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Même les écolos sont exposés aux perturbateurs endocriniens

Même les écolos sont exposés aux perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens, ces substances chimiques soupçonnées d’altérer le système endocrinien, sont une fois de plus dans le collimateur des ONG. Générations Futures, qui alerte depuis plusieurs années sur les dangers des perturbateurs endocriniens, vient de dévoiler les résultats d’une nouvelle enquête dont les résultats vont vous surprendre. L’ONG a cette fois-ci analysé les cheveux de sept personnalités du monde de l’écologie pour mesurer leur exposition aux substances chimiques suspectées ou avérées perturbatrices du système endocrinien. Isabelle Autissier, Delphine Batho, Yann-Arthus Bertrand, José Bové, Nicolas Hulot, Yannick Jadot et Marie-Monique Robin ont répondu présent.e.s. Un laboratoire a ainsi recherché dans leurs cheveux la présentation d’environ 200 perturbateurs endocriniens, à savoir environ 150 pesticides et métabolites de pesticides (produits utilisés en agriculture et dans la maison pour se débarrasser de la faune ou la flore « nuisibles » ou « indésirables »), 3 bisphénols (plastifiant connu pour entrer dans la composition du polycarbonate – plastique dur), 13 phtalates et métabolites de phtalates (plastifiants des matières plastiques pour les rendre souples) et 32 congénères de PCBs (massivement utilisés dans les transformateurs électriques ou comme fluide caloporteur par exemple. Interdits de fabrication depuis 1987). Résultats ? 100% de ces sept personnalités ont dans le corps chacune des familles de produits analysés. Face à ces résultats, François Veillerette, porte-parole de Générations Futures explique : « Les cheveux des personnalités testées renferment tous un cocktail important de nombreux perturbateurs endocriniens (de 36 à 68 par personne) bien que seulement 4 familles de substances chimiques aient été recherchées. Et ces cocktails posent un problème la question de l’impact sur la santé de ce mélange. » Et de souligner : « Ce rapport pointe plus que jamais la nécessité de retirer de notre environnement les substances perturbateurs endocriniens. Seule une définition réellement protectrice des perturbateurs endocriniens devant être exclus du marché dans le cadre européen sera à même d’assurer la protection des populations des PE dangereux. » Cette question va justement faire l’objet d’un nouveau vote à la Commission Européenne dans quelques jours. Pour Nicolas Hulot, l’un des sept « cobayes », l’enjeu posé par les perturbateurs endocriniens est de taille : « Le XXe siècle a été le siècle de l’hygiène bactériologique, le XXIe siècle doit devenir le siècle de l’hygiène chimique. »

Téléchargez le rapport complet : EXPPERT 9

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IKEA Kid’s Adventure, une appli pour sensibiliser aux enjeux du développement durable

IKEA Kid’s Adventure, une appli pour sensibiliser aux enjeux du développement durable

Comment sensibiliser les générations futures aux enjeux du développement durable de manière ludique ? C’est le défi que se sont lancées les équipes d’IKEA. L’enseigne suédoise a eu l’idée de créer une application mobile de chasse aux monstres destinée spécifiquement aux enfants de 6 à 12 ans. Concrètement, voici son fonctionnement : l’expérience débute tout d’abord à domicile, pour les familles préparant leur venue en magasin sur www.ikea.com, ou directement à l’entrée du magasin, où parents et enfants sont invités à télécharger l’application IKEA Kid’s Adventure (AppStore et Google Play). Une fois l’application téléchargée, les enfants prennent les choses en main : ils créent leur avatar, choisissent le niveau de difficulté du jeu (en fonction de leur âge) et se mettent en quête des éco-monstres en magasin. Chaque monstre doit être capturé pour livrer son secret et dévoile alors une énigme, une activité créative, ou un mini-jeu avant de confier sa bonne idée ! Économie d’énergie, tri des déchets, consommation durable, éco-gestes … de nombreux thèmes sont passés en revue durant cette chasse aux éco-monstres. En cas de difficulté, les équipes en magasin sont là pour orienter les jeunes curieux. Et avant de quitter le magasin, un petit cadeau récompensera leurs recherches et leur permettra d’expérimenter quelques unes des bonnes pratiques confiées au cours de leur chasse aux éco-monstres (faire pousser ses plantes aromatiques par exemple). Voici en somme une manière ludique d’éveiller et d’éduquer les plus jeunes sur les grands enjeux à venir en matière d’environnement. Le projet a été crée de manière singulière : dix enfants ont en effet participé à la conception du contenu de l’application au sein du IKEA de Bayonne !

