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LE TRUC VERT DU MOMENT Ondes électromagnétiques

Ondes électromagnétiques
Les risques sanitaires et environnementaux liés aux champs électromagnétiques (CEM) défraient la chronique depuis de nombreuses années : les premières inquiétudes ont concerné notamment l'effet des lignes à haute-tension sur la santé des riverains, puis l'impact de l'utilisation prolongée des téléphones portables, et plus récemment, la proximité avec une antenne-relais téléphonique, voire une borne wifi.

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E-cartes Voutch

Chaque période de trouble dans l'histoire ouvre une brèche d'espoir ; et la seule chose certaine et inchangeable est que rien n'est certain ni inchangeable"

John Fitzgerald Kennedy

Café-Conso
dernières nouvelles

La Chine veut réduire de moitié sa consommation de viande d’ici 2030

La Chine veut réduire de moitié sa consommation de viande d’ici 2030

Les Chinois mangent en moyenne 13kg de viande par an. Cela représente pas moins de 28% de la viande produite dans le monde, avec des conséquences environnementales indéniables. La production de viande à l’échelle industrielle est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre mondiales, devant le secteur des transports. Sans compter que cette industrie est fortement consommatrice d’eau : il faut en moyenne 15 400 litres d’eau pour produire un kilo de viande bovine. La surconsommation de viande n’est pas non plus sans conséquences sur la santé des consommateurs. Aujourd’hui, de nombreuses études démontrent un lien entre surconsommation de viande et développement de maladies cardiovasculaires, de l’obésité, du diabète et de certains cancers.
Face à ce constat, le gouvernement chinois entend emmener la population du pays sur le chemin de la dé-consommation de viande. L’objectif est en premier lieu de limiter les cas de diabète et d’obésité qui touchent de plus en plus de Chinois (100 millions sont diabétiques !). Cette nouvelle directive, présentée dans le nouveau guide alimentaire du Ministère de la Santé, qui paraît tous les 10 ans, suggère ainsi aux Chinois de réduire de moitié leur consommation de viande. Une proposition qui, si elle est suivie d'actes, provoquerait une réduction des émissions de gaz à effet de serre d'un milliard de tonnes à l'échelle planétaire ! Un programme ambitieux, soutenu publiquement par James Cameron et Arnold Schwarzenegger, va être lancé pour aller dans ce sens et atteindre des résultats satisfaisants sur le long terme. Il s'appuie d'ores et déjà sur une campagne de sensibilisation menée par la Chinese Nutrition Society (CNS) et l'ONG Wild Aid, ainsi que d'autres acteurs, intitulée Less Meat, Less Heat, More Life (voir l'infographie). La campagne sera également diffusée aux Etats-Unis, où le problème de la surconsommation de viande n'a pas encore été adressé au niveau national.

https://vimeo.com/170833983

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Mon Restau Responsable®, en route vers des cantines plus durables

Mon Restau Responsable®, en route vers des cantines plus durables

Avec 8 millions de repas servis par jour, la restauration collective représente un secteur à fort impact sur l’environnement, l’agriculture française et joue un rôle déterminant pour la santé des convives. Promotion des circuits courts et d’une cuisine saine de qualité, introduction de produits issus de l’agriculture biologique, réduction du gaspillage alimentaire : les cantines françaises font face à de nombreux chantiers et doivent continuellement changer leurs pratiques, tant au niveau des achats, de l’élaboration des menus que des habitudes en cuisine. Les acteurs de la restauration collective s’engagent déjà depuis plusieurs années pour accélérer le pas : l’Agence Bio a observé une progression de 18% des achats bio par les gestionnaires entre 2014 et 2015. Début 2016, près de 6 restaurants collectifs sur 10 servaient ainsi des produits bio, contre seulement 4% en 2006. Les approvisionnements locaux sont d’ailleurs davantage privilégiés puisque 78% des produits bio achetés par la restauration collective sont d’origine française et plus de la moitié d’origine régionale.
Alors que la proposition de loi sur l’ancrage territorial de l’alimentation prévoit de passer à 40% d’alimentation durable en restauration collective (labels, circuits courts, saisonnalité), la Fondation Nicolas Hulot et le réseau RESTAU’CO souhaitent accompagner au mieux les restaurants dans la transition vers des pratiques plus durables et ont lancé récemment la démarche Mon Restau Responsable®. Elle vise en effet à aider les professionnels de la restauration collective à transformer leur établissement en restaurant responsable, à travers un outil simple et accessible à tous. Ici, pas de bon ni de mauvais points mais plutôt une démarche de progrès pour que les établissements volontaires puissent faire évoluer leurs pratiques en 4 étapes : après avoir répondu à un questionnaire d’auto-évaluation, l’établissement reçoit la visite d’un professionnel engagé puis peut alors annoncer publiquement l’engagement du restaurant lors d’une réunion à laquelle sont conviés les acteurs locaux du territoire (élus, convives, producteurs locaux, associations, etc). Tous les 2 ans, le restaurant doit alors réunir une « séance participative de garantie » durant laquelle tous les acteurs peuvent constater les progrès effectués par le restaurant et lui accorder en conséquence la garantie Mon Restau Responsable®. Les restaurants engagés sont ainsi libres de progresser à leur rythme et disposent de nombreux outils sur la plateforme dédiée à la démarche. D’ores et déjà, 4 sites pilotes se sont engagés : le lycée Janson de Sailly et la Caisse des écoles du 4ème arrondissement à Paris, le Syndicat Intercommunal pour la Restauration Collective (SIRESCO) de Bobigny et le Restaurant Interadministratif de Lyon.


