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Les épines que j’ai recueillies viennent de l’arbre que j’ai planté."

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Anticipation, organisation, action : Zero Waste engage les organisateurs d’événements sportifs à se mettre au vert !

Anticipation, organisation, action : Zero Waste engage les organisateurs d’événements sportifs à se mettre au vert !

« Pour dépasser vos limites, pas celles de la planète » : c’est le mot d’ordre du guide récemment publié par l’ONG Zero Waste France dédié à l’organisation d’événements sportifs.
À raison ! Car le défi est de taille : avec 40 millions de pratiquants et 16 millions de licenciés, 2,5 millions d’événements sportifs sont organisés en France avec leur lot de bouteilles en plastique, de denrées emballées aux stands de ravitaillement, de goodies destinés à prendre la poussière, sans parler des vêtements, des flyers, de la signalétique… la marge de progression est grande !

Mais voilà un public prêt à relever les défis ! Dans son guide, Zero Waste livre quelques conseils aux organisateurs d’événements sportifs pour limiter leur impact sur l’environnement. L’ONG préconise notamment le recours à l’eau courante de la ville, la location de citernes ou de fontaines - en parallèle d’un système de consigne pour les verres -, la mise en place du vrac - l’occasion de goûter au chocolat et aux fruits secs, très nutritifs pour le sportifs -, ainsi que la réutilisation systématique des équipements textiles avec leurs puces électroniques embarquées. D’autres bons réflexes à adopter : cueillir des fleurs de saison pour récompenser les podiums ou bien même carrément s’en passer, penser aux toilettes sèches et aux poubelles de tri et préférer le numérique au papier pour les supports de communication !

Tant de challenges laissent place à la créativité : le 28 avril dernier, une start up anglaise a distribué ses capsules d’eau comestibles au marathon de Londres, évitant l’usage de près d’un millions de bouteilles en plastique ! Outre-Manche, l’association Trail Runner Fondation, spécialisée dans le sport éco-responsable, propose des kits de balisage réutilisables avec 1000 piquets en bois, mais conseille d’abord le recours à la signalétique éphémère en utilisant la craie ou des peintures sans solvants. Plus encore : lors de la Grande Course du Grand Paris, le podium s’est vu décoré de médailles à planter ! Finalement, peut-être que dans le sport plus que dans n’importe quel autre secteur, privilégier l’immatériel et le momentané fait sens avec la philosophie de la pratique.

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Se mettre au vert dans les airs : le lent décollage des compagnies aériennes

Se mettre au vert dans les airs : le lent décollage des compagnies aériennes

En janvier, Hifly a attiré l’attention médiatique en testant 4 vols Portugal-Brésil avec zéro plastique à bord. La compagnie aérienne portugaise a effectivement prévu de se passer complètement de ce matériau sur tous ses vols d’ici la fin de l’année 2019. Pour cela, fini tasses, cuillères, salières, poivrières, bouteilles et brosses à dent en plastique à usage unique. Place aux alternatives en bambou, et en matériaux recyclés compostables ! Au total, sur ces 4 vols de 700 passagers à bord d’un A340, ce sont 350kg de plastique qui ont été épargnés.

Toutes les compagnies s’emparent progressivement du sujet : EasyJet confie au Telegraph que la compagnie travaille sur un vaste plan de réduction de ses déchets plastiques en cabine et qu’elle offre même 50% de réduction sur les boissons chaudes aux passagers qui ramènent leurs tasses ! Ethihad, rapporte que l’expérience des couverts en bambou, comme Hifly, n’a pas été appréciée par ses voyageurs. La compagnie de luxe des Emirats Arabes Unis a donc opté pour des ustensiles en inox recyclable et a collaboré avec Cupffee, fournisseur de tasses comestibles.

En accueillant près de 4 milliards de passagers par an, le transit aérien a produit 5,7 millions de tonnes de déchets cabine en 2017, selon the International Air Transport Association (IATA), un chiffre amené à doubler dans 15 ans si tous les transporteurs ne prennent pas des engagements forts sur le sujet. Mais est-ce que ces mesures font vraiment la différence sur l’empreinte carbone des compagnies aériennes ?

