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A New-York, une exposition nous invite à réfléchir à la confidentialité des données personnelles à l’heure du Big Data

A New-York, une exposition nous invite à réfléchir à la confidentialité des données personnelles à l’heure du Big Data

En plein cœur de Soho, un magasin de type "pop-up" ressemblant furieusement à un "Apple Store" blanc et épuré a ouvert pour quelques semaines avant les Fêtes… sans rien vendre, mais en proposant plutôt aux citoyens-consommateurs de réfléchir à la façon dont ils livrent leur données personnelles aux marques à travers des actes quotidiens, et à ce que cela implique. The Glass Room (c’est le nom de l’exposition) a été développée, avec l’aide de la fondation Mozilla, par un collectif baptisé Tactical Technology, créé en 2003 et qui se consacre "au rôle social et politique de la technologie dans nos vies" et a déjà organisé plusieurs expositions et publications sur le sujet (voir par exemple le projet "Me and my shadow" ou encore son kit d’outils pour protéger son intimité numérique ). 
Pour les initiateurs du projet, l’idée est simple : faire comprendre aux citoyens que nous vivons dans un nouvel environnement social, culturel, politique… dans lequel il est indispensable de comprendre ce qui se joue et les responsabilités nouvelles que cela fait émerger : "quel est le modèle de société que nous créons, dans une situation où une poignée d’individus a une connaissance et une compréhension de plus en plus pointues des comportements intimes du plus grand nombre ?" insiste Marek Tuszynski, co-fondateur de the Technical Technology.
Le premier espace de l’exposition, "Something to hide" (quelque chose à cacher), questionne les usagers de la technologie qui pensent qu’ils n’ont rien à cacher - en les invitant à réfléchir sur les données qu’ils transmettent, sur l’image d’eux-même que ces données véhiculent, sur les services qu’ils perçoivent en retour, etc. Au passage, quelques projets artistiques sont présentés - dont "Where The F**K Was I?" de James Bridle (un livre dans lequel l’artiste a compilé 202 cartes et 35 801 lieux directement issus d’un fichier de son iPhone - des informations de géolocalisation enregistrées à son insu pendant un an) et "Forgot your password?" d’Aram Bartholl (où l’artiste a compilé dans 8 livres différents 4,6 millions de mots de passe piratés lors d’un "hack" de LinkedIn en 2012). Un peu plus loin dans l’exposition, un espace "Normal is Boring" (la normalité c’est l’ennui) s’intéresse aux entreprises spécialisées dans les données - faisant apparaître le contraste entre la politique d’ouverture de Facebook et le souci extrême de confidentialité de son fondateur Mark Zuckerberg dans sa vie privée. Un autre espace, "Big Momma", présente neuf applications de surveillance existant déjà sur le marché - comme Silver Mother, qui contrôle en continu la température, le sommeil, l’hydratation, la prise de médicaments et l’activité des personnes âgées. Bien sûr certaines de ces applications, parfois développées par des ONG ou les Nations-Unies, sont positives pour leurs usagers - mais l’idée selon Tuszynski est de comprendre qu’au-delà du bénéfice immédiat, les données livrées par les usagers composent un environnement massif dont nous savons très peu de choses. Selon une étude récente de l’agence J.W. Thompson, 94% des consommateurs nord-américains souhaitent mieux contrôler l’accès à leurs données personnelles - ce qui montre quand même que la conscience des enjeux progresse. A voir et télécharger aussi : le régime "data detox" en 8 jours proposé par les organisateurs à l’occasion de l’exposition.

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Protéines durables : qu'en pensent les consommateurs d'Europe du Nord ?

Protéines durables : qu\'en pensent les consommateurs d\'Europe du Nord ?