Découvrez la démarche Mon Restau Responsable® en vidéo

Consultez notre étude de tendances sur la restauration et le développement durable.

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Les moquettes vont-elles sauver la planète ?

Les moquettes vont-elles sauver la planète ?

Le secteur des moquettes, a priori un peu morne et faiblement attractif, est agité depuis 1994 par l’entreprise Interface, leader sur les dalles de bureau, et son engagement ambitieux de devenir la première entreprise industrielle à respecter les lois du développement durable en amenant à zéro l’impact de ses activités sur l’environnement d’ici 2020. Le pari était osé mais Interface est progressivement devenue l’une des entreprises pionnières en matière d’écologie industrielle à travers son programme « Mission Zero » dont la majorité des objectifs ont d’ores et déjà été atteints : réductions significatives des consommations d’eau (-87%), des émissions de gaz à effet de serre liées à ses sites de production (-92%) et de l’empreinte carbone de ses dalles de moquette depuis 1996 (-50%). A ce jour, Interface fait figure de groupe industriel exemplaire en matière d’environnement, qui plus est dans un secteur régit par des enjeux forts en matière de productions de déchets et d’émissions nocives : ses usines fonctionnent à 84% grâce aux énergies renouvelables, le recyclage est au cœur de son offre puisque la moitié des matériaux utilisés pour ses moquettes sont issus du recyclage ou de bio-matériaux… Sans compter qu’Interface est l’un des seuls sur son marché à proposer la récupération et le recyclage de ses produits une fois usagés mais a aussi développé des services permettant la location de ses dalles de moquette. Une initiative qui, même si elle n’a pas complètement séduit ses clients, vaut la peine d’être mise en avant !
Alors que cette entreprise est en passe d’atteindre ses objectifs visant à limiter le plus possible ses impacts négatifs sur l’environnement, sa direction a annoncé récemment le lancement d’un nouveau programme baptisé Climate Take Back. Outre la poursuite de ses engagements historiques, Interface entend inverser la courbe du changement climatique, ni plus ni moins ! Par là, le groupe ambitionne surtout d’aller au delà de la compensation de ses impacts mais d’avoir une action véritablement positive pour la planète. Concrètement, cela consiste par exemple à transformer les sites de production en lieux fournissant des écoservices qui auraient pu être fournis par la nature en leur absence (stockage et purification d’eau, régulation de la température et stockage du carbone, etc). Interface poursuit également l’objectif de "retirer" du CO2 de l’atmosphère pour le revaloriser. A ce sujet, La Tribune évoque notamment des expérimentations menées en Islande pour transformer du CO2 en roche. Outre ces axes d’action innovants, Interface appelle de ses vœux une profonde révolution dans le secteur de l’industrie. Pour cela, le groupe vise à fédérer l’ensemble de ses clients et fournisseurs dans un mouvement global d’entreprises soucieuses de l’accompagner dans ses actions.
Au vu des progrès déjà accomplis par Interface depuis 20 ans, il y a fort à parier que cette entreprise étonnante saura remplir ces nouveaux objectifs pour le moins idéalistes.

Pour en savoir plus sur le sujet, consultez notre fiche-produit Tapis et moquettes.

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Pour la moitié des Français, consommer responsable c’est avant tout consommer « mieux »

Pour la moitié des Français, consommer responsable c’est avant tout consommer « mieux »

2016, année charnière pour la consommation responsable ? Si l’on s’en réfère aux chiffres, ceux-ci ne mentent pas : les Français sont bel et bien enclins à consommer mieux et autrement. Par exemple, l’essor spectaculaire du marché des produits issus de l’agriculture biologique illustre ce qui est désormais bien plus qu’une tendance de court terme : avec un chiffre d’affaires record de 5,5 milliards d’euros, la bio en France est en croissance de 14,7% par rapport à 2014, selon l’Agence Bio. Au delà du bio, l’édition 2016 de l’étude Ethicity « Les Français et la consommation responsable » parue récemment révèle que les consommateurs ont à cœur de « consommer mieux » plutôt que de « consommer moins ». Consommer autrement, cela signifie pour une grande majorité d’entre eux acheter des produits éthiques, moins polluants, éco-labellisés et locaux. Le local a aussi une importance croissante : 49% des consommateurs estiment que l’achat de produits locaux est un moyen de consommer autrement et 85% privilégient d’ailleurs les entreprises ayant préservé une implantation locale. A titre d’exemple, le succès de la Camif, qui a relancé récemment son activité sur une offre d’ameublement Made in France, illustre cette conviction. Importance du local mais aussi des produits naturels et frais : bien-être et santé sont plus que jamais au cœur des préoccupations des Français et 60% affirment privilégier systématiquement ou régulièrement les produits les plus naturels quand 89% choisissent leurs aliments pour rester en bonne santé. Une quête qui impacte également la consommation de viande, en baisse chez 38% des consommateurs interrogés.
De réels changements de fond s’observent ainsi dans la consommation des Français, sur fond de défiance envers les entreprises et les grandes marques. Pour preuve, le niveau de confiance envers les grandes entreprises n’a jamais été aussi bas (26% en 2016 vs 30% en 2013). Pour une grande majorité des sondés, les marques et la grande distribution devraient pouvoir accompagner et conseiller les Français dans la consommation responsable. Le défi pour les marques, entreprises et distributeurs est de taille, au delà de l’accompagnement, et passera par une nécessaire évolution de leur offre pour entrer en résonance avec les préoccupations de notre époque et remporter l’adhésion des consommateurs.


Retrouvez l’étude Ethicity « Les Français et la consommation responsable 2016 » ici.

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Starbucks abandonne Evian au profit de One Water

Starbucks abandonne Evian au profit de One Water

Comme l’enseigne de cafés Starbucks l’annonce très explicitement, elle entend bien faire des marques qu’elle référence aux côtés de ses propres produits une autre façon d’affirmer ses valeurs. C’est ce qu’elle vient de décider en France en cessant de travailler avec les grandes marques d’eau minérale pour proposer One Water, une eau de source originaire du pays de Galles qui est déjà vendue dans les cafés anglais de la marque depuis quelques années. Une eau créée en 2004 par un ancien publicitaire, Duncan Goose, gérée par une ONG et dont 100% des bénéfices financent des projets d’accès à l’eau en Afrique et dans les communautés les plus pauvres du monde. La marque, dont le logo représente "l’effet papillon" qui est au cœur de sa différence (chaque vente déclenche des bénéfices qui alimentent des projets autour de l’eau potable), a pour ambition d’atteindre les 25 millions d’euros de dons d’ici à 2020. D’ores et déjà, elle a passé le cap de 15 millions d’euros ce qui a permis de financer des projets touchant plus de 3 millions de personnes… ce qui est une goutte d’eau, évidemment, dans un monde où 663 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable et où 2 millions en meurent chaque année. A noter : aux Etats-Unis, Starbucks distribue déjà une marque d’eau fonctionnant de manière similaire, à la nuance près qu’Ethos Water (c’est son nom) a été créé par Starbucks même, de sorte que les profits alimentent un fonds dédié au sein de la fondation Starbucks.

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Pourquoi l'économie collaborative n'est pas nécessairement sociale et solidaire

Pourquoi l\'économie collaborative n\'est pas nécessairement sociale et solidaire

Une excellente interview récente d'Hugues Sibille dans Rue 89 nous alerte à juste titre : la confusion de langage subtilement entretenue entre l'économie collaborative et l'ESS est abusive et trompeuse. En effet, force est de constater que les gens utilisent souvent, comme s'il s'agissait de la même chose, les termes d'économie collaborative, d'économie du partage et d'économie sociale et solidaire. De manière croissante aussi, les jeunes qui cherchent du sens à leur vie professionnelle se tournent vers les entreprises de l’économie collaborative.
Pour Hugues Sibille, c'est une erreur car ces approches n'ont en réalité pas les mêmes finalités ni les mêmes principes. Les entreprises de l'ESS, en effet, existent en priorité pour répondre à des besoins fondamentaux que sont le renforcement du lien social, l'éducation, la santé, l'emploi et l'environnement. Elles s'imposent de surcroît pour accomplir leur mission des principes de gouvernance démocratique, de lucrativité limitée, et de réinvestissement des bénéfices en interne, sans distribuer de dividendes. Or le moins que l'on puisse dire, c'est que les principales entreprises qui constituent l'économie collaborative ne répondent pas de manière évidente à ces principes, malgré une volonté de le faire croire dans quelques cas. L'économie collaborative peut avoir pour but le profit et générer des entreprises capitalistes classiques. C'est le cas des plus populaires et des plus grandes aujourd'hui, qui sont valorisées par le marché à des montants astronomiques - comme Airbnb à 25 milliards de dollars et Uber à 50 milliards de dollars par exemple. Hugues Sibille et d'autres critiques de l'économie collaborative mettent aussi dans cette catégorie des acteurs comme Blablacar ou la Ruche qui dit Oui, ce qui révèle la nécessité de distinguer les différentes formes d'économie collaborative (l'Etat devra le faire de toute façon pour légiférer notamment sur les questions fiscales) et aussi de se garder d'une approche manichéenne qui aurait tendance à jeter le bébé du collaboratif avec l'eau du bain.

Sur le premier point, Heetch (qui se trouve menacé précisément parce que la confusion règne) a proposé une lecture qui distingue les entreprises ayant pour but "l'entraide" (ex. couchsurfing.com ou echangedemaison.com) de celles qui visent "le partage des coûts" (ex. Blablacar) ou  "l'amortissement d'un bien" (ex. Drivy et Heetch, justement) de celles encore qui passent par  la "professionnalisation" (ex. Uber). Naturellement, la confusion vient du fait que certaines entreprises de l'économie collaborative, comme Leboncoin ou Airbnb, sont en réalité à cheval entre l'amortissement d'un bien (pour certains usagers occasionnels) et la professionnalisation (pour les usagers qui créent ou nourrissent leur activité professionnelle de boutiques en ligne hébergées sur ces sites).

Sur le second point, force est de constater que l'économie collaborative a quelques avantages qui vont dans le sens de l'insertion et de la création d'emploi : sur beaucoup de secteurs, elle libère l’initiative économique et propose des solutions alternatives aux jeunes sans qualification qu'elle contribue à re-socialiser par l'activité économique (Uber est devenu l'un des premiers employeurs d'Ile-de-France dans les quartiers difficiles), et elle redynamise des secteurs peu innovants en remettant en cause des positions installées où le consommateur devait s'adapter à l'offre plutôt que l'inverse. Naturellement elle a aussi des inconvénients : elle prend des libertés avec le code du travail, elle marque le retour du travail à la pièce avec un risque réel de précarisation (du fait de la façon dont elle repartir la valeur) ; la communauté de ses acteurs n'est que virtuelle puisqu'elle n'est pas structurée (comme peut le faire une coopérative par exemple) et puisque le statut de travailleur indépendant leur est souvent imposé sans garantie de couverture sociale, sans association aux décisions ni pouvoir d'influence sur la structure, sans liberté de fixer leurs prix et évidemment sans perspective de carrière...

En même temps ces défauts des entreprises collaboratives sont autant d'opportunités pour d'autres entrepreneurs de proposer des offres alternatives, proposant un autre projet de société (voir comment Juno, à New-York, veut concurrencer Uber avec un capital appartenant pour moitié aux chauffeurs, le choix qu'elle leur offre d'être salariés ou sous-traitants, une commission réduite sur les courses et la possibilité de percevoir des pourboires...). L'économie collaborative sera celle que nous aurons construite, et celle que nous aurons méritée : il n'y a pas plus de purs capitalistes dans la nouvelle économie que dans l'ancienne, ni moins d'entrepreneurs responsables. Rien n'est joué, et c'est la bonne nouvelle...

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Rebirth : des jeans en fibres recyclées

Rebirth : des jeans en fibres recyclées

Réalisée à près de 85% à partir de coton, la fabrication d’un jean a des impacts environnementaux considérables : la culture du coton est en effet une des plus polluantes de la planète, l’une des premières utilisatrices de pesticides, d’engrais chimiques mais aussi de ressources considérables en eau. Selon l’Ademe, la production d’un jean, depuis la culture du coton jusqu’aux traitements du pantalon (délavage, etc) représente 52% des émissions de gaz à effet de serre. L’autre moitié des émissions concerne l’utilisation par les consommateurs (lavages, séchage, recours au pressing, etc) et la fin de vie de ce vêtement. Bonobo, marque de jeans bien connue, élargit sa gamme de pantalons élaborés à partir de fibres recyclées. La gamme « Rebirth » qui, il y a un an, ne comptait que quelques pièces, s’est étoffée de 7 nouveaux produits pour femmes et hommes. Bonobo s’est associé à l’association Le Relais et à la Filature du Parc pour faire des jeans un produit de l’économie circulaire. En magasin, les jeans usagés sont collectés puis transmis au Relais pour les préparer au recyclage. Les parties aptes au recyclage sont alors envoyées à la Filature du Parc, l’une des dernières filatures françaises, qui les transforme en fil, lequel sera mélangé à du fil de trame en polyester recyclé (à partir de bouteilles d’eau) pour recréer du tissu nécessaire à la fabrication d’un nouveau jean. Cette gamme de jeans recyclés fait partie de la collection Instinct de Bonobo, rassemblant tous les produits éco-conçus de la marque (utilisation de matières écologiques, processus de fabrication économe en eau). Aujourd’hui, cette collection représente 10% de l’offre de Bonobo. Objectif pour la marque : augmenter de 5 points la part de ce type de produits dans son offre d’ici 2017.

Pour en savoir plus sur les impacts environnementaux du jean, consultez notre fiche-produit et le guide « Carnet de vie d’un jean » publié par l’Ademe.

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REI incite ses clients à profiter de la nature en famille... plutôt que de s'enfermer dans les centres commerciaux

REI incite ses clients à profiter de la nature en famille... plutôt que de s\'enfermer dans les centres commerciaux

Basé dans l'Etat de Washington, le géant de l'équipement pour les activités outdoor REI est connu depuis sa naissance il y a 78 ans pour son engagement responsable, qui trouve sa source dans ses activités très liées à la nature bien sûr mais aussi à sa structure coopérative : pour 20 dollars en effet, les clients peuvent devenir sociétaires à vie, ce qui leur donne accès à des offres spéciales (ces membres représentent 80% des ventes) mais surtout qui leur donne une voix pour influencer l'avenir et les choix de l'entreprise, en l'aidant à ne jamais sacrifier sa mission sur l'autel de la rentabilité. Car comme le dit Jerry Strizke, son PDG, "nous devons faire plus que de vendre des produits". Cet engagement s'est concrétisé de manière spectaculaire en fin d'année dernière, lors du célèbre Black Friday 2015, ce fameux jour de novembre qui marque l'entrée dans le tunnel des achats de Noël et qui est tous les ans le jour-record pour les ventes dans la grande distribution aux USA. L'enseigne, sous la houlette de son PDG, a ainsi décidé de manière un rien provocante de fermer les 143 magasins que REI compte dans 33 états américains -  incitant ses clients à aller passer du temps dans la nature en famille plutôt que dans les hypermarchés et autres centres commerciaux et payant un jour de vacances supplémentaire au grand air à ses 12 000 salariés. Pour le PDG qui a depuis invité d'autres entreprises à rejoindre le mouvement, "la mission de notre coopérative repose depuis toujours sur l'idée que le temps passé dans la nature fait du bien à nos vies. Le Black Friday est le moment parfait pour réaffirmer cette conviction. Nous sommes une entreprise différente - et pendant que la plupart des entreprises se battent à coup de têtes de gondoles, nous avons décidé de passer cette journée autrement." 
Baptisée #OptOutside (littéralement choisissez d'aller en plein air), cette opération a remporté un succès total : 1,4 million de clients se sont engagés en ligne à soutenir l'opération et à passer la journée dehors en famille, le site web de la marque a enregistré une augmentation de trafic de 26%, la coopérative a recruté 1 million de nouveaux sociétaires ... Et l'enseigne affichait fin 2015 un chiffre d'affaires record de 2,4 milliards de dollars (en hausse de 20% par rapport à l'année précédente), ce qui a permis de dégager des profits dont 72% ont été distribués aux clients-sociétaires, aux équipes et aux partenaires associatifs de REI. 
Une opération qui n'est pas sans rappeler la prise de position d'une autre grande marque de l'outdoor, Patagonia, contre la "fast fashion" il y a quelques années : avec une campagne lancée au moment de la Fashion Week pour inciter les gens à ne pas renouveler leurs vêtements trop souvent mais à les conserver et à les faire réparer (sous le slogan "N'achetez pas cette veste"). Allant en apparence contre ses intérêts commerciaux, la marque a en réalité gagné de nouveaux fidèles avec ce discours-vérité et augmenté ses ventes de 40% en deux ans.