IKEA Kid’s Adventure est disponible sur l’AppStore et Google Play

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La folle épopée de la bio

La folle épopée de la bio

En 2016, la bio a définitivement confirmé son changement d’échelle. C’est ce que révèlent les chiffres dévoilés dans le Baromètre Agence Bio / CSA hier. Dans un contexte où les Français accordent de plus en plus d’importance à la préservation de l’environnement dans leurs actes d’achat (92% en 2016 vs 89% en 2015), ils sont ainsi près de 7 sur 10 à en consommer régulièrement (c’est à dire une fois par mois). La part de consommateurs quotidiens de produits bio a également évolué à la hausse (15% des Français en 2016 vs 10% en 2015). Dopé par cette tendance de consommation forte, le chiffre d’affaires des produits bio a ainsi dépassé les 7 milliards d’euros en 2016, soit +20% en seulement un an, dépassant ainsi toutes les prévisions établies ! Parmi les produits bio les plus consommés, le frais est à l’honneur : les fruits et légumes arrivent en tête (78%), devant les produits laitiers (71%) et les œufs (65%). A terme, près de 30% des acheteurs de produits bio ont l’intention d’en augmenter leur consommation et ils sont nombreux à vouloir davantage de bio partout : les parents en particulier, sont une grande majorité à être intéressés par une plus grande offre de produits bio à l’école. Les chiffres de l’Agence Bio révèlent par ailleurs que la consommation de produits bio provoque des réactions en chaîne : 1 consommateur de bio sur 2 affirme avoir modifié ses habitudes d’achat vers plus de produits de saison (65%), plus de produits frais (61%) et une réduction du gaspillage alimentaire (58%). Le bio est plébiscité mais les consommateurs ont aussi envie de proximité ! 85% des Français sont intéressés par du bio local, en particulier chez les artisans/commerçants. Bonne nouvelle : face à la forte demande de produits bio, la production monte en puissance en France. On compte désormais plus de 47 000 opérateurs exerçant des activités bio sur le territoire, soit +11,5% par rapport à 2015, dont quelques 32 000 exploitants agricoles. Les surfaces cultivées en bio atteignent ainsi 5,7% de la Surface Agricole Utile (SAU).
Avec 83% des Français qui lui font confiance, l’agriculture biologique a encore de beaux jours devant elle !

Retrouvez les principaux chiffres de l'Agence Bio ici

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Pesticides : où en sont les distributeurs français ?

Pesticides : où en sont les distributeurs français ?