Quels sont les comportements, attentes et perceptions des habitants d’Europe du Nord sur la consommation de protéines ? C’est en substance la question posée par une enquête de grande ampleur menée en Finlande, Allemagne, Suède et en Grande-Bretagne dans le cadre du projet finlandais ScenoProt. Elle a pour objectif de déterminer dans quelle mesure ces consommateurs sont prêts à modifier leurs habitudes alimentaires pour intégrer davantage de protéines issues de sources durables dans un futur proche. Pour Antti Isokangas, interrogé par Food Navigator, même si la consommation de protéines issues de sources alternatives est en croissance, la sensibilisation des consommateurs sur les protéines végétales reste encore un enjeu de taille. Les résultats de ce sondage inédit révèlent notamment que les Finlandais sont les premiers à donner de l’importance à la consommation de protéines, comparés aux autres pays interrogés. Une tendance qui s’explique selon Antti Isokangas par la communication et la sensibilisation menées depuis de nombreuses années dans le pays par Valio, la plus grande marque de produits laitiers finlandaise. La Grande-Bretagne compte quant à elle la plus forte proportion de consommateurs végétariens alors que la Finlande a le taux le plus bas. Les anglais semblent vraisemblablement plus enclins à consommer davantage de protéines végétales ! Parmi les sources alternatives de protéines, les insectes sont de plus en plus mis en avant. Pourtant, l’enquête révèle que la moitié des consommateurs interrogés dans chacun des quatre pays sont réticents à l’idée d’en consommer. Au total, 13% des personnes interrogées déclarent en avoir déjà consommé au moins une fois, dont la moitié affirme qu’elle en mangerait de nouveau. Enfin, si les allemands sont les moins friands des plats végétariens, ce sont eux qui, étonnamment, considèrent le plus les légumes comme une source importante de protéines. Pour Antti Isokangas, au delà de ces habitudes de consommation, l’enquête révèle surtout qu’il y a un fort potentiel de marché pour les protéines végétales dans tous les pays interrogés. La sensibilisation et une bonne communication figurent comme les deux enjeux clés à développer pour changer le regard sur ce type de protéines. Isokangas explique d’ailleurs que  « le marketing sur les protéines végétales devrait mettre en avant leurs bénéfices sans pour autant blâmer ceux qui consomment des produits carnés » tout en gardant à l’esprit que la santé, la commodité et le goût restent des éléments déterminants pour les consommateurs.

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Coop lance son burger aux insectes

Coop lance son burger aux insectes

Deux milliards d’individus dans le monde se nourrissent régulièrement d’insectes. Connus pour leurs qualités gustatives et leur apport nutritionnel, ils ne font néanmoins pas partie des habitudes alimentaires des pays occidentaux. Pourtant, les insectes sont de plus en plus mis en avant car ils constituent une source de protéines durable : contrairement à la viande, leur élevage nécessite très peu d’eau et de nourriture tout en n’émettant qu’une faible quantité de gaz à effet de serre. Sur le papier, les insectes ont donc tout pour plaire mais les intégrer à notre régime alimentaire d'occidentaux n’est pas souvent aisé. Face aux insectes grillés qui en rebutent plus d’un, les ingrédients de notre quotidien auxquels ont été incorporés des insectes sous forme de farine ou de poudre semblent remporter plus de succès. En France, les start-up Jimini’s et Micronutris proposent par exemple des barres protéinés, des pâtes et même du chocolat à base d’insectes. Les acteurs de la grande distribution, quant à eux, ne proposent pas encore de tels produits. Sauf en Suisse où, suite à la levée de l’interdiction de commercialisation des grillons, criquets et vers de farine comme denrées comestibles, la chaine Coop a annoncé récemment vouloir investir ce marché innovant. En collaboration avec la start-up suisse Essento, elle a développé des travaux de recherche sur les produits alimentaires à base d’insectes et sera en mesure de proposer à la vente des burgers ou boulettes de viande hachée contenant des insectes dès le printemps 2017. La chaine suisse met en avant le potentiel santé des insectes (riches en protéines, minéraux et acides gras saturés), leurs goût (les vers de farine possèderaient un arôme proche de la noix !) et le faible impact environnemental de leur élevage. Signe que Coop entend investir le marché des produits comestibles à base d’insectes, la chaine soutient également la société finlandaise Entocube qui élève ses grillons en conteneurs et les nourrit de déchets végétaux pour qu’ils soient transformés en poudre de protéines. A l’image des produits à base de protéines végétales tels que steaks de soja ou nuggets de tofu qui investissent tout juste les rayons des supermarchés, verrons-nous un jour des burgers à base d’insectes sur les même étals ?

