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Nicolas Boileau

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Make Friday Green Again : les marques bousculent le Black Friday

Make Friday Green Again : les marques bousculent le Black Friday

Un mois avant l’annuel Black Friday le 29 novembre prochain et en opposition à ce vendredi noir bien connu pour ses soldes importantes dans le monde entier, la marque française de chaussures et de vêtements Faguo lance l’initiative « Make Friday Green Again ». Ce sont 200 marques françaises qui ont répondu à l’appel, s’engageant à refuser de participer à l’événement et à communiquer en faveur d’une consommation raisonnée, durable et responsable. Les membres du collectif ponctuel ne souhaitent « pas participer à cette journée infernale de surconsommation imposée par le marché » dont ils dénoncent les coûts sociaux et environnementaux. Leur objectif ? Encourager les consommateurs des marques à trier leurs affaires pour revendre ou recycler ce qui ne les intéresse plus, réfléchir à ce dont ils ont vraiment besoin et acheter si nécessaire, raisonnablement et au juste prix. En véritable opération de sensibilisation, ce collectif cherche à questionner les Français sur leur rapport à la consommation et à responsabiliser les consommateurs (« consommer, c’est voter ») en les invitant à reprendre le pouvoir sur leurs achats et à faire les bons choix.
Née en 2009, la marque de chaussures Faguo s’attache à mesurer, réduire et compenser ses émissions de CO2 (1 414 000 arbres plantés à ce jour), propose une collection recyclée ainsi qu’une sélection vegan. En lançant cette opération de boycott, la marque affirme encore davantage ses engagements et permet à d’autres enseignes de s’exprimer également, tels que les pionniers Nature & Découvertes et Picture Organic Clothing ou les jeunes pousses Joone, Tediber et  Bergamotte.
Faguo s’engage dans une voie déjà tracée depuis 2011 par la marque californienne de vêtements outdoor Patagonia qui avait lancé en 2016 « 100 Percent Today, 1 Percent Every Day » à l’occasion du Black Friday. L’opération avait généré 10 millions de dollars à travers le monde, somme entièrement reversée à des centaines d’associations environnementales locales. Une action qui avait d’ailleurs inspiré en 2017 en France avec le lancement du Green Friday
Si « Make Friday Green Again » est une action qui ne résout pas l’essentiel du problème, c’est effectivement « un premier pas pour faire mieux lors d’une journée qui encourage la surconsommation et la surproduction. » selon Faguo. L’initiative montre une nouvelle fois l’engagement des marques pour une transformation positive des modes de production et de consommation. Qui sait si elle se verra renouvelée les années suivantes, autour d’un collectif rejoint par de nouvelles marques ?
En attendant, relisez notre étude « Le vrai coût des prix bas » publiée en 2018 et ainsi s’informer sur la valeur des prix bas et leurs effets pervers, la façon dont les producteurs, industriels et consommateurs envisagent sa meilleure répartition via des prix intelligents, compréhensibles et justes.

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Le Producteur Local : le distributeur qui supprime les marges

