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LE TRUC VERT DU MOMENT Ondes électromagnétiques

Ondes électromagnétiques
Les risques sanitaires et environnementaux liés aux champs électromagnétiques (CEM) défraient la chronique depuis de nombreuses années : les premières inquiétudes ont concerné notamment l'effet des lignes à haute-tension sur la santé des riverains, puis l'impact de l'utilisation prolongée des téléphones portables, et plus récemment, la proximité avec une antenne-relais téléphonique, voire une borne wifi.

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On peut être héros sans ravager la terre"

Nicolas Boileau

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Des fruits locaux gratuits contre le diabète à Los Angeles !

Des fruits locaux gratuits contre le diabète à Los Angeles !

« 5 fruits et légumes par jour », on connaît la formule devenue culte en France pour sensibiliser à l’importance d’une alimentation équilibrée pour la santé. Outre-Atlantique, à Los Angeles, un programme explore ce lien entre nutrition et santé d’une manière pour le moins originale mais non dénuée de bon sens. Pour faire de la prévention contre le diabète, les médecins du Eisner Pediatric and Family Medical Center peuvent prescrire des fruits et légumes gratuits aux enfants ayant des risques d’être touchés par la maladie. L’ONG Wholesome Wave est à l’origine de ce programme intitulé ‘Fruit and Vegetable Prescription Program’ (FVRx) et a reçu le soutien financier de la chaine de distribution américaine Target ainsi que de l’USDA (Département de l’Agriculture des Etats-Unis). Plus de 500 enfants en pédiatrie et leur famille devraient en bénéficier dans la région de Los Angeles, dont la grande majorité vit en dessous du seuil de pauvreté.
Les atouts du programme sont nombreux : la prescription est un vrai moyen de prévention incitatif qui, en proposant des fruits et légumes gratuits, encourage concrètement les jeunes patients et leurs parents à changer leurs habitudes alimentaires mais aussi à avoir accès à des produits sains. A New-York, où le programme existe depuis plus longtemps, les résultats mesurés suite à la mise en place de ces prescriptions d’un nouveau genre sont parlants : la moitié des patients concernés a vu son Indice de Masse Corporelle (IMC) baisser et 45% affirment que cela les a aidé à améliorer leur sécurité alimentaire. Depuis la mise en place du programme aux Etats-Unis, 5 655 familles à bas revenus ont bénéficié de ces prescriptions.
Cerise sur le gâteau : le programme allie intelligemment les enjeux de santé publique avec ceux de l’économie locale puisque les fruits et légumes prescrits peuvent être retirés dans des marchés de producteurs locaux ou dans un des 20 magasins Target. Les familles à haut risque peuvent même participer gratuitement à des cours de nutrition offerts par l’association Groceryships.
En France, des expérimentations similaires sont menées pour prévenir les maladies chroniques. La plus notable est le « sport sur ordonnance » prescrit à certains patients et déjà testé à grande échelle pour lutter contre l’obésité, les maladies cardiovasculaires, le diabète et les cancers tout en réduisant la consommation de médicaments. Un dispositif qui, s’il est désormais inscrit dans le cadre de la nouvelle loi Santé, ne concerne pour l’instant que les personnes atteintes d’affections de longue durée (ALD)…

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Changer radicalement son coeur d'activité : l'incroyable pari de SeaWorld

