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Le premier hamburger qui combat le changement climatique

Le premier hamburger qui combat le changement climatique

Forte émettrice de méthane et de protoxyde d’azote – ayant respectivement un pouvoir de réchauffement 25 fois et 300 fois supérieur à celui du CO2 - la viande bovine est responsable de presque 10% de l’ensemble des émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. L’addition est donc salée pour les 910 millions de hamburgers consommés annuellement en France.
La chaine de fast food suédoise Max Burger a pourtant trouvé la solution : proposer des hamburgers à impact carbone positif, grâce à un système de réduction des émissions à la source et de compensation. Ainsi, 110% des émissions de carbone d’un hamburger Max sera absorbé par des plantations d’arbres. Ce hamburger innovant à impact carbone positif sera lancé mi-juin dans 130 restaurants de la marque en Europe du Nord et Moyen-Orient.

Et qu’en est-il de la consommation de 15 500 litres d’eau et de 7 à 10kg de céréales nécessaire à la production d’un simple kilo de viande bovine ? Là aussi, la chaine suédoise a la réponse : troquer le steak de bœuf pour un steak de viande blanche. Avec 4 000 litres d’eau pour produire un kilo de viande de volailles, l’empreinte eau de cette option est bien moins néfaste. La marque approfondit encore davantage la réduction à la source de ses impacts environnementaux en proposant des galettes sans viande dans ses hamburgers. En effet, un kilo de protéines végétales comme des lentilles ne nécessite que 50 litres d’eau. L’objectif de la marque : servir uniquement des plats sans viande rouge parmi les plats secondaires de son menu, d’ici 2022. Max Burger s’est donc soumis, avec succès, à l’honorable exercice de réduire et compenser les impacts environnementaux dramatiques de la fast food.

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Harrys : la plus grande boulangerie industrielle de France s’engage pour un blé responsable

Harrys : la plus grande boulangerie industrielle de France s’engage pour un blé responsable

Miloud Benaouda, Président de Barilla Europe de l’Ouest, a annoncé le 17 mai dernier l’approfondissement de l’engagement social et environnemental de sa marque de pains Harrys. Avec presque 145 000 tonnes chaque année, Harrys se trouve dans le top 3 des plus grands acheteurs de blé en France. Les engagements d’un acteur d’une telle ampleur représentent donc un enjeu majeur pour les céréaliers du pays.

La plus grande boulangerie industrielle de France s’était déjà démarquée il y a quelques années en s’engageant à acheter uniquement du blé cultivé en France et à ne plus avoir recours ni à l’huile de palme, ni aux œufs de poules élevées en cage – notons tout de même que les œufs utilisés actuellement par Harrys dans ses brioches ne sont pas issus de poules élevées en plein air.

Aujourd’hui, la marque va plus loin, en annonçant la mise en place d’une charte responsable pour son blé. Co-construit par l’ensemble des acteurs de sa filière – agriculteurs, meuniers, coopératives et agronomes notamment -, ce cahier des charges offre une rémunération plus élevée aux agriculteurs, sur la base de contrats pluriannuels leur apportant une certaine garantie de revenus. La nouvelle filière blé de la marque italienne a également été annoncée comme plus respectueuse de l’environnement. Aujourd’hui, ce sont déjà 200 agriculteurs qui se sont engagés dans cette démarche auprès de Harrys. Sa charte responsable s’étendra par la suite à l’ensemble de sa filière blé jusqu’en 2021.