Les pommes et les pommes de terre sont le fruit et le légume les plus produits et consommés en France … mais ils font aussi partie des plus traités avec des pesticides ! La grande distribution a encore bien des efforts à faire pour éliminer de son offre de tels produits et mettre en avant l’agriculture biologique. Greenpeace fait régulièrement le point sur les engagements pris par les acteurs majeurs de la grande distribution française en la matière. Laquelle de ces enseignes a t-elle fait le plus d’efforts pour évoluer vers des pratiques agricoles plus respectueuses ? L'ONG livre son classement dans la troisième manche de la « Course zéro pesticide ». Grâce à la signature d’un partenariat avec le label Bee Friendly, qui assure la mise en place de mesures de préservation des pollinisateurs, Monoprix fait son entrée dans ce classement et se hisse à la première place. Sans compter que l’enseigne, avec sa nouvelle marque « Monoprix Tous Cultiv’Acteurs » a embarqué tout ses fournisseurs dans l'élimination progressive des pesticides néonicotinoïdes, nocifs pour les pollinisateurs. Carrefour maintient sa place de premier de la course, aux côtés de Monoprix : l’enseigne tente en effet d’étendre ses pratiques à l’ensemble des fournisseurs de chaque filière déjà engagée vers la réduction de pesticides et a étendu ses expérimentations de réduction à des productions majeures (pomme de terre et pomme). A la deuxième place, Système U, malgré peu d’évolution significative dans ses pratiques, se maintient dans le haut du classement grâce à des engagements visant à bannir sept pesticides néonicotinoïdes de la production de pommes et pommes de terre et une démarche de réduction des pesticides pour une partie des fruits et légumes surgelés de la gamme U. Greenpeace souligne par ailleurs les sérieux progrès effectués par E. Leclerc : l’enseigne s’est enfin décidée à agir sur le sujet et a déclaré vouloir supprimer 50% des pesticides de ses fruits et légumes (frais et transformés) d’ici 2020. L’ONG attend maintenant de la part de l’enseigne de réelles actions pour atteindre cet objectif ambitieux. Même constat pour Intermarché qui a pris des engagements similaires mais doit désormais mettre en place un plan d’actions concret menant à la réduction des pesticides. En queue de peloton, Auchan et Casino sont pointés du doigt par Greenpeace. Positionné en deuxième position du classement l’année dernière, Auchan se voit sanctionné – faute d’engagement pour réduire les pesticides. Casino doit aussi faire la preuve de ses actions.
Rendez-vous en 2018 pour faire un nouveau point d’étape concernant l’engagement des distributeurs français !

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Près d’1 Français sur 4 est localiste !

Près d’1 Français sur 4 est localiste !

Impossible d’y échapper ces dernières années … Au-delà du simple panier du consommateur, le local a infusé bien des secteurs comme le tourisme, les médias, la santé, l’énergie ou encore la finance. On consomme, on produit, on vit local. Cela est d’ailleurs bien plus qu’une affaire de géographie et de lieu de production : le local est avant tout une question profondément humaine – qui concerne aussi notre relation aux autres et la relation entre tous les individus qui vivent et travaillent au sein d’une même société. Alors, consommer des produits locaux est-il un des moyens privilégiés de « consommer mieux » ? Quels sont les comportements des consommateurs Français en la matière ? Et, dans un contexte où nos usages sont de plus en plus imprégnés par le numérique, le digital peut-il être une arme au service du local ?
Ces questions sont au cœur de notre nouvelle étude « La vie locale : ré-enraciner la consommation pour des territoires plus vivants et durables », réalisée en partenariat avec SoLocal Group et en collaboration avec UTOPIES. L’enquête menée en complément de cette étude auprès de plus de 2 000 consommateurs Français illustre plusieurs tendances de fond sur la consommation locale. Elle révèle ainsi que le « local », plus qu’une mode, est aujourd’hui un mouvement de consommation en forte émergence chez les Français – qui fait écho à leur besoin croissant pour plus de proximité avec les producteurs, plus de transparence et de liens sociaux dans les échanges. Plus de 8 Français sur 10 voient en effet dans le « local » et le ré-enracinement de l’économie dans nos communautés un outil pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux ! Autre enseignement : pour les Français, le « local » doit avant tout s’inscrire dans un bassin de vie – plus d’un sur deux estime ainsi qu'il ne doit pas dépasser l’échelle départementale. Cette vision « hyperlocaliste » sera assurément la tendance lourde des prochaines décennies pour tous les acteurs territoriaux. La sensibilité au « local » est loin d’être la même chez tous les Français : le noyau dur de cette hyper-tendance de consommation représente en 2017 près d’un quart d'entre eux pour qui le « local » est central dans leur vie quotidienne. Bien loin des images autour du « patriotisme local » ou des « mouvements alternatifs », ces « néo-localistes » donnent un visage intéressant à ce nouveau mouvement qui prend forme sur les territoires. Et le digital dans tout ça ? Clairement, les Français ne l’opposent pas au local : ils sont 7 sur 10 à considérer que le digital peut servir à créer ou re-créer des liens entre consommateurs et producteurs locaux. Aujourd’hui, le couple Internet & Local est avant tout abordé à travers la dimension « praticité » : 43% des Français utilisant Internet pour s’informer et consommer local le font pour identifier plus facilement les professionnels locaux et 45% pour éviter des déplacements inutiles.

