunt. Et rien n’avait été laissé au hasard car le menu proposait des plats zéro-déchet, vegan pour la plupart. L’espace était entièrement designé par l’éco-designer et expert de l’upcyling Max McMurdo. L'action permettait ainsi de sensibiliser les clients au tri et à la valeur des déchets, en particulier les contenants en plastique, tout en prodiguant des conseils pour réduire, réutiliser ou recycler leurs emballages plastiques. « Nous avons une forte position de leadership sur le sujet plastique, un sujet qui a gagné en force » confie Victoria Hunt-Taylor, cheffe du département Marketing UK chez Ecover dans une vidéo. Pour l’occasion, le site d’Ecover a également fait peau neuve, comprenant les nouveaux engagements du groupe sur le recyclage du plastique et l’utilisation de matériaux biodégradables.

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Plastic attack (episode 1) : Ecoalf, dépolluer les mers pour un textile militant

Plastic attack (episode 1) : Ecoalf, dépolluer les mers pour un textile militant

L’utilisation des plastiques a été multipliée par 20 durant ces 60 dernières années.  Responsable notamment de la formation d’un 7ème continent dans l’océan Pacifique, le plastique en mer représente un désastre écologique pour l’écosystème : on estime que d’ici 2050, la masse du plastique surpassera la masse de la vie aquatique (source : Fondation Ellen Mac Arthur).
Alors comment limiter cette pollution et surtout trouver des alternatives ? Si les ONG s’engagent depuis longtemps sur ce sujet, certaines marques se penchent également sur cette question. C’est le cas d’Ecoalf, une marque de vêtements offrant la première génération de produits recyclés à partir de coton recyclé et de plastique récupéré dans les océans. En effet, parmi les matières premières composant ses vêtements, les bouteilles plastiques ou les filets de pêche recyclés se trouvent en bonne place. Exploiter cette matière première permettrait ainsi d’économiser en moyenne 20% d’eau et 40% d’énergie, avec à la clé une réduction de 20% des émissions de CO2. Côté innovation, Ecoalf se distingue grâce à l’exploitation ingénieuse de grains de café, desquels la marque obtient un fil (composé également de polyester recyclé) aux propriétés anti-UV, anti-odeur et qui sèche rapidement. Ecoalf fait aussi rentrer dans la composition de ses produits de la laine recyclée mais aussi des pneus.
Créée en 2012, première entreprise certifiée B Corp en Espagne, Ecoalf poursuit son action militante à travers les activités de sa Fondation. Dans le cadre de son programme « Upcycling the oceans », elle collecte les déchets plastiques des littoraux espagnols et thaïlandais, en partenariat avec les autorités et parties prenantes.

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DAO : la marque de jean cultivé et fabriqué en France

DAO : la marque de jean cultivé et fabriqué en France

L’industrie de la mode est trop gourmande en eau. Aujourd’hui, elle consomme l’équivalent de 32 millions de piscines Olympiques, un chiffre qui pourrait augmenter de 50% d’ici 2030, selon un rapport de Global Fashion Agenda et Boston Consulting Group. Le coton, utilisé dans la fabrication de nombreux vêtements et le plus souvent cultivé dans des régions souffrant de la sécheresse, est une des fibres textiles qui nécessite le plus d’eau. Pour fabriquer un jean en coton, entre 5 000 et 10 000 litres sont nécessaires. Une hérésie environnementale alors qu’il existe en France une fibre textile dont la culture ne nécessite aucune irrigation ni pesticides. C’est le lin ! Avec 60% de la production mondiale, la France est le 1er producteur au monde. Pourtant, 90% de cette production est aujourd’hui exportée en Asie, puis tissée et cousue pour revenir dans l’Hexagone en produit fini. Pourquoi ne pas relocaliser le processus de transformation du lin, cette fibre locale ? C’est le pari de la marque française DAO qui s’est lancée dans le projet un peu fou de produire un jean cultivé et fabriqué en France. Après 24 mois de développement avec un industriel, DAO a réussi à créer un fil unique réalisé à partir d’un mélange de lin cultivé dans le nord de la France et d’élasthanne. Résultat : un denim en lin (à 97%) cultivé mais aussi teinté, tissé et fabriqué artisanalement en France par des entreprises à moins de 4h de Nancy, où se situe l’atelier de la marque. Une innovation qui a su trouver son public puisque la campagne de financement participatif lancée en avril par DAO a rencontré un succès immédiat : en quelques jours, la marque a réussi à collecter plus de 120 000 € sur l’objectif initial de 13 500 €.
Oui, la mode peut (parfois) être locale !

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Le guide des labels de la consommation responsable 2009-2010 La consommation de A à Z. Santé,  loisirs,  environnement,  budget…, Tout ce que vous devez savoir pour bien consommer