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« Manger vers le futur », la BD numérique qui pense l’alimentation durable de demain

« Manger vers le futur », la BD numérique qui pense l’alimentation durable de demain

Quatre jeunes personnages et une question : à quoi ressemblera l’alimentation durable de demain ? « Manger vers le futur » est une bande dessinée en ligne diffusée sur Instagram par la Chaire ANCA, chaire partenariale de l’école AgroParisTech. Sous forme de petites vignettes colorées, illustrées par Madd et publiées quotidiennement tout au long du mois de juin, cette BD scénarise l’évolution possible des pratiques et des représentations alimentaires, entre 2018 et 2050. Elle interroge les impacts environnementaux négatifs de la consommation de viande, informe sur l’équilibre entre protéines animales et végétales, présente différents types de régimes alimentaires durables et scénarise les influences des évolutions environnementales et sociétales sur notre alimentation.
Ana, Raman, Edgar et Inès, les quatre protagonistes de ces tribulations alimentaires, se rassemblent à chaque épisode autour de leurs retrouvailles annuelles. Année après année, le lecteur va être emporté dans les évolutions sociétales d’un monde en mouvement. Il lui est aussi possible d’aller plus loin en consultant des décryptages sur le site Manger vers le Futur. Sur un fond d’histoires légères et ludiques, « Manger vers le futur » propose une véritable réflexion sur la nécessité de repenser nos comportements alimentaires aujourd’hui et demain.

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Des cantines scolaires s’engagent pour des repas sans viande

Des cantines scolaires s’engagent pour des repas sans viande

Diviser par deux notre consommation de viande pour lutter contre un certain nombre de risques de santé publique et limiter l’impact de notre alimentation sur l’environnement, c’est ce que conseille Terra Nova, think tank indépendant, dans son rapport publié le 23 novembre 2017. Des recommandations sanitaires et environnementales fortes, qui s’inscrivent dans les pas de celles de grandes institutions comme l’Organisation Mondiale de la Santé ou l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Notre consommation de viande se répercute également sur l’environnement, puisque sa production émet plus de gaz à effet de serre que les transports. Sans compter que, selon la FAO, 70% des surfaces cultivées dans le monde sont dédiées uniquement à l’alimentation des bétails.
Malgré ces éléments alarmants, la proposition de loi de Nicolas Hulot d’introduire un repas sans viande une fois par semaine dans les cantines scolaires a été rejetée à l’Assemblée Nationale le 27 mai dernier. Selon Greenpeace, près de 70% des élèves français se verraient servir un repas à base de viande ou de poisson tous les jours à la cantine. Seulement 10% auraient accès à un repas végétarien au moins une fois par semaine.
Mais la bonne nouvelle est qu’un nombre croissant de cantines scolaires décident de manière volontaire de proposer des repas végétariens. Ainsi, Lille, Limoges ou Grenoble servent des repas végétariens au moins une fois par semaine. Pessac, Bruges ou Blanquefort, dans la métropole de Bordeaux, offrent la possibilité aux parents de choisir une option sans viande pour l’ensemble des repas de leurs enfants. Bois-Colombes ou Issy-les-Moulineaux, en région parisienne, ont opté pour un repas non carné une à deux fois par mois. La Ville de Paris s’est également fixé l’objectif de proposer d’ici 2020 un repas végétarien par semaine dans les écoles de la municipalité.

Ces repas, élaborés par des diététiciens, ne coûtent pas plus cher, au contraire. A Grenoble, les repas non carnés, moins coûteux à produire, permettent de faire appel à des produits de meilleure qualité, en partie biologiques et locaux. Une équation doublement gagnante, pour des enjeux à la fois environnementaux et sanitaires.

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Nutri-Score, l’étiquetage nutritionnel qui va vous aider à mieux manger ?

Nutri-Score, l’étiquetage nutritionnel qui va vous aider à mieux manger ?

