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ZOOM SUR UN PRODUIT Produits laitiers

Avec sa couleur blanche et pure, on lui donnerait le bon dieu sans confession. Mais du point de vue de la planète, le lait et tous ses dérivés n'ont pas que des qualités. Et si on arrêtait de manger des yaourts à gogo sans se poser de question ?

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C'est en croyant aux roses qu'on les fait éclore."

Anatole France

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Ikken : le chic éclat de l'éthique

Ikken : le chic éclat de l\'éthique

Le rapport "Deeper luxury" de la branche anglaise du WWF (qui épinglait l’an dernier le monde du luxe pour ses pratiques environnementales et sociales très contestables) a semble-t-il créé des vocations. Pas évident, pourtant, de créer des bijoux de luxe "responsables", sur un marché où entre l’or, l’argent et les accessoires fantaisie, les impacts sociaux et écologiques (de l’extraction à la production) ternissent souvent l’éclat des bijoux. C’est pourtant le challenge auquel s’est attaqué Baptiste Bataille, styliste de formation et à l’origine de la marque de bijoux éthique Ikken (un nom emprunté à un dialecte africain et qui signifie "qui peut le faire").
Inspirée de l’art africain, la démarche d’Ikken est fondée sur une volonté forte de valorisation et de perfectionnement du travail artisanal pour l’adapter au exigences du marché international de l’accessoire de luxe : la production est concentrée au Sahel, l’une des régions les plus pauvres d’Afrique, et l’objectif est de favoriser l’indépendance des artisans-bijoutiers touaregs à travers la création d’une coopérative de travail et d’apprentissage des techniques locales, renforcées par une formation continue assurée par un artisan-joailler professionnel de la place Vendôme. Concrètement, le projet a pour ambition de stabiliser et développer les revenus professionnels des artisans-bijoutiers, de sécuriser leurs commandes et leurs débouchés, d’assurer la pérennité et la régularité de leur activité.
Le résultat est une gamme de bijoux au design épuré inspiré de l’art africain, avec des lignes minimalistes et des matières locales comme l’argent, l’ébène, l’os, le galuchat (de l’authentique peau de poisson) ou l’os. Pour les découvrir, allez faire un tour du côté du site Internet d’Ikken ou encore, pour ceux qui le peuvent, aux Galeries Lafayette qui commercialiseront les bijoux Ikken courant mai.

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(Product) Red : le "label rouge" des produits solidaires

(Product) Red : le \"label rouge\" des produits solidaires

Lancée en janvier 2006 lors du Forum de Davos par Bono, le leader du groupe rock U2, avec l’actuel patron de l’initiative Bobby Schriver, (Product) Red est une marque accordée sous licence à des partenaires industriels, avec un objectif unique : générer des profits réinvestis pour lutter contre le SIDA en Afrique, mais aussi contre la tuberculose et la malaria, via un reversement à la première organisation mondiale sur le sujet, the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria. Le principe est simple : les sociétés intéressées créent un produit portant le logo (Product) Red et en contrepartie de la visibilité et de l’attractivité supérieures ainsi conférées au produit, elles reversent une pourcentage des profits à The Global Fund. Parmi les produits déjà lancés : une carte de crédit American Express Red, des tee-shirts et bijoux proposés par Gap, des chaussures Converse, deux modèles de skate faits par Girl Skateboards, différents accessoires (vêtements, parfums, bijoux, etc.) signés Armani, des éditions spéciales de téléphones portables Motorola, une édition spéciale "Afrique" du magazine Vanity Fair en juin 2007 et plusieurs numéros spécial du quotidien anglais The Independent (avec Bono en rédacteur en chef), deux éditions spéciales de l’iPod d’Apple, des cartes de vœux Hallmark, et même des ordinateurs et imprimantes Dell.
Certes, quelques critiques s’élèvent ça et là… D’abord, pour dire que l’impact de l’initiative serait au bout du compte moins important que la publicité qui en est faite : selon Advertising Age, les marques qui ont pris part au projet auraient investi 100 millions de dollars en publicité spécifique sur ces produits et  n’auraient généré en contrepartie "que" 18 millions de dollars de dons. D’autres reprochent à l'initiative ses partenariats avec des entreprises dont l'éthique (notamment sociale, comme pour Gap) est jugée douteuse, ou encore le manque de transparence sur le pourcentage du prix effectivement reversé à la cause en fonction du produit acheté : ainsi, Apple reversait 10 dollars sur les 149 que coûtait un iPod lors du lancement de l’opération, et ne souhaite plus désormais communiquer sur le montant du don ; Converse, de son côté, annonce un reversement de 5 à 15% du prix de vente selon le produit... Il reste que (Product) Red a reversé, en deux ans, plus de 50 millions de dollars à The Global Fund, ce qui en fait la plus grosse contribution privée reçue par l’ONG à ce jour.

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Patagonia sur la trace (écologique) de ses vêtements...

Patagonia sur la trace (écologique) de ses vêtements...

Une réputation de leader sur l’écologie, ça se mérite : après avoir lancé en fin d’année dernière son projet de recyclage des vêtements en fin de vie, l’entreprise pionnière californienne Patagonia innove à nouveau en lançant The Footprint Chronicles ("chroniques de notre empreinte écologique" en Français), un site web (en anglais) qui détaille, à travers une carte interactive mais aussi des textes et des vidéos très précis, l’histoire (étape par étape, usine par usine) et les impacts environnementaux ou sociaux de certains de ses produits. On y apprend par exemple que la fabrication de la veste technique imperméable "Eco Shell Rain Jacket", au Japon et au Vietnam, émet environ 7 kilos de gaz à effet de serre et consomme environ 18 kWh d’électricité tout au long de son cycle de vie (en prenant en compte les matières premières, la production et le transport). Au passage, Patagonia propose, pour chaque produit, une synthèse des éléments positifs (les mesures prises par l’entreprise pour réduire l’impact) et négatifs (les progrès restant à mettre en œuvre), et prend à rebrousse poil certaines idées reçues, affirmant par exemple que le transport ne représente qu’un pourcent de sa consommation énergétique totale. Et les visiteurs sont invités à partager leurs commentaires et recommandations, tant sur le site que sur les produits. Limité pour l’instant à dix produits variés (tee-shirt, veste technique, chaussure, chemise pantalon, sous-vêtements en Capilène, etc.), le site devrait être enrichi au fil des saisons avec l’examen de produits supplémentaires…

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Snö Bioflowers : la cosmétique bio qui vient des montagnes

Snö Bioflowers : la cosmétique bio qui vient des montagnes

Quels liens peut-il y avoir entre les fleurs des montagnes, deux championnes de ski et la cosmétique ? Réponse : Snö Bioflowers. C’est en 2007, que Raphaëlle Monod-Sjöström, Nathalie Grospiron et  Christophe Durand (directeur artistique chez Bourjois) rencontrent Else Editeur de Beauté et créent la marque Snö bioflowers aux principes actifs de fleurs de montagne. Un an pile après que l'idée a germé, les treize références bio de la gamme Snö Bioflowers sont mises en rayon dans plus de mille magasins y compris en grandes surfaces (Auchan, Carrefour, Monoprix...). Créatrice et égérie de la marque, Raphaëlle Monod-Sjöström, plusieurs fois médaillée pour ses performances en ski freestyle, a décidé de s’inspirer de sa « terre d’enfance » pour créer des soins cosmétiques naturels, respectueux de l’environnement et de la peau : les fleurs des montagnes  sont particulièrement vigoureuses, et résistantes dans des conditions extrêmes, y compris une forte exposition solaire - leurs principes actifs sont puissants et commencent à être utilisés en cosmétique bio (Weleda a notamment lancé une gamme solaire à l’edelweiss). Certifié Cosmébio, les 13 produits de la gamme Snö Bioflowers sont vendus sans sur-emballage carton pour éviter tout gâchis de matière et la publicité autour du lancement de la gamme a été réduite. Côté social, on retrouve la volonté de valoriser les activités liées à la montagne et notamment la culture des fleurs sauvages qui maintient des emplois dans des régions souvent peu dynamiques. Et pour renforcer encore cet engagement, Snö Bioflowers est membre du club d’entreprises « 1% pour la planète ».

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Alter Eco lance un chocolat bio, équitable et neutre en carbone

Alter Eco lance un chocolat bio, équitable et neutre en carbone

La marque pionnière du commerce équitable en France Alter Eco a annoncé, pour fêter ses dix ans d’existence, le lancement d’un chocolat triple effet : à la fois équitable, biologique et neutre en carbone, ce chocolat affiche les deux labels Max Haavelar et AB, complétés par un tout nouveau logo "objectif zéro carbone". Après s’être lancé dans le calcul des émissions de CO2 liées à ses impacts directs, Alter Eco les compense depuis deux ans en investissant, à hauteur de 25 euros par tonne, dans des projets de reforestation portés par ses producteurs. Avec ce chocolat neutre en carbone, Alter Eco va désormais plus loin en calculant l’impact de ses produits sur le climat. Résultat : pour obtenir 100 grammes de chocolat, il aura fallu émettre pas moins de 213 grammes de CO2, qui sont répartis entre la production-transformation (y compris l’emballage : 44g), le transport depuis le pays de production (64g), la distribution (quote-part des émissions du supermarché et de l’entreprise Alter Eco : 65g), et les émissions liées au consommateur (notamment au trajet du consommateur jusqu’au supermarché : 40g).  Fidèle aux engagements pris avec son AlterEcomètre, Alter Eco détaille tout cela à l’intérieur de l'emballage, histoire que ses clients achètent en connaissance de cause.

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Un régime pour la planète. Allégez l'impacte écologique de la planète de votre alimentation en un mois seulement.Un livre écrit par les fondatrices de mescoursespourlaplanete.com, Elisabeth Laville et Marie Balmain, aux éditions Village Mondial