Le Producteur Local : le distributeur qui supprime les marges

Le contexte environnemental et les nouvelles attentes des Français ne semblent plus compatibles avec le modèle de consommation globalisé sur lequel repose la grande distribution. À cela s’ajoute une empreinte environnementale conséquente, principalement en raison des modes de production et du transport des produits.
Dans ce contexte, les consommateurs se (re)tournent vers les circuits courts en lesquels ils ont davantage confiance pour satisfaire leur demande de proximité géographique et sociale, de traçabilité, qualité et composition des produits. Si les circuits courts proposent de nombreux avantages pour les consommateurs, il en est de même pour les producteurs qui parviennent ainsi à sécuriser leur modèle économique et à retrouver du sens et de la reconnaissance dans leur métier.
Fort de ces constats, Le Producteur Local (LPD) propose depuis 2015 des magasins de producteurs et artisans locaux qui ne réalisent aucune marge sur les ventes. Claire Behengaray, Présidente du réseau et ancienne responsable de La Ruche Qui Dit Oui, explique que le “concept a pour but de donner accès aux consommateurs aux produits locaux, en garantissant un contrôle de la qualité pour qu’ils sachent d’où ils viennent, qui les fabrique, le tout à des prix respectueux de leur pouvoir d’achat. Pour les producteurs, c’est la possibilité d’écouler leurs productions au juste prix en restant maîtres de leurs marges." 170 producteurs locaux associés et 20 salariés permettent aujourd’hui l’existence de cinq boutiques en France. Comment fonctionnent-ils ? En s’associant sous la forme d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC), les producteurs versent une contribution fixe annuelle en fonction de leurs ressources pour diviser les charges, fixent les prix et reçoivent les bénéfices. Ils reprennent surtout le contrôle sur leurs ventes en gérant la commercialisation de leurs produits de A à Z, dépassant ainsi les limites de la grande distribution. La structure juridique permet d’intégrer les clients et salariés qui souhaitent participer au développement des magasins. Le Producteur Local s’inscrit dans une démarche responsable avec une offre de produits alimentaires locaux, sans OGM ni souffrance animale et issus d’une agriculture dite “très raisonnée”. Aucun label mais des contraintes à respecter pour les producteurs. Même si la sélection de produits est réduite car la production est uniquement locale, LPD concentre de nombreux producteurs dans ses points de vente mutualisés, ce qui permet d’offrir un plus large choix aux consommateurs.
Le Producteur Local est une initiative innovante dans laquelle tout le monde semble tirer son épingle du jeu. Un avenir en apparence radieux pour celui qui dessine peut-être l’avenir de la distribution.

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Le secteur du tourisme deviendrait-il un peu plus écolo ?

Le secteur du tourisme deviendrait-il un peu plus écolo ?

Ce n’est désormais plus une breaking news : le secteur du tourisme n’est pas le plus vert qu’il soit aujourd’hui. Selon la revue Nature Climate Change en 2018, l’industrie touristique serait responsable de 8% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Notons aussi que le transport aérien représente à lui seul 2 à 3% de ces émissions mondiales.

Il existe cependant de bonnes initiatives dans le domaine du tourisme durable. Par exemple, l’association ATR, qui rassemble des tour-opérateurs souhaitant améliorer l'impact de leur activité sur la planète et ses habitants, a choisi de miser sur la compensation carbone. Cette méthode consiste à mettre en place des projets de réduction ou de capture, séquestration du carbone en un autre lieu que le lieu de présence de l’entreprise en question. Les entreprises qui souhaiteraient obtenir le label ATR devront compenser leur émission à travers des projets de solidarité climatique parmi les 10 proposés par l’association. Cette compensation obligatoire s’effectuera par paliers. D’abord, les entreprises titulaires du label devront compenser 100% des émissions de CO2 de leurs salariés à partir de 2020. Puis, à horizon 2023, elles devront avoir compensé 50% des émissions liées au transport de leurs pour enfin atteindre 100% en 2025. Un beau pari.

L’association cherche aussi à développer des « ambassades » du voyage responsable en donnant les moyens aux agences de voyage de proposer des alternatives au tourisme de masse et traditionnel, afin d’aller au-delà de la compensation carbone et de limiter les émissions de CO2 à la source. Son action s’adresse aussi aux consommateurs à travers des conseils pour « voyager mieux », moins loin, de manière moins régulière, en ayant recours à des professionnels engagés. En effet, avec le développement du « flygskam », ce mouvement de « honte de prendre l’avion », principalement en Europe, de plus en plus de citoyens questionnent leur vision du voyage et cherchent à voyager de manière plus écologique.

ATR n’est jamais allé aussi loin dans son engagement. Nous suivrons avec attention la suite !