Grande vedette de l’actualité de l’agro-alimentaire, le « Nutri-Score » est un système de notation des apports nutritionnels des produits alimentaires vendus en grandes surfaces. Il a été conçu par l’agence Santé Publique France et soumis au vote de l’Assemblée Nationale en mai. Il attribue à un produit une note allant de A (bonne qualité nutritionnelle) à D (mauvaise qualité nutritionnelle), en fonction de sa teneur en gras, sucre et sel, de son niveau calorique, ainsi que de certains apports nutritionnels bénéfiques pour la santé (protéines et fibres). Seuls les produits transformés et disponibles en grandes surfaces peuvent être concernés par cette notation. L’objectif est de guider le consommateur vers une alimentation moins néfaste pour la santé, en rendant les informations nutritionnelles compréhensibles et accessibles à tous. Ce noble objectif est particulièrement essentiel dans un contexte où 14,5% de la population française est obèse (en 2012), contre seulement 8,5% en 1997 (source : Roche).
Notons toutefois que ce système de notation présente quelques limites, puisque certains critères d’impacts négatifs sur la santé du consommateur n’y sont pas intégrés, comme la présence d’additifs ou encore le caractère biologique du produit. Cette myopie partielle conduit ainsi à des résultats parfois trompeurs. Ainsi, alors qu’un pain blanc à sandwich Auchan non biologique et contenant de nombreux additifs obtient le score B, un pain de mie biologique Auchan sans additifs décroche, lui, un faible C.
Après avoir rencontré une très forte opposition de la part de grands groupes agro-alimentaires, le caractère obligatoire du Nutri-Score a finalement été rejeté par l’Assemblée Nationale le 27 mai dernier.
Le Nutri-Score reste certes mis en place dans les quelques enseignes volontaires, comme Auchan le fait depuis fin 2017 sur 4 500 produits de sa marque distributeur vendus en ligne. D’autres distributeurs, comme Intermarché ou Leclerc Drive, et des marques agro-alimentaires telles que Bonduelle ou Weight Watchers, se sont engagés à adopter cet étiquetage. En attendant, malgré ses défauts, le Nutri-Score reste actuellement la meilleure solution pour aiguiller le consommateur.
Pour les consommateurs qui souhaitent aller plus loin, il existe des outils comme Yuka, une application smartphone qui note la valeur nutritionnelle de produits alimentaires, en y ajoutant, cette fois, des critères relatifs au caractère biologique et à la présence d’additifs dangereux.
Crédit photo : S. Toubon

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La Ville de Paris recherche ses lauréats de l’événementiel parisien éco-responsable

La Ville de Paris recherche ses lauréats de l’événementiel parisien éco-responsable

Chaque année depuis 2013, la Ville de Paris, via son réseau des Acteurs du Paris Durable, organise l’appel à candidatures pour la « Promotion des Acteurs du Paris durable », visant à mettre en valeur 10 acteurs du territoire parisien engagés dans la lutte contre le changement climatique. Exceptionnellement, l’édition de cette année se consacrera exclusivement au domaine de l’événementiel. Ces « Trophées des événements parisiens éco-responsables » s’inscrivent dans le cadre de la  « Charte des événements éco-responsables à Paris » lancée en 2016 par la Ville qui incite les concepteurs et organisateurs d’événements à mettre en place des pratiques pour limiter leurs impacts sur l’environnement et le climat.
Ainsi, du 4 juin au 2 juillet, tous les organisateurs d’événements éco-responsables parisiens sont invités à déposer leur candidature sur le site, à condition de respecter quatre critères essentiels : l’événement devra comporter des actions éco-responsables (restauration durable, utilisation d’énergies renouvelables, tri et revalorisation des déchets, utilisation de produits et installations réutilisables et recyclables…), se dérouler dans Paris (incluant le bois de Boulogne et de Vincennes), être ouvert au public peu importe sa gratuité ou non et avoir eu lieu dans les douze mois précédant la phase de candidature.
Mi septembre, un jury composé pour l’occasion étudiera et départagera les projets afin de sélectionner jusqu’à 5 lauréats. En clôture de cette distinction, une soirée ouverte au grand public sera organisée à la Gaîté Lyrique, avec présentation des projets et remise de diplôme.

Envie d’organiser un événement éco-responsable ? Cliquez ici pour obtenir le guide de la Mairie de Paris.