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L'ADEME a dit : « Ça suffit le gâchis » !

L\'ADEME a dit : « Ça suffit le gâchis » !

En France, 10 millions de tonnes de nourriture finissent à la poubelle chaque année, soit un coût de 16 milliards d’euros. Un gaspillage alimentaire qui représenterait annuellement 15,55 millions de tonnes de CO2, l’équivalent de 3% des émissions de gaz à effet de serre totales de la France. Rapporté à l’échelle individuelle, le coût du gaspillage pèse 108 euros par an et par personne. Ces chiffres, révélés dans une étude de l’Ademe publiée hier, démontrent que le combat à mener contre le gaspillage alimentaire a encore de beaux jours devant lui. Impossible de désigner un responsable car les responsabilités sont partagées sur toute la chaine alimentaire, du producteur au consommateur final en passant par les collectivités qui distribuent chaque jour plusieurs millions de repas en restauration collective. L’Ademe a ainsi évalué que pour 10 millions de tonnes de produits perdus pour l’alimentation humaine, 33% de ces pertes ont lieu lors de la consommation, 32% lors de la production, 21% pendant la transformation et 14% lors de la distribution.
Pour sensibiliser et impliquer l’ensemble des acteurs dans lutte contre le gaspillage alimentaire, l’Ademe et le Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer lancent justement la campagne « Ça suffit le gâchis ». Objectif : aider ces acteurs à adopter les bons gestes lors de l’achat, la préparation et la consommation des aliments. Des conseils pour passer à l’action et prendre les bonnes habitudes sont disponibles sur le site de la campagne. Car il suffit parfois de pratiquer des gestes simples pour, progressivement, changer la donne ! En 2014, l’Ademe a ainsi suivi 20 foyers témoins qui ont adopté de nouvelles habitudes anti-gaspi. Résultats : un gaspillage alimentaire annuel réduit de moitié et une économie de 60 euros par personne réalisée ! On connaît déjà ces petits gestes : préparer sa liste de courses pour n’acheter que le nécessaire (voir le carnet de courses éco-malin réalisé par l’Ademe, faire ses courses dans le bon ordre une fois sur place (et bien ranger ses courses une fois à la maison), acheter à la coupe ou en vrac, privilégier les éco-recharges, être vigilant sur les dates de péremption et veiller à la bonne conservation des aliments mais aussi cuisiner astucieusement en accommodant les restes ou encore ne pas hésiter à emporter les restes de repas dans un doggy-bag lorsque l’on mange au restaurant. Oui, mais comment mettre en place progressivement toutes ces bonnes habitudes ? Rendez-vous sur casuffitlegachis.fr pour passer à l’action ! Conseils, idées de recettes, carnets de courses et bien d’autres outils sont mis à disposition pour engager cette lutte contre le gaspillage alimentaire !

Téléchargez le guide de l’Ademe « Manger mieux, gaspiller moins » ici

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Comment coudre pour résister au gaspillage ?

Comment coudre pour résister au gaspillage ?

Et si vous upcycliez votre dressing ? Si vos placards débordent de vêtements usés ou presque jamais portés, alors la couture récup’ est peut-être la solution qu’il vous faut ! Voici une logique zéro-déchet et économique, une alternative à l’achat de vêtements neufs qui, on le sait, sont majoritairement produits dans des conditions de travail problématiques à l’autre bout du globe. Le collectif « Fashion Revolution » dénonçait d’ailleurs récemment les paradoxes et dérives de la fast fashion à l'occasion de la Fashion Revolution Week.
La couture récup’, c’est le pari fait par Emmanuelle Vibert pour redonner une seconde vie à sa penderie. Et à la vôtre ! Dans un guide pratique et malin, cette journaliste spécialisée dans l’écologie, les alternatives et la consommation responsable, délivre conseils et astuces pour récupérer et transformer vieux pulls, chemises trouées ou tee-shirts déformés, avec style et dans un esprit ludique. Vous ne savez pas coudre ? Ce n’est pas un problème car l’auteure vous explique pas à pas comment créer une jupe légère, un kimono chic ou bien des guêtres douillettes pour l’hiver à partir d’une matière première disponible, puis coupée en formes géométriques à assembler. Pas de patrons compliqués ni d’explications incompréhensibles pour les néophytes de la machine à coudre mais des dessins simples expliquant le déroulé pas à pas ainsi qu’un cahier photo montrant le résultat final des réalisations proposées.
Prêt.e.s pour la détox de vos placards ? A vos aiguilles !