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Du « consommer mieux » au « consommer moins » : les Français poursuivent leur transition

Du « consommer mieux » au « consommer moins » : les Français poursuivent leur transition

Dans un contexte environnemental mondial de plus en plus alarmiste, entre alertes d’experts scientifiques, campagnes de sensibilisation d’ONG et médiatisation accrue d’actions citoyennes en faveur du climat, la prise de conscience fait son chemin au cœur des foyers français. La preuve : 60% des Français pensent qu’il est urgent d’agir pour la planète. C’est ce que montre la nouvelle édition du Baromètre de la consommation responsable publié chaque année par GreenFlex en partenariat avec l’ADEME.
Dans les faits, de plus en plus tournés vers une consommation responsable, 67% des Français interrogés disent avoir changé certaines de leurs pratiques et 13% déclarent faire tout leur possible pour réduire l’impact de leur consommation, s’intéressant davantage aux produits dits “durables” (éthiques, bios, locaux...), pour leur santé d’abord mais aussi pour la planète. Ils restent néanmoins sur leurs gardes en reconnaissant que les “produits bio ne se valent pas tous” (82%) et qu’il est préférable d’acheter des fruits et légumes locaux et de saison plutôt que bios provenant d’autres pays (84%). Les Français se dirigent progressivement vers des circuits de distribution alternatifs, entre petits commerçants, producteurs, et réseaux spécialisés, pour limiter leur empreinte carbone et favoriser l’économie locale.
Si acheter des produits durables est certes un premier pas, les personnes interrogées dans le cadre de cette étude ont bien compris que les ressources de la planète sont épuisables et que le système actuel, qui repose sur la consommation, n’est pas viable. En effet, 86% d’entre eux aimeraient vivre dans une société où celle-ci prend moins de place. Ce constat, partagé par leurs voisins européens (80%), les pousse à remettre en question un modèle économique basé sur une croissance perpétuelle et à modifier leurs habitudes de consommation. Les Français jouent donc la carte de la sobriété et réduisent leurs achats. Ils sont 30% à ne plus souhaiter consommer de produits ou services superflus. Les résultats du baromètre coïncident avec la récente enquête menée par l’application française Yuka auprès de ses utilisateurs. D’après la start-up, 83% des sondés achètent moins mais de meilleure qualité, valorisant les produits bruts et biologiques.
Les Français qui ont conscience de l’immense pouvoir économique et social des marques font preuve de défiance envers celles qui sont pointées du doigt pour leurs pratiques polluantes et incitations à la surconsommation (88%) : ils ne sont plus que 27% à leur faire confiance (-31 points depuis 2004). De grands défis à relever pour celles qui sont tout de même perçues comme les premières actrices majeures du changement après l’État. Comment concilier profit et impact “positif” ? Car vendre des produits responsables ne suffit plus et ne plus vendre est synonyme de faillite. La réponse serait donc dans le “moins mais mieux”.
 
Retrouvez le Baromètre de la consommation responsable - GreenFlex/ADEME - Edition 2019 ici.

Retrouvez l’étude de mesure d’impact “Comment Yuka contribue à faire changer les choses” - Yuka - Septembre 2019 ici.

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TESCO : le nouveau supermarché de l’alimentation plus saine ?

TESCO : le nouveau supermarché de l’alimentation plus saine ?

En ce mois de septembre, c’est le temps des bonnes résolutions pour TESCO, le géant des supermarchés anglais. Il y a quelques jours, ce leader de la grande distribution a dévoilé son plan d’action pour une alimentation plus saine. En s’engageant aux cotés de l’ONG WWF, Tesco a décidé d’atteindre un objectif ambitieux : réduire de moitié l’impact environnemental du panier de course moyen au Royaume-Uni. En attendant la sortie de leur méthodologie sur le sujet, ils ont lancé une série d’initiatives afin de promouvoir une alimentation équilibrée auprès des consommateurs. Au programme : collaboration avec le chef renommé Jamie Oliver, programme qui propose aux consommateurs des paniers de produits meilleurs pour la santé à moindre prix, partenariat avec des associations de promotion du sport, dons de fruits aux enfants…
C’est en 2017 que Tesco lance « The Little Helps Plan », un programme RSE intégré dans la stratégie du groupe. On y retrouve des mesures en faveur de la diversité et de l’inclusion (signature de la Charte de l'ONU en matière de droits LGBT+ pour les entreprises), de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, du sourcing responsable, du bien-être animal,…
En 2018, c’est au tour du programme « Helpful Little Swaps »* de voir le jour. Le supermarché crée des paniers de produits plus sains à prix réduits comme le mentionne Emma Botton, directrice marketing et communication chez Tesco : « Ces produits de première nécessité sont valorisés en rayons et sont vendus 12 % moins chers »*.Un gain pour Tesco qui a vu la vente de ces références augmenter de 17% !
Tesco fait des efforts et c’est une bonne nouvelle pour le monde de la grande distribution mais attention tout de même : les produits proposés dans ce panier sont certes (parfois) plus respectueux de notre santé mais pas forcément de l’environnement ! On y retrouve les mêmes marques mais leurs équivalents « sans sucre » ou « sans sel »… et encore et toujours des produits transformés et ultra transformés, alors que TESCO aurait pu saisir cette opportunité pour promouvoir des produits plus bruts. Des initiatives à prendre avec des pincettes.
 

