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Des pastilles pour passer l’éponge sur le plastique

Des pastilles pour passer l’éponge sur le plastique

Avec 8 à 12 millions de tonnes de plastique qui finissent dans les océans chaque année selon Greenpeace, la marque Blueland souhaite rétablir le surnom de « planète bleue » que porte la Terre en mettant un terme à ce phénomène de pollution à grande échelle. Petit à petit, la fondatrice Sarah Paiji entend éliminer tous les packagings de nos maisons, en commençant par les produits ménagers.

Blueland propose des « forever bottle », autrement dit des bouteilles réutilisables, dans lesquelles diluer des pastilles destinées à l’entretien ménager. Il y en a une pour le verre et les miroirs, une pour la salle de bain et une multi-surfaces. La marque affirme que ces packagings sont 300 fois plus légers et 200 fois plus petits que les contenants traditionnels vendus dans le commerce, pour une efficacité comparable. Chaque pastille est un concentré d’ingrédients (pas forcément certifiés naturels – mais qualifiés de « dérivés naturels » pour la plupart), emballée dans des sachets biodégradables et compostables.

La fondatrice y tient : les alternatives responsables doivent être autant performante qu’un produit classique, mais surtout abordable. Son pari est tenu car chaque recharge coûte 2$ et permet d’obtenir environ un demi litre de produit ménager. En revanche la marque pousse, dès la première commande, à acheter une ou plusieurs de ses « forever bottle », spécialement conçue pour durer éternellement, déconseillant d’utiliser tout autre type de contenant, quand bien même réutilisé. Là est sûrement l’un des seuls points faibles du sujet. À terme, si chaque américain adopte les solutions Blueland, le continent nord-américain économiserait 100 milliards de bouteilles en plastique d’après la marque. Pour être bold, soyez blue !

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Koovee : ne jetez plus vos couverts, mangez-les !

Koovee : ne jetez plus vos couverts, mangez-les !

« Penses-tu encore que c’est trop d’efforts d’utiliser une cuillère en métal que tu dois juste…laver ? » scande Greenpeace à la fin de son spot vidéo retraçant l’histoire du monde jusqu’à l’ère du plastique. Il faut dire que le plastique à usage unique est vraiment une plaie pour la planète. 335 millions de tonnes de plastiques ont été produites dans le monde en 2016, selon un rapport du WWF publié au début de l’année 2019 et il semblerait qu’en France, nous jetions 4,7 milliard de cuillères en plastique par an, pour une utilisation moyenne de 10 minutes et pour une dégradation durant 250 ans.

Si laver une cuillère en métal demande encore trop d’efforts, Koovee propose des couverts comestibles et biodégradables pour les entreprises de restauration et de livraison de repas. Fabriqués en France, ils sont composés de farine de blé, de sel et d’huile de colza et ne comportent aucun additif ni produit chimique. Ils auraient « un goût de gressin » selon les journalistes de LCI lors d’un test réalisé sur plateau le 3 juin 2019. Nous ne savons pas en revanche si ces ingrédients proviennent également de l’Hexagone.

Un an de recherche et de développement ont été nécessaire pour rendre les couverts Koovee résistants à l’eau chaude - environ 5 minutes - mais également au froid, sans endommager leur qualité comestible. Résultat : un prix non négligeable de 7€ pour un lot de 8 couverts (4 fourchettes et 4 cuillères) et de 22€ pour un lot de 50. Par ailleurs, ils ne créent pas de déchet en fin de vie, mais leur fabrication par procédé industriel a tout de même un impact environnemental. Et même comestibles, sont-ils vraiment durables ? Eux aussi à usage unique, ils évitent toutefois la pollution plastique des océans, qui augmente actuellement au rythme d’un camion déversé chaque minute. Ne plus jeter ces couverts, c’est bien, les manger c’est très bien, mais les choisir en acier ou inox, c’est quand même mieux !

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Deliveroo : des plats chez soi en un clic… et bientôt sans plastique ?

Deliveroo : des plats chez soi en un clic… et bientôt sans plastique ?