Couture Récup, coudre pour résister au grand gaspillage, Emmanuelle Vibert, Editions Rue de l’Echiquier, 9,90 €

Pour aller plus loin, consultez nos fiches-produits « Vêtements »

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La Camif part à la découverte des fabricants Made in France

La Camif part à la découverte des fabricants Made in France

Pour la 3e année consécutive, la Camif part à la rencontre des fabricants français spécialisés dans le mobilier d’intérieur lors d’un Tour du Made in France. Objectif : faire découvrir aux consommateurs l’incroyable dynamisme de ces entreprises qui fabriquent sur notre territoire et imaginer avec toutes les parties prenantes la fabrication française de demain. Depuis le 18 mai et jusqu’au 19 juin, les équipes de la Camif sillonnent les routes de l’Hexagone : de Cap-Breton à Mâcon en passant par Paris, ce Tour du Made in France va visiter 12 entreprises participantes et réunir une centaine de clients de la Camif sur les lieux de production. En réunissant clients, collaborateurs et fabricants au sein même des usines, ce Tour entend se faire rencontrer des publics, dont les chemins ne se croisent que très rarement, pour qu’ils réfléchissent et co-créent ensemble des solutions pour booster l’innovation française dans le secteur de l’ameublement d’intérieur. Au programme : visites d’usines, rencontres avec Emery Jacquillat (PDG de Camif Matelsom) mais aussi ateliers créatifs ! Pour cette 3e édition, le thème de ce Tour du Made in France est l’innovation. Une thématique qui va servir de fil rouge aux 12 étapes du Tour durant lesquelles les participants mettront l’intelligence collective au service des fabricants visités pour pousser l’innovation française toujours plus haut.
En parallèle, la Camif s’associe à Ulule dans le cadre du concours Make It Happen qui va récompenser un projet de création innovant (design, maison, textile, objet connecté, …). Un prix spécial Made in France sera ainsi décerné à un projet contribuant à changer le monde de l’intérieur de la maison. Une dotation sera offerte aux lauréats ainsi que l’opportunité de commercialiser la première série de son produit via le site Camif.fr

Pour suivre les étapes du Tour du Made in France de la Camif, cliquez ici.
Vous souhaitez participer à une des étapes de ce Tour, retrouvez toutes les informations nécessaires ici.

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Découvrez les lauréats de la Promotion 2016 du Paris durable !

Découvrez les lauréats de la Promotion 2016 du Paris durable !

Depuis 2013, la ville de Paris organise chaque année la Promotion du Paris durable dont l’objectif est de récompenser dix porteurs de projets en faveur du climat, de l’environnement, de l’économie circulaire et du développement durable. Après un appel à projets lancé en début d’année et ouvert aux entreprises, associations et collectifs d’habitants, la Ville de Paris a sélectionné dix initiatives locales qui participent à inventer la vie de demain dans la capitale. Que nous réserve donc la Promotion 2016, dévoilée en début de semaine ? Au programme : commerce sans argent, agriculture urbaine, recyclage d’objets et d’invendus alimentaires, ces projets ont de quoi donner des idées aux Parisiens pour préserver le climat et transformer Paris en une capitale écoexemplaire ! Ainsi, le Troisième Café est un restaurant associatif, pensé comme un point d’animations de quartier et de rencontres par les habitants du 3e arrondissement, où sont cuisinés des repas accessibles à toutes les bourses, avec 70% de fruits et légumes invendus. Même approche pour Fauve, un atelier de cuisine et dégustations qui réalise une cuisine à base de produits locaux et de saison, d’invendus et avec moins de viande. Biocycle est un autre projet primé qui propose un service de triporteurs électriques pour acheminer chaque semaine une demi-tonne de fruits et légumes frais, crèmerie, laitage, pain bio, … à des associations caricatives. Avec la Ressourcerie Créative, située dans l’ancien hôpital Saint Vincent de Paul, c’est le réemploi qui est à l’honneur : ce lieu a déjà donné une seconde vie à des dizaines de tonnes d’encombrants grâce à un réseau d’associations et organise chaque semaine des ateliers créatifs. L’initiative de la Boutique sans argent a aussi été récompensée. Le projet Chaussettes Orphelines, quant à lui, récupère comme son nom l’indique une tonne par an de chaussettes délaissées. Transformées en fil, elles servent ensuite à des créations textiles locales impliquant les habitants du quartier de la Goutte d’Or. Du côté du 16e arrondissement, le compostage de quartier Folies d’Humus est intégralement mené par des personnes en réinsertion qui récupèrent les déchets alimentaires auprès des habitants et commerçants. Le compost est ensuite destiné aux équipements sportifs du quartier. Pour le projet Paris sous les fraises, un mot d’ordre : circuits courts ! En effet, avec 1000 m2 de culture biologique verticale installée sur le toit des Galeries Lafayette, tous les restaurants du quartier sont livrés en offre alimentaire locale. La Ville de Paris récompense aussi l’engagement étudiant : le WARN ! (We Are Ready Now) est un mouvement de jeunes et étudiants mobilisés pour apporter des solutions aux défis environnementaux adaptées à ce public (sessions coaching, accompagnement, réflexions partagées, etc). Enfin, la mobilité douce est aussi à l’honneur dans cette Promotion 2016 : le projet Marché sur l’eau  avec Ourcq Fertile consiste à acheminer sur Paris par péniche des productions alimentaires de saison agro-écologiques, produites dans le bassin de l’Ourcq, et à transporter lors du retour des biodéchets de brasseries et restaurants parisiens des 10e et 19e arrondissements qui seront réutilisés par les producteurs, dans une logique d’économie circulaire. Pour Célia Blauel, adjointe à la Maire de Paris en charge de l’environnement, du développement durable et de l’eau : « Ces dix lauréats contribuent, grâce à leur originalité, à inventer le Paris de demain. »

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Les effets vertueux du « choice-editing » (épisode 2) : vers la fin des élevages de poules en cages ?

Les effets vertueux du « choice-editing » (épisode 2) : vers la fin des élevages de poules en cages ?

Et si le choice editing pouvait révolutionner l’offre de produits vers plus de durabilité ? C’est en tout cas le pari de cette pratique anglo-saxonne, encore peu théorisée et médiatisée en France, qui consiste pour une marque ou une enseigne à réduire significativement l’éventail du choix laissé au consommateur en retirant les produits nocifs pour les humains et l’environnement pour les remplacer par des alternatives plus responsables. C'est le virage pris en 2007 par Botanic qui a retiré de ses rayons les pesticides chimiques pour privilégier une offre plus responsable, en développant notamment, au delà de la jardinerie, des rayons alimentation mais aussi cosmétique ou librairie. A ce jour, Botanic est toujours la seule enseigne de son secteur à ne plus proposer de produits phytosanitaires dans ses rayons.
Côté alimentation, les œufs semblent être les stars incontestées du choice editing. En effet, de nombreuses marques, enseignes de grande distribution ou de restauration rapide initient une telle pratique sur leur offre d’œufs. Objectif : bannir les œufs de poules de catégorie 3 (élevées en cage) pour faire basculer 100% de leur offre sur des œufs de poules élevées au sol ou en plein air. C’est notamment l’engagement porté par l’enseigne de centre-ville Monoprix qui, depuis avril 2016, ne propose plus que des œufs issus de poules élevées hors-cages dans ses linéaires. Alors que près de 2/3 des œufs vendus en France proviennent d’élevages en cage, l’enseigne fait un pas en avant dans la prise en compte du bien-être animal en privilégiant, pour l’intégralité de son offre, des œufs de poules de catégories mieux-disantes (sol, plein air et bio). A noter que l’enseigne s’engage depuis 2013 pour changer progressivement son offre d’œufs : d’abord en faisant le choix du 100% plein air pour ses œufs vendus en marque propre, puis en élargissant cet engagement à sa gamme Monoprix Gourmet au sein de laquelle les pâtes d’Alsace et la mayonnaise ne contiennent plus d’œufs de poules élevées en cage depuis septembre 2015.
En faisant basculer l’intégralité de son offre en œufs vers des alternatives plus respectueuses du bien-être animal, Monoprix répond de manière concrète aux attentes des consommateurs sur ce sujet. L’eurobaromètre « L’attitude des européens face au bien-être animal » commandé par la Commission Européenne et rendu publique en mars 2016 met ainsi en avant que 94% des citoyens européens estiment que la protection du bien-être des animaux d’élevage est importante. Monoprix n’est d’ailleurs pas la seule enseigne à s’être alignée sur cette attente croissante des consommateurs. L’enseigne de grande distribution belge Colruyt (70 magasins en région parisienne et dans l’est de la France) ne vend plus d’œufs de poules élevées en cage depuis 2015. Même engagement pris par les enseignes britanniques Waitrose et Marks & Spencer depuis plusieurs années, avec l’objectif de ne vendre que des œufs issus de poules élevées en plein air d’ici 2020. Récemment, Walmart, le géant américain de la grande distribution, a annoncé vouloir supprimer de ses rayons les œufs de poules élevées en cages d’ici 2025, le temps pour le groupe de restructurer son réseau de fournisseurs dans un pays où la presque-totalité des œufs vendus en magasins proviennent d’élevage en batterie. Sur le même modèle, Mc Donald’s France vient de passer un accord avec la coopérative des Fermiers de Loué pour s’approvisionner uniquement en œufs français de poules élevées en plein air pour l’ensemble de ses préparations à base d’œufs. Un contrat à fort impact puisqu’il va concerner au moins 4,2 millions d’œufs à l’année, 30 000 poules et une quinzaine d’éleveurs.
Le choice-editing va-t-il alors révolutionner l’offre d’œufs ? La question reste posée, avec le risque que le mode d’élevage au sol, non exempt de critiques en matière de bien-être animal, devienne la nouvelle norme de cette industrie.