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ClearFashion : l’appli qui passe au crible vos vêtements

ClearFashion : l’appli qui passe au crible vos vêtements

Vous désespériez de ne pas pourvoir utiliser Yuka pour scanner les étiquettes de vêtements de vos marques préférées ? C’est maintenant possible grâce à une toute nouvelle application ClearFashion, sortie le 10 septembre dernier. Le principe est simple : il suffit de prendre en photo l’étiquette de votre vêtement pour connaitre les engagements d’une marque. Noté sur 100, les vêtements sont étudiés selon leur impact carbone, les matières premières et substances utilisées, la santé des travailleurs, l’origine, les labels… De nombreux critères ont été choisis en collaboration avec un comité d’experts et c’est aujourd’hui plus de 70 marques qui sont répertoriées dans l’algorithme et évaluées au regard de 4 thématiques (Humain, Santé, Environnement, Animaux).

D’où vient cette idée ? Ce projet est né en 2017 sur les bancs de l’école AgroParisTech lorsque 2 étudiantes ingénieures agronomes ont réfléchi à une manière d’être mieux informées sur le sujet. En mars 2018, elles lancent des questionnaires, des sondages auprès des consommateurs pour en savoir plus sur leurs habitudes d’achat. C’est en juillet 2018 qu’elles se lancent dans le développement du premier prototype de l’application testé par 15 000 citoyens. L’aventure prend vraiment vie début septembre 2019 lors du lancement officiel de l’application disponible sur l’App Store et Google Play.

Alors que l’industrie de la mode figure parmi les secteurs les plus polluants au monde en termes d’émissions de gaz à effet de serre, les citoyens réclament des comptes aux grandes marques du monde de la mode. Pour 63% d’entre eux, le fait qu’une marque propose des produits durables renforce la confiance qu’on lui porte*. Certains sont d’ailleurs prêts à payer plus cher pour ces produits. Plus qu’un effet de mode, la demande de transparence de la part des consommateurs devient un pré-requis.

Après le succès d’applications comme Yuka ou FoodAdvisor qui ont fait trembler les grandes chaines de supermarché et les marques alimentaires, c’est au tour des enseignes du textile.
Si vous n’êtes pas transparents, les appli de ce type le seront pour vous…


*Selon le baromètre GreenFlex-Ademe de la consommation responsable 2019

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Henri Rose : de la transparence dans les fragrances

Henri Rose : de la transparence dans les fragrances

Henri Rose, la marque de parfum de l’actrice Michelle Pfeiffer, brise le culte du secret de l’industrie de la parfumerie. Le mystère entretenu sur les recettes des fragrances est l’essence même de leur charme, mais il n’en cache pas moins une information opaque concernant ce produit de luxe appliqué tous les jours au contact direct de la peau de millions de personnes.
Plusieurs années de recherche ont mené à l’élaboration de 5 parfums Henri Rose, réalisés par les parfumeurs de la marque de luxe IFF, mis au défi par un cahier des charges très exigeant. La palette d’ingrédients a en effet été réduite à 300 au lieu de 3000 pour les recettes de parfums habituelles. En outre, la sélection des composants a été affinée de telle sorte à privilégier des produits naturels, sinon des substituts synthétiques moins allergènes à leurs équivalents naturels. Ainsi, les fragrances finales sont garanties sans parabènes ni phtalates, et sans aucune suspicion de présence de substances cancérigènes et de perturbateurs endocriniens.
Les parfums Henry Rose arborent la double certification EWG Verified™ (Environmental Working Group) et Cradle to Cradle Certified™ Gold. Car ils ne sont pas seulement transparent et responsable sur le contenu des parfums, mais aussi sur leur contenant. Composé à 90% de verre recyclé et surmonté par un bouchon compostable en soja issu de culture responsable, les flacons Henry Rose sont entièrement recyclables et bio-dégradables !
La commercialisation de la marque Henri Rose est pour l’instant limitée aux États-Unis, mais les équipes réfléchissent à l’exportation par voie aérienne, ce qui viendrait entacher sérieusement l’empreinte environnementale des produits : dommage que cette dernière n’ait pas d’odeur !