La livraison de repas à domicile voit son marché croître 20 fois plus vite que celle de la restauration commerciale, représentant 160 millions de chiffres d’affaire en 2018. C’est autant d’emballages, de couverts et de serviettes en papier à usage unique qui se retrouvent dans nos poubelles, sinon dans la rue.
Comme d’autres plateformes spécialisées interpellées par leurs clients, Deliveroo entre progressivement dans la bataille du plastique à usage unique. D’abord, l’ajout de couverts a été reléguée en option dans l’application. En 2018, Deliveroo s’est également associé à l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie pour distribuer un guide de bonnes pratiques environnementales à leurs restaurants partenaires et pour leur proposer une gamme d’éco-emballages biodégradables ou recyclables. En 2019, l’entreprise de livraison semble vouloir aller plus loin et a annoncé tester la réutilisation de contenants en Grande-Bretagne. En effet, Deliveroo proposera de venir chercher et de rapporter les récipients des particuliers, de les laver, grâce à un nouveau partenariat avec Oxwash, et de les confier aux restaurants partenaires de l’opération, pour qu’ils les réutilisent lors des prochaines commandes. Qui viendra chez les particuliers récupérer ces contenants : les livreurs Deliveroo ou l’entreprise Oxwash ? Et selon quelles modalités ? Deliveroo n’a pas dévoilé les détails de cette expérimentation…
Julia Vernin, co-fondatrice de FoodChéri, concurrent de Deliveroo, confie ses interrogations à l’ADN : « il est illusoire de penser que nos clients commanderont tous les jours chez nous. » commence-t’elle, avant d’ajouter « Ça coûte déjà assez cher de livrer à domicile, si en plus il faut aller récupérer le contenant, ce n’est pas rentable. », sans parler des problèmes de logistique qu’impliquerait le stockage des récipients dans les restaurants. Cela dit, Deliveroo a raison de tester cette solution quitte à l’optimiser en fonction des résultats. Car après-tout, le pire face aux problèmes environnementaux est encore de ne rien faire ! À suivre…

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Halte au gaspi dans les boulangeries avec Äss-Bar

Halte au gaspi dans les boulangeries avec Äss-Bar

Chaque année, 1,6 millions de tonne de nourriture est jetée. C’est globalement un tiers de la production alimentaire mondiale, estimé à 1,2 milliards de dollars : une absurdité totale. Et ces chiffres, révélés par le Boston Consulting Group en août 2018, vont sûrement augmenter dans les années à venir : il est probable qu’en 2030, nous jetions 2,1 millions de tonnes d’aliments non consommés.

A l’échelle de la Suisse, ces chiffres sont certes moindre, mais ont eu de quoi révolter 4 ingénieurs de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich (EPFZ) qui ont créé Äss-Bar, une boulangerie qui propose du « frais de la veille ». Reposant sur une oxymore, ce positionnement révèle là bien nos travers et nos caprices : un pain de la veille n’est certes pas frais, mais reste tout à fait comestible ! Il en va de même pour les viennoiseries et les pâtisseries, qui conservent toute leur fraicheur grâce à une chaine du froid respectée. Ces produits boulangers sont alors collectés auprès des artisans d’une même ville, puis revendus à petits prix, dont une partie est reversée aux boulangeries participantes. Si Äss-Bar se retrouve également pourvu d’invendus, les produits sont alors transformés en biogaz. Tout le monde est gagnant avec ce système local de gourmandises bradées !

Engagés contre le gaspillage alimentaire avant tout, les fondateurs d’Äss-Bar sont moins intéressés par l’argent que par le bon sens de leur projet : aujourd’hui l’entreprise compte près de 100 collaborateurs et dispose de 8 points de vente en Suisse et en Allemagne. Résultat : en 2016, 250 tonnes d’aliments ont été valorisées, permettant d’éviter l’émission de 225 000 kg de CO2 et de ravir les papilles de quelques 500 000 âmes conquises. L’heure est à la tentation responsable !

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SKFK, le bruit de la révolution dans vos dressing ?

SKFK, le bruit de la révolution dans vos dressing ?

Et si le grand ménage de printemps était révolu ? Cette période de tri régulière nous rappelle surtout à quelle fréquence et à quelle intensité nous achetons des vêtements… pour n’en porter honnêtement que très peu ! En Europe, on se débarrasse chaque année de 4 millions de tonnes de textile chaque année. Quand on sait quel est l’impact social et environnemental de leur production, on se retrouve face à une véritable absurdité planétaire !