Retrouvez les chiffres clés de l’enquête en consultant l’infographie
Consultez l’étude « La vie locale : ré-enraciner la consommation pour des territoires plus vivants et durables »

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Paris renforce son soutien en faveur d’une alimentation durable et d’une agriculture urbaine

Paris renforce son soutien en faveur d’une alimentation durable et d’une agriculture urbaine

Promouvoir une nouvelle agriculture, locale et garantissant des produits de qualité, voilà en substance la grande profession de foi derrière le plan dévoilé récemment par la Maire de Paris, Anne Hidalgo, et approuvé lors du Conseil de Paris. Ce Plan « Alimentation durable et agriculture urbaine » regroupe plusieurs dizaines d’initiatives, dont certaines sont déjà mises en place par la municipalité, comme le Plan Alimentation durable qui prévoit de porter à 50% la part d’alimentation durable d’ici 2020 dans les restaurants collectifs de la Ville. Avec ce nouveau Plan, Paris entend jouer un rôle clé dans la construction d’un système alimentaire territorialisé durable. Trois axes principaux sont déclinés pour servir cette ambition. D’abord, la Ville souhaite se poser à l’avant-garde en terme d’agriculture urbaine et vise la création, d’ici à 2020, de 100 hectares de nouveaux espaces verts, dont un tiers sera consacré à la production agricole. Pour cela, la municipalité va poursuivre son programme « Parisculteurs » en 2017, développer de nouvelles fermes urbaines pédagogiques, encourager la formation et l’apprentissage avec un cursus en permaculture dispensée par l’Ecole du Breuil mais aussi, entre autres, le lancement d’un plan compost 2016-2020. La consommation de produits de qualité est un autre axe fort au cœur de l’action de la Ville. Pour cela, outre le Plan Alimentation durable mené dans la restauration collective parisienne, la Capitale va poursuivre sa politique de soutien aux commerces et à la distribution de proximité : création de deux halles alimentaires, ouverture de 3 nouveaux marchés bio et d’un « Quai fermier » réservé aux producteurs locaux, etc. Enfin, le Plan vise à recréer des liens entre ville et campagne à travers le développement de partenariats avec des agriculteurs de petite et grande couronne, la création d’une plateforme logistique durable pour structurer les circuits courts, l’approvisionnement d’agriculteurs franciliens en compost généré par les habitants franciliens…
Une multiplicité d'initiatives qui entend bien placer la Capitale à l'avant-garde de l'alimentation durable et de l'agriculture urbaine dans les prochaines années !

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Avec Lilo, le jardinage c’est dans la boîte !

Avec Lilo, le jardinage c’est dans la boîte !