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Le déménagement 2.0 : zéro déchet, zéro carton ?

Le déménagement 2.0 : zéro déchet, zéro carton ?

Le principe de la startup Les Cartons, c’est justement de s’en passer ! En effet, cette plateforme propose de vendre les objets des appartements qui se vident au profit de ceux qui se remplissent, dans une même ville et sous la forme d’une seule et même annonce. Un schéma vertueux de passation de meubles d’occasion au niveau local, qui évite le gaspillage, l’amoncellement de meubles dans la rue, et qui permet de faire de réelles économies.
Les chiffres parlent d’eux mêmes : 16% de la population sera amenée à déménager en 2019, soit 8 millions de personnes et 7% des français font un crédit à la consommation pour financer leur déménagement… d’où la nécessité d’optimiser l’empreinte écologique et budgétaire de cette étape ! Les Cartons sont sur tous les fronts : la start-up a mis en place un outils d’estimation de la valeur des meubles - selon le prix et la date d’achat, l’état ainsi que la nature du meuble - ainsi qu’un outil d’estimation des frais de livraison auprès des partenaires de la plateforme, des chauffeurs livreurs aux entreprises de covoiturage. Et si les meubles ne trouvent pas acquéreurs suffisamment rapidement, Les Cartons suggèrent au vendeur de donner ses biens à des associations locales et partenaires. Carton plein !

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Fini le fuel, place au vent : l’avenir du cargo dans le voilier !

Fini le fuel, place au vent : l’avenir du cargo dans le voilier !

« On se réjouit (…) de sortir de Saint-Nazaire un porte-conteneurs qui va porter 50 000 conteneurs. Superbe performance technologique. Est-ce bon pour la planète ? La réponse est non." lançait Nicolas Hulot le jour de l’annonce de sa démission le 28 août 2018. Même si le fret maritime utilise de plus en plus de carburant moins souffré, le secteur reste encore l’un des plus sale, consommant 250 millions de tonnes de fioul lourd par an au niveau mondial.

Mais l’ancien ministre se réjouirait de voir partir un ancien voilier de travail restauré ou répliqué, qui fonctionne à la seule énergie du vent, d’un port du Finistère. La Transoceanic Wind Transport (TOWT) est une société bretonne qui réhabilite les voiliers traditionnels pour transporter des marchandises à travers le monde et de manière propre : vins, bières, thés, chocolat et café parviennent d’Outre-Manche et d’Outre Atlantique jusqu’en Bretagne ! Ces marchandises sont également respectueuses de l’environnement, car elles sont toutes certifiées biologiques et/ou  ou issues du commerce équitable ! En outre, ce mode de transport maritime leur vaut le label « Anemos » - label crée par TOWT et nommé d’après le mot « vent » en grec ancien - et une place permanente dans les rayons de Biocoop.

Avec TOWT, la transparence a également le vent en poupe : ordinairement, un client ne sait rien - ni par qui, ni comment un produit a été acheminé jusqu’à lui -. En revanche, chacune des étiquettes des produits transportés par TOWT comporte un code permettant de tracer le voyage du produit, jusqu’au nom du navire, depuis le site du transporteur. Toutefois, la voile c’est bien, mais face au phénomène de la mondialisation, cela ne casse pas des briques en terme de volume de marchandises transportées ! C’était sans compter sur les investissements en R&D de cette société bretonne, qui travaille sur l’hybridation voilier-cargo, pour proposer une alternative propre et performante aux porte-conteneurs ! Le premier navire de cette expérience, Phoenix, pourrait bien faire renaitre une navigation ancestrale, augmentée et douce.