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Plastic attack (épisode 3) : le Royaume-Uni ne veut plus d’emballages plastiques

Plastic attack (épisode 3) : le Royaume-Uni ne veut plus d’emballages plastiques

Depuis maintenant plus de 3 ans, le Royaume-Uni poursuit sa guerre sans merci face aux déchets plastiques non recyclables, véritables fléaux pour l’écosystème. Face aux 8,5 milliards de cotons-tiges et pailles en plastiques qui seraient jetés chaque année au Royaume-Uni, le gouvernement débat actuellement d’une possible interdiction totale de ces produits. En parallèle, afin de surpasser le score de 43% des bouteilles en plastique recyclées sur les 13 milliards utilisées chaque année sur le territoire, un système de consigne serait attendu. Et ce n’est pas tout puisque le mois dernier, ce sont plus de 40 entreprises dont les plus grands supermarchés de Grande-Bretagne, Coca Cola, Nestlé ou Procter & Gamble, qui se sont retrouvées pour signer le « UK Plastic Pact » en vue d’éliminer les emballages jetables plastiques à usage unique d’ici 2025. Et pour cause, celles-ci seraient responsables à elles-seules de plus de 80 % des emballages plastiques vendus en supermarchés outre-Manche.
Pour lutter contre cette sur-représentation du plastique dans notre vie quotidienne, les supermarchés retroussent eux aussi leurs manches en misant sur un nouveau label indiquant aux consommateurs l’absence de tout composant plastique. Développé par l’ONG « A Plastic Planet », ce label est apposé sur les produits alimentaires. L’enseigne de produits surgelés anglaise Iceland est la première à utiliser le label, en l’apposant sur sa marque propre avant de l’imposer progressivement dans ses rayons. Rien qu’avec les trois premiers produits bénéficiant du label, le groupe prévoit une réduction d’usage de plastique de plus 600 tonnes par an ! Sian Sutherland, co-fondatrice de « A Plastic Planet » confie, soulagée : « Finalement, les consommateurs pourront prendre part à la solution, et ne plus contribuer au problème ! » (Source : The Gardian)
Et le concept s’étend à d’autres pays en Europe. A Amsterdam, c’est une allée entière de supermarché qui bénéficie du fameux label dans les enseignes Ekoplaza, où les rares emballages sont complètement biodégradables et voués à disparaitre en douze semaines.

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Plastic attack (épisode 2) : quand Ecover échange vos déchets plastiques contre un repas

Plastic attack (épisode 2) : quand Ecover échange vos déchets plastiques contre un repas

Etre propre, c’est faire attention aux traces que nous laissons derrière nous, incluant aussi nos déchets ! C’est la réflexion de la marque Ecover, spécialiste des produits ménagers responsables, qui décide de se pencher sur la question de ses packaging en plastique. Si l’année dernière, la marque lançait une bouteille de lessive composée à 50% de plastique provenant des océans, celle-ci travaille actuellement sur une version composée à 100% de plastique recyclé et recyclable.
L’objectif ? Que toutes les bouteilles et contenants soient complétement recyclés et recyclables pour 2020. En parallèle, un nouveau packaging biodégradable est à l’étude, à base de fibre de pomme de terre ou de pulpe de bois.
Pour souligner son nouveau positionnement, la marque Ecover a donc lancé un nouveau lieu éphémère, ouvert aux consommateurs les 3 et 4 mai derniers à Covent Garden à Londres. Ce café végétarien baptisé « The Rubbish Café »  invitait les passants à apporter leurs déchets plastiques recyclables afin de les échanger contre un plat ou une boisson chaude, élaborés par l’éco-chef Tom Hunt. Et rien n’avait été laissé au hasard car le menu proposait des plats zéro-déchet, vegan pour la plupart. L’espace était entièrement designé par l’éco-designer et expert de l’upcyling Max McMurdo. L'action permettait ainsi de sensibiliser les clients au tri et à la valeur des déchets, en particulier les contenants en plastique, tout en prodiguant des conseils pour réduire, réutiliser ou recycler leurs emballages plastiques. « Nous avons une forte position de leadership sur le sujet plastique, un sujet qui a gagné en force » confie Victoria Hunt-Taylor, cheffe du département Marketing UK chez Ecover dans une vidéo. Pour l’occasion, le site d’Ecover a également fait peau neuve, comprenant les nouveaux engagements du groupe sur le recyclage du plastique et l’utilisation de matériaux biodégradables.