Louer au lieu d’acheter, c’est « porter plus en consommant moins » nous dit SKFK. Incroyable : on peut alors être tout à la fois fashion addict et écolo ! L’ancienne marque basque Skunkfunk, nouvellement baptisée SKFK, propose de louer des tenues complètes à prix abordable (39€/mois) et respectueuses de l’environnement. La marque confectionne chaque pièce dans son atelier de fabrication à Bilbao à partir de coton biologique et autres tissus, privilégiant un design et une fabrication visant le zéro déchet, des emballages biodégradables et un transport à faibles émissions. En effet, les vêtements sont livrés sur cintre dans une boite en carton recyclable et uniquement en point relais pour optimiser l’impact des transports dans l’empreinte carbone du produit. Le même processus s’applique pour retourner les vêtements à la marque, qui se charge de les laver et de les remettre en état dans une blanchisserie à Roubaix.

Le slow est au coeur de SKFK, autant pour prononcer son nom que pour rythmer la production et la consommation de vêtements. La marque choisit en effet de ne sortir que deux collections par an, une en été et une en hiver. Par ailleurs, pour induire un choix vraiment responsable, les locataires ne peuvent pas retourner les pièces si la taille leur est inappropriée ou si le modèle leur déplait et doivent attendre le mois prochain pour changer… Ce n’est pas une punition, c’est une conviction : en matière de mode responsable, il faut apprendre à ne pas changer d’avis comme de chemise ! En revanche SKFK dispose de 25 boutiques dans 38 pays et plus de 600 points de vente multimarques dans lesquels il est possible d’essayer les pièces avant de les louer.
Pour être chic, soyez éthique !

Pour en savoir plus sur la mode responsable, consultez notre étude « Fashion for good »

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Une « Plastic Rebellion » pour le nouveau #NoPlasticChallenge

Une « Plastic Rebellion » pour le nouveau #NoPlasticChallenge

Relever le défi #NoplasticChallenge, proposé pour la deuxième édition par l’association No Plastic In My Sea, c’est entrer en résistance pendant 15 jours, du 22 mai au 5 juin. Bien plus qu’une initiative citoyenne, c’est un sérieux coup de pression envoyé aux enseignes et aux industriels ! Des alternatives au plastique sont d’ailleurs relayées graphiquement sur des images à partager avec le #NoPlasticChallenge : bannir les pailles, adopter une gourde,  refuser la vaisselle jetable, ramener sa tasse au boulot, acheter du vrac et du savon solide, etc !

A terme, il faudrait que le défi s’inscrive tous les jours dans nos usages, à la maison comme en entreprise. No Plastic In My Sea révèle que seulement 21% des matériaux plastique sont recyclés : un chiffre confirmé par Zero Waste France qui précise, dans un rapport de juin 2018, que moins de 25% des déchets plastiques sont valorisés en France et 30% en Europe. Le reste se retrouve enfoui ou tapisse le fond des océans ! Ce même rapport indique en effet qu’entre 150 000 et 500 000 tonnes de déchets plastiques s’y retrouvent chaque année…

L’année dernière, 80 000 personnes avaient relevé le défi. Cette année, des entreprises apportent également leur soutien : une motivation supplémentaire pour les uns, un bon coup de communication sur les engagements pour les autres ? C’est le cas de Sodastream qui s’empare du défi pour promouvoir sa bouteille en verre - alternative au plastique donc - et pour renforcer son implication sociétale en promettant de reverser 10% de ses ventes réalisées à l’association No Plastic In My Sea.
No plastic, c’est fantastique !

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Anticipation, organisation, action : Zero Waste engage les organisateurs d’événements sportifs à se mettre au vert !

Anticipation, organisation, action : Zero Waste engage les organisateurs d’événements sportifs à se mettre au vert !

« Pour dépasser vos limites, pas celles de la planète » : c’est le mot d’ordre du guide récemment publié par l’ONG Zero Waste France dédié à l’organisation d’événements sportifs.
À raison ! Car le défi est de taille : avec 40 millions de pratiquants et 16 millions de licenciés, 2,5 millions d’événements sportifs sont organisés en France avec leur lot de bouteilles en plastique, de denrées emballées aux stands de ravitaillement, de goodies destinés à prendre la poussière, sans parler des vêtements, des flyers, de la signalétique… la marge de progression est grande !

Mais voilà un public prêt à relever les défis ! Dans son guide, Zero Waste livre quelques conseils aux organisateurs d’événements sportifs pour limiter leur impact sur l’environnement. L’ONG préconise notamment le recours à l’eau courante de la ville, la location de citernes ou de fontaines - en parallèle d’un système de consigne pour les verres -, la mise en place du vrac - l’occasion de goûter au chocolat et aux fruits secs, très nutritifs pour le sportifs -, ainsi que la réutilisation systématique des équipements textiles avec leurs puces électroniques embarquées. D’autres bons réflexes à adopter : cueillir des fleurs de saison pour récompenser les podiums ou bien même carrément s’en passer, penser aux toilettes sèches et aux poubelles de tri et préférer le numérique au papier pour les supports de communication !

Tant de challenges laissent place à la créativité : le 28 avril dernier, une start up anglaise a distribué ses capsules d’eau comestibles au marathon de Londres, évitant l’usage de près d’un millions de bouteilles en plastique ! Outre-Manche, l’association Trail Runner Fondation, spécialisée dans le sport éco-responsable, propose des kits de balisage réutilisables avec 1000 piquets en bois, mais conseille d’abord le recours à la signalétique éphémère en utilisant la craie ou des peintures sans solvants. Plus encore : lors de la Grande Course du Grand Paris, le podium s’est vu décoré de médailles à planter ! Finalement, peut-être que dans le sport plus que dans n’importe quel autre secteur, privilégier l’immatériel et le momentané fait sens avec la philosophie de la pratique.

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Se mettre au vert dans les airs : le lent décollage des compagnies aériennes

Se mettre au vert dans les airs : le lent décollage des compagnies aériennes

En janvier, Hifly a attiré l’attention médiatique en testant 4 vols Portugal-Brésil avec zéro plastique à bord. La compagnie aérienne portugaise a effectivement prévu de se passer complètement de ce matériau sur tous ses vols d’ici la fin de l’année 2019. Pour cela, fini tasses, cuillères, salières, poivrières, bouteilles et brosses à dent en plastique à usage unique. Place aux alternatives en bambou, et en matériaux recyclés compostables ! Au total, sur ces 4 vols de 700 passagers à bord d’un A340, ce sont 350kg de plastique qui ont été épargnés.

Toutes les compagnies s’emparent progressivement du sujet : EasyJet confie au Telegraph que la compagnie travaille sur un vaste plan de réduction de ses déchets plastiques en cabine et qu’elle offre même 50% de réduction sur les boissons chaudes aux passagers qui ramènent leurs tasses ! Ethihad, rapporte que l’expérience des couverts en bambou, comme Hifly, n’a pas été appréciée par ses voyageurs. La compagnie de luxe des Emirats Arabes Unis a donc opté pour des ustensiles en inox recyclable et a collaboré avec Cupffee, fournisseur de tasses comestibles.

En accueillant près de 4 milliards de passagers par an, le transit aérien a produit 5,7 millions de tonnes de déchets cabine en 2017, selon the International Air Transport Association (IATA), un chiffre amené à doubler dans 15 ans si tous les transporteurs ne prennent pas des engagements forts sur le sujet. Mais est-ce que ces mesures font vraiment la différence sur l’empreinte carbone des compagnies aériennes ?

Pas vraiment, selon la Transition Pathway Initiatives (TPI), l’initiative mondiale chargée d’évaluer les progrès carbone du transport aérien, qui pointe dans un rapport publié en mars 2019 le lent décollage des compagnies sur les problématiques climatiques. La TPI rappelle que le transport aérien produit au moins 2% des émissions de gaz à effet de serre mondiales ainsi que d’autres dommages collatéraux moins médiatisés, tels que les rejets d’oxyde d’azote et de vapeur d’eau dans le ciel. Les déchets en cabine sont certes non négligeables, mais ce qui pèse vraiment dans la balance sont ces 3 facteurs : la modernité de l’appareil, son chargement ainsi que la longueur du courrier. Pour être vert dans les airs, il va falloir mettre les bouchées doubles !

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Producteurs et consommateurs de café réconciliés grâce à Moyee coffee !

Producteurs et consommateurs de café réconciliés grâce à Moyee coffee !

Moyee Coffee naît en Irlande et germe en Ethiopie. Deux jeunes diplômés irlandais s’insurgent : comment se fait-il que les plus grands producteurs de café soient aussi ceux qui vivent dans la plus grande précarité ? Sur le site de leur marque, ils révèlent que 100 millions de personnes cultivent du café dans le monde et que 90% d’entre elles vivent avec 2€ par jour ! Leur rémunération vaut presque autant qu’une tasse de café consommée en France… Comment un tel décalage est-il possible ?

Dans le secteur traditionnel, la ceinture de café dans l’hémisphère sud est certes la réserve de café du monde, mais les producteurs ne perçoivent que 15% de la valeur du produit, vendu majoritairement dans les pays de l’hémisphère nord, selon une infographie de Moyee Coffee. Deux raisons expliquent ce déséquilibre des bénéfices : la première, c’est l’injustice de la logique d’exploitation des industriels du XXè ; la deuxième, c’est la torréfaction du café qui, délocalisée dans les pays du Nord, prive les pays producteurs d’une activité toute entière.

Pour lutter contre cette inégalité, Moyee Coffee met en place la Fair Chain. Ce business model implique la juste rémunération des producteurs de café en Ethiopie et au Kenya, en leur garantissant 50% des bénéfices des ventes, l’utilisation de la BlockChain pour certifier la transparence des transactions, la création d’emplois en ramenant le processus de torréfaction en hémisphère sud, ainsi que la formation des agriculteurs, afin qu’ils gagnent en autonomie sur le terrain économique mondial.

Le consommateur est également gagnant sur toute la ligne : la chaine d’approvisionnement est simplifiée, transparente, juste et le café est de meilleure qualité. Illustrant justice sociale et finance responsable, Moyee Coffee cible les entreprises, non seulement parce que la consommation de café y est accrue, mais aussi pour qu’elles en prennent de la graine !

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Sourcing is so in : H&M poursuit ses engagements dans la mode durable

Sourcing is so in : H&M poursuit ses engagements dans la mode durable

La plupart du temps, nous ne savons pas quel est le véritable coût des prix bas, qui - de la planète ou des humains à l’autre bout du monde - paye les conséquences de notre consommation avide de produits peu chers. Les marques en jouent, vendent stratégiquement du rêve, via la publicité, pour couper tout lien avec la réalité. Mais « la réalité doit l’emporter sur la fiction » scande Veja. Aujourd’hui, d’après une étude Kantar, 71% des Français demandent aux marques et aux entreprises qu’elles soient plus responsables et transparentes.

H&M, qui habille des millions de personnes à travers le monde chaque année grâce à près de 5000 magasins répartis en 71 marchés sur la planète, travaille à renouer le contact entre la matière, ceux qui font les habits et ceux qui les portent. La mission d’H&M, « rendre la mode accessible à tous », entend également rendre la mode « compréhensible » par tous, en faisant de chaque client un consommateur éclairé. Sur son site de e-commerce, la marque déploie depuis peu un nouvel onglet, pour chaque fiche produit, qui retrace l’origine des matières premières et renseigne les noms et adresses des différents fournisseurs ayant participé à la fabrication du vêtement. Ce sourcing n’apparaissant pas (encore) concrètement sur les étiquettes en magasin est néanmoins disponible en scannant les articles via l’application H&M.

On apprend alors, par exemple, que telle robe brodée a été fabriquée dans deux usines chinoises comprenant entre 101 et 500 employés, qu’elle est composé de 50% de coton et de 50% de viscose, que le premier est gourmand en eau et que le second est obtenu à partir de pétrole, mais qu’H&M met un point d’honneur à utiliser des matières recyclées. Il est vrai que la firme utilise actuellement 57% de matières recyclées, vise le 100% d’ici 2030 et l’impact positif sur la planète en 2040 ! Cependant, les détails techniques n’indiquent pas encore qu’un employé chinois travaillant pour un fournisseur d’H&M gagne en moyenne 501 dollars par mois, ce qui est certes plus du double du salaire national moyen en Chine, mais qui révèle aussi les inégalités mondiales entre les pays producteurs et les pays consommateurs. Un challenge en amenant un autre, H&M poursuit sa politique Fair Living Wage Strategy, initiée en 2013, qui vise à améliorer la rémunération, mais aussi la représentation et les conditions de travail de tous ces employés. Qui sait, la transparence en figure de proue, la firme suédoise proposera peut être un jour de chatter directement avec les couturiers du parc industriel de Suzhou !

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Absolut Vodka, la marque de spiritueux qui inspire la transparence

Absolut Vodka, la marque de spiritueux qui inspire la transparence

Simplicité, transparence, perfection : telles sont les valeurs d’Absolut Vodka. Faciles à distiller dans l’esthétique épurée de ses produits et les promesses marketing, ces valeurs sont d’abord l’essence de la stratégie de la marque, qui rappelle sa raison d’être dans un court spot célébrant le jour de la Terre le 22 Avril 2019.

Absolut se positionne comme « la vodka préférée de la planète Terre » - où la planète devient la cible prescriptrice des hommes - à travers un discours de preuves : neutralité carbone, économie locale et recyclage. Sur son site, Absolut détaille ses initiatives et assume toute la responsabilité du cycle de vie de son produit, « du petit grain de blé à la bouteille finale ». Ainsi, l’unique site de production du breuvage se situe dans le village d’Åhus en Suède : chaque produit nécessaire à l’Absolut Vodka provient d’un rayon maximum de 100 km et une agriculture durable est prodiguée sur les terres (mais la marque ne précise pas ce qu’elle entend par « agriculture durable »…) Malgré la demande mondiale, le blé est suffisamment abondant localement, et l’eau, présente à 60% dans la composition d’une bouteille, est en quantité et en qualité suffisantes dans les sources suédoises. Absolut Vodka utilise un processus de distillation neutre en carbone. Puis, le recyclage est mis à l’honneur : 40% des bouteilles sont produites en verre recyclé et les composés résiduels et protéinés post-distillation du blé sont distribués à 290 000 vaches et cochons chaque jour.
Si la vodka est à consommer avec modération, Absolut est un modèle à suivre sans hésitation : la marque porte une mission positive, sait en parler et jouer avec ses éléments de discours. L’année 2018 déjà était consacrée à mettre en avant la transparence de la marque avec la campagne « Nothing to hide » dans laquelle 28 employés suédois en tenue d’Adam et Eve parlaient en toute franchise du processus de fabrication du spiritueux. Aux audacieux la fortune est propice ? Absolument : plus radicale est la mission d’une marque, plus grande est sa créativité et plus grand est son succès.

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Budget carbone réduit par 8 : les générations futures devront se serrer la ceinture !

Budget carbone réduit par 8 : les générations futures devront se serrer la ceinture !

Carbon Brief, un site anglais spécialiste de la vulgarisation des avancées scientifiques et juridiques concernant le réchauffement climatique, répond graphiquement à la question suivante : pourquoi nos enfants devront émettre 8 fois moins de CO2 que leurs grands parents ?
En s’appuyant sur les projections démographiques de l’ONU ainsi que sur des études historiques et projectives des émissions de CO2 par pays, l’outil de data visualisation élaboré par Carbon Brief calcule le budget carbone de chaque personne en fonction de son pays et de son année de naissance. Forcément, les Accords de Paris poursuivant des objectifs de réduction d’émission de CO2 ambitieux pour maintenir la hausse de la température en dessous de 2°C et idéalement à 1,5°C, l’effort des nouvelles générations devra être beaucoup plus important que celles des anciennes.
Concrètement, une personne née en France en 1950 dispose d’un « budget » (déjà bien entamé) de 574t de CO2 durant sa vie alors qu’une personne née en 2017 - et en France également - ne dispose que de 68t pour répondre au scénario idéal de 1,5°. Soit un budget allégé de 8 fois ! Et attention, 68 tonnes, c’est le budget d’une vie (85 ans est l’espérance de vie prise pour repère par l’outil de Carbon Brief) : par an il faudrait que le mode de vie de chaque citoyen français ne coûte que 800 kg de CO2. Si les chiffres paraissent abstraits, notons qu’un aller-retour Paris/Madrid en avion équivaut à 150kg de CO2, manger 100 grammes de boeuf par semaine vaut près de 70kg d’émission carbone et qu’une heure par jour à visionner des vidéos coûte plus de 30 kg de CO2 selon une infographie de Novethic, basée sur les chiffres de Carbon Brief, de la banque mondiale et de l’Ademe.
Pour répondre à tous ces objectifs et compenser les rejets de leurs ainés, les enfants d’aujourd’hui devront limiter drastiquement leur consommation, quitte à choisir entre geeker et voyager… Et ce n’est pas le pire scénario budgétaire pour ces petits Français nés en 2017, car leur budget de 68 tonnes par vie a été calculé relativement aux émissions carbone historiques et actuelles de la France. Si l’on ne pratiquait pas l’équité génerationnelle par pays, mais l’égalité pour tous les êtres humains sur Terre, il se verrait alors abaisser à 45 tonnes par personne ! Extrêmement limitative pour un Français, cette enveloppe carbone demanderait beaucoup moins d’effort d’adaptation à un indien ou à un vietnamien par exemple. Une chose est sûre donc, ce sont aux pays qui ont enclenché la révolution industrielle de mener la révolution écologique.

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Les actionnaires d’Amazon grondent au nom du climat !

Les actionnaires d’Amazon grondent au nom du climat !

Des clics et du fric ne suffisent plus ! Quand Amazon oublie le changement climatique, ses salariés sont là pour le lui rappeler ! Le groupe « Amazon Employees for Climate Justice », réunissant 28 employés, également actionnaires, demande au géant américain un Plan Climat ambitieux ainsi que davantage de transparence concernant ses émissions de gaz à effet de serre. Une résolution soutenue par une lettre ouverte signée par 6000 employés et investisseurs sera présentée à la prochaine réunion annuelle des actionnaires en mai 2019 pour soutenir cette requête.
Le retard et l’apparente indifférence d’Amazon pour l’engagement contre le changement climatique inquiètent toutes ses parties prenantes. La résolution souligne qu’« Amazon est tant la victime que la contributrice du réchauffement climatique», car de plus en plus de phénomènes météorologiques violents et d’origine anthropique mettent les infrastructures, les employés et les clients d’Amazon en danger. En novembre 2018 par exemple, la tornade de Baltimore a emporté un centre de traitement des commandes, tuant 2 employés et détruisant toute la marchandise. En juin 2017, un avion d’Amazon Air a reçu l’interdiction de décoller à cause de la température trop forte à Phoenix, retardant les livraisons pour le monde entier. L’argument est de taille : en ignorant le changement climatique, le géant Amazon ne fait pas que du mal au vivant et à la planète, mais d’abord à lui-même.
Amazon doit donc réduire ses émissions carbone pour assurer la sécurité de son business, mais aussi qu’elle en parle, pour rassurer public et investisseurs. Dans leur résolution, les dépositaires demandent que l’entreprise soigne sa dépendance aux énergies fossiles, tant pour l’alimentation de ses data centers, encore approvisionnés au charbon, que pour sa flotte de véhicule. Plus encore, ils demandent à ce que la firme fasse preuve de davantage de transparence et publie un plan détaillé visant à atteindre zéro émission carbone.
Si la résolution est votée à la prochaine assemblée d’Amazon, l’entreprise n’aura que 10 ans pour réduire drastiquement ses émissions carbone afin de répondre aux objectifs fixés par l’Accord de Paris. Espérons que le changement climatique sera mis à l’agenda des préoccupations premières d’Amazon et qu’il ne sera pas repoussé aux années suivantes. C’est malheureusement le cas d’Exxon Mobil, mis à l’amende par ses actionnaires à travers une résolution similaire, qui se voit finalement ignorée cette année par la direction du pétrolier suite à une décision de la SEC (organisme fédéral américain de réglementation des marchés financiers).

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FairBnB : Bed and breakfast et bénéfice local

FairBnB : Bed and breakfast et bénéfice local

10 ans. C’est le temps qu’il a fallu à Brian Chesky et Joe Gebbia pour transformer leur formule airbed & breakfast en licorne ! Les bénéfices de cette start-up professionnelle de la location de logements entre particuliers sont aujourd’hui estimés à 3 milliards de dollars.
Le problème avec la plupart des start-ups célèbres de la Silicon Valley (comme Uber), c’est que leur entrée sur le marché est brutale pour tout le monde : la législation est lente à s’adapter et laisse libre voie aux abus, les acteurs traditionnels se retrouvent face à une compétitivité déloyale et les collectivités territoriales n’ont pas leur mot à dire. Qu’on ne se méprenne pas : leur offre transformant le BtoC en CtoC leur attribue sans doute le qualificatif de « diruptif », mais le modèle économique de ces start-ups suit toujours le principe selon lequel seule une minorité d’invisibles investisseurs s’enrichissent. Voilà pourquoi dans plusieurs villes européennes, des collectifs de codeurs, chercheurs, activistes et designers ont décidé d’une alternative, plus fair play, plus transparente et plus distributive des richesses : FairBnB.
Cette dernière est une coopérative qui met en avant l’humain avant le profit avec une plateforme de location de logements entre particuliers plus participative qui contribue au développement durable des villes touristiques. Détenue et cogérée par ses membres, cette coopérative se positionne sur deux enjeux forts sur lesquels son concurrent, bien connu de tous, est fortement critiqué.
D’abord, FairBnB entend lutter contre la fraude fiscale. Ses membres, qui détiennent et cogèrent la plateforme, ont un visage « local » : qu’ils soient hôtes, voyageurs, commerçants ou propriétaires, ils sont tous citoyens, motivés par le dynamisme et la gestion de leur territoire. La plateforme FairBnB sera ainsi transparente sur ses revenus générés. Elle a aussi l’ambition de travailler avec les autorités pour éviter la fraude fiscale et limiter la location à un ou deux biens par personne. Pour favoriser son ancrage local, FairBnB souhaite également réinvestir la moitié de ses bénéfices dans des projets locaux, soumis au vote des habitants, des voyageurs et des municipalités. Alors, partant pour passer au tourisme vert ? Au printemps, ce sont Amsterdam, Barcelone, Bologne, Valence et Venise qui pourront vous accueillir grâce à FairBnB.

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Carrefour, sur le chemin du zéro déchet ?

Carrefour, sur le chemin du zéro déchet ?

C’était le deal : le pacte national sur les emballages plastiques, signé par des marques, mais aussi des ONG et le gouvernement, refuse que le plastique continue à être un déchet.
Dans cette foulée, l’enseigne Carrefour passe désormais à l’action avec plusieurs mesures visant à réduire la quantité d’emballages plastiques à usage unique de ses rayons au niveau national. Concrètement, les références bio des bananes et des concombres de l’enseigne sont désormais mis à nus sans leurs emballages plastique inutiles. Et Carrefour entend généraliser cette mesure à l’ensemble de ses fruits et légumes bio et non bio, déclare-t-elle sur Twitter. Les barquettes en polystyrène des produits du rayon fromagerie vont être quant à elle remplacées par des barquettes en bois, faisant économiser 111 tonnes de plastique par an. Pour les fruits et légumes en vrac, de doux sachets en coton bio seront également disponibles à l’achat pour les clients. Pour favoriser la réutilisation des emballages, l’enseigne permet également à ses clients de venir avec leurs propres contenants aux rayons poissonnerie, boucherie/charcuterie, fromager, traiteur et pâtisserie depuis le mois de mars. Par ailleurs, si Carrefour substitue le plastique là où il n’est pas automatique, l’enseigne s’engage à composer de moitié de plastiques recyclés les contenants pour lesquels il est plus difficile de s’en passer, comme les bouteilles d’eau et les sodas.
Le bilan, selon les chiffres du distributeur sur Twitter : 140,5 tonnes de matières plastiques économisées par an ! Quand le Ministère de la Transition écologique et solidaire soutient que 60% du plastique retrouvé dans la nature et dans les océans provient des emballages, il serait temps que toutes les marques suivent le chemin du durable (et du réutilisable) au lieu du jetable.

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