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Des pastilles pour passer l’éponge sur le plastique

Des pastilles pour passer l’éponge sur le plastique

Avec 8 à 12 millions de tonnes de plastique qui finissent dans les océans chaque année selon Greenpeace, la marque Blueland souhaite rétablir le surnom de « planète bleue » que porte la Terre en mettant un terme à ce phénomène de pollution à grande échelle. Petit à petit, la fondatrice Sarah Paiji entend éliminer tous les packagings de nos maisons, en commençant par les produits ménagers.

Blueland propose des « forever bottle », autrement dit des bouteilles réutilisables, dans lesquelles diluer des pastilles destinées à l’entretien ménager. Il y en a une pour le verre et les miroirs, une pour la salle de bain et une multi-surfaces. La marque affirme que ces packagings sont 300 fois plus légers et 200 fois plus petits que les contenants traditionnels vendus dans le commerce, pour une efficacité comparable. Chaque pastille est un concentré d’ingrédients (pas forcément certifiés naturels – mais qualifiés de « dérivés naturels » pour la plupart), emballée dans des sachets biodégradables et compostables.

La fondatrice y tient : les alternatives responsables doivent être autant performante qu’un produit classique, mais surtout abordable. Son pari est tenu car chaque recharge coûte 2$ et permet d’obtenir environ un demi litre de produit ménager. En revanche la marque pousse, dès la première commande, à acheter une ou plusieurs de ses « forever bottle », spécialement conçue pour durer éternellement, déconseillant d’utiliser tout autre type de contenant, quand bien même réutilisé. Là est sûrement l’un des seuls points faibles du sujet. À terme, si chaque américain adopte les solutions Blueland, le continent nord-américain économiserait 100 milliards de bouteilles en plastique d’après la marque. Pour être bold, soyez blue !

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Koovee : ne jetez plus vos couverts, mangez-les !

Koovee : ne jetez plus vos couverts, mangez-les !

« Penses-tu encore que c’est trop d’efforts d’utiliser une cuillère en métal que tu dois juste…laver ? » scande Greenpeace à la fin de son spot vidéo retraçant l’histoire du monde jusqu’à l’ère du plastique. Il faut dire que le plastique à usage unique est vraiment une plaie pour la planète. 335 millions de tonnes de plastiques ont été produites dans le monde en 2016, selon un rapport du WWF publié au début de l’année 2019 et il semblerait qu’en France, nous jetions 4,7 milliard de cuillères en plastique par an, pour une utilisation moyenne de 10 minutes et pour une dégradation durant 250 ans.

Si laver une cuillère en métal demande encore trop d’efforts, Koovee propose des couverts comestibles et biodégradables pour les entreprises de restauration et de livraison de repas. Fabriqués en France, ils sont composés de farine de blé, de sel et d’huile de colza et ne comportent aucun additif ni produit chimique. Ils auraient « un goût de gressin » selon les journalistes de LCI lors d’un test réalisé sur plateau le 3 juin 2019. Nous ne savons pas en revanche si ces ingrédients proviennent également de l’Hexagone.

Un an de recherche et de développement ont été nécessaire pour rendre les couverts Koovee résistants à l’eau chaude - environ 5 minutes - mais également au froid, sans endommager leur qualité comestible. Résultat : un prix non négligeable de 7€ pour un lot de 8 couverts (4 fourchettes et 4 cuillères) et de 22€ pour un lot de 50. Par ailleurs, ils ne créent pas de déchet en fin de vie, mais leur fabrication par procédé industriel a tout de même un impact environnemental. Et même comestibles, sont-ils vraiment durables ? Eux aussi à usage unique, ils évitent toutefois la pollution plastique des océans, qui augmente actuellement au rythme d’un camion déversé chaque minute. Ne plus jeter ces couverts, c’est bien, les manger c’est très bien, mais les choisir en acier ou inox, c’est quand même mieux !