Changer radicalement son coeur d\'activité : l\'incroyable pari de SeaWorld

Le  documentaire Black Fish, sorti mi-2014, avait préparé le terrain en dénonçant les conditions de vie (et de capture pour les animaux prélevés en milieu sauvage) des orques en captivité : selon le Washington Post, le géant des parcs d’attraction marins SeaWorld avait dans l’année qui a suivi la sortie du film vu son action dégringoler de 60% … et s’était engagé à agrandir les bassins qui accueillent les orques et à financer des actions importantes visant  "l'étude et la protection des orques dans leur environnement naturel". Dans la foulée, certains acteurs comme le groupe Virgin s’étaient engagés, dans le cadre des activités touristiques et de loisir du groupe, à ne plus travailler des parcs de loisir ou des zoos encourageant ou pratiquant la capture de dauphins et d’autres mammifères marins (orques, belugas, etc.) sauvages.  Depuis, les ONG mais aussi les pouvoirs publics faisaient pression sur les uns et les autres pour aller plus loin, en intégrant aux engagements la question des orques nés en captivité (SeaWorld n’a plus capturé un orque en milieu sauvage depuis 40 ans).
C’est chose faite pour ce qui concerne SeaWorld depuis mars dernier : le PDG Joël Manby a en effet tout simplement annoncé, dans le Los Angeles Times, la fin de l’élevage d’orques en captivité, et des spectacles mettant en scène ces animaux. Selon lui, ce changement radical de modèle économique est lié au fait que l’attitude des consommateurs a radicalement changé depuis 1964, date d’ouverture du premier Parc SeaWorld : à l’époque, les orques étaient craints et chassés. Cinquante ans plus tard, ils sont l’un des mammifères marins les plus populaires au monde. Selon lui, l’existence des parcs SeaWorld aurait d’ailleurs joué un rôle dans ce renversement de point de vue, avec 160 millions de spectacteurs en plus de 50 ans. Mais il est temps désormais pour l'entreprise, selon son PDG, d’apporter une réponse à la hauteur des attentes de ses parties prenantes… quitte à changer radicalement son cœur d’activité.  C’est pourquoi Seaworld a annoncé l'arrêt, dès fin 2016, des programmes d’élevage d’orques en captivité, et la fin des spectacles mettant en scène ces orques, qui ont fondé son succès.
En revanche, dit le PDG, il est impossible de relâcher les orques et les dauphins actuellement présents à SeaWorld, comme le demandent aussi les ONG : ces animaux, nés en captivité ou y ayant vécu la majorité de leur vie, ne pourraient pas survivre en milieu sauvage. Il rappelle que le débat est plus large que le sort des mammifères présents chez SeaWorld : les scientifiques prédisent ainsi que d’ici un siècle, 50% des grands mammifères marins auront disparu… comme c’est le cas depuis des décennies, à un rythme comparable à celui des cataclysmes comme l’âge de glace. C’est pourquoi l’entreprise a également annoncé un  partenariat avec l’ONG Humane Society pour lutter contre la chasse de ces mammifères et la pollution des océans, mais aussi pour recentrer son travail sur le secours aux animaux marins blessés qui sont recueillis et ne peuvent être relâchés. De manière moins centrale, SeaWorld s’est aussi engagée à intégrer la question du bien-être animal dans son offre alimentaire et à ne servir plus que des aliments produits dans des conditions compatibles avec le développement durable. 

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Quand Kialatok fait rimer cuisine et culture

Quand Kialatok fait rimer cuisine et culture

« Quand cuisine et culture remuent le monde », c’est le leitmotiv de Kialatok, une jeune entreprise fondée par Florence et Kevin, deux entrepreneurs convaincus que le business peut créer de la valeur économique ET sociale. La recette de Kialatok ? Organiser des ateliers de cuisine, ouverts aux particuliers mais aussi aux entreprises, pensés comme de véritables portes ouvertes sur d’autres cultures. Kialatok considère la cuisine comme un levier d’innovation sociale et c’est pourquoi chaque atelier est animé par des cuisiniers et cuisinières de différentes cultures, riches d’un savoir-faire culinaire inégalé qu’ils choisissent de partager avec les participants. Bien plus que des cours de cuisine, les ateliers organisés par Kialatok font voyager autrement, sans quitter Paris, et mettent en lumière toute la richesse de notre société multiculturelle. A l’heure où la cuisine du monde attire de plus en plus (un sondage TNS Sofres a révélé en 2011 que le couscous était le 3ème plat préféré des Français), Kialatok propose une recette originale qui saura ravir tant les passionnés de cuisine que les curieux attirés par la culture d’un pays étranger. Au programme : initiation à une cuisine traditionnelle, à des techniques de cuisine originales et des saveurs exotiques, rythmée par des échanges sur les cultures explorées à l’occasion de ces ateliers. Anecdotes, récits, contes, … les animateurs-cuisiniers emmènent les participants dans leur pays à leur manière. Bonne nouvelle : Kialatok s’adresse aussi aux entreprises et propose des formations uniques pour sensibiliser les salariés à l’interculturel via ses ateliers de cuisine. A l’heure où 90% des entreprises déclarent vouloir recourir à des méthodes de sensibilisation et de formation pour répondre aux problèmes de discriminations, la cuisine peut être un véritable outil pour remplir cet objectif.

Découvrez les prochains ateliers organisés par Kialatok ici.

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L'assurance au comportement, nouvelle étape vers une co-responsabilisation des assurés ?

L\'assurance au comportement, nouvelle étape vers une co-responsabilisation des assurés ?

Alors qu'en matière automobile l'idée de proposer des contrats plus avantageux à ceux qui minimisent les risques en utilisant moins leur voiture ou en prenant d'autres moyens de transport (notamment collectif) a fait son chemin depuis plusieurs années (voir ici et ), cette approche arrive assez logiquement dans le domaine de l'assurance personnelle et fait controverse. Depuis le 1er juillet, l’assureur italien Generali propose en effet à ses clients allemands de payer moins cher leur contrat de prévoyance Vitality s’ils adoptent une meilleure hygiène de vie, vérification à l’appui - un type de contrat que Generali pourrait lancer dès l’année prochaine en France aussi. Concrètement, selon 20 Minutes, les clients qui adopteront ce nouveau contrat et feront attention à leur santé, en faisant du sport, en mangeant bio ou encore en arrêtant de fumer, seront récompensés avec des réductions de prime allant de 11 à 16 %, ou avec des bons de réduction chez les partenaires de l’assureur (grands magasins, agences de voyages, etc.). Il leur faudra aussi, pour avoir droit à ces avantages, réaliser un bilan de santé dans une pharmacie agréée et renseigner sur un site Internet dédié des informations-clefs permettant de prévoir ou de suivre l'évolution de leur forme physique : alimentation, nombre de pas marchés chaque jour, etc.
Les questionnaires et même les tests de santé ne sont pas vraiment nouveaux dans le monde des assurances, et ils ont depuis toujours un impact sur le taux proposé au client, par exemple dans le cadre d'un emprunt immobilier. De même, le fait qu'un assureur se mêle de prévention, en encourageant ce qui améliore de l’hygiène de vie de ses clients, n'est pas non plus nouveau et c'est plutôt une bonne chose : ce faisant, l’assureur diminue les facteurs de risques de ses clients, donc améliore ses résultats techniques, tandis que le particulier se porte mieux et fait des économies, dans une approche de co-responsabilité qui bénéficie à tous.
Pour autant, l'arrivée de cette approche nouvelle sur le marché français semble inquiéter tout à la fois les associations de consommateurs et les pouvoirs publics, qui craignent une "fracture sanitaire" engendrant une augmentation des tarifs pour les clients qui n’y souscriraient pas… et s’interrogent sur l’utilisation éthique qui pourrait être faite des données privées fournies par les clients à la compagnie d’assurances, même si Generali, pour ce qui le concerne, souligne qu'il respecte les lois en vigueur sur les données personnelles et garantit que ces données transitent par une société tierce indépendante. 

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Une patrouille de pigeons pour sensibiliser les Londoniens à la pollution de l'air

Une patrouille de pigeons pour sensibiliser les Londoniens à la pollution de l\'air

Malgré tous les efforts pour y améliorer la qualité de l'air, Londres demeure parmi les villes les plus polluées d'Europe selon le Huffington Post. Et cela a un important coût humain et financier : une étude du King's College a ainsi mis en évidence en 2015 que la pollution atmosphérique cause chaque année le décès de 40.000 personnes (dont 9.500 Londoniens), avec un coût pour l'économie britannique qui se chiffre à 20 milliards de livres. Afin de sensibiliser la population à cette pollution invisible, les autorités de la ville ont expérimenté, en mars dernier, le recours à une patrouille très particulière. Comme son nom l'indique, la "Pigeon air patrol" créée avec le soutien d'une start-up française, Plume Labs, était composée de dix pigeons portant de petits sacs à dos avec des instruments qui mesurent la qualité de l’air et la pollution atmosphérique, ainsi qu'un GPS pour géolocaliser les mesures. Cette patrouille des airs transmettait les données collectées directement au compte Twitter Pigeon Air Patrol @Pigeonair et sur le site Pigeonairpatrol.com pour informer en temps réel les Londoniens sur la qualité de l'air dans les différents quartiers. Pour les plus soucieux, une application pour Smartphone baptisée "Plume Air Report" a même été lancée, qui permet d'accéder à une cartographie précise pour éviter les quartiers les plus pollués.
Prochaine étape, une fois l'expérimentation terminée : équiper une centaine de Londoniens volontaires de boîtiers qui contiennent les mêmes capteurs dont disposent les pigeons, afin qu'ils mesurent la qualité de l'air partout où ils passent. tout cela avec une campagne de financement participatif afin d'acheter un des 100 boîtiers, dont le prix oscille entre 79 et 99 livres (100 à 126 euros). Ces données seront analysées par le Docteur Audrey de Nazelle, une chercheuse française à l'Imperial College de Londres... 
Et fort de cette expérience, Plume Labs entend progressivement couvrir les plus grandes villes du monde avec son application...

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90 jours, l’appli qui vous coache pour adopter plus de gestes écolos

90 jours, l’appli qui vous coache pour adopter plus de gestes écolos

Saviez-vous que chaque année, un foyer reçoit en moyenne 31 kg de publicité non adressées ? Que 122 millions de sacs plastiques sont abandonnés sur les côtes du littoral français, polluant ainsi l’environnement ? Ou encore que 11% de notre consommation électrique annuelle provient de nos appareils électriques en veille ? Même en étant conscient de ces faits, le passage à l’action ne va parfois pas de soi. Et si une application mobile vous aidait à changer vos habitudes pour démultiplier vos éco-gestes au quotidien ? C’est le pari lancé par 90 jours, une appli mobile gratuite qui propose de vous accompagner, tel un coach personnalisé, pour adopter des éco-gestes répondant aux enjeux du changement climatique. Son fonctionnement est simple et ludique : l’application propose 20 défis concrets à relever pour atténuer petit à petit notre empreinte écologique : brancher ses appareils électriques sur une multiprise avec un interrupteur, afficher le calendrier des fruits et légumes dans sa cuisine, utiliser un sac de courses réutilisable et transportable, acheter une gourde à eau pour éviter d’utiliser des bouteilles en plastiques, apprendre à identifier les conditions de production des œufs, changer de fournisseur d'électricité, etc. Energie, alimentation, hygiène, ménage, tous les aspects de la vie quotidienne sont abordés au travers de ces défis ! Pour chaque défi relevé, l’application vous indique les économies de CO2 et d’eau réalisées sans oublier de vous fournir des clés supplémentaires pour comprendre les enjeux et découvrir des ressources utiles pour la réussite de votre transition. Il y a même un « panic button » à activer si vous bloquez sur un des défis proposés. Des outils vous seront proposés afin de vous aider à les relever : un calendrier de fruits et légumes à afficher dans sa cuisine, un autocollant Stop Pub à imprimer pour mettre sur sa boite aux lettres, des liens utiles, etc. Objectif : vous faire réussir 10 à 15 défis en 90 jours. Ici, pas de prétention à l’exhaustivité : chaque défi a été choisi avec attention pour avoir une valeur de déclencheur et provoquer un changement de comportement plus large. Pour Elliot Lepers, le créateur de 90 jours, « Même si tous les Français s’y mettent, ces défis ne suffiront pas à sauver la planète» [… ] Mais ils sont un premier pas pour faire avancer la réflexion sur nos modes de vie et mettre la pression sur les politiques publiques. »

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Une petite ville du Japon vise le zéro déchet d'ici 2020

Une petite ville du Japon vise le zéro déchet d\'ici 2020

77%, c’est le taux de recyclage des déchets produits par la petite commune de Kamikatsu qui compte 1 700 habitants, soit 4 fois plus que la moyenne nationale. Depuis plusieurs années, la ville s’est engagée à réduire significativement ses déchets et ne compte pas s’arrêter là : le zéro déchet est visé pour 2020 ! Les efforts déjà entrepris pour recycler autant de déchets sont colossaux : par exemple, il est demandé aux habitants de trier leurs déchets en 34 catégories afin de rendre leur tri le plus efficace possible. Les bouteilles en plastique sont ainsi séparées des bouchons, les canettes en aluminium de celles en acier, etc. Un nécessaire changement des habitudes sur le long terme a été nécessaire en amont mais aujourd’hui la majorité des habitants adhère à ce système et y contribue activement en apportant directement les déchets au centre de recyclage. La ville favorise aussi le réemploi : une ressourcerie située à côté du centre de tri a été ouverte et permet à chacun d’apporter toutes sortes d’objets d’occasion. Le site Positivr indique que 10 tonnes d’objets ont ainsi été déposées en 2014, don 97% ont trouvé acquéreur, évitant une mise au rebut qui aurait coûté de l’argent et des ressources, même en passant par l’étape du recyclage. La prochaine étape visée par la ville de Kamikatsu, dans le cadre de son programme zéro déchet, est de réduire la quantité de déchets à la source. Pour cela, elle prévoit d’engager un dialogue avec les commerces pour modifier leurs méthodes de conditionnement et d’emballage des produits. Pourquoi pas en encourageant l’éco-conception des produits ou encore la vente en vrac ?
Cette initiative n’est pas sans rappeler l’exemple, à une toute autre échelle, de la ville de San Francisco qui depuis 2002, poursuit un objectif de zéro déchet à horizon 2020 (100% des détritus recyclés ou compostés). Un engagement inédit pour une ville d’aussi grande taille ! Mêlant campagne de sensibilisation, fiscalité incitative et incitation financière proposée aux foyers les plus exemplaires, le programme mené par la municipalité stimule les comportements les plus vertueux et est en passe de relever le défi ambitieux initialement fixé. Une initiative que nous avons notamment mis en avant dans notre dernière étude « La Vie Happy – changer les comportements pour changer le monde », car elle démontre la capacité des pouvoirs publics à construire un projet de société attractif qui engage toute la population. Les exemples de Kamikatsu et de San Francisco, même si diamétralement opposés en termes d’échelles et d’impacts, ont un point commun : celui de proposer une vision collective et mobilisatrice capable de changer les comportements des citoyens vers des modes de vie plus durables !

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L’Union Européenne interdit enfin la pêche en eaux profondes

L’Union Européenne interdit enfin la pêche en eaux profondes

A l'agenda de plusieurs ONG depuis de nombreuses années, le chalutage en eaux profondes (au delà des 800 mètres de profondeur), une méthode de pêche particulièrement dévastatrice pour les fonds marins, vient d’être interdit par l’Union Européenne. On se souvient du succès retentissant de la pétition menée par l’association Bloom en 2013, emmenée par la bande-dessinée de la dessinatrice Pénélope Bagieu notamment, appelant François Hollande à soutenir la proposition européenne d’interdire cette technique. Plusieurs enseignes de la grande distribution, dont la société de pêche d’Intermarché (Scapêche), étaient alors dans le viseur de l’association qui les accusait de commercialiser des espèces de poissons pêchées en eaux profondes. Des accusations suivies de conséquences puisque, suite à cela, plusieurs d’entres elle annonçaient retirer de leurs étals les poissons incriminés. Certains acteurs publics ont également affiché leur engagement comme la Ville de Paris qui a annoncé retirer des menus de ses restaurants collectifs toute espèce de poisson issue de la pêche en eaux profondes.
L’accord conclu par les institutions européennes ce jeudi 30 juin 2016 interdit ainsi le chalutage en eaux profondes. Une mesure qui s’applique seulement aux eaux communautaires alors que les ONG (Bloom mais aussi Pew et Deep Sea Conservation Coalition) et les eurodéputes souhaitaient qu’elle concerne les flottes européennes, y compris dans les eaux internationales. D’après Le Monde, l’Union Européenne a également pris des mesures concernant la pêche moins profonde (mois de 800 mètres) afin de préserver les fonds marins. Grâce à la mobilisation des citoyens et la pression des ONG, c’est là une mesure majeure qui a été prise par l’Union Européenne même si, comme le souligne Claire Nouvian de l’association Bloom, cette interdiction aurait pu aller encore plus loin. L’accord obtenu devrait être officiellement publié en janvier 2017.

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La Chine veut réduire de moitié sa consommation de viande d’ici 2030

La Chine veut réduire de moitié sa consommation de viande d’ici 2030

Les Chinois mangent en moyenne 13kg de viande par an. Cela représente pas moins de 28% de la viande produite dans le monde, avec des conséquences environnementales indéniables. La production de viande à l’échelle industrielle est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre mondiales, devant le secteur des transports. Sans compter que cette industrie est fortement consommatrice d’eau : il faut en moyenne 15 400 litres d’eau pour produire un kilo de viande bovine. La surconsommation de viande n’est pas non plus sans conséquences sur la santé des consommateurs. Aujourd’hui, de nombreuses études démontrent un lien entre surconsommation de viande et développement de maladies cardiovasculaires, de l’obésité, du diabète et de certains cancers.
Face à ce constat, le gouvernement chinois entend emmener la population du pays sur le chemin de la dé-consommation de viande. L’objectif est en premier lieu de limiter les cas de diabète et d’obésité qui touchent de plus en plus de Chinois (100 millions sont diabétiques !). Cette nouvelle directive, présentée dans le nouveau guide alimentaire du Ministère de la Santé, qui paraît tous les 10 ans, suggère ainsi aux Chinois de réduire de moitié leur consommation de viande. Une proposition qui, si elle est suivie d'actes, provoquerait une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'un milliard de tonnes à l'échelle planétaire ! Un programme ambitieux, soutenu publiquement par James Cameron et Arnold Schwarzenegger, va être lancé pour aller dans ce sens et atteindre des résultats satisfaisants sur le long terme. Il s'appuie d'ores et déjà sur une campagne de sensibilisation menée par la Chinese Nutrition Society (CNS) et l'ONG Wild Aid, ainsi que d'autres acteurs, intitulée Less Meat, Less Heat, More Life (voir l'infographie). La campagne sera également diffusée aux Etats-Unis, où le problème de la surconsommation de viande n'a pas encore été adressé au niveau national.

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Mon Restau Responsable®, en route vers des cantines plus durables

Mon Restau Responsable®, en route vers des cantines plus durables

Avec 8 millions de repas servis par jour, la restauration collective représente un secteur à fort impact sur l’environnement, l’agriculture française et joue un rôle déterminant pour la santé des convives. Promotion des circuits courts et d’une cuisine saine de qualité, introduction de produits issus de l’agriculture biologique, réduction du gaspillage alimentaire : les cantines françaises font face à de nombreux chantiers et doivent continuellement changer leurs pratiques, tant au niveau des achats, de l’élaboration des menus que des habitudes en cuisine. Les acteurs de la restauration collective s’engagent déjà depuis plusieurs années pour accélérer le pas : l’Agence Bio a observé une progression de 18% des achats bio par les gestionnaires entre 2014 et 2015. Début 2016, près de 6 restaurants collectifs sur 10 servaient ainsi des produits bio, contre seulement 4% en 2006. Les approvisionnements locaux sont d’ailleurs davantage privilégiés puisque 78% des produits bio achetés par la restauration collective sont d’origine française et plus de la moitié d’origine régionale.
Alors que la proposition de loi sur l’ancrage territorial de l’alimentation prévoit de passer à 40% d’alimentation durable en restauration collective (labels, circuits courts, saisonnalité), la Fondation Nicolas Hulot et le réseau RESTAU’CO souhaitent accompagner au mieux les restaurants dans la transition vers des pratiques plus durables et ont lancé récemment la démarche Mon Restau Responsable®. Elle vise en effet à aider les professionnels de la restauration collective à transformer leur établissement en restaurant responsable, à travers un outil simple et accessible à tous. Ici, pas de bon ni de mauvais points mais plutôt une démarche de progrès pour que les établissements volontaires puissent faire évoluer leurs pratiques en 4 étapes : après avoir répondu à un questionnaire d’auto-évaluation, l’établissement reçoit la visite d’un professionnel engagé puis peut alors annoncer publiquement l’engagement du restaurant lors d’une réunion à laquelle sont conviés les acteurs locaux du territoire (élus, convives, producteurs locaux, associations, etc). Tous les 2 ans, le restaurant doit alors réunir une « séance participative de garantie » durant laquelle tous les acteurs peuvent constater les progrès effectués par le restaurant et lui accorder en conséquence la garantie Mon Restau Responsable®. Les restaurants engagés sont ainsi libres de progresser à leur rythme et disposent de nombreux outils sur la plateforme dédiée à la démarche. D’ores et déjà, 4 sites pilotes se sont engagés : le lycée Janson de Sailly et la Caisse des écoles du 4ème arrondissement à Paris, le Syndicat Intercommunal pour la Restauration Collective (SIRESCO) de Bobigny et le Restaurant Interadministratif de Lyon.


Découvrez la démarche Mon Restau Responsable® en vidéo

Consultez notre étude de tendances sur la restauration et le développement durable.

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Les moquettes vont-elles sauver la planète ?

Les moquettes vont-elles sauver la planète ?

Le secteur des moquettes, a priori un peu morne et faiblement attractif, est agité depuis 1994 par l’entreprise Interface, leader sur les dalles de bureau, et son engagement ambitieux de devenir la première entreprise industrielle à respecter les lois du développement durable en amenant à zéro l’impact de ses activités sur l’environnement d’ici 2020. Le pari était osé mais Interface est progressivement devenue l’une des entreprises pionnières en matière d’écologie industrielle à travers son programme « Mission Zero » dont la majorité des objectifs ont d’ores et déjà été atteints : réductions significatives des consommations d’eau (-87%), des émissions de gaz à effet de serre liées à ses sites de production (-92%) et de l’empreinte carbone de ses dalles de moquette depuis 1996 (-50%). A ce jour, Interface fait figure de groupe industriel exemplaire en matière d’environnement, qui plus est dans un secteur régit par des enjeux forts en matière de productions de déchets et d’émissions nocives : ses usines fonctionnent à 84% grâce aux énergies renouvelables, le recyclage est au cœur de son offre puisque la moitié des matériaux utilisés pour ses moquettes sont issus du recyclage ou de bio-matériaux… Sans compter qu’Interface est l’un des seuls sur son marché à proposer la récupération et le recyclage de ses produits une fois usagés mais a aussi développé des services permettant la location de ses dalles de moquette. Une initiative qui, même si elle n’a pas complètement séduit ses clients, vaut la peine d’être mise en avant !
Alors que cette entreprise est en passe d’atteindre ses objectifs visant à limiter le plus possible ses impacts négatifs sur l’environnement, sa direction a annoncé récemment le lancement d’un nouveau programme baptisé Climate Take Back. Outre la poursuite de ses engagements historiques, Interface entend inverser la courbe du changement climatique, ni plus ni moins ! Par là, le groupe ambitionne surtout d’aller au delà de la compensation de ses impacts mais d’avoir une action véritablement positive pour la planète. Concrètement, cela consiste par exemple à transformer les sites de production en lieux fournissant des écoservices qui auraient pu être fournis par la nature en leur absence (stockage et purification d’eau, régulation de la température et stockage du carbone, etc). Interface poursuit également l’objectif de "retirer" du CO2 de l’atmosphère pour le revaloriser. A ce sujet, La Tribune évoque notamment des expérimentations menées en Islande pour transformer du CO2 en roche. Outre ces axes d’action innovants, Interface appelle de ses vœux une profonde révolution dans le secteur de l’industrie. Pour cela, le groupe vise à fédérer l’ensemble de ses clients et fournisseurs dans un mouvement global d’entreprises soucieuses de l’accompagner dans ses actions.
Au vu des progrès déjà accomplis par Interface depuis 20 ans, il y a fort à parier que cette entreprise étonnante saura remplir ces nouveaux objectifs pour le moins idéalistes.

Pour en savoir plus sur le sujet, consultez notre fiche-produit Tapis et moquettes.

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Pour la moitié des Français, consommer responsable c’est avant tout consommer « mieux »

Pour la moitié des Français, consommer responsable c’est avant tout consommer « mieux »

2016, année charnière pour la consommation responsable ? Si l’on s’en réfère aux chiffres, ceux-ci ne mentent pas : les Français sont bel et bien enclins à consommer mieux et autrement. Par exemple, l’essor spectaculaire du marché des produits issus de l’agriculture biologique illustre ce qui est désormais bien plus qu’une tendance de court terme : avec un chiffre d’affaires record de 5,5 milliards d’euros, la bio en France est en croissance de 14,7% par rapport à 2014, selon l’Agence Bio. Au delà du bio, l’édition 2016 de l’étude Ethicity « Les Français et la consommation responsable » parue récemment révèle que les consommateurs ont à cœur de « consommer mieux » plutôt que de « consommer moins ». Consommer autrement, cela signifie pour une grande majorité d’entre eux acheter des produits éthiques, moins polluants, éco-labellisés et locaux. Le local a aussi une importance croissante : 49% des consommateurs estiment que l’achat de produits locaux est un moyen de consommer autrement et 85% privilégient d’ailleurs les entreprises ayant préservé une implantation locale. A titre d’exemple, le succès de la Camif, qui a relancé récemment son activité sur une offre d’ameublement Made in France, illustre cette conviction. Importance du local mais aussi des produits naturels et frais : bien-être et santé sont plus que jamais au cœur des préoccupations des Français et 60% affirment privilégier systématiquement ou régulièrement les produits les plus naturels quand 89% choisissent leurs aliments pour rester en bonne santé. Une quête qui impacte également la consommation de viande, en baisse chez 38% des consommateurs interrogés.
De réels changements de fond s’observent ainsi dans la consommation des Français, sur fond de défiance envers les entreprises et les grandes marques. Pour preuve, le niveau de confiance envers les grandes entreprises n’a jamais été aussi bas (26% en 2016 vs 30% en 2013). Pour une grande majorité des sondés, les marques et la grande distribution devraient pouvoir accompagner et conseiller les Français dans la consommation responsable. Le défi pour les marques, entreprises et distributeurs est de taille, au delà de l’accompagnement, et passera par une nécessaire évolution de leur offre pour entrer en résonance avec les préoccupations de notre époque et remporter l’adhésion des consommateurs.


Retrouvez l’étude Ethicity « Les Français et la consommation responsable 2016 » ici.

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Starbucks abandonne Evian au profit de One Water

Starbucks abandonne Evian au profit de One Water

Comme l’enseigne de cafés Starbucks l’annonce très explicitement, elle entend bien faire des marques qu’elle référence aux côtés de ses propres produits une autre façon d’affirmer ses valeurs. C’est ce qu’elle vient de décider en France en cessant de travailler avec les grandes marques d’eau minérale pour proposer One Water, une eau de source originaire du pays de Galles qui est déjà vendue dans les cafés anglais de la marque depuis quelques années. Une eau créée en 2004 par un ancien publicitaire, Duncan Goose, gérée par une ONG et dont 100% des bénéfices financent des projets d’accès à l’eau en Afrique et dans les communautés les plus pauvres du monde. La marque, dont le logo représente "l’effet papillon" qui est au cœur de sa différence (chaque vente déclenche des bénéfices qui alimentent des projets autour de l’eau potable), a pour ambition d’atteindre les 25 millions d’euros de dons d’ici à 2020. D’ores et déjà, elle a passé le cap de 15 millions d’euros ce qui a permis de financer des projets touchant plus de 3 millions de personnes… ce qui est une goutte d’eau, évidemment, dans un monde où 663 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et où 2 millions en meurent chaque année. A noter : aux Etats-Unis, Starbucks distribue déjà une marque d’eau fonctionnant de manière similaire, à la nuance près qu’Ethos Water (c’est son nom) a été créé par Starbucks même, de sorte que les profits alimentent un fonds dédié au sein de la fondation Starbucks.

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Pourquoi l'économie collaborative n'est pas nécessairement sociale et solidaire

Pourquoi l\'économie collaborative n\'est pas nécessairement sociale et solidaire

Une excellente interview récente d'Hugues Sibille dans Rue 89 nous alerte à juste titre : la confusion de langage subtilement entretenue entre l'économie collaborative et l'ESS est abusive et trompeuse. En effet, force est de constater que les gens utilisent souvent, comme s'il s'agissait de la même chose, les termes d'économie collaborative, d'économie du partage et d'économie sociale et solidaire. De manière croissante aussi, les jeunes qui cherchent du sens à leur vie professionnelle se tournent vers les entreprises de l’économie collaborative.
Pour Hugues Sibille, c'est une erreur car ces approches n'ont en réalité pas les mêmes finalités ni les mêmes principes. Les entreprises de l'ESS, en effet, existent en priorité pour répondre à des besoins fondamentaux que sont le renforcement du lien social, l'éducation, la santé, l'emploi et l'environnement. Elles s'imposent de surcroît pour accomplir leur mission des principes de gouvernance démocratique, de lucrativité limitée, et de réinvestissement des bénéfices en interne, sans distribuer de dividendes. Or le moins que l'on puisse dire, c'est que les principales entreprises qui constituent l'économie collaborative ne répondent pas de manière évidente à ces principes, malgré une volonté de le faire croire dans quelques cas. L'économie collaborative peut avoir pour but le profit et générer des entreprises capitalistes classiques. C'est le cas des plus populaires et des plus grandes aujourd'hui, qui sont valorisées par le marché à des montants astronomiques - comme Airbnb à 25 milliards de dollars et Uber à 50 milliards de dollars par exemple. Hugues Sibille et d'autres critiques de l'économie collaborative mettent aussi dans cette catégorie des acteurs comme Blablacar ou la Ruche qui dit Oui, ce qui révèle la nécessité de distinguer les différentes formes d'économie collaborative (l'Etat devra le faire de toute façon pour légiférer notamment sur les questions fiscales) et aussi de se garder d'une approche manichéenne qui aurait tendance à jeter le bébé du collaboratif avec l'eau du bain.

Sur le premier point, Heetch (qui se trouve menacé précisément parce que la confusion règne) a proposé une lecture qui distingue les entreprises ayant pour but "l'entraide" (ex. couchsurfing.com ou echangedemaison.com) de celles qui visent "le partage des coûts" (ex. Blablacar) ou  "l'amortissement d'un bien" (ex. Drivy et Heetch, justement) de celles encore qui passent par  la "professionnalisation" (ex. Uber). Naturellement, la confusion vient du fait que certaines entreprises de l'économie collaborative, comme Leboncoin ou Airbnb, sont en réalité à cheval entre l'amortissement d'un bien (pour certains usagers occasionnels) et la professionnalisation (pour les usagers qui créent ou nourrissent leur activité professionnelle de boutiques en ligne hébergées sur ces sites).

Sur le second point, force est de constater que l'économie collaborative a quelques avantages qui vont dans le sens de l'insertion et de la création d'emploi : sur beaucoup de secteurs, elle libère l’initiative économique et propose des solutions alternatives aux jeunes sans qualification qu'elle contribue à re-socialiser par l'activité économique (Uber est devenu l'un des premiers employeurs d'Ile-de-France dans les quartiers difficiles), et elle redynamise des secteurs peu innovants en remettant en cause des positions installées où le consommateur devait s'adapter à l'offre plutôt que l'inverse. Naturellement elle a aussi des inconvénients : elle prend des libertés avec le code du travail, elle marque le retour du travail à la pièce avec un risque réel de précarisation (du fait de la façon dont elle repartir la valeur) ; la communauté de ses acteurs n'est que virtuelle puisqu'elle n'est pas structurée (comme peut le faire une coopérative par exemple) et puisque le statut de travailleur indépendant leur est souvent imposé sans garantie de couverture sociale, sans association aux décisions ni pouvoir d'influence sur la structure, sans liberté de fixer leurs prix et évidemment sans perspective de carrière...

En même temps ces défauts des entreprises collaboratives sont autant d'opportunités pour d'autres entrepreneurs de proposer des offres alternatives, proposant un autre projet de société (voir comment Juno, à New-York, veut concurrencer Uber avec un capital appartenant pour moitié aux chauffeurs, le choix qu'elle leur offre d'être salariés ou sous-traitants, une commission réduite sur les courses et la possibilité de percevoir des pourboires...). L'économie collaborative sera celle que nous aurons construite, et celle que nous aurons méritée : il n'y a pas plus de purs capitalistes dans la nouvelle économie que dans l'ancienne, ni moins d'entrepreneurs responsables. Rien n'est joué, et c'est la bonne nouvelle...

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Rebirth : des jeans en fibres recyclées

Rebirth : des jeans en fibres recyclées

Réalisée à près de 85% à partir de coton, la fabrication d’un jean a des impacts environnementaux considérables : la culture du coton est en effet une des plus polluantes de la planète, l’une des premières utilisatrices de pesticides, d’engrais chimiques mais aussi de ressources considérables en eau. Selon l’Ademe, la production d’un jean, depuis la culture du coton jusqu’aux traitements du pantalon (délavage, etc) représente 52% des émissions de gaz à effet de serre. L’autre moitié des émissions concerne l’utilisation par les consommateurs (lavages, séchage, recours au pressing, etc) et la fin de vie de ce vêtement. Bonobo, marque de jeans bien connue, élargit sa gamme de pantalons élaborés à partir de fibres recyclées. La gamme « Rebirth » qui, il y a un an, ne comptait que quelques pièces, s’est étoffée de 7 nouveaux produits pour femmes et hommes. Bonobo s’est associé à l’association Le Relais et à la Filature du Parc pour faire des jeans un produit de l’économie circulaire. En magasin, les jeans usagés sont collectés puis transmis au Relais pour les préparer au recyclage. Les parties aptes au recyclage sont alors envoyées à la Filature du Parc, l’une des dernières filatures françaises, qui les transforme en fil, lequel sera mélangé à du fil de trame en polyester recyclé (à partir de bouteilles d’eau) pour recréer du tissu nécessaire à la fabrication d’un nouveau jean. Cette gamme de jeans recyclés fait partie de la collection Instinct de Bonobo, rassemblant tous les produits éco-conçus de la marque (utilisation de matières écologiques, processus de fabrication économe en eau). Aujourd’hui, cette collection représente 10% de l’offre de Bonobo. Objectif pour la marque : augmenter de 5 points la part de ce type de produits dans son offre d’ici 2017.

Pour en savoir plus sur les impacts environnementaux du jean, consultez notre fiche-produit et le guide « Carnet de vie d’un jean » publié par l’Ademe.

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Le guide des labels de la consommation responsable 2009-2010 La consommation de A à Z. Santé,  loisirs,  environnement,  budget…, Tout ce que vous devez savoir pour bien consommer