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Quand Patagonia répare vos vêtements pour allonger leur durée de vie

Quand Patagonia répare vos vêtements pour allonger leur durée de vie

Engagée depuis plusieurs années afin d’alléger l’empreinte écologique des vêtements qu’elle commercialise, la marque de textiles outdoor Patagonia approfondit ses actions à destination des consommateurs pour faire de ses vêtements (et de ceux des autres marques) des articles de qualité qui tiennent sur la durée. Comment ? Déjà, en incitant ses clients à … limiter leurs achats pour privilégier des produits de qualité. On se souvient d’ailleurs de cet article, signé par la marque, paru dans le New York Times en 2011 au moment du Black Friday américain, engageant les consommateurs à ne pas acheter de vestes Patagonia et dressant la liste des impacts écologiques engagés par la fabrication d’un tel vêtement, quand bien même il est conçu selon les meilleurs standards de durabilité possibles ! Dans la même logique, la marque s’engage à fabriquer des produits de qualité supérieure, à durée de vie étendue et qui peuvent être facilement réparés afin d’éviter un nouvel achat. Le mot d’ordre : « Better than new ». Pour Rose Marcario, CEO de Patagonia, « réparer » serait même un « acte radical ». Il suffirait juste de s’armer d’un nécessaire de couture et d’un guide de réparation pour mettre en œuvre cette pensée radicale selon laquelle les citoyens ne seraient plus des consommateurs de vêtements mais bien des propriétaires de vêtements. Plus facile à dire qu’à faire pour qui ne maîtrise pas sur le bout des doigts l’art du raccommodage ! C’est pourquoi Patagonia va plus loin en donnant véritablement aux citoyens l’opportunité de réparer leurs vêtements lors du « Worn Wear Tour », un tour des grandes villes européennes durant lequel son équipe vient réparer gratuitement vos fermetures éclairs, accrocs, déchirures, boutons, et ce même pour les vêtements qui ne sont pas estampillés Patagonia. L’objectif est aussi de montrer au public des réparations simples à effectuer pour allonger la durée de vie des vêtements.
Votre veste de ski a eu la vie dure lors de la dernière saison de ski ? Apportez-la aux équipes de Patagonia. La marque sera présente lors du OuiShare Fest demain à Paris (plus d’informations ici). Et si vous n’avez pas la possibilité de vous déplacer, il est toujours possible de retrouver des guides d’entretien et de réparation directement accessibles sur le site de Patagonia.

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Des médecins vent debout contre les perturbateurs endocriniens et leurs dangers

Des médecins vent debout contre les perturbateurs endocriniens et leurs dangers

Les perturbateurs endocriniens se cachent partout : dans la poêle en téflon utilisée pour faire cuire des aliments, dans les cosmétiques, la nourriture et même dans la peinture utilisée pour repeindre nos murs. De la cuisine à la salle de bain en passant par la chambre, tous les aspects de notre vie quotidienne sont impactés de près ou de loin par ces substances soupçonnées de détraquer le système hormonal. En 2002, l’Organisation Mondiale de la Santé a défini le perturbateur endocrinien comme « une substance […] ou un mélange qui altère la/les fonction(s) du système endocrinien et […] cause un effet délétère sur la santé d’un individu, sa descendance ou des sous-populations », confirmant ainsi sa dangerosité pour l’être humain. Dès les années 90, l’hypothèse du danger des perturbateurs endocriniens pour la faune et l’espèce humaine est formulée puis confirmée par des études épidémiologiques et toxicologiques. Impacts négatifs sur la grossesse (retard de croissance intra-utérin), troubles de la reproduction masculine, altérations des fonctions telles que la croissance, le développement, le comportement et l’humeur, etc … ces substances ont de quoi être accusées de tous les maux. Certains de ces perturbateurs endocriniens sont aujourd’hui bien connus du grand public : phtalates ou bisphénol A, parabènes, PCB mais aussi pesticides et retardateurs de flamme (ceux présents sur nos mobiliers et tissu d’ameublement). Le cas des « enfants distilbènes » représente à lui seul l’exemple le plus documenté des effets de perturbation endocrinienne sur l’espèce humaine.
Face à ce constat alarmant, plusieurs collectifs et ONG se sont déjà mobilisés. C’est maintenant au tour du collectif de 1 600 médecins « Alerte des Médecins sur les Pesticides » de tirer la sonnette d’alarme. Il lance dès maintenant une campagne de prévention en Limousin ciblant la période de la grossesse, une période de vulnérabilité maximale selon les données scientifiques. Une affiche et des brochures de sensibilisation sont mises à disposition des endocrinologues, gynécologues et médecins généralistes pour qu’ils alertent les femmes enceintes des dangers des perturbateurs endocriniens et délivrent des conseils simples pour éloigner autant que possible ces substances de leur environnement quotidien. Voici en substance quelques conseils minute : utiliser des récipients en verre plutôt qu’en plastique et bannir les poêles en téflon, privilégier une alimentation à base de produits bio, ne plus recourir à l’utilisation d’insecticides et herbicides au jardin (ils seront d’ailleurs interdits en France à partir de 2019 pour un usage domestique). Le collectif réclame aussi l’intégration aux programmes de formation continue des médecins des enseignements sur les dangers des perturbateurs endocriniens. Il appelle aussi de ses vœux une implication ministérielle et une réglementation spécifique sur ces substances afin de protéger l’ensemble de la population des risques sanitaires encourus.

Plus d’informations sur http://www.alerte-medecins-pesticides.fr

Vous êtes praticien-ne-s de santé ? N’hésitez pas à contacter le collectif « Alerte des Médecins sur les Pesticides » pour vous procurer des affiches et brochures à disposer dans vos salles d’attente pour sensibiliser votre patientèle.

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Le guide des labels de la consommation responsable 2009-2010 La consommation de A à Z. Santé,  loisirs,  environnement,  budget…, Tout ce que vous devez savoir pour bien consommer