Mode
Nos vêtements sont un peu comme une seconde peau qui nous protège et souligne notre personnalité. Mais c'est un acte d'achat dont nous n'imaginons pas les impacts sociaux et environnementaux !
Ampoules
« La lumière doit être faite là où règne l'obscurité » dit la sagesse populaire. Autant dire qu'en matière de choix d'ampoules, les consommateurs ont bien besoin qu'on vienne un peu éclairer leur lanterne...
Festival "Graines de Jardins"- 25 et 26 mai, Rouen (76)
Festival photo "Peuples et Nature" - du 31 mai au 30 septembre, La Gacilly (56)
Un arbre qui s'abat fait beaucoup de bruit ; une forêt qui germe, on ne l'entend pas."
Gandhi
Mieux vaut tard (et peu) que jamais : si le Japonais Toyota a été historiquement le premier constructeur automobile à demander le label Origine France Garantie, pour sa Yaris produite à Valenciennes, le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën a annoncé ce mardi 14 mai avoir décroché ce même label pour six de ses modèles. Pour mémoire, ce label n'est obtenu que si le lieu d'où le produit tire ses caractéristiques essentielles se trouve en France et si plus de la moitié de son prix est être acquis dans l'Hexagone. Six modèles, c'est un petit mais un bon début pour la marque, qui veut ainsi témoigner de son engagement à rester un acteur industriel majeur sur le territoire, et compte demander la labellisation d'autres véhicules prochainement mis sur le marché - à date, les six modèles en question sont les Peugeot 508, 3008 et 5008, produites dans les usines de Rennes et de Sochaux, ainsi que les Citroën DS3, DS4 et DS5, qui sortent des lignes de Poissy, Mulhouse et Sochaux. Yves Jego, le député qui avait proposé la création du label dans son rapport rendu à Nicolas Sarkozy, s'en réjouit car cette volonté de faire labelliser d'autres modèles va "inciter PSA à travailler sur l’origine des composants utilisés dans ses automobiles. Si pour les autres véhicules assemblés dans leurs usines françaises, Peugeot et Citroën vont chercher davantage de sous-traitants français, nous aurons gagné notre pari".
D'autres constructeurs français n'affichent pas la même conviction que PSA : Carlos Ghosn, patron de Renault, ne compte pas du tout demander le label, et s'abrite derrière l'idée curieuse, qu'étant "française depuis 115 ans, l'entreprise n'a pas le sentiment de devoir prouver sa nationalité". Comme si beaucoup de consommateurs ignoraient encore, désormais, que l'origine d'une marque n'est pas celle(s) de ses produits ! Fin février dernier, il avait lors d'une intervention à Sciences Po en février expliqué très candidement ce choix en affirmant, avoir "demandé à mes équipes marketing combien de clients étaient susceptibles de payer plus pour une voiture 100% française. J'ai été déçu de la réponse: zéro". A croire que lesdites équipes n'ont pas lu les études récentes qui affirment, par exemple, que 88% d’entre eux disent ainsi privilégier les entreprises ayant une implantation locale (contre 72% fin 2011 - source : baromètre annuel Ethicity 2013) et que 95% affirment même qu’acheter un produit "made in France" est un acte citoyen (sondage IFOP de janvier 2013).
Pendant plusieurs années, Catherine Tisseuil a créé des bijoux pour la maison Dior puis pour Alexandra Reza Place Vendôme... De la Haute Joaillerie à l'up-cycling il n'y a qu'un pas, qu'elle franchit quelques années plus tard, à la demande du magasin Franck & Fils, pour lequel elle détourne des objets d'argenterie délaissés dans les placards pour les transformer en bijoux distingués et de caractère. Petites cuillères en argent privées de leur manche et montées ensemble en collier, timbales de baptême ou ronds de serviettes devenus bracelets chic, extrémités de manches de couverts transformées en boucles d'oreille, boutons de manchettes devenus mini-salière et poivrière, ou encore pince-cravate faite en manches de cuillères : telles sont les créations que Catherine Tisseuil commercialise désormais dans la collection "Le cercle vertueux" de sa marque "16ème Sud"... Le service en argenterie du mariage des parents ou grands-parents, utilisé pour de "grandes occasions" puis délaissé avec le temps car trop laborieux d’utilisation... avant d'être transformé en accessoires de mode ? Les créations de Catherine Tisseuil, outre leur valeur émotionnelle, nous interrogent sur de la perception d’un patrimoine transmis au fil des générations. Le pari audacieux de transformer un objet utilitaire destiné à l’art de la table en un accessoire de mode à la fois distingué et de caractère est réussi grâce à une étude morphologique du corps : rien n’est laissé au hasard, de sorte qu'une timbale transformée en bracelet tombe parfaitement sur le poignet. A noter : Catherine Tisseuil s’occupe aussi du design ainsi que du conseil auprès de ses clients désireux de détourner leur propre argenterie. La transformation est effectuée en partenariat avec un atelier de joaillerie basé à Paris. Boutique : 30 rue Saint-Roch, Paris 1er.
Tout voyageur le sait : pour comprendre un pays, une région ou une ville, rien de mieux que de goûter à sa cuisine de rue, souvent faite de produits locaux et de saison. Impossible de prétendre connaître l’Asie sans s’être perdu aux milieux des échoppes de Singapour, de Shanghai ou de Pékin. Le rythme de vie frénétique des villes méditerranéennes ne peut être dissocié des étals et autres kiosques de rue des grands marchés de la Méditerranée. Contrairement aux apparences, la “street food” n’a rien d’une mode : elle est ancrée dans notre humanité. Partout où elle se développe, elle crée du lien entre les populations et leur territoire. Manger dans la rue génère du partage, de la convivialité, de la sociabilité, du brassage entre classes sociales et générations. Tout ce que la malbouffe met en danger, peut-être... En France, cet art de vivre populaire a été longtemps négligé, face au culte de la gastronomie et à une hiérarchie alimentaire un rien “élitiste”. Aujourd’hui, de nombreux chefs, souvent étoilés, se saisissent de cette cuisine nomade. En quête d’innovation, ils imaginent de nouvelles façons de faire connaître leur talent à un public le plus large possible et renouvellent la cuisine de rue.
C'est pour redonner vie à cette cuisine de rue des rivages de la Méditerranée qu'à l'occasion des festivités de l'année 2013, alors que Marseille Provence est la Capitale européenne de la culture, les "grandes Carrioles de la Friche" revisitent sur le territoire marseillais cette pratique du quotidien par des "créateurs de l’extraordinaire". Authentiques cuisines de rue ambulantes mais aussi véritables objets spectaculaires qui ré-enchantent le quotidien, les Grandes Carrioles ont été conçues et élaborées par 13 duos composés chacun d'un chef de renommée et d'un artiste (scénographe, plasticien, designer) : Martine Camillieri / plasticienne (Malakoff – 93) fait équipe avec Armand Arnal / chef étoilé - restaurant La Chassagnette (Le Sambuc - 13), Jean-Pierre Larroche / Cie Les Ateliers du Spectacle (Paris – 75) avec Christophe Dufau / chef étoilé - restaurant les Bacchanales (Vence - 06), Jean-Luc Brisson et David Onatzky / artistes & paysagistes (Marseille - 13) avec Fabrice Biasiolo / chef étoilé - restaurant une auberge en Gascogne (Astaffort - 47), Catherine Sombsthay & Bart Kootstra / Cie Médiane (Strasbourg – 67) avec Sébastien Richard / chef étoilé - restaurant La Table de Sébastien (Istres - 13), etc.
Sur les marchés, les places, les plages, les jardins, les gares... les Carrioles seront présentes sur tout le territoire de la Capitale et accompagneront différents temps forts, dont le Festival Cuisines en Friche en Septembre. Le projet est également créateur d'emplois, puisque treize jeunes cuisiniers recevront une formation "d'animateur-exploitant" : ils seront à la fois parrainés par les chefs ayant conçu les Carrioles et accompagnés au quotidien par la brigade des grandes Tables (à l'origine et aux manettes du concept) et par Système Friche Théâtre. Cerise sur le gâteau : le modèle économique choisi est celui de la SCOP, de sorte que les exploitants des 13 Carrioles ne seront pas que des salariés, ils s'engageront dans un projet commun avec des valeurs éthiques et sur des principes de mutualisation et de mise en synergie des outils.
Comme tous les ans, la quinzaine du Commerce équitable met à l’honneur un mode de production respectueux des hommes et de l’environnement. De plus en plus sollicité, le commerce équitable concerne bon nombre de produits de consommation courante (café, chocolat, thé, coton, cosmétiques, fruits et légumes, ameublement, etc.) et se retrouve dans des lieux de consommation de plus en plus variés : magasins bio et boutiques spécialisées, mais aussi grandes et moyennes surface, marchés, etc. En 2012, le commerce équitable a vu ses ventes bondir de 10%, avec plus de 7000 produits référencés. Les Français qui consomment des produits équitables achètent majoritairement des produits alimentaires (84% de ventes de produits issus du commerce équitables) et textile (11%). Du 4 au 19 mai, la Quinzaine du Commerce équitable propose des animations partout en France pour mieux le connaître. Plus de cent événements sont organisés : la Fairpride s'est déroulée le 5 mai, un village solidaire abritant de nombreuses animations et des exposants, ou encore une expo photo sur le commerce équitable au Pérou. Cette année marque aussi le lancement de la campagne « + d’équitable dans mon magasin » pour inciter les consommateurs à signifier à leurs commerçants la volonté de voir de produits équitables en rayon. Les consommateurs sont invités à voter en ligne pour évaluer leurs commerçants : y a-t-il assez de produits équitables ? Suffisamment d’informations ? La campagne de communication de cette quinzaine est portée par deux anti-héros de la consommation responsable : « Victor et son chat ». Les internautes sont invités à suivre en vidéo les mésaventures de ces deux acolytes qui nous emmènent dans leur quotidien, à la découverte du commerce équitable, et pour montrer que c'est bien plus simple qu'on ne le pense. Plus d’infos sur le site quinzaine-commerce-equitable.com
La maison de retraite Les Orchidées, à Tourcoing (Nord), ne date pas d'hier - et c'est depuis son ouverture en 1999 que sa directrice Monique Callens caressait l'idée de construire un jardin sensoriel et d'accoler une crèche à son établissement. L'objectif : sortir la vieillesse du ghetto où on la cantonne trop facilement, et créer des ponts entre des enfants en phase d'acquisition de l'autonomie et des personnes âgées tentant de la conserver aussi longtemps que possible... Depuis la rentrée 2012, ce rêve est devenu réalité, avec l'ouverture du Jardin des Orchidées et ses 22 berceaux (crèche gérée par l'association Rigolo comme la vie), les deux établissements donnant sur le jardin sensoriel où se côtoient des sculptures-moutons à chevaucher, des balançoires, des fleurs sauvages, des herbes aromatiques et même une volière avec des perruches ! Au fil des déjeuners et activités en commun (sortie à la mer, chorale ou ateliers créatifs), auxquels chacun est libre de participer (ou pas), des échanges parfois subtils mais bien réels se tissent doucement entre les enfants et les personnes âgées... mais aussi entre les personnels d'encadrement dont les professions s'avèrent finalement assez proches. Une innovation sociale originale qui transforme le quotidien de tous et ne demande qu'à être reproduite, d'autant que l'on trouve en France très peu de crèches intergénérationnelles, selon un article récent du magazine gratuit Bubble : ainsi la Mutualité Française Hérault a tenté une première expérience depuis 2008 à Aspiran (34) et devrait réitérer en 2013 dans le quartier des Grisettes à Montpellier, de même qu'à Lyon la chèche Les Coccinelles a été construite dans le même bâtiment que la maison de retraite Les Hibiscus il y a 15 ans. A Saint-Maur-des-Fossés (94), la Résidence de l'Abbaye accueille depuis 10 ans une halte-garderie, tout comme la maison de retraite du Ploreau (à La Chapelle-sur-Erdre) a ouvert depuis 3 ans une crèche multi-accueil dans le parc de la résidence, et comme la crèche Plif Plaf Plouf à Marseille est située au sein du pôle gérontologique Saint-Maur... Enfin, à Saint-Etienne (42), la crèche Les P'tits Matrus ouverte en 2011 se trouve au rez-de-chaussée du foyer pour personnes âgées Les Hortensias, tandis qu'à Rennes, Rigolo Comme la Vie a ouvert en mai 2012 une autre crèche intergénérationelle semblable à celle de Tourcoing. Des initiatives qui, toutes, plaident par leurs résultats pour une meilleure intégration entre les générations...