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Plastic attack (episode 1) : Ecoalf, dépolluer les mers pour un textile militant

Plastic attack (episode 1) : Ecoalf, dépolluer les mers pour un textile militant

L’utilisation des plastiques a été multipliée par 20 durant ces 60 dernières années.  Responsable notamment de la formation d’un 7ème continent dans l’océan Pacifique, le plastique en mer représente un désastre écologique pour l’écosystème : on estime que d’ici 2050, la masse du plastique surpassera la masse de la vie aquatique (source : Fondation Ellen Mac Arthur).
Alors comment limiter cette pollution et surtout trouver des alternatives ? Si les ONG s’engagent depuis longtemps sur ce sujet, certaines marques se penchent également sur cette question. C’est le cas d’Ecoalf, une marque de vêtements offrant la première génération de produits recyclés à partir de coton recyclé et de plastique récupéré dans les océans. En effet, parmi les matières premières composant ses vêtements, les bouteilles plastiques ou les filets de pêche recyclés se trouvent en bonne place. Exploiter cette matière première permettrait ainsi d’économiser en moyenne 20% d’eau et 40% d’énergie, avec à la clé une réduction de 20% des émissions de CO2. Côté innovation, Ecoalf se distingue grâce à l’exploitation ingénieuse de grains de café, desquels la marque obtient un fil (composé également de polyester recyclé) aux propriétés anti-UV, anti-odeur et qui sèche rapidement. Ecoalf fait aussi rentrer dans la composition de ses produits de la laine recyclée mais aussi des pneus.
Créée en 2012, première entreprise certifiée B Corp en Espagne, Ecoalf poursuit son action militante à travers les activités de sa Fondation. Dans le cadre de son programme « Upcycling the oceans », elle collecte les déchets plastiques des littoraux espagnols et thaïlandais, en partenariat avec les autorités et parties prenantes.

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DAO : la marque de jean cultivé et fabriqué en France

DAO : la marque de jean cultivé et fabriqué en France

L’industrie de la mode est trop gourmande en eau. Aujourd’hui, elle consomme l’équivalent de 32 millions de piscines Olympiques, un chiffre qui pourrait augmenter de 50% d’ici 2030, selon un rapport de Global Fashion Agenda et Boston Consulting Group. Le coton, utilisé dans la fabrication de nombreux vêtements et le plus souvent cultivé dans des régions souffrant de la sécheresse, est une des fibres textiles qui nécessite le plus d’eau. Pour fabriquer un jean en coton, entre 5 000 et 10 000 litres sont nécessaires. Une hérésie environnementale alors qu’il existe en France une fibre textile dont la culture ne nécessite aucune irrigation ni pesticides. C’est le lin ! Avec 60% de la production mondiale, la France est le 1er producteur au monde. Pourtant, 90% de cette production est aujourd’hui exportée en Asie, puis tissée et cousue pour revenir dans l’Hexagone en produit fini. Pourquoi ne pas relocaliser le processus de transformation du lin, cette fibre locale ? C’est le pari de la marque française DAO qui s’est lancée dans le projet un peu fou de produire un jean cultivé et fabriqué en France. Après 24 mois de développement avec un industriel, DAO a réussi à créer un fil unique réalisé à partir d’un mélange de lin cultivé dans le nord de la France et d’élasthanne. Résultat : un denim en lin (à 97%) cultivé mais aussi teinté, tissé et fabriqué artisanalement en France par des entreprises à moins de 4h de Nancy, où se situe l’atelier de la marque. Une innovation qui a su trouver son public puisque la campagne de financement participatif lancée en avril par DAO a rencontré un succès immédiat : en quelques jours, la marque a réussi à collecter plus de 120 000 € sur l’objectif initial de 13 500 €.
Oui, la mode peut (parfois) être locale !