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Des cotons-tiges pas si inoffensifs …

Des cotons-tiges pas si inoffensifs …

Les plastiques sont les « premiers prédateurs des océans », assure Surfrider Foundation dans un rapport publié cette année. La Fondation Ellen MacArthur, quant à elle, alerte : plus de 150 millions de tonnes de déchets plastiques flottent sur les océans et leur quantité pourrait doubler d’ici 2050. Pour contrer ce phénomène, l’interdiction récente en France des sacs plastiques à usage unique est déjà un premier pas. En Angleterre, les deux principales enseignes de la grande distribution, Tesco et Sainsbury’s, ont quant à elle décidé de s’attaquer à la pollution causée par les coton-tiges. Ces petits bouts de plastiques, dont le temps d’utilisation est plus qu’éphémère (!), sont encore trop souvent jetés dans les toilettes par ignorance. Ils atterrissent ainsi sur les plages et jonchent les bords de mer en compagnie d’autres déchets plastiques. Lors d’une opération de nettoyage en septembre sur une plage anglaise, l’association Marine Conservation Society a trouvé plus de 23 cotons-tiges tous les 100 mètres ! Sans compter que ces bâtons ouatés peuvent être ingérés par des oiseaux ou poissons et leur perforer des organes… Face à ce problème, Tesco et Sainsbury’s ont déclaré vouloir remplacer la tige en plastique des cotons-tiges traditionnels par une tige en papier biodégradable pour leurs produits en marque propre avant la fin de l’année 2017. Les enseignes Waitrose et The Co-operative ainsi que le groupe Johnson and Johnson, ou encore la chaine de pharmacie et cosmétiques Boots, ont déjà pris des engagements allant dans ce sens. Ces prises de position font suite à la pétition en ligne « Switch the stick » : avec plus de 130 000 signatures, elle appelait ces acteurs à prendre leurs responsabilités en arrêtant de vendre des cotons-tiges en plastique. Leur demande a été entendue !
En France, ces cotons-tiges seront supprimés des rayons à partir du 1er janvier 2020 dans le cadre de la loi Biodiversité adoptée en juillet 2016. Les fabricants devront proposer des alternatives biodégradables, compostables … ou alors réutilisables !

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La purée Mousline surfe sur le Made in France

La purée Mousline surfe sur le Made in France

Inscrite dans l’inconscient collectif, Mousline domine à elle seule le marché des purées déshydratées depuis plusieurs années. Mais beaucoup ignorent que les produits de la marque du groupe Nestlé sont fabriqués en Picardie, à Rosières-en-Santerres, depuis plus de 50 ans. La marque historique a donc décidé il y a peu de mettre en avant ses filières de pommes de terre régionales en modernisant les packagings de toute sa gamme dès décembre 2015. Objectif : valoriser l’ancrage local de Mousline en Picardie ainsi que la relation partenariale entre la marque et les producteurs. Cette coopération a en effet permis dès 2001 de faire évoluer les pratiques des agriculteurs vers un mode de production plus respectueux de l’environnement … sans pour autant basculer du côté de l’agriculture biologique hélas. Tout de même, quelques agriculteurs sont engagés dans des expériences pilotes visant par exemple à pratiquer la rotation des cultures (pour permettre aux sols de se regénérer), limiter les labours pour éviter l’érosion des sols, la création de fossés et de haies mais aussi l’installation de couverts végétaux visant à améliorer la fertilité des champs. Poursuivant sa volonté de valoriser les terroirs, Mousline ne s’arrête pas là et a lancé le mois dernier une gamme de purée régionale qui associe la pomme de terre picarde, déjà utilisée dans la recette historique, à des ingrédients régionaux comme du lait ou du beurre provenant de Normandie. Cette nouveauté qui joue sur la carte du terroir et du local devrait plaire aux consommateurs français dont l’attrait pour les produits locaux ne se dément pas !