La branche nord-américaine de la marque Dove, qui avait déjà commis en 2006 le film "Evolution" (depuis vu par 15 millions de personnes sur Youtube) où une jeune mannequin, l'air peu frais et mal réveillé, était transformée en déesse de beauté pour une publicité cosmétique par le miracle successif du maquillage et de la retouche photo, vient de récidiver : elle a lancé en début de semaine un film-choc mettant en évidence de manière éclatante l'importance de la confiance en soi et, à l'inverse, le fait que 4% seulement des femmes se trouvent belles. Pour redonner confiance aux femmes en leur beauté naturelle, la marque a eu l'excellente idée d'inviter un dessinateur de portraits-robots au FBI qui, sans voir les femmes, les dessine une première fois comme elles se décrivent, puis une seconde fois comme un tiers, qui les a croisées dans la salle d'attente, les décrit à son tour. Puis, les femmes se retrouvent face à leurs deux portraits et les comparent en commentant ce qu'elles voient. La différence est systématiquement sidérante : elles sont toutes bien plus jolies dans le second portrait, autrement dit elles sont toutes plus belles qu'elles ne le pensent !
Déjà vue par plus de 19 millions de personnes sur Youtube (version sous-titrée en français à voir ici), en une semaine seulement, cette campagne n'a pas échappé au groupe humoristique californien New Feelings Time, qui n'a pas hésité, non sans humour, à détourner le film. Cette fois, ce sont les hommes qui sont "croqués" mais dans ce cas, ô surprise, le portrait réalisé sur la base de leur auto-description est bien plus flatteur (vivent les sosies de Brad Pitt, Georges Clooney, etc.) que celui fait à partir de la description d'un tiers. A bon entendeur...
Après la sortie du site et de son application pour noter plus de 45 000 produits de consommation courante, Notéo se lance désormais dans des Trophées ! Contrairement aux allégations « Elu produit de l’année » ou « Saveur de l’année » (appellations que payent en réalité les marques pour les faire figurer sur leurs produits), la première édition des Palmes de l’alimentation récompense 40 produits sélectionnés de manière indépendante sur trois critères : nutritionnel, durable et social. Cette distinction est d’autant plus originale qu’elle est décernée à des marques qui n’ont pas candidaté ! C’est directement dans les rayons des supermarchés que les Palmes de l’Alimentation ont fait leur choix : les lauréats ont été sélectionnés selon la méthodologie de notation de Notéo, ainsi que sur sa base de données de produits alimentaires. Pour cette première édition, plus de 5 000 produits ont été analysés, et seule une quarantaine font partie des heureux gagnants, comme les raviolis de la marque Léa Nature, la poêlée de légumes préparés Bonduelle, ou encore la crème dessert Mont Blanc. Pour découvrir les 40 lauréats, direction le site des Palmes. Pour l’édition 2014, les Palmes de l’Alimentation devraient aller plus loin en intégrant la notation des consommateurs et celle des professionnels de la santé (médecins généraliste, nutritionnistes, etc.). Au-delà de la récompense, Les Palmes de l’Alimentation entendent faciliter les choix des consommateurs en magasin vers les produits ayant une démarche responsable et citoyenne, et encourager les industriels à améliorer la qualité de leurs produits.