Marre de faire mourir ce basilic qui tente de pousser sur le rebord de votre fenêtre ? Et si la technologie vous permettait d’avoir la main un peu plus verte ? C’est l’objectif de Lilo, un potager d’intérieur hydroponique conçu par la start-up Prêt à Pousser qui permet de faire pousser des aromates, plantes ou fleurs sans contraintes. Comment ça marche ? Lilo se compose de 3 pots dans lesquels doivent être insérées des capsules contenant les graines. Ces capsules, une fois la plante arrivée en fin de pousse, sont totalement biodégradables et peuvent être replantées. Au dessus de ces pots, un éclairage composé de 21 lampes LED reproduit la lumière du soleil, idéale pour la photosynthèse des plantes ! Là encore, Lilo prend tout en main puisque l’éclairage s’allume et s’éteint selon un cycle adapté aux plantes. Avec ce potager d’intérieur autonome et intelligent, la juste dose de lumière et d’eau est donc apportée aux plantes. Il n’y a plus qu’à laisser pousser vos plantes et à les arroser régulièrement … puis à les cueillir pour les utiliser directement en cuisine ! Lilo se branche sur secteur et consommerait 10 à 12 € par an d’électricité, indique le site internet.
Avec ce système intelligent, c’est l’agriculture urbaine qui débarque directement dans votre cuisine !

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Ralph Lauren s’engage dans la lutte contre la déforestation

Ralph Lauren s’engage dans la lutte contre la déforestation

Face à la hausse du cours du coton, les acteurs du textile se tournent de plus en plus vers des matières fabriquées à partir de pulpe de bois comme la viscose, la rayonne ou le modal. Or, leur production a un impact non négligeable sur les forêts tropicales et les peuples autochtones dont les terres sont confisquées et exploitées. Une situation que dénonce Rainforest Action Network (RAN) avec la campagne « Out of Fashion » visant à sensibiliser le public à l’impact des matières textiles issues de l’activité forestière mais aussi à encourager les grands acteurs du secteur à mettre en place un système d’approvisionnement plus durable. Figurant parmi les marques épinglées par l’ONG pour leur approvisionnement participant à la déforestation, Ralph Lauren a annoncé récemment le développement d’une nouvelle politique de strict contrôle de sa chaine logistique en partenariat avec le RAN. Objectif : déterminer si ses fournisseurs s’approvisionnent en matières textiles provenant des régions à risque et trouver des sources alternatives avant la fin de l’année 2017. Le groupe Ralph Lauren entend ainsi s’assurer que son approvisionnement en matières premières ne porte pas atteinte aux droits de l’Homme ni ne participe à la déforestation.
L’Indonésie serait à l’heure actuelle l’un des principaux producteurs de pulpe de bois, une activité qui, couplée à la production d’huile de palme, aurait mis en péril 18,5 millions d’hectares de forêts vierges entre 2001 et 2014 selon Global Forest Watch.

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A New-York, une exposition invite à réfléchir à la confidentialité des données personnelles

A New-York, une exposition invite à réfléchir à la confidentialité des données personnelles