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Locavorium : un supermarché 100% local dans la région de Montpellier

Locavorium : un supermarché 100% local dans la région de Montpellier

Consommer local n’a jamais été autant plébiscité par les Français : selon une étude récente, 49% estiment que l’achat de produits locaux est un moyen de consommer autrement et 85% privilégient les entreprises ayant préservé une implantation locale (voir notre actu à ce sujet). Le projet Locavorium répond parfaitement à ces attentes. Crée par deux ingénieurs agronomes, ce supermarché ne vend que des produits locavores c’est à dire provenant de l’aire locale (moins de 50 kms à la ronde) ou de l’aire régionale (moins de 150 kms) ! En moyenne, les références vendues dans ses rayons ont été produites dans un périmètre de 40 kms autour du magasin. Voilà qui devrait satisfaire les locavores, ces citoyens qui tentent de consommer exclusivement des produits locaux.
Situé dans la région de Montpellier, à Saint Jean de Védas, le magasin propose plus de 1 500 références et soutient directement l’agriculture locale : 140 producteurs fournissent en effet le supermarché en produits de toutes natures. Avec cette initiative, Locavorium entend avant tout proposer du « vrai local » : des produits de qualité (bio, artisanaux, labellisés), respectant la saisonnalité et provenant des circuits courts afin de rémunérer justement les producteurs. Une carte de ces producteurs fournissant le supermarché est d’ailleurs disponible sur le site de Locavorium afin de mettre en avant le savoir-faire de ces hommes et femmes. On ne peut qu’approuver !
Le projet est tellement ambitieux qu’il fait partie des 100 initiatives exemplaires en matière d’alimentation responsable et durable, sélectionnées par RESOLIS, Sciences Po et l’Association des Régions de France !

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Alimentation durable : la France bonne élève du G20

Alimentation durable : la France bonne élève du G20

La France serait particulièrement exemplaire en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire et de santé nutritionnelle de ses habitants. C’est ce que révèle une étude menée par le Barilla Center for Food and Nutrition et The Economist Intelligence Unit (EIU) auprès de 25 pays afin de mesurer la qualité de leurs systèmes alimentaires nationaux. L’Hexagone arrive en tête des pays du G20 sur ces deux critères.
Concernant la lutte contre le gaspillage alimentaire, elle obtient ainsi une note de 80,25 sur 100 et se révèle être un « modèle » dans ce combat. Les auteurs de l’étude soulignent la rigueur du cadre réglementaire de la France en matière de gestion du gaspillage alimentaire et évoquent notamment la loi bientôt en vigueur sanctionnant les supermarchés qui jettent des produits encore consommables. La santé nutritionnelle des Français est également saluée par l’étude avec un score de 72,05 sur 100, plaçant le pays en tête des pays analysés devant le Japon et la Corée du Sud. En revanche, il arrive en 3ème position pour la faible prévalence de la surcharge pondérale (obésité) chez les enfants. Le tableau n’est également pas tout rose concernant la durabilité de l’agriculture française : la France arrive seulement en 11ème position. L’étude pointe l’impact de la nourriture animale et des biocarburants sur les sols, la perte de biodiversité mais aussi le niveau élevé des subventions aux producteurs agricoles comme les trois points faibles de notre modèle agricole. S'il est vrai que le pays observe une forte progression des surfaces agricoles conduites selon le modèle biologique (+10% par rapport à 2015), elles ne représentent en 2016 que 6% de la surface agricole utile totale de l’Hexagone.

Accédez à l’étude « Food Sustainability Index 2016 » ici.

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Emmaüs ouvre sa boutique en ligne !

Emmaüs ouvre sa boutique en ligne !

Engagé depuis plus de 50 ans dans la lutte contre la pauvreté et l’exclusion, le mouvement Emmaüs, bien connu des Français, lance aujourd’hui sa boutique en ligne ! Baptisée Label Emmaüs, cette plateforme nationale va désormais permettre aux internautes de chiner des objets provenant des espaces de vente Emmaüs. Quelques 3 000 références sont d’ores et déjà proposées sur le site. Pour lancer le projet, Emmaüs s’est associé à 60 points de vente, sur les 350 que compte le mouvement. Comme pour les objets vendus dans les boutiques physiques Emmaüs, les références présentes sur la boutique en ligne ont été données ou récupérés, puis remises en état par les compagnons du mouvement. A l’instar des boutiques de ventes en ligne traditionnelles, Label Emmaüs permet de se faire expédier ses achats mais propose aussi le retrait dans l’un des points de vente du mouvement. Avec l’ouverture de cette boutique en ligne, Emmaüs entame une transition digitale qui a porté ses fruits pour le mouvement. Valérie Fayard, déléguée générale d’Emmaüs France, explique que ce projet a permis de former les compagnons à de nouvelles compétences comme la logistique, la photo ou le web marketing.
Avec ce nouveau projet, Emmaüs fait le pari d’exister avec ses valeurs dans le paysage du e-commerce, aux côtés des géants tels qu’Ebay ou Le Bon Coin. La boutique en ligne Label Emmaüs se pose en effet comme une alternative à ces sites marchands classiques, en portant les valeurs du mouvement. Sans compter que le projet est porté par une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) : les particuliers peuvent donc devenir sociétaires de cette coopérative et avoir voix au chapitre lors des assemblées générales. Enfin, le projet de cette boutique en ligne reflète de bout en bout les valeurs du mouvement Emmaüs jusque dans les coulisses de son lancement. Le site a ainsi été développé pour répondre aux normes d’accessibilité handicap. Label Emmaüs s’est également associé à Simplon, agence-école qui forme des développeurs web en réinsertion ou en reconversion au codage web. Le partenariat devrait permettre de construire des passerelles intéressantes entre les deux structures à travers le partage de compétences entre les étudiants simploniens et les compagnons Emmaüs.
En somme, Label Emmaüs est un beau projet et surtout un site qui, désormais, va vous permettre de chiner sur une « boutique en ligne avec vos valeurs » !

Faites vos emplettes de Noël sur la boutique en ligne Label Emmaüs ici !

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2016, année charnière pour le marché de la consommation responsable ?

2016, année charnière pour le marché de la consommation responsable ?

Hausse spectaculaire des ventes de produits bio et de produits équitables, consolidation et structuration du marché de la consommation collaborative, attachement au local et au Made in France : 2016 serait-elle une année déterminante pour la consommation responsable ? Comme tous les ans, nous publions à ce sujet le rapport "Les Chiffres de la Consommation Responsable", qui compile tous les chiffres de ventes effectives des produits et services de la consommation responsable, au delà des déclarations d'intentions affichées par les consommateurs. L’édition 2016 vient d’être publiée et nous invitons à la découvrir (cliquez ici).
Qu’en retenir ? Le marché de la consommation responsable continue sa progression sur de nombreux secteurs. Par exemple, côté alimentation, en 2015, le marché des produits bio passe à la vitesse supérieure avec des ventes en hausse de +14,7% par rapport à 2014. Sur ce marché en forte croissance, les achats bio de la restauration collective ont bondi de 18% en un an. 6 restaurants collectifs sur 10 proposent aujourd’hui des produits bio. Le marché du commerce équitable, en augmentation de près de 18%, tire aussi son épingle du jeu. Sans compter la convergence de ce marché avec le bio : 100% des produits du commerce équitable Nord-Nord sont aujourd’hui issus également de l’agriculture biologique. Cette tendance traduit la volonté, pour une majorité de Français, de consommer responsable et surtout de « consommer mieux » , « autrement », en privilégiant les produits locaux, éthiques, moins polluants et écolabellisés (Etude Greenflex/Ademe « Les Français et la consommation responsable », 2016). Pour les transports, si le succès du covoiturage ne se dément pas, la tendance reste favorable aux véhicules de classes vertes (A, B, C) qui représentent 93,5% des ventes de véhicules en France en 2015 (contre 42% il y a dix ans). Les moyens de mobilité douce gagnent également du terrain. En témoignent les ventes de vélos à assistance électrique (VAE) qui ont progressé de 31% entre 2014 et 2015 ! Enfin, la finance solidaire se porte bien : les encours des fonds ISR ont progressé de 24% entre 2014 et 2015 ! L’épargne solidaire affiche depuis plusieurs années maintenant une progression stable avec des encours en hausse de 23% par rapport à 2014. Quant à la finance participative, sa croissance est exponentielle : le montant des dons collectés en France a doublé en un an.

Pour découvrir l’intégralité des chiffres pour les secteurs de l’alimentation, de l’énergie, des transports, des produits de consommation courante et de la finance, consultez le rapport ici.

Consultez également notre focus sur les chiffres de l’alimentation responsable dans cette infographie.

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Emballages cancérogènes : foodwatch salue les efforts de la grande distribution

Emballages cancérogènes : foodwatch salue les efforts de la grande distribution

Il y a près d’un an, foodwatch avait interpellé l’opinion publique avec les résultats d’une étude révélant que 60% des aliments de grande consommation étaient contaminés par des huiles minérales aromatiques, via leurs emballages, potentiellement cancérogènes. En cause : les huiles MOAH (mineral oil aromatic hydrocarbons), des substances volatiles susceptibles de migrer des emballages cartons vers les aliments, et les MOSH (mineral oil saturated hydrocarbons). Pourtant, aucune règlementation ne fixe à l’heure actuelle de limites strictes sur les quantités d’huiles minérales acceptables dans les produits alimentaires.
Face à cet enjeu de santé publique, certains acteurs majeurs de la grande distribution ont pris des engagements forts pour réduire la contamination des aliments vendus dans leurs rayons. L’ONG foodwatch a salué dans un communiqué paru aujourd’hui les efforts entrepris par E. Leclerc, Carrefour, Lidl, Intermarché, Système U et Casino, soulignant qu’ils représentent à eux seuls plus de 84% des parts de marché de la grande distribution. A côté de ces bons élèves, foodwatch signale que plusieurs autres acteurs tels que Auchan, Nestlé, Vivien Paille ou Uncle Ben’s reconnaissent le problème et doivent aller plus loin dans les mesures mises en place. L’ONG épingle enfin Panzani (couscous Lustucru, Ferrero, Regia) et la marque de chocolat en poudre Van Houten (groupe Barry Callebaut)  qui ne « daignent même pas répondre » à ses interpellations sur ce sujet de santé publique, alors que des MOAH ont été trouvées dans les produits de ces deux entreprises.
Désormais, l’ONG en appelle à l’Etat et lance une pétition adressée aux Ministres Martine Pinville (Consommation), Michel Sapin (Economie), Marisol Touraine (Santé) et Ségolène Royal (Environnement) pour que soit rendue obligatoire la protection des aliments dans tout le secteur agroalimentaire et que soient fixées des limites strictes à la quantité d’huiles minérales.

Signez la pétition de foodwatch en cliquant ici.

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Pour Noël, offrez du vert, pas des gaz à effet de serre

Pour Noël, offrez du vert, pas des gaz à effet de serre

Les jouets se valent-ils tous ? Comment s’habiller sans exploiter les salariés des pays du Sud ? Quels produits choisir pour préparer un repas festif et responsable ? Pour préparer les Fêtes avec des produits de qualité et responsables, imprimez et empochez le Mini-guide pour un Noël responsable, édité par MesCoursespourlaPlanete.com. Pratique et gratuit, ce mini-guide, organisé par thématiques, permet à chacun et chacune de faire consciemment ses choix dans la jungle des labels figurant sur les emballages des principaux produits des Fêtes. Il propose également des conseils simples concernant les éco-gestes de Noël. Un Noël responsable, c’est dans la poche !
Et si vous préférez cette année privilégier les liens aux biens, pourquoi ne pas télécharger notre bon d’exemption de cadeau ? Une boîte de chocolat, un nouveau parfum, une énième robe ou cravate… Les cadeaux de Noël manquent souvent d’originalité et coûtent en général bien trop cher pour certaines bourses. Ce bon d’exemption de cadeaux est une solution à la fois originale, économique et écologique pour offrir du temps à partager à ses proches. Cette année, offrez un bon repas à partager, un cours particulier de cuisine ou ... un moment surprise ! Des cadeaux souvent gratuits, toujours non-polluants et sans déchet ! Ce bon est aussi le cadeau parfait pour les adeptes des courses de dernière minute qui n’auront pas à courir dans les magasins bondés. Et si « Moins de biens, plus de liens » devenait votre nouvel adage ?

Téléchargez le « Mini-guide pour un Noël responsable » en cliquant ici
Téléchargez le bon d’exemption de cadeaux en cliquant ici

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A rebours du Black Friday, Patagonia confirme son engagement pour la planète

A rebours du Black Friday, Patagonia confirme son engagement pour la planète

Le Black Friday, c’est aujourd’hui. Cette grande journée de soldes a lieu chaque année aux Etats-Unis et au Canada au lendemain du repas de Thanksgiving pour marquer le début de la période des achats de fin d’année. Mais certaines enseignes profitent de cette grande messe de la surconsommation pour véhiculer des messages vertueux et prendre des engagements sociaux et/ou environnementaux. Lors du Black Friday en 2015, REI, géant de l’équipement pour les activités outdoor, avait fermé ses 143 magasins et engagé ses clients à profiter de la nature en famille plutôt que de s’enfermer dans les centres commerciaux !  Succès pour cette campagne baptisée #OptOutside : 1,4 millions de clients s’étaient engagés en ligne à soutenir l’opération.
Dans la même veine, l’enseigne de vêtements outdoor Patagonia veut profiter cette année du Black Friday pour soutenir la protection de l’environnement avec le slogan « 100 Percent Today, 1 Percent Every Day » (« 100% aujourd’hui, 1% tous les an »). Alors qu’elle reverse déjà 1% de son chiffre d’affaires à des associations de protection de l’environnement, la marque a décidé également de reverser 100% des recettes réalisées aujourd’hui lors du Black Friday à ces mêmes associations ! Pour Rose Marcario, Présidente et PDG de Patagonia, il est important d’aider les « petits organismes qui se trouvent en première ligne sur le terrai et qui, bien souvent, souffrent de sous-financement et passent inaperçus. » Bonne nouvelle : l’opération est menée au niveau international et quelques associations françaises vont pouvoir profiter de ce geste fort. Les heureux élus sont, entre autres : l’association de sauvegarde de la biodiversité Noé Conservation, Inf’OGM, Surfrider Foundation Europe, le Réseau Semences Paysannes ou encore Kokopelli qui lutte pour la protection de la biodiversité alimentaire.
Un beau pied de nez au Black Friday de la part de cette enseigne engagée de longue date !

Mise à jour 8 décembre 2016 : L'opération lancée par Patagonia a remporté plus de succès que prévu ! Alors que la marque s'attendait à réaliser un chiffre d'affaires de 2 millions de dollars lors du Black Friday, elle a en réalité enregistré un chiffre d'affaires de 10 millions de dollars, soit 5 fois plus que ce que ses équipes avait espéré ! Chaque centime sera reversé à des centaines d'associations environnementales locales, partout dans le monde.

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Les solutions de l’ADEME pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans la distribution

Les solutions de l’ADEME pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans la distribution

En 2016, le gaspillage alimentaire est bel et bien la bête noire de l’ADEME ! Après avoir lancé en mai dernier la campagne « Ça suffit le gâchis ! » , l’Agence récidive et vient de dévoiler les résultats d’une opération menée auprès de la distribution. Menée auprès de 10 magasins volontaires de 5 grandes enseignes nationales (Carrefour, Intermarché, Système U, E. Leclerc et Auchan), l’opération a démontré qu’à travers des actions parfois simples et aux coûts limités, il a été possible de réduire le gaspillage de 22% en 3 mois sur l’ensemble des magasins. Rapporté à l’année, cela représente 160 tonnes de produits économisés, soit l’équivalent de 320 000 repas ! Sans compter une économie conséquente de 70 000 euros par an en moyenne pour les magasins. L’enquête a également permis d’identifier les trois grandes causes du gaspillage alimentaire dans la distribution : la gestion des références en magasin (en particulier des références qui se vendent moins bien, dépassent la Date Limite de Consommation et sont jetées), la surmanipulation des produits entre leur arrivée en magasin et le passage en caisse et enfin le facteur organisationnel. A partir de ce constat et des résultats de l’opération dans les 10 magasins participants, l’ADEME propose ses solutions pour aider les grandes et moyennes surfaces à lutter contre le gaspillage alimentaire. Les actions sont parfois très simples : nommer un membre de l’équipe « responsable anti gaspi », diminuer le nombre de références en magasins, isoler dans une zone spécifique les produits étiquetés en promotion proches de la Date Limite de Consommation, etc. 
L’ADEME démontre surtout que si l’ensemble de la grande distribution obtenait les mêmes résultats que les magasins pilotes de cette expérimentation, elle pourrait réduire son gaspillage alimentaire de 300 000 tonnes par an et économiserait plus de 700 millions d’euros par an !
Rappelons que la distribution (commerces alimentaires de toutes tailles, marchés locaux) est reponsable de 14% du gaspillage alimentaire chaque année…
 

Consultez les résultats de l’expérimentation « Distributeurs engagés contre le gaspillage alimentaire »
Consultez l’infographie reprenant les résultats de l’expérimentation

Consommateurs, entreprises et collectivités, visitez le site casuffitlegachis.fr 

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Le réalisateur de « Super Size Me » ouvre … un fast-food !

Le réalisateur de « Super Size Me » ouvre … un fast-food !

Sorti en 2004, le documentaire « Super Size Me » mettait en scène son réalisateur dans ce qui allait devenir l’une des plus grandes dénonciations de l'industrie du fast-food. Souvenez-vous : on y suivait durant un mois Morgan Spurlock dans cette expérience un peu folle qui consistait à ne se nourrir que de burgers « super size » de Mc Donald's matin, midi et soir. Les effets néfastes ne s’étaient pas fait attendre : le réalisateur avait pris plus de 11kg, sans compter les problèmes de foie et une augmentation de son taux de cholestérol de 0,65 gramme par litre de sang. Ce pamphlet contre la restauration rapide et le rôle qu’elle joue dans la multiplication des cas d’obésité aux Etats-Unis avait remporté plusieurs distinctions (dont le prix du meilleur réalisateur dans la catégorie documentaire du festival de Sundance en 2004). Par la suite, Mc Donald’s avait supprimé de la vente son format « Super Size », tout en niant que cela soit dû au retentissement énorme du film.
Dix ans après, Morgan Spurlock a surpris tout le monde en annonçant il y a quelques jours l’ouverture de son propre établissement de restauration rapide dans l’Ohio. Que l’on se rassure, le réalisateur entend gérer un fast-food d’un nouveau genre. « Holy Chicken » proposera des menus réalisés à partir d’ingrédients « naturels », sans hormones, sans antibiotiques et sans viandes rouges. Son fondateur indique notamment que les volailles seront élevées en plein air, en liberté, dans des fermes et selon des méthodes respectant le bien-être animal. Un article d’IndieWire indique également que les boissons du menu enfant seront produites localement. Une démarche plutôt ironique mais non moins intéressante !

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La Marque du Consommateur lance ses premiers produits et a besoin de vous !

La Marque du Consommateur lance ses premiers produits et a besoin de vous !

Et si l’on donnait aux consommateurs la possibilité de créer collectivement les produis qu’ils consomment, de l’élaboration du cahier des charges au processus de fabrication ? Ce n’est pas une utopie ! La Marque du Consommateur, dont nous parlions il y a quelques mois tente en effet cette expérience un peu folle consistant à redonner aux consommateurs le contrôle sur les prix et la qualité des produits alimentaires. Dans une démarche de transparence généralisée, cette marque vise à "reconsidérer positivement [les] modes de consommation par le consommateur lui-même", sous le slogan un rien provocateur de "C’est qui le patron ?" Objectif final : redonner du sens à la consommation et mettre les citoyens au centre de ce qu’ils achètent. Alors comment ça marche ? Avant de mettre en vente un produit, la Marque du Consommateur sonde les citoyens via un questionnaire en ligne pour définir le cahier des charges : rémunération des producteurs, origine souhaitée des ingrédients, emballage, etc. Une fois ce cahier des charges validé collectivement, les produits sont alors fabriqués en lien avec des structures partenaires, avec une traçabilité totale sur la fabrication et la composition du produit. Avec cette démarche, cette marque pas comme les autres entend aussi proposer des produits bons, sains et responsables, qui rémunère les producteurs de manière juste.
Suivant cette démarche, la Marque du Consommateur a lancé il y a quelques mois son premier produit : une brique de lait de vache répondant à des critères bien précis élaborés par 6 850 consommateurs (origine France, fourrages locaux, lait provenant de petites productions). Vif succès pour ce lait qui, selon son emballage, « rémunère au juste prix son producteur » : 500 000 litres de lait ont été vendus (99 cents la brique) dans les premières semaines de mise en vente.
Et l’aventure ne s’arrête pas là ! Depuis hier, il est possible de contribuer à l’élaboration du cahier des charges des prochains produits : un jus de pomme et une pizza pour un lancement prévu en janvier 2017.
Et si on reprenait le contrôle sur notre alimentation ?

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Le guide des labels de la consommation responsable 2009-2010 La consommation de A à Z. Santé,  loisirs,  environnement,  budget…, Tout ce que vous devez savoir pour bien consommer