Noël
Pour tenir le cap de la consommation responsable pendant les Fêtes de fin d'année, voici notre guide vert pour faire face quand débarquent le Père Noël et les ordures !
Chocolat
On veut tous du chocolat ! A Pâques, à Noël ou toute l'année, impossible de se passer de cette friandise à nulle autre pareille. D'ailleurs, on en consomme de plus en plus. Mais les paysans qui cultivent les cacaotiers, qu'en disent-ils ?
4ème édition de la campagne nationale "Jouez ! Donnez !" par l'association Vaincre l'autisme du 5 janvier au 5 février
Exposition "Les éco-gestes ou comment protéger la planète sans être un super héros" du 1er au 25 février, Magny-les-Hameaux (78)
On a toujours le choix. On est même la somme de ses choix."
John O'Connor
Pour celles qui, recherchant des vernis à ongles écologiques et non-toxiques, se croyaient contraintes d'aller les chercher outre-Atlantique chez Scotch Naturals, voici une bonne nouvelle : Acquarella se veut le premier vernis à base d'eau et de pigments naturels. Avec une palette riche de 23 teintes, Acquarella s'adresse tout autant aux bio-fashionistas souhaitant alterner les couleurs qu'aux petites filles voulant faire comme maman... tout cela sans risquer le harcèlement chimique. Formulés sans formaldéhyde ni toluène, sans solvants d'origine pétrochimique ni phtalates, sans polyuréthanes ni parabens, ces vernis ont été conçus comme des soins qui hydratent l'ongle, aident à prévenir le dédoublement et le jaunissement dus aux vernis classiques. Sans odeur ni vapeur toxique, le vernis sèche en 3 minutes chrono, et pour boucler le tout, le dissolvant est également à base d'eau.
La petite commune de Crolles, dans l'Isère, verra au printemps l’ouverture d’un centre commercial "100% vert" réunissant des commerçants locaux préoccupés par un mode de consommation plus responsable. A l'origine du projet : Philippe Audfray, écologiste convaincu, parti du constat que la consommation énergétique est le principal défi à relever pour préserver notre environnement et qui, inspiré par le mouvement des locavores, a choisi de réunir des acteurs locaux dans un bâtiment respectueux de l’environnement.
Construit en bois local selon la norme énergétique BBC, équipé de toitures végétalisées et de systèmes de récupération d'eau de pluie pour l'arrosage du jardin central, le bâtiment a été développé par Xylon Eco-Promotion, un promoteur immobilier qui entend se spécialiser dans les bâtiments basse consommation en bois de pays. Le bâtiment privilégiera la mixité des usages : il rassemblera des activités artisanales, commerciales, de services (à vocation bio et éthique) et des logements performants énergétiquement. Un choix qui va à l'encontre de l'urbanisme actuel qui place aux trois coins d'une ville les logements, les lieux de travail et les commerces… laissant ensuite les élus gérer les flux de déplacements pendulaires d'un pôle à l'autre.
Du côté des commerces, on retrouve un ensemble proposant de l’alimentation et de la restauration bio et locale, de la mode éthique, un salon de bien-être, etc. Parmi les commerçants locaux d'ores et déjà engagés : la Brasserie du Chardon, Satoriz (super marché bio), Ekéo (mode éthique) et le Tonneau Gourmand (cave à vin bio et restauration). Ces acteurs se veulent également contribuer à créer un lieu d’échange et de rencontres avec des expos artistiques, de la musique, des soirées, des débats et des spectacles.
Il n'y a encore pas longtemps, le tricot c'était ringard et Phildar passait à deux doigts de la faillite... Mais c'était hier : aujourd'hui, la crise et la vogue du "do it yourself" sont passées par là, et le tricot est devenu une activité ultra-branchée chez les adolescentes et les urbaines actives - qu'il s'agisse d'échapper à la monotonie ou de ramener un peu de calme dans une vie trépidante à l’excès. Le tricot envahit les backstages des défilés, les métro New-Yorkais, le concept-store Colette lui a même fait une place de choix avec une expo éphémère. La marque Golden Hook vend dans les boutiques branchées, et jusqu'au Palais de Tokyo, ses bonnets et autres écharpes tricotées par des grands-mères qui signent leur œuvre de leur prénom... et Wool and the Gang fait un carton avec ses kits tout faits avec laine péruvienne équitable, aiguilles et patrons, des plus simples au plus élaborés, des vidéos et des mémos illustrés. A la tête du concept développé depuis 2008, deux jeunes femmes, Lisa Sabrier et Carolyn Main, proches de la nature et des voyages, qui à la faveur d'un ras le bol de la surconsommation, combiné à une envie de retour aux valeurs d'autrefois, ont ressorti aiguilles et pelotes avec en tête de relancer le tricot. Pour être sûres que cela fonctionne, elles ont fait appel aux services de Nadège Winter, ex-directrice de la communication de Colette, qui officie ici en tant que responsable du style.
Vous ne connaissez rien au tricot ? Les kits de Wool of the Gang sont proposés selon votre niveau, et si vraiment le maniement des aiguilles n'est pas votre truc, vous pourrez toujours tricher en achetant les pièces déjà tricotées "pour les impatientes et les plus empotées assumées" ! Tout cela varie évidemment au fil du temps, avec un choix de couleurs très ciblé par saison, une proposition de pièces basiques par collection (pour l'homme, la femme, l'enfant, la maison, etc.).
Un week-end par mois, l'équipe du Baron, QG indétrônable de la jeunesse parisienne arty, toujours ouvert quand les autres clubs sont fermés (6 av. Marceau Paris 8e), et Nadège Winter, l'écolo-branchée par excellence, ex-attachée de communication du concept-store Colette, reçoivent autour d'un brunch bio-veggie et vide-dressing familial dans un ancien parking de 2000m2 au fond d'une cour au 66 rue de turenne (Paris 3e). Le concept est séduisant : "un rendez-vous dominical qui s’organise autour de la réunion solidaire et généreuse de collectifs reconnus, initiateurs de projets créatifs, festifs, gustatifs et autres..."
Une belle sélection d'acteurs du Paris écolo sont donc là : on mange bio avec Nanashi (le resto des bio-bentos, installé dans le 10e et le 3e), on laisse ses bout'choux au jardin d'enfants avec des ateliers animés par Doo Little on apprend à tricoter funky avec Wool and the Gang, on remplit ses placards de pièces uniques vendues sur les stands de jeunes créateurs ou via le vide-dressing ouvert aux particuliers, et il paraît même qu’on danse et qu’on apprend à faire de la poterie... De toute façon, les activités changent à chaque nouvelle édition donc la seule solution pour avoir le programme des prochaines dates (11 et 12 février) est d'aller voir sur la page Facebook.
Deux restaurants sur trois pratiquent désormais ce que l'on appelle, en jargon professionnel, "de la cuisine d'assemblage", en utilisant des produits préparés ou semi-préparés comme des sauces prêtes-à-l'emploi, des fonds de tarte ou des feuilletés qu'il ne reste qu'à garnir, des émincés d'oignon ou des garnitures de légumes surgelés... Le problème de cette "industrie du plat en kit" comme l'appelle L'Expansion, c'est qu'elle ne donne pas son nom, car rien n'oblige les restaurants à donner leurs secrets de fabrication : jusqu'à présent, on pouvait encore qualifier de "maison" ou "du chef" un plat pour lequel un seul ingrédient avait été rajouté, sur place, à un produit préparé et simplement "remis en température". Mais de manière croissante, le client veut pouvoir faire la différence entre les "vrais" cuisiniers-restaurateurs, attachés au "fait maison" et aux produits frais, et ceux qui utilisent des conserves, du sous-vide ou du surgelé. Non pas, d'ailleurs, que le "fait maison" soit toujours meilleur, comme le soulignent certains critiques gastronomiques, mais juste par souci de savoir d'où vient ce que l'on mange. Cela tombe bien : un amendement sur la transparence dans la restauration, proposé par le député Fernand Siré (UMP, Pyrénées-Orientales) dans le cadre du projet de loi renforçant les droits, la protection et l’information des consommateurs, impose désormais aux restaurateurs de préciser sur les menus les conditions de préparation des plats. Un arrêté gouvernemental devrait préciser "les modalités d'information des consommateurs par les personnes ou entreprises qui transforment ou distribuent des produits alimentaires dans le cadre d'une activité de restauration, permanente ou occasionnelle". Autrement dit : le dispositif qu’il conviendra d’instaurer pour faire figurer sur les cartes, le plus lisiblement possible, l’information "plat élaboré sur place à partir de produits bruts", est en cours de négociation entre le Ministère et les syndicats professionnels, mais dans certains cas, ce savoir nouveau des clients pourrait dissiper la saveur des plats qu'on leur sert au restaurant...
Ajoutons à cela le fait qu'un cahier des charges va désormais permettre de distinguer ceux qui proposent un plat ou un menu bio parmi d'autres, et ceux qui cuisinent 100% bio, en proposant trois niveaux d'engagement différents : on devrait finir par savoir exactement ce qui se trouve dans nos assiettes !
Pour en savoir plus, consultez notre truc vert sur les restaurants.
La dernière publicité de la marque de vêtements Patagonia, parue dans le New York Times, a fait le tour du monde grâce à un slogan original : "N'achetez pas cette veste". Cette pleine page a été imprimée le lendemain de Thanksgiving, période marquée aux Etats-Unis par un pic de consommation qui marque l’entrée dans le « tunnel » des courses de Noël Dans la foulée de la mise en ligne de son site de revente de ses produits d’occasion par les particuliers, en partenariat avec eBay, la marque incite donc ses concitoyens à ne pas acheter ce dont ils n'ont pas besoin. Cette publicité dresse ensuite la liste des impacts écologiques liés à la production de la veste qui apparaît sur l'encart : 135 litres d'eau ("assez pour satisfaire les besoins quotidiens de 45 personnes" précise Patagonia) et neuf kilos de CO2. Les experts en communication voient là une idée très astucieuse qui devrait toucher les consommateurs, lassés de la malhonnêteté ambiante des marques. Patagonia surfe ainsi sur la vague du « flawsome », phénomène qui consiste pour une entreprise à assumer ses faiblesses, ses défauts, et à faire preuve d’authenticité et d’humanité - l’une des tendances 2012 selon Trendwatching.
Avec la méfiance des consommateurs pour ce qui arrive dans leur assiette, et les prix alimentaires en augmentation constante, un nombre croissant d'initiatives apparaissent pour inviter chacun à "cultiver son jardin" et sa nourriture, y compris justement quand il n'a pas de jardin, en milieu urbain ! En Angleterre, une entreprise baptisée Allotinabox propose ainsi des boîtes très "green design" en carton recyclé contenant un "kit de jardinage urbain" avec des graines de légumes biologiques (carottes, oignons, poireaux, épinards, etc.) et tout ce qu'il faut pour les cultiver à la maison, sur le balcon ou la fenêtre, y compris les petites étiquettes permettant de signaler quelle plante est où. Des outils pédagogiques sont également prévus pour rappeler au jardinier-amateur quand planter et récolter, notamment... A noter : Allotinabox, qui exporte déjà aux USA et au Brésil en plus de l'Europe, vend aussi un abonnement permettant de recevoir, pour une soixantaine d'euros, une boîte de graines adaptées à chaque saison.