En plein cœur de Soho, un magasin de type "pop-up" ressemblant furieusement à un "Apple Store" blanc et épuré a ouvert pour quelques semaines avant les Fêtes… sans rien vendre, mais en proposant plutôt aux citoyens-consommateurs de réfléchir à la façon dont ils livrent leur données personnelles aux marques à travers des actes quotidiens, et à ce que cela implique. The Glass Room (c’est le nom de l’exposition) a été développée, avec l’aide de la fondation Mozilla, par un collectif baptisé Tactical Technology, créé en 2003 et qui se consacre "au rôle social et politique de la technologie dans nos vies" et a déjà organisé plusieurs expositions et publications sur le sujet (voir par exemple le projet "Me and my shadow" ou encore son kit d’outils pour protéger son intimité numérique ). 
Pour les initiateurs du projet, l’idée est simple : faire comprendre aux citoyens que nous vivons dans un nouvel environnement social, culturel, politique… dans lequel il est indispensable de comprendre ce qui se joue et les responsabilités nouvelles que cela fait émerger : "quel est le modèle de société que nous créons, dans une situation où une poignée d’individus a une connaissance et une compréhension de plus en plus pointues des comportements intimes du plus grand nombre ?" insiste Marek Tuszynski, co-fondateur de the Technical Technology.
Le premier espace de l’exposition, "Something to hide" (quelque chose à cacher), questionne les usagers de la technologie qui pensent qu’ils n’ont rien à cacher - en les invitant à réfléchir sur les données qu’ils transmettent, sur l’image d’eux-même que ces données véhiculent, sur les services qu’ils perçoivent en retour, etc. Au passage, quelques projets artistiques sont présentés - dont "Where The F**K Was I?" de James Bridle (un livre dans lequel l’artiste a compilé 202 cartes et 35 801 lieux directement issus d’un fichier de son iPhone - des informations de géolocalisation enregistrées à son insu pendant un an) et "Forgot your password?" d’Aram Bartholl (où l’artiste a compilé dans 8 livres différents 4,6 millions de mots de passe piratés lors d’un "hack" de LinkedIn en 2012). Un peu plus loin dans l’exposition, un espace "Normal is Boring" (la normalité c’est l’ennui) s’intéresse aux entreprises spécialisées dans les données - faisant apparaître le contraste entre la politique d’ouverture de Facebook et le souci extrême de confidentialité de son fondateur Mark Zuckerberg dans sa vie privée. Un autre espace, "Big Momma", présente neuf applications de surveillance existant déjà sur le marché - comme Silver Mother, qui contrôle en continu la température, le sommeil, l’hydratation, la prise de médicaments et l’activité des personnes âgées. Bien sûr certaines de ces applications, parfois développées par des ONG ou les Nations-Unies, sont positives pour leurs usagers - mais l’idée selon Tuszynski est de comprendre qu’au-delà du bénéfice immédiat, les données livrées par les usagers composent un environnement massif dont nous savons très peu de choses. Selon une étude récente de l’agence J.W. Thompson, 94% des consommateurs nord-américains souhaitent mieux contrôler l’accès à leurs données personnelles - ce qui montre quand même que la conscience des enjeux progresse. A voir et télécharger aussi : le régime "data detox" en 8 jours proposé par les organisateurs à l’occasion de l’exposition.

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Protéines durables : qu'en pensent les consommateurs d'Europe du Nord ?

Protéines durables : qu\'en pensent les consommateurs d\'Europe du Nord ?

Quels sont les comportements, attentes et perceptions des habitants d’Europe du Nord sur la consommation de protéines ? C’est en substance la question posée par une enquête de grande ampleur menée en Finlande, Allemagne, Suède et en Grande-Bretagne dans le cadre du projet finlandais ScenoProt. Elle a pour objectif de déterminer dans quelle mesure ces consommateurs sont prêts à modifier leurs habitudes alimentaires pour intégrer davantage de protéines issues de sources durables dans un futur proche. Pour Antti Isokangas, interrogé par Food Navigator, même si la consommation de protéines issues de sources alternatives est en croissance, la sensibilisation des consommateurs sur les protéines végétales reste encore un enjeu de taille. Les résultats de ce sondage inédit révèlent notamment que les Finlandais sont les premiers à donner de l’importance à la consommation de protéines, comparés aux autres pays interrogés. Une tendance qui s’explique selon Antti Isokangas par la communication et la sensibilisation menées depuis de nombreuses années dans le pays par Valio, la plus grande marque de produits laitiers finlandaise. La Grande-Bretagne compte quant à elle la plus forte proportion de consommateurs végétariens alors que la Finlande a le taux le plus bas. Les anglais semblent vraisemblablement plus enclins à consommer davantage de protéines végétales ! Parmi les sources alternatives de protéines, les insectes sont de plus en plus mis en avant. Pourtant, l’enquête révèle que la moitié des consommateurs interrogés dans chacun des quatre pays sont réticents à l’idée d’en consommer. Au total, 13% des personnes interrogées déclarent en avoir déjà consommé au moins une fois, dont la moitié affirme qu’elle en mangerait de nouveau. Enfin, si les allemands sont les moins friands des plats végétariens, ce sont eux qui, étonnamment, considèrent le plus les légumes comme une source importante de protéines. Pour Antti Isokangas, au delà de ces habitudes de consommation, l’enquête révèle surtout qu’il y a un fort potentiel de marché pour les protéines végