Rentrée scolaire
Comment faire rimer consommation avec bonnes résolutions ? C'est tout le défi de la rentrée scolaire et tout le pari de nos trucs verts...
Lingerie
Etre séduisante en dessous 100% éthiques, c’est parfaitement possible ! Coton biologique, bambou ou fibre de pin, la lingerie bio est aussi belle et féminine que la lingerie traditionnelle.
7ème édition d'Ethical Fashion Show du 25 au 28 septembre 2010 à Paris
Salon Zen - du 30 septembre au 4 octobre 2010 à l'espace Champeret de Paris.
Si nous faisions tout ce dont nous sommes capables, nous nous surprendrions vraiment"
Thomas Edison
Selon une étude réalisée par Travelocity, la maison-mère américaine du fameux tour-operator en ligne Lastminute.com, les hôtels écologiques satisfont mieux leurs clients que leurs homologues non-engagés. Travelocity a analysé les avis laissés par ses clients sur son site Internet – où chaque client peut noter l’hôtel dans lequel il a résidé, sur une échelle allant de 1 à 5. Les résultats montrent que 94% des clients des hôtels écologiques attribuent une note supérieure ou égale à 3, contre 83% des clients des hôtels standards. Normal ou pas ? Cet écart pourrait s’expliquer par les différences dans la vision du voyage développée par les deux types d’hôtels : les hôtels écologiques ont en effet plutôt tendance à en faire une expérience à part entière, avec une approche globale dans laquelle tous les détails comptent – depuis la qualité de la chambre jusqu’au restaurant, en passant par les activités proposées, les services, etc. La plupart de ces hôtels sont par ailleurs à taille humaine - ce qui personnalise encore plus le séjour et permet aux hôtels d’être plus attentifs aux demandes de leurs clients.
Travelocity est l’un des leaders de la vente de séjours dans des hôtels écologiques – le site recense ainsi près de 2 000 hôtels durables, signalés aux clients par une feuille verte et la mention « Eco-Friendly Hotel ». Ces hôtels ont pour la plupart reçu la certification d’un des organismes internationaux du tourisme responsable : EarthCheck, Green Key ou Green Globe. Cette démarche s’inscrit dans un projet plus global qui vise à responsabiliser les voyageurs en leur proposant notamment des offres de séjours responsables à des prix raisonnables. Ce projet, baptisé Travel for Good, a été lancé par la Direction des Hôtels Ecologiques de Travelocity : en plus des hôtels, le site propose de louer des voitures hybrides ou électriques et de compenser l’empreinte carbone de son voyage. Et pour ceux qui souhaitent s’engager pleinement, Travelocity accorde à ses salariés mais aussi à ses clients des bourses pour financer des actions de bénévolat : chaque trimestre, deux visiteurs du site et un salarié reçoivent ainsi 5 000 dollars pour réaliser leur projet lié au tourisme durable et au développement. De bonnes initiatives qui seront, on l’espère, bientôt reprises par Lastminute.com !
Familles Rurales, fédération composée de 3 000 associations locales qui regroupe 180 000 familles adhérentes, a publié la semaine dernière, en exclusivité dans le quotidien La Croix, les résultats de son Observatoire des prix des fruits et légumes 2010. Cette étude a relevé les prix de 8 fruits (pomme, melon, abricot, cerise, fraise, pêche, nectarine et poire) et 8 légumes (aubergine, carotte, courgette, haricot vert, poivron, pomme de terre, tomate et salade) sur les étals français au cours des mois de juillet et août 2010. Elle met en évidence l’augmentation globale de 11,1% du prix des fruits et de 5,5% du prix des légumes par rapport à 2009 – certains ont quand même diminué comme la fraise dont les prix ont baissé de près de 13% par rapport à l’été 2009. Autre enseignement intéressant : l'étude constate que globalement les fruits et légumes produits en France coûtent moins chers que ceux importés – 1 kg de pommes produites en France coûte 1,75€ contre 2,04€ pour 1 kg de pommes importées. Une bonne nouvelle qui incite à consommer local ! Concernant les lieux de vente, il est plus avantageux, selon cet Observatoire, d’acheter ses fruits et légumes en hard-discount qu’au marché. En suivant les recommandations de l’OMS qui préconise de manger 400 g de fruits et légumes par jour, cela représente un coût de 1,04€ par jour contre 0,95€ l’année dernière. Cette année, Familles Rurales s'est aussi intéressée aux fruits et légumes issus de l'agriculture biologique - selon eux le panier bio coûte en moyenne 70% plus cher que le panier conventionnel.
Le sujet des prix alimentaires étant sensible, cette étude n'a pas manqué de soulever de nombreuses protestations des professionnels conventionnels et de la filière bio. L'Interprofession des Fruits et Légumes (Interfel) et Biocoop s'accordent pour critiquer la méthode-même utilisée par Famille Rurale : la période trop courte des relevés (seulement deux semaines, dans un contexte où le marché des fruits & légumes est en fluctuation quotidienne, du fait de la saisonnalité des produits, des volumes de production et des conditions climatiques) et la restriction géographique - 38 départements. D'autant plus que l'année 2010 a été très difficile pour les agriculteurs : gelées et froid tardifs, manque d'eau. Les résultats des relevés d'Interfel, réalisés sur l'ensemble de la France et de l'année, sont bien différents. Ils montrent que l'augmentation pour les fruits a été moindre (8%) alors que pour les légumes, la hausse a été supérieure (16%).. Et même si les produits bio restent plus chers, la différence est bien moindre - un kilo de fruits bio coûte en moyenne 2,31 € contre 1,99 € pour des fruits conventionnels (soit 16% d'écart selon l'étude Interfel). Bien qu'Interfel n'en fasse pas mention, il est aussi hasardeux de comparer des fruits et légumes de hard-discount avec des produits bio. Une étude à qualité et garantie équivalentes aurait été plus proche de la réalité. Biocoop souligne ainsi que les produits issus de l'agriculture biologique ont été cultivés dans le respect non seulement de l'environnement (pas d'intrant chimique, pas d'OGM, protection de la biodiversité, etc.) mais aussi du travail - puisqu'ils rémunèrent à leur juste valeur les ouvriers agricoles. Tout cela a forcément un coût ! Et de rappeler la colère des agriculteurs conventionnels face au prix d'achat de leurs produits trop bas, qui ne leur permet pas de couvrir leurs frais de production. La bio se bat aussi pour un juste prix des produits qui convienne à la fois au consommateur et au producteur.
Plus besoin d’aller en boîte pour les étudiants havrais : c'est la boîte qui vient à eux ! La ville du Havre a trouvé un moyen efficace pour lutter contre la pénurie de logements étudiants : le recyclage de containers métalliques. Le Havre a ainsi fait construire une nouvelle résidence d’une centaine de places au bord d’un des bassins du port – des containers ont été empilés et aménagés pour servir de chambres aux étudiants havrais sur un terrain mis à disposition gratuitement par la ville. Ce projet qui surfe sur la tendance en vogue de l'habitat modulaire préfabriqué est une réussite – il aura fallu un an seulement au promoteur Newden, en partenariat avec le cabinet d’architecte Cattani et GTM Bâtiment, pour construire cette nouvelle « Cité U », contre deux ans pour une résidence standard de taille équivalente. A l’intérieur, la chambre est plus vaste – 25m2 contre 18 seulement dans les résidences traditionnelles, et est divisée en trois espaces bien distincts – coin cuisine-repas, coin sanitaire et coin chambre-bureau. Fini la douche dans l’évier ! Toutes les chambres sont ouvertes sur deux grandes baies vitrées (certaines disposent même d’un balcon ou d’une terrasse !) et sont bien isolées et insonorisées, dans un souci de respect des normes de Haute Qualité Environnementale. Quant au loyer, il reste le même – 300 € par mois (charges et Internet inclus) – et les résidents peuvent obtenir une bourse d'aide au logement. Le bon plan de la rentrée ! Les chambres se sont arrachées et sont déjà toutes louées. Cette résidence publique a coûté 5 millions d’euros – une somme équivalente à la construction d’une résidence traditionnelle – mais Newden assure pouvoir réduire de 20% à 30% les coûts pour les prochains projets. Autre avantage : plus rapide à construire, la résidence peut aussi être facilement démontée et recyclée si besoin…
Importées des Pays-Bas, ces nouvelles résidences se sont déjà développées en Allemagne, Australie et Canada. Elles pourraient devenir une solution pour résoudre le problème récurrent des logements universitaires en France dont le parc public compte 160 000 chambres pour 2,2 millions d’étudiants. Attention toutefois à ne pas dénaturer les paysages locaux en disposant des containers industriels partout en France. Newden a déjà prévu de l’adapter en fonction des spécificités locales.
Crédits photos : AFP
La fédération France Nature Environnement est allée faire ses courses de rentrée afin de savoir combien coûtent les fournitures scolaires responsables. Les résultats de cette étude ont montré que pour un même caddie – rempli selon la liste des « Essentiels de la rentrée » recommandés par le Ministère de l’Education – les fournitures scolaires « vertes » coûtent en moyenne 2,5 fois plus cher que les fournitures standard. Les prix de ces cahiers et stylos écologiques ont pourtant baissé depuis 2009 mais pas suffisamment pour les rendre véritablement compétitifs.
Cet écart de prix est renforcé par l'écart de qualité sur les fournitures qui ont été comparées – FNE a rempli son premier chariot de produits de qualité, réutilisables d’une année sur l’autre, et son second avec des "Essentiels de la rentrée" correspondant à des fournitures à prix "discount" garanties par les enseignes de distribution mais qui sont aussi de moins bonne qualité. En outre, l'étude ne prend comme critère que le prix - or si les fournitures écologiques offrent des garanties d’un point de vue environnemental (label PEFC (voir notre fiche sur les labels), matériaux recyclés…), elles sont aussi moins dangereuses pour la santé des petits car elles bannissent l’utilisation de solvants (dans les feutres, les colles), de vernis et de peintures toxiques (sur les crayons).
Alors pour que cette rentrée soit verte sans que les comptes tombent dans le rouge, quelques idées : choisir des fournitures rechargeables, privilégier les produits solides pour éviter de les remplacer tous les ans (règle, cartable, stylo-plume) et réutiliser les fournitures de l’année précédente.
Pour en savoir plus, lire notre truc vert "Rentrée Scolaire".
Le Département Environnement de la ville de San Francisco aux Etats-Unis vient de mettre en ligne un guide de produits responsables. A l’origine, ce projet est issu d’une ordonnance de 2005 qui, en cohérence avec la politique municipale ambitieuse sur les déchets et l’environnement, oblige le Département Achats de la ville à privilégier les solutions alternatives aux produits polluants ou sur-emballés comme l’eau en bouteille. La municipalité de San Francisco a donc élaboré, initialement pour ses propres besoins, une liste exhaustive de la plupart des produits disponibles sur le marché local en terme de consommation responsable, des produits frais aux nettoyants en tout genre. Les résultats de cette politique municipale étant plutôt positifs (la ville a réduit de deux tiers sa consommation des pesticides et a économisé près de 2 millions de litres d’eau), la Mairie a décidé de rendre public ce guide qui sera tout aussi utile aux citoyens de plus en plus soucieux de limiter leur impact sur l’environnement et alertés sur les risques des composants chimiques des produits. Consciente de son poids économique et de son pouvoir d’influence via les commandes publiques, la Ville de San Francisco a su en faire usage à bon escient en obligeant les industries à révéler le contenu chimique de leurs produits, et en leur interdisant certains composants tels que le mercure, le bisphénol A, etc. La ville a ainsi obtenu des producteurs d’ampoules fluorescentes qu’ils révèlent le taux de mercure qu’elles contiennent.
Cette initiative s’inscrit dans le programme lancé par l’Etat de Californie en 2008, Green Chemistry Initiative qui a pour objectif d’inciter les fabricants à développer des produits chimiques moins polluants et moins toxiques, et à informer les consommateurs sur les composants et leurs risques pour l’environnement et la santé.
Tous les moyens sont bons pour inciter les consommateurs au recyclage. C’est à partir de cette idée qu’est née la poubelle Canibal il y a déjà 7 ans. Le principe est simple : les adeptes de la pause café (ou toute autre boisson) jettent leur gobelet, canette ou bouteille dans la poubelle Canibal et peuvent ainsi gagner des cadeaux – bons d’achat, prochaine boisson offerte, réduction sur des sites d’e-commerce. Et ça fonctionne ! Le taux de collecte dans les endroits disposant de la poubelle Canibal est multiplié par deux par rapport aux autres moyens de collecte. Cette initiative s’est développée essentiellement dans les universités françaises auprès des étudiants – gros consommateurs de boissons dans les distributeurs automatiques installés aux quatre coins des campus. Désormais, les entreprises et collectivités souhaitent aussi investir dans des moyens de collectes des déchets ludiques et efficaces. Canibal a donc fait évoluer sa poubelle phare, en collaboration avec les ingénieurs des Arts et Métiers Paris Tech, pour augmenter son efficacité. La nouvelle machine trie les déchets, mais elle est aussi une mini-station de traitement - elle sépare les emballages en fonction de leurs composants : PET (bouteille), acier et alu (canette), ou PP et PS (gobelet)… puis les compacte. Ce traitement permet à Canibal de stocker près de 6 000 unités de déchets.
Et pour aller plus loin dans la cohérence de la démarche, la poubelle Canibal est conçue à base de 99% de matériaux recyclables. Elle amortit l’impact environnemental de sa fabrication et de son utilisation au bout d’un an de collecte, et compense ses émissions de CO2 due à la collecte et au transport plus de douze fois grâce aux émissions évitées par le recyclage. Canibal a d’ailleurs été primée cette année par la Région Ile-de-France, lors des premiers Charmes de l’innovation responsable.