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Deliveroo : des plats chez soi en un clic… et bientôt sans plastique ?

Deliveroo : des plats chez soi en un clic… et bientôt sans plastique ?

La livraison de repas à domicile voit son marché croître 20 fois plus vite que celle de la restauration commerciale, représentant 160 millions de chiffres d’affaire en 2018. C’est autant d’emballages, de couverts et de serviettes en papier à usage unique qui se retrouvent dans nos poubelles, sinon dans la rue.
Comme d’autres plateformes spécialisées interpellées par leurs clients, Deliveroo entre progressivement dans la bataille du plastique à usage unique. D’abord, l’ajout de couverts a été reléguée en option dans l’application. En 2018, Deliveroo s’est également associé à l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie pour distribuer un guide de bonnes pratiques environnementales à leurs restaurants partenaires et pour leur proposer une gamme d’éco-emballages biodégradables ou recyclables. En 2019, l’entreprise de livraison semble vouloir aller plus loin et a annoncé tester la réutilisation de contenants en Grande-Bretagne. En effet, Deliveroo proposera de venir chercher et de rapporter les récipients des particuliers, de les laver, grâce à un nouveau partenariat avec Oxwash, et de les confier aux restaurants partenaires de l’opération, pour qu’ils les réutilisent lors des prochaines commandes. Qui viendra chez les particuliers récupérer ces contenants : les livreurs Deliveroo ou l’entreprise Oxwash ? Et selon quelles modalités ? Deliveroo n’a pas dévoilé les détails de cette expérimentation…
Julia Vernin, co-fondatrice de FoodChéri, concurrent de Deliveroo, confie ses interrogations à l’ADN : « il est illusoire de penser que nos clients commanderont tous les jours chez nous. » commence-t’elle, avant d’ajouter « Ça coûte déjà assez cher de livrer à domicile, si en plus il faut aller récupérer le contenant, ce n’est pas rentable. », sans parler des problèmes de logistique qu’impliquerait le stockage des récipients dans les restaurants. Cela dit, Deliveroo a raison de tester cette solution quitte à l’optimiser en fonction des résultats. Car après-tout, le pire face aux problèmes environnementaux est encore de ne rien faire ! À suivre…

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Halte au gaspi dans les boulangeries avec Äss-Bar

Halte au gaspi dans les boulangeries avec Äss-Bar

Chaque année, 1,6 millions de tonne de nourriture est jetée. C’est globalement un tiers de la production alimentaire mondiale, estimé à 1,2 milliards de dollars : une absurdité totale. Et ces chiffres, révélés par le Boston Consulting Group en août 2018, vont sûrement augmenter dans les années à venir : il est probable qu’en 2030, nous jetions 2,1 millions de tonnes d’aliments non consommés.

A l’échelle de la Suisse, ces chiffres sont certes moindre, mais ont eu de quoi révolter 4 ingénieurs de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich (EPFZ) qui ont créé Äss-Bar, une boulangerie qui propose du « frais de la veille ». Reposant sur une oxymore, ce positionnement révèle là bien nos travers et nos caprices : un pain de la veille n’est certes pas frais, mais reste tout à fait comestible ! Il en va de même pour les viennoiseries et les pâtisseries, qui conservent toute leur fraicheur grâce à une chaine du froid respectée. Ces produits boulangers sont alors collectés auprès des artisans d’une même ville, puis revendus à petits prix, dont une partie est reversée aux boulangeries participantes. Si Äss-Bar se retrouve également pourvu d’invendus, les produits sont alors transformés en biogaz. Tout le monde est gagnant avec ce système local de gourmandises bradées !

Engagés contre le gaspillage alimentaire avant tout, les fondateurs d’Äss-Bar sont moins intéressés par l’argent que par le bon sens de leur projet : aujourd’hui l’entreprise compte près de 100 collaborateurs et dispose de 8 points de vente en Suisse et en Allemagne. Résultat : en 2016, 250 tonnes d’aliments ont été valorisées, permettant d’éviter l’émission de 225 000 kg de CO2 et de ravir les papilles de quelques 500 000 âmes conquises. L’heure est à la tentation responsable !