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La publicité pour la « junk food » bientôt bannie du métro Londonien

La publicité pour la « junk food » bientôt bannie du métro Londonien

L’obésité en Angleterre, en particulier chez les jeunes, représente une véritable bombe à retardement pour la santé publique. Avec l’un des taux de surpoids et d’obésité les plus élevés d’Europe pour la ville de Londres, près de 40% des enfants âgés de 10 et 11 ans sont actuellement en surcharge pondérale ou obèse. Les causes sont multiples. L’une d’entre elles pourrait avoir des liens directs avec l’exposition à la publicité. En effet, une étude du centre Cancer Research UK a démontré les effets néfastes de la publicité sur un jeune audimat : plus le temps d’exposition aux publicités augmente, plus les habitudes alimentaires se détériorent. Une catastrophe, quand on sait qu’un enfant de 4 à 10 ans passe plus de deux heures par jour devant la télévision, dont 10% de temps de visionnage  consacré à la publicité (Source : CSA).
Face à ce constat, la ville de Londres a donc mise en place l’année dernière un plan visant à interdire l’exposition des moins de 16 ans aux publicités pour des produits saturés en graisses, sels et sucres (Hight Fat Salt and Sugar). Ainsi, les chaines dont l’audience se compose à 25% ou plus d’enfants de moins de 16 ans, ou ayant pour cibles des enfants de moins de 16 ans, ne pourront plus diffuser des publicités contenant des produits dits « HFSS ».
De cette guerre à la « malbouffe » a ainsi émergé le plan « London Food Strategy », ouvert depuis le 11 mai aux propositions externes d’associations ou citoyennes, et ce jusqu’au 5 juillet 2018. Pour Sadiq Khan, maire de Londres, les actions ne s’arrêtent pas là. Début mai, celui-ci dévoilait un plan visant l’interdiction des publicités pour les aliments trop gras, salés ou sucrés au sein des réseaux ferroviaires et de bus en ville. En parallèle, le maire imagine interdire également l’ouverture de nouveaux points de ventes de fast food à moins de 400 m d’un établissement scolaire.
Et quant est-il de l’autre coté de la manche ? En France depuis le 1er janvier 2018, sur les chaînes de télévision publiques, la publicité (de quelque nature qu’elle soit, de l’agroalimentaire aux jouets) est interdite avant (15min), pendant et après (15min) les programmes destinés aux enfants de 12 ans. Une décision saluée par la population française, favorable à 88 % à cette interdiction (Source : IFOP, 2016)

Envie d’en savoir plus sur la publicité ? Consultez nos articles ici.

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Le challenge « Unpackage Yourself » vous invite à réduire vos emballages alimentaires

Le challenge « Unpackage Yourself » vous invite à réduire vos emballages alimentaires

Les emballages alimentaires sont sources de plusieurs controverses : gourmands en ressources et en énergie, ceux-ci possèdent une utilité courte et ne sont malheureusement pas tous recyclables ou recyclés, polluant ainsi notre environnement et se retrouvant dans notre chaîne alimentaire…
Des alternatives émergent progressivement dans les réseaux de distribution, notamment avec le vrac, ou encore grâce à des entreprises engagées dans cette problématique comme Le Drive Tout Nu ou Unpackaged. Mais même avec ces solutions, il peut être difficile de sauter le pas ou de changer nos habitudes sur le long terme.
C’est pourquoi des étudiants de l’université de Lund en Suède lancent le challenge  « Unpackage Yourself » afin d’encourager et promouvoir des habitudes de consommation plus responsables en communauté ! Durant 10 jours, du 15 au 25 mai, les consommateurs en France comme à l’international sont invités à réduire leurs achats d’emballages alimentaires, selon leurs circonstances de vie et leurs envies, avant de partager les résultats sur les réseaux sociaux Facebook ou Twitter. Les actions peuvent être à toute échelle et de toutes sortes, comme ne plus acheter de pain emballé dans un sac, acheter en vrac, prendre une bouteille d’eau réutilisable… Pour participer au défi, rien de plus simple : il suffit de s’inscrire sur le site du challenge, sur lequel vous trouverez de nombreux conseils pour passer à l’action. En rejoignant une communauté et en y allant à son rythme, il est ainsi plus simple de tenir la longueur et de transformer durablement ses habitudes.
Comme on dit, l’union fait la force !

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La Camif dévoile le programme de son 5ème Tour Made in France

La Camif dévoile le programme de son 5ème Tour Made in France

Avez-vous déjà rencontré un fabricant de matelas français, visité une usine de production textile ou passé les portes d’un atelier d’insertion ? La Camif vous en donne l’occasion ! Depuis 2014, celle-ci organise un Tour du Made in France à la rencontre de ses fabricants. Ce temps fort, gratuit et ouvert à tous, permet chaque année à cette entreprise de vente en ligne spécialisée sur l’équipement de la maison de faire découvrir aux consommateurs des savoir-faire français grâce à des visites d’usines, des déjeuners d’échanges avec des experts de l’économie circulaire et de designers, des conférences et ateliers de co-création. Le but : rassembler toutes les parties prenantes du secteur de l’ameublement français et les engager à innover ensemble.
Pour cette 5ème édition, la Camif réitère l’événement et vous invite du 30 mai au 7 juin à six rendez-vous à travers toute la France sur le thème de l’innovation durable. Au programme : des ateliers de réflexion autour de l’économie circulaire et de la valorisation des déchets dans la fabrication de meubles à La Rochelle, ainsi qu’une rencontre sur le thème du textile responsable et du mouvement slow déco avec Saneco, une des plus anciennes coopératives de lin en France à Nieppe. Il sera aussi possible de découvrir les dessous de la confection de canapés avec le fabricant Mousse du Nord à Lille. La Camif propose également d’échanger à Valence avec Secondly, leader français de l’éco-conception de matelas ou encore avec l’usine de Garnier Thiebaut à Gérardmer dans les Vosges, alliant textile et industrie locale d’excellence, avec à la clé un atelier DIY (Do It Yourself) autour du linge de maison ! Enfin, ce tour se clôture avec un focus sur l’insertion par le travail avec l’ADAPEI 79 de Niort, permettant d’échanger sur le thème du « handicap au travail » et de découvrir l’encadrement par les ESAT (Etablissements et Services d’Aide par le Travail).
Afin de suivre la Camif à chaque étape du Tour, pensez au covoiturage !

Pour en savoir plus sur les étapes et s’inscrire, cliquez ici.
Pour revivre les étapes et les moments forts des éditions précédentes, cliquez ici.

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Le gouvernement présente 50 mesures pour l‘économie circulaire

Le gouvernement présente 50 mesures pour l‘économie circulaire

Avec près de 354 kg de déchets ménagers par personne en 2017 (source : Ademe), il devenait urgent pour la France de mettre en place une stratégie pour sortir de l’économie du « tout jetable ». Pour inscrire le pays dans cette dynamique, le gouvernement a dévoilé le 23 avril 2018  une feuille de route dédiée à l’économie circulaire (FREC), comprenant plusieurs mesures concrètes visant à atteindre les objectifs du Plan Climat en application de la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte. Fruits d’une concertation avec plusieurs ONG, élus, professionnels et consommateurs, ces 50 mesures s’articulent autour de la production, la consommation, la gestion des déchets ainsi que la mobilisation des acteurs. Alors quelles sont les avancées et qu’en pensent les acteurs de terrain mobilisés sur le sujet ?
Plusieurs initiatives sont saluées par les ONG, comme des mesures fiscales telles que la tarification incitative (le consommateur paie en fonction de la quantité de déchets qu’il produit) ou l’augmentation de la taxe sur les décharges et les incinérateurs. De même, l’extension des filières à responsabilité élargie des producteurs (REP) pour le secteur des jouets, des articles de sport et de loisirs et des articles de jardin et de bricolage permettra, selon Laura Chatel de Zero Waste France, « une meilleure organisation du recyclage grâce à ces nouvelles filières ». Enfin, d’ici 2019, grâce à la pression d’Emmaüs, les grands principes de la lutte contre le gaspillage alimentaire seront également appliqués à l’univers du textile, obligeant les acteurs de la filière à donner leurs invendus à des associations au lieu de les jeter .
En parallèle de ces avancées, certaines zones d’ombres subsistent. Les ONG déplorent le manque d’ambition du gouvernement et notamment le manque de soutien financier et d’objectifs chiffrés concernant le réemploi et la réparation. Des mesures comme la réduction de la TVA pour les produits les plus durables (bio-sourcés, réparables, à base de matière recyclée), la mise en place de malus pour les produits non réparables ou recyclables pouvant dépasser 10% du prix, ou l’extension de la durée de garantie légale nationale de 2 à 10 ans sont encore au conditionnel ou non envisagées par le gouvernement. Selon les ONG, l’angle mort de cette feuille de route reste surtout la lutte contre le plastique à usage unique et le sur-emballage, pour laquelle aucune mesure n’est prévue par le gouvernement, tant en termes d’objectifs chiffrés que de soutien financier. Cette lacune va à contre-courant de l’ambition du gouvernement d’atteindre 100% de plastiques recyclés en 2025.

Envie d’en savoir plus sur le recyclage ? Consultez tous nos articles sur le sujet ici

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La Fashion Revolution Week est en marche !

La Fashion Revolution Week est en marche !

5 ans. C'est le triste anniversaire de l’effondrement du Rana Plaza au Bangladesh, abritant plusieurs ateliers de confection textile. Véritable électrochoc pour l’opinion publique, cet événement a révélé au grand jour les conditions de travail et les coûts humains de la « fast fashion » sur les ouvriers du textile. Depuis lors, si les familles des victimes ont été indemnisées, la situation des travailleurs du textile est encore à déplorer. En juillet 2017, une explosion dans une usine textile au Bangladesh a fait 10 morts.
En France, les effets de la loi sur le devoir de vigilance (imposant aux grands groupes d’élaborer des plans pour prévenir les atteintes aux droits humains et à l’environnement) sont attendus, même si beaucoup de marques ont déjà pris des engagements, avec plus ou moins de succès.
Pour faire un pied de nez à la très renommée Fashion Week et dénoncer le manque de transparence de cette industrie, le collectif Fashion Revolution, présent dans plus de 130 pays, organise chaque année la Fashion Revolution Week afin d’éveiller les consciences et sensibiliser les consommateurs. Cette semaine mobilise tous les acteurs du textile, y compris les consommateurs, en les incitant à faire pression sur les grandes marques de textiles pour leur demander où sont faits leurs vêtements, avec le #WhoMadeMyClothes sur les réseaux sociaux. Car il y a fort à faire. C’est ce que démontre le collectif Fashion Revolution dans une étude publiée chaque année sur la transparence des grandes marques de l’industrie du textile, dans laquelle les pratiques des 150 plus grands distributeurs et marques sont passées au peigne fin, des choix de gouvernance à la traçabilité des matières premières utilisées en passant par leur politique d’approvisionnement. Sans surprise, le secteur du luxe, où la culture du secret est reine, se retrouve en bas du classement, tandis que des marques comme Reebook, Esprit ou Marks & Spencer obtiennent les meilleures notes. The North Face, Timberland et Wrangler font enfin partie des marques ayant fait le plus d’efforts dans leur politique de transparence.
En attendant un sursaut de l’ensemble des acteurs de la filière, les consommateurs peuvent imprimer leurs pas pour une industrie du textile plus éthique et transparente. Comment ? En participant à l’un des nombreux événements organisés durant la Fashion Revolution Week.
Alors à vous de jouer ! 

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