Pas vraiment, selon la Transition Pathway Initiatives (TPI), l’initiative mondiale chargée d’évaluer les progrès carbone du transport aérien, qui pointe dans un rapport publié en mars 2019 le lent décollage des compagnies sur les problématiques climatiques. La TPI rappelle que le transport aérien produit au moins 2% des émissions de gaz à effet de serre mondiales ainsi que d’autres dommages collatéraux moins médiatisés, tels que les rejets d’oxyde d’azote et de vapeur d’eau dans le ciel. Les déchets en cabine sont certes non négligeables, mais ce qui pèse vraiment dans la balance sont ces 3 facteurs : la modernité de l’appareil, son chargement ainsi que la longueur du courrier. Pour être vert dans les airs, il va falloir mettre les bouchées doubles !

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Producteurs et consommateurs de café réconciliés grâce à Moyee coffee !

Producteurs et consommateurs de café réconciliés grâce à Moyee coffee !

Moyee Coffee naît en Irlande et germe en Ethiopie. Deux jeunes diplômés irlandais s’insurgent : comment se fait-il que les plus grands producteurs de café soient aussi ceux qui vivent dans la plus grande précarité ? Sur le site de leur marque, ils révèlent que 100 millions de personnes cultivent du café dans le monde et que 90% d’entre elles vivent avec 2€ par jour ! Leur rémunération vaut presque autant qu’une tasse de café consommée en France… Comment un tel décalage est-il possible ?

Dans le secteur traditionnel, la ceinture de café dans l’hémisphère sud est certes la réserve de café du monde, mais les producteurs ne perçoivent que 15% de la valeur du produit, vendu majoritairement dans les pays de l’hémisphère nord, selon une infographie de Moyee Coffee. Deux raisons expliquent ce déséquilibre des bénéfices : la première, c’est l’injustice de la logique d’exploitation des industriels du XXè ; la deuxième, c’est la torréfaction du café qui, délocalisée dans les pays du Nord, prive les pays producteurs d’une activité toute entière.

Pour lutter contre cette inégalité, Moyee Coffee met en place la Fair Chain. Ce business model implique la juste rémunération des producteurs de café en Ethiopie et au Kenya, en leur garantissant 50% des bénéfices des ventes, l’utilisation de la BlockChain pour certifier la transparence des transactions, la création d’emplois en ramenant le processus de torréfaction en hémisphère sud, ainsi que la formation des agriculteurs, afin qu’ils gagnent en autonomie sur le terrain économique mondial.

Le consommateur est également gagnant sur toute la ligne : la chaine d’approvisionnement est simplifiée, transparente, juste et le café est de meilleure qualité. Illustrant justice sociale et finance responsable, Moyee Coffee cible les entreprises, non seulement parce que la consommation de café y est accrue, mais aussi pour qu’elles en prennent de la graine !

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Sourcing is so in : H&M poursuit ses engagements dans la mode durable

Sourcing is so in : H&M poursuit ses engagements dans la mode durable

La plupart du temps, nous ne savons pas quel est le véritable coût des prix bas, qui - de la planète ou des humains à l’autre bout du monde - paye les conséquences de notre consommation avide de produits peu chers. Les marques en jouent, vendent stratégiquement du rêve, via la publicité, pour couper tout lien avec la réalité. Mais « la réalité doit l’emporter sur la fiction » scande Veja. Aujourd’hui, d’après une étude Kantar, 71% des Français demandent aux marques et aux entreprises qu’elles soient plus responsables et transparentes.

H&M, qui habille des millions de personnes à travers le monde chaque année grâce à près de 5000 magasins répartis en 71 marchés sur la planète, travaille à renouer le contact entre la matière, ceux qui font les habits et ceux qui les portent. La mission d’H&M, « rendre la mode accessible à tous », entend également rendre la mode « compréhensible » par tous, en faisant de chaque client un consommateur éclairé. Sur son site de e-commerce, la marque déploie depuis peu un nouvel onglet, pour chaque fiche produit, qui retrace l’origine des matières premières et renseigne les noms et adresses des différents fournisseurs ayant participé à la fabrication du vêtement. Ce sourcing n’apparaissant pas (encore) concrètement sur les étiquettes en magasin est néanmoins disponible en scannant les articles via l’application H&M.

On apprend alors, par exemple, que telle robe brodée a été fabriquée dans deux usines chinoises comprenant entre 101 et 500 employés, qu’elle est composé de 50% de coton et de 50% de viscose, que le premier est gourmand en eau et que le second est obtenu à partir de pétrole, mais qu’H&M met un point d’honneur à utiliser des matières recyclées. Il est vrai que la firme utilise actuellement 57% de matières recyclées, vise le 100% d’ici 2030 et l’impact positif sur la planète en 2040 ! Cependant, les détails techniques n’indiquent pas encore qu’un employé chinois travaillant pour un fournisseur d’H&M gagne en moyenne 501 dollars par mois, ce qui est certes plus du double du salaire national moyen en Chine, mais qui révèle aussi les inégalités mondiales entre les pays producteurs et les pays consommateurs. Un challenge en amenant un autre, H&M poursuit sa politique Fair Living Wage Strategy, initiée en 2013, qui vise à améliorer la rémunération, mais aussi la représentation et les conditions de travail de tous ces employés. Qui sait, la transparence en figure de proue, la firme suédoise proposera peut être un jour de chatter directement avec les couturiers du parc industriel de Suzhou !

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Absolut Vodka, la marque de spiritueux qui inspire la transparence

Absolut Vodka, la marque de spiritueux qui inspire la transparence

Simplicité, transparence, perfection : telles sont les valeurs d’Absolut Vodka. Faciles à distiller dans l’esthétique épurée de ses produits et les promesses marketing, ces valeurs sont d’abord l’essence de la stratégie de la marque, qui rappelle sa raison d’être dans un court spot célébrant le jour de la Terre le 22 Avril 2019.

Absolut se positionne comme « la vodka préférée de la planète Terre » - où la planète devient la cible prescriptrice des hommes - à travers un discours de preuves : neutralité carbone, économie locale et recyclage. Sur son site, Absolut détaille ses initiatives et assume toute la responsabilité du cycle de vie de son produit, « du petit grain de blé à la bouteille finale ». Ainsi, l’unique site de production du breuvage se situe dans le village d’Åhus en Suède : chaque produit nécessaire à l’Absolut Vodka provient d’un rayon maximum de 100 km et une agriculture durable est prodiguée sur les terres (mais la marque ne précise pas ce qu’elle entend par « agriculture durable »…) Malgré la demande mondiale, le blé est suffisamment abondant localement, et l’eau, présente à 60% dans la composition d’une bouteille, est en quantité et en qualité suffisantes dans les sources suédoises. Absolut Vodka utilise un processus de distillation neutre en carbone. Puis, le recyclage est mis à l’honneur : 40% des bouteilles sont produites en verre recyclé et les composés résiduels et protéinés post-distillation du blé sont distribués à 290 000 vaches et cochons chaque jour.
Si la vodka est à consommer avec modération, Absolut est un modèle à suivre sans hésitation : la marque porte une mission positive, sait en parler et jouer avec ses éléments de discours. L’année 2018 déjà était consacrée à mettre en avant la transparence de la marque avec la campagne « Nothing to hide » dans laquelle 28 employés suédois en tenue d’Adam et Eve parlaient en toute franchise du processus de fabrication du spiritueux. Aux audacieux la fortune est propice ? Absolument : plus radicale est la mission d’une marque, plus grande est sa créativité et plus grand est son succès.

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Budget carbone réduit par 8 : les générations futures devront se serrer la ceinture !

Budget carbone réduit par 8 : les générations futures devront se serrer la ceinture !

Carbon Brief, un site anglais spécialiste de la vulgarisation des avancées scientifiques et juridiques concernant le réchauffement climatique, répond graphiquement à la question suivante : pourquoi nos enfants devront émettre 8 fois moins de CO2 que leurs grands parents ?
En s’appuyant sur les projections démographiques de l’ONU ainsi que sur des études historiques et projectives des émissions de CO2 par pays, l’outil de data visualisation élaboré par Carbon Brief calcule le budget carbone de chaque personne en fonction de son pays et de son année de naissance. Forcément, les Accords de Paris poursuivant des objectifs de réduction d’émission de CO2 ambitieux pour maintenir la hausse de la température en dessous de 2°C et idéalement à 1,5°C, l’effort des nouvelles générations devra être beaucoup plus important que celles des anciennes.
Concrètement, une personne née en France en 1950 dispose d’un « budget » (déjà bien entamé) de 574t de CO2 durant sa vie alors qu’une personne née en 2017 - et en France également - ne dispose que de 68t pour répondre au scénario idéal de 1,5°. Soit un budget allégé de 8 fois ! Et attention, 68 tonnes, c’est le budget d’une vie (85 ans est l’espérance de vie prise pour repère par l’outil de Carbon Brief) : par an il faudrait que le mode de vie de chaque citoyen français ne coûte que 800 kg de CO2. Si les chiffres paraissent abstraits, notons qu’un aller-retour Paris/Madrid en avion équivaut à 150kg de CO2, manger 100 grammes de boeuf par semaine vaut près de 70kg d’émission carbone et qu’une heure par jour à visionner des vidéos coûte plus de 30 kg de CO2 selon une infographie de Novethic, basée sur les chiffres de Carbon Brief, de la banque mondiale et de l’Ademe.
Pour répondre à tous ces objectifs et compenser les rejets de leurs ainés, les enfants d’aujourd’hui devront limiter drastiquement leur consommation, quitte à choisir entre geeker et voyager… Et ce n’est pas le pire scénario budgétaire pour ces petits Français nés en 2017, car leur budget de 68 tonnes par vie a été calculé relativement aux émissions carbone historiques et actuelles de la France. Si l’on ne pratiquait pas l’équité génerationnelle par pays, mais l’égalité pour tous les êtres humains sur Terre, il se verrait alors abaisser à 45 tonnes par personne ! Extrêmement limitative pour un Français, cette enveloppe carbone demanderait beaucoup moins d’effort d’adaptation à un indien ou à un vietnamien par exemple. Une chose est sûre donc, ce sont aux pays qui ont enclenché la révolution industrielle de mener la révolution écologique.

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Les actionnaires d’Amazon grondent au nom du climat !

Les actionnaires d’Amazon grondent au nom du climat !

Des clics et du fric ne suffisent plus ! Quand Amazon oublie le changement climatique, ses salariés sont là pour le lui rappeler ! Le groupe « Amazon Employees for Climate Justice », réunissant 28 employés, également actionnaires, demande au géant américain un Plan Climat ambitieux ainsi que davantage de transparence concernant ses émissions de gaz à effet de serre. Une résolution soutenue par une lettre ouverte signée par 6000 employés et investisseurs sera présentée à la prochaine réunion annuelle des actionnaires en mai 2019 pour soutenir cette requête.
Le retard et l’apparente indifférence d’Amazon pour l’engagement contre le changement climatique inquiètent toutes ses parties prenantes. La résolution souligne qu’« Amazon est tant la victime que la contributrice du réchauffement climatique», car de plus en plus de phénomènes météorologiques violents et d’origine anthropique mettent les infrastructures, les employés et les clients d’Amazon en danger. En novembre 2018 par exemple, la tornade de Baltimore a emporté un centre de traitement des commandes, tuant 2 employés et détruisant toute la marchandise. En juin 2017, un avion d’Amazon Air a reçu l’interdiction de décoller à cause de la température trop forte à Phoenix, retardant les livraisons pour le monde entier. L’argument est de taille : en ignorant le changement climatique, le géant Amazon ne fait pas que du mal au vivant et à la planète, mais d’abord à lui-même.
Amazon doit donc réduire ses émissions carbone pour assurer la sécurité de son business, mais aussi qu’elle en parle, pour rassurer public et investisseurs. Dans leur résolution, les dépositaires demandent que l’entreprise soigne sa dépendance aux énergies fossiles, tant pour l’alimentation de ses data centers, encore approvisionnés au charbon, que pour sa flotte de véhicule. Plus encore, ils demandent à ce que la firme fasse preuve de davantage de transparence et publie un plan détaillé visant à atteindre zéro émission carbone.
Si la résolution est votée à la prochaine assemblée d’Amazon, l’entreprise n’aura que 10 ans pour réduire drastiquement ses émissions carbone afin de répondre aux objectifs fixés par l’Accord de Paris. Espérons que le changement climatique sera mis à l’agenda des préoccupations premières d’Amazon et qu’il ne sera pas repoussé aux années suivantes. C’est malheureusement le cas d’Exxon Mobil, mis à l’amende par ses actionnaires à travers une résolution similaire, qui se voit finalement ignorée cette année par la direction du pétrolier suite à une décision de la SEC (organisme fédéral américain de réglementation des marchés financiers).

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FairBnB : Bed and breakfast et bénéfice local

FairBnB : Bed and breakfast et bénéfice local

10 ans. C’est le temps qu’il a fallu à Brian Chesky et Joe Gebbia pour transformer leur formule airbed & breakfast en licorne ! Les bénéfices de cette start-up professionnelle de la location de logements entre particuliers sont aujourd’hui estimés à 3 milliards de dollars.
Le problème avec la plupart des start-ups célèbres de la Silicon Valley (comme Uber), c’est que leur entrée sur le marché est brutale pour tout le monde : la législation est lente à s’adapter et laisse libre voie aux abus, les acteurs traditionnels se retrouvent face à une compétitivité déloyale et les collectivités territoriales n’ont pas leur mot à dire. Qu’on ne se méprenne pas : leur offre transformant le BtoC en CtoC leur attribue sans doute le qualificatif de « diruptif », mais le modèle économique de ces start-ups suit toujours le principe selon lequel seule une minorité d’invisibles investisseurs s’enrichissent. Voilà pourquoi dans plusieurs villes européennes, des collectifs de codeurs, chercheurs, activistes et designers ont décidé d’une alternative, plus fair play, plus transparente et plus distributive des richesses : FairBnB.
Cette dernière est une coopérative qui met en avant l’humain avant le profit avec une plateforme de location de logements entre particuliers plus participative qui contribue au développement durable des villes touristiques. Détenue et cogérée par ses membres, cette coopérative se positionne sur deux enjeux forts sur lesquels son concurrent, bien connu de tous, est fortement critiqué.
D’abord, FairBnB entend lutter contre la fraude fiscale. Ses membres, qui détiennent et cogèrent la plateforme, ont un visage « local » : qu’ils soient hôtes, voyageurs, commerçants ou propriétaires, ils sont tous citoyens, motivés par le dynamisme et la gestion de leur territoire. La plateforme FairBnB sera ainsi transparente sur ses revenus générés. Elle a aussi l’ambition de travailler avec les autorités pour éviter la fraude fiscale et limiter la location à un ou deux biens par personne. Pour favoriser son ancrage local, FairBnB souhaite également réinvestir la moitié de ses bénéfices dans des projets locaux, soumis au vote des habitants, des voyageurs et des municipalités. Alors, partant pour passer au tourisme vert ? Au printemps, ce sont Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise qui pourront vous accueillir grâce à FairBnB.

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Carrefour, sur le chemin du zéro déchet ?

Carrefour, sur le chemin du zéro déchet ?

C’était le deal : le pacte national sur les emballages plastiques, signé par des marques, mais aussi des ONG et le gouvernement, refuse que le plastique continue à être un déchet.
Dans cette foulée, l’enseigne Carrefour passe désormais à l’action avec plusieurs mesures visant à réduire la quantité d’emballages plastiques à usage unique de ses rayons au niveau national. Concrètement, les références bio des bananes et des concombres de l’enseigne sont désormais mis à nus sans leurs emballages plastique inutiles. Et Carrefour entend généraliser cette mesure à l’ensemble de ses fruits et légumes bio et non bio, déclare-t-elle sur Twitter. Les barquettes en polystyrène des produits du rayon fromagerie vont être quant à elle remplacées par des barquettes en bois, faisant économiser 111 tonnes de plastique par an. Pour les fruits et légumes en vrac, de doux sachets en coton bio seront également disponibles à l’achat pour les clients. Pour favoriser la réutilisation des emballages, l’enseigne permet également à ses clients de venir avec leurs propres contenants aux rayons poissonnerie, boucherie/charcuterie, fromager, traiteur et pâtisserie depuis le mois de mars. Par ailleurs, si Carrefour substitue le plastique là où il n’est pas automatique, l’enseigne s’engage à composer de moitié de plastiques recyclés les contenants pour lesquels il est plus difficile de s’en passer, comme les bouteilles d’eau et les sodas.
Le bilan, selon les chiffres du distributeur sur Twitter : 140,5 tonnes de matières plastiques économisées par an ! Quand le Ministère de la Transition écologique et solidaire soutient que 60% du plastique retrouvé dans la nature et dans les océans provient des emballages, il serait temps que toutes les marques suivent le chemin du durable (et du réutilisable) au lieu du jetable.

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Murfy, le guide de survie des objets

Murfy, le guide de survie des objets

Connaissez-vous la loi de Murphy, cet adage fataliste où le pire finit toujours par arriver ? Cela commence par un réveil raté, puis la cafetière tombe en panne et l’ampoule de votre chambre à coucher cesse de fonctionner. A moins que ces pannes en série soient causées par l’obsolescence programmée de nos appareils ? C’est justement pour faire mentir ce constat que le site Murfy a été lancé avec un objectif : réparer les objets au lieu de les jeter.

Selon une étude menée par l’ONG Les Amis de la Terre en 2016, nous jetons chaque année en France entre 17 et 23 kg de déchets électriques et électroniques par personne (DEEE). Ce chiffre en apparence faible entraine de gros dégâts. Il suffit de voir l’étendue des décharges dans le monde pour en prendre conscience ! Nos appareils sont peut être partiellement recyclés, mais certains de leurs composants rares sont exclus de ce processus. Sans compter que, dès leur extraction, ces matériaux causent de nombreux désastres humains et environnementaux . Et puis, comme la logique de jeter pour racheter fait des trous dans nos budgets, nous avons tout intérêt à jouer au mécano avec nos lave-linge et nos frigos !

C’est là qu’intervient Murfy, un service de réparation spécialisé sur le gros électroménager de cuisine. Volumineux, indispensable et onéreux, lorsque l’un de ces appareils tombe à plat, c’est souvent la cata ! Pour rendre les consommateurs autonomes face à leurs appareils en panne, Murfy met à disposition des tutoriels en ligne et en profite pour rappeler des gestes anodins à effectuer régulièrement pour allonger la durée de vie de ces produits, comme vérifier le niveau de sel d’un lave-vaisselle. Pour les dommages plus sérieux, une équipe de spécialistes de la réparation peut également se déplacer à moindre prix. Conquis ? Rendez-vous sur le site Murfy. Pour aller plus loin, découvrez d’autres projets de l’économie circulaire dans le répertoire des Alternatives au neuf de l’association Zéro Waste France.

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Le nouveau visage des consommateurs de produits bio en France

Le nouveau visage des consommateurs de produits bio en France

L’Agence Bio* fait parler les chiffres de son baromètre annuel de consommation et de perception des produits biologiques en France pour lever le voile sur la fin d’une consommation bio « tendance » et la montée en puissance d’une consommation bio par « conviction ». « Le bio n'est plus un phénomène de mode, c'est un phénomène de société », estime Florent Guhl, directeur de l'Agence Bio.
En effet, en 2018, près de 9 français sur 10 déclarent avoir consommé des produits issus de l’agriculture biologique, et on observe de façon générale une meilleure identification des labels dédiés (logo AB reconnu à 97 %, logo européen à 59 %), ainsi qu’une meilleure connaissance des pratiques agricoles.
La nouvelle génération n’est pas en reste avec 27 % des 18-24 ans qui sont de nouveaux consommateurs de bio depuis moins d'un an (contre 17 % pour l'ensemble des sondés), et qui, de ce fait, influe directement sur le développement de l’agriculture biologique. « Les agriculteurs le savent, une nouvelle génération bio est en train d’émerger. Ils n’ont jamais été aussi nombreux à passer au bio », remarque l'Agence Bio dans ce nouveau Baromètre. Par ailleurs, chez les jeunes, c'est la question du bien-être animal qui ressort en numéro un (à 37 %) pour expliquer les motivations d'achat de produits bio, ainsi que des raisons "éthiques et sociales", en comparaison avec leurs ainés qui mettent plus souvent en avant des raisons telles que la santé, l'environnement ou le goût.
Malgré cette hausse généralisée de la consommation de produits biologiques en France, une majorité de répondants jugent les produits bio encore trop chers, sauf chez les 18-24 ans qui, pour près de la moitié, estiment "normal" de payer plus cher un produit alimentaire bio.
Enfin, dans leur quête de transparence, l’ensemble des consommateurs réclament également plus de visibilité sur la règlementation et le contrôle des produits certifiés qui leurs sont proposés.
Un marché qui est donc en pleine mutation, au gré des attentes de nouveaux consommateurs, plus exigeants et davantage conscientisés.

*agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique

Tous les chiffres sont issus du baromètre de l’Agence bio, et tirés d’un article de L’info Durable.

 

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Un nouveau substitut au cuir chez VEJA !

Un nouveau substitut au cuir chez VEJA !

Connue depuis plusieurs années maintenant pour ses engagements forts en termes d’éco-conception de baskets, la marque VEJA commence l’année 2019 avec un tout nouveau modèle 100% vegan. Bienvenue aux « CAMPO » !
Se pliant depuis sa création à un exercice de transparence absolue, la marque a toujours veillé à informer les consommateurs non seulement sur les limites d’un modèle plus durable au sein de leur industrie, mais aussi sur leurs quêtes de nouveaux matériaux plus responsables, qualitatifs et résistants.
Ainsi, après 5 ans de recherches, VEJA dévoile le C.W.L, un nouveau matériau censé remplacer le cuir d’origine animale et qui entrera dans la composition d’une nouvelle paire de basket pour sa collection été 2019. Développé par une entreprise italienne, ce nouveau matériau est constitué d’un canvas (mélange de coton et de lin), enduit à 50% de déchets de maïs issus de l’industrie alimentaire. Outre la substitution au cuir, le C.W.L utilisé pour ce nouveau modèle est bio-sourcé, naturel, et possède un indice de biodégradabilité important (63%). Similaire au cuir à la vue et au toucher, c’est un pari gagné pour VEJA qui détient désormais un substitut écologique au cuir animal.

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Économie circulaire dans le textile : où en sont les consommateurs et les marques ? (épisode 2)

Économie circulaire dans le textile : où en sont les consommateurs et les marques ? (épisode 2)

A l’occasion de ses 10 ans, Eco-TLC (l’éco-organisme du textile, du linge et de la chaussure) a dévoilé deux études permettant d’évaluer les habitudes des Français en termes de consommation, de tri et de recyclage ainsi que l’engagement des entreprises de la filière Textiles d’habillement, Linges de maison et Chaussures (TLC) dans l’économie circulaire. Les résultats montrent ainsi que les Français s’engagent au quotidien et sont de plus en plus sensibles aux enjeux de l’économie circulaire (pour en savoir plus, lisez notre article). Côté entreprises, les chiffres montrent que les acteurs de la filière TLC, malgré une prise en compte croissante de ce sujet, ont encore des efforts à fournir. L’étude révèle notamment le manque de sensibilisation des entreprises. Ainsi, seulement une entreprise sur deux associe l’économie circulaire à la réutilisation et au recyclage des TLC en fin de vie, des déchets et chutes de production. Pire : le concept d’économie circulaire n’évoque rien du tout pour un quart des entreprises interrogées. Cela explique sûrement pourquoi le nombre d’acteurs ayant intégré l’économie circulaire dans leur stratégie avoisine les 42%. Les actions déployées par les entreprises de la filière concernent avant tout l’allongement de la durée d’usage du produit (48%), l’approvisionnement en matières plus durables (35%) et l’éco-conception. Pourtant, la mise en place de ces actions n’est pas encore structurée : seuls 4% des entreprises interrogées déclarent avoir des objectifs clairement affichés et chiffrés, 20% n’ont pas d’objectifs chiffrés mais prévoient d’en avoir dans un futur proche et 76% n’ont tout simplement aucun objectif ni de projet d’économie circulaire.
L’engagement des marques textile dans l’économie circulaire est donc en bonne voie mais il reste encore du chemin à faire !



Consultez notre étude « Fashion for Good : les futurs de la mode responsable » pour découvrir des initiatives d’économie circulaire dans la mode.

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Économie circulaire dans le textile : où en sont les consommateurs et les marques ? (épisode 1)

Économie circulaire dans le textile : où en sont les consommateurs et les marques ? (épisode 1)

La mode durable fait de plus en plus parler d’elle : face aux attentes croissantes des consommateurs, les acteurs traditionnels prennent des engagements et de nouvelles marques éthiques émergent. Utilisation de fibres recyclées, vêtements qui durent plus longtemps, services de location, développement du marché de l’occasion : autant de moyens pour rendre l’industrie textile un peu plus circulaire.
A l’occasion de ses 10 ans, Eco-TLC (l’éco-organisme du textile, du linge et de la chaussure) dévoile deux études permettant d’évaluer les habitudes des Français en termes de consommation, de tri et de recyclage ainsi que l’engagement des entreprises de la filière Textiles d’habillement, Linges de maison et Chaussures (TLC) dans l’économie circulaire.
Et les résultats sont encourageants ! Du côté des consommateurs, l’étude révèle que les Français sont de plus en plus sensibles aux enjeux de l’économie circulaire : 80% ont par exemple changé leurs habitudes de consommation et pratiquent des gestes écoresponsables en matière de textiles et de chaussures. Ils sont nombreux, dès l’acte d’achat, à favoriser des produits textiles plus responsables : près de la moitié déclare faire des achats responsables (produits locaux ou matières recyclées), 46% achètent des produits de bonne qualité et 62% pratiquent les achats d’occasion en vides-greniers, en ligne ou dans des boutiques solidaires. L’étude montre également que la population française a largement adopté des habitudes de consommation pour allonger la durée de vie des vêtements : 91% des Français interrogés déclarent par exemple réparer et retoucher leurs vêtements ou chaussures et 46% pratiquent le troc. Ils sont 95% à connaître et à utiliser des solutions de dépôts de textiles et chaussures (conteneurs sur la voie publique ou en déchetterie, etc) mais 10% déclarent quand même jeter leurs produits inutilisés à la poubelle, alors que ceux-ci auraient pu être revalorisés ou recyclés. Selon Eco-TLC, il y a encore de la sensibilisation à mener pour faire prendre conscience aux consommateurs que les textiles et chaussures abimés ou usés peuvent devenir de nouvelles matières premières (revêtements de sol par exemple).

Rendez-vous dans notre prochain article pour découvrir les résultats de l’étude Eco-TLC sur l’engagement des entreprises de la filière dans l’économie circulaire.

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LOOP ou le Grand retour de la Consigne ?

LOOP ou le Grand retour de la Consigne ?

Produits à usage unique, suremballage, épuisement des ressources et émissions carbone, nombreuses sont les polémiques actuelles qui gravitent autour de la société de surconsommation des temps modernes ! Et quand les règlementations se font attendre, certains acteurs n’hésitent pas à se retrousser les manches afin de proposer aux consommateurs des alternatives, et à faire bouger les lignes. TerraCycle, leader mondial dans le traitement des déchets, présentait le 24 janvier 2019, à l’occasion du Forum Économique Mondial de Davos, sa nouvelle initiative baptisée « LOOP ».
LOOP est une plateforme de e-commerce, qui a convaincu 25 multinationales de s’impliquer dans le grand retour de la consigne en développant de nouveaux emballages durables pour les produits du quotidien. Des emballages consignés et développés expressément pour l’occasion : pots de glace Häagen-Dazs en métal, shampoings Pantene en aluminium, céréales au chocolat Quaker dans une boîte métallique ou jus d’orange Tropicana dans des bouteilles de verre…
Comment ça marche ? Vous commandez vos produits en ligne, on vous les livre chez vous dans le sac LOOP (développé par UPS), vous consommez, et une fois vos produits finis, vous placez les contenants vides (et même sales) dans votre sac LOOP, puis programmez son retrait. Vous pourrez même vous faire livrer vos nouvelles courses au moment du retrait de celui-ci.
Pour cette phase de lancement, au printemps 2019, LOOP se lancera d’abord en Ile-de-France, ainsi qu’à New-York, pour s’étendre au fur et à mesure à Londres, Toronto, Tokyo et San Francisco fin 2019. On retrouvera une centaine de références (au prix grande surface + caution pour l’emballage) avec pour objectif d’étendre l’offre à 600 références après un an.
En France, c’est Carrefour qui aura l’exclusivité de sa MDD sur 20 produits pour 6 mois, puis d’autres enseignes pourront ensuite prendre part à l’initiative. À ce jour, les analyses de TerraCycle estiment qu’à partir de 5 réemplois du contenant, cette solution aurait un impact carbone inférieur à celui des objets à usage unique livrés par l'e-commerce classique (qui génère déjà son lot de camions), et qu’après 25 utilisations, l’impact sera réduit de moitié.
En attendant de pouvoir attester de ces chiffres, c’est un beau tour de force de TerraCycle qui remet la consigne au goût du jour !

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Le guide des labels de la consommation responsable 2009-2010 La consommation de A à Z. Santé,  loisirs,  environnement,  budget…, Tout ce que vous devez savoir pour bien consommer