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SKFK, le bruit de la révolution dans vos dressing ?

SKFK, le bruit de la révolution dans vos dressing ?

Et si le grand ménage de printemps était révolu ? Cette période de tri régulière nous rappelle surtout à quelle fréquence et à quelle intensité nous achetons des vêtements… pour n’en porter honnêtement que très peu ! En Europe, on se débarrasse chaque année de 4 millions de tonnes de textile chaque année. Quand on sait quel est l’impact social et environnemental de leur production, on se retrouve face à une véritable absurdité planétaire !

Louer au lieu d’acheter, c’est « porter plus en consommant moins » nous dit SKFK. Incroyable : on peut alors être tout à la fois fashion addict et écolo ! L’ancienne marque basque Skunkfunk, nouvellement baptisée SKFK, propose de louer des tenues complètes à prix abordable (39€/mois) et respectueuses de l’environnement. La marque confectionne chaque pièce dans son atelier de fabrication à Bilbao à partir de coton biologique et autres tissus, privilégiant un design et une fabrication visant le zéro déchet, des emballages biodégradables et un transport à faibles émissions. En effet, les vêtements sont livrés sur cintre dans une boite en carton recyclable et uniquement en point relais pour optimiser l’impact des transports dans l’empreinte carbone du produit. Le même processus s’applique pour retourner les vêtements à la marque, qui se charge de les laver et de les remettre en état dans une blanchisserie à Roubaix.

Le slow est au coeur de SKFK, autant pour prononcer son nom que pour rythmer la production et la consommation de vêtements. La marque choisit en effet de ne sortir que deux collections par an, une en été et une en hiver. Par ailleurs, pour induire un choix vraiment responsable, les locataires ne peuvent pas retourner les pièces si la taille leur est inappropriée ou si le modèle leur déplait et doivent attendre le mois prochain pour changer… Ce n’est pas une punition, c’est une conviction : en matière de mode responsable, il faut apprendre à ne pas changer d’avis comme de chemise ! En revanche SKFK dispose de 25 boutiques dans 38 pays et plus de 600 points de vente multimarques dans lesquels il est possible d’essayer les pièces avant de les louer.
Pour être chic, soyez éthique !

Pour en savoir plus sur la mode responsable, consultez notre étude « Fashion for good »

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Une « Plastic Rebellion » pour le nouveau #NoPlasticChallenge

Une « Plastic Rebellion » pour le nouveau #NoPlasticChallenge

Relever le défi #NoplasticChallenge, proposé pour la deuxième édition par l’association No Plastic In My Sea, c’est entrer en résistance pendant 15 jours, du 22 mai au 5 juin. Bien plus qu’une initiative citoyenne, c’est un sérieux coup de pression envoyé aux enseignes et aux industriels ! Des alternatives au plastique sont d’ailleurs relayées graphiquement sur des images à partager avec le #NoPlasticChallenge : bannir les pailles, adopter une gourde,  refuser la vaisselle jetable, ramener sa tasse au boulot, acheter du vrac et du savon solide, etc !

A terme, il faudrait que le défi s’inscrive tous les jours dans nos usages, à la maison comme en entreprise. No Plastic In My Sea révèle que seulement 21% des matériaux plastique sont recyclés : un chiffre confirmé par Zero Waste France qui précise, dans un rapport de juin 2018, que moins de 25% des déchets plastiques sont valorisés en France et 30% en Europe. Le reste se retrouve enfoui ou tapisse le fond des océans ! Ce même rapport indique en effet qu’entre 150 000 et 500 000 tonnes de déchets plastiques s’y retrouvent chaque année…

L’année dernière, 80 000 personnes avaient relevé le défi. Cette année, des entreprises apportent également leur soutien : une motivation supplémentaire pour les uns, un bon coup de communication sur les engagements pour les autres ? C’est le cas de Sodastream qui s’empare du défi pour promouvoir sa bouteille en verre - alternative au plastique donc - et pour renforcer son implication sociétale en promettant de reverser 10% de ses ventes réalisées à l’association No Plastic In My Sea.
No plastic, c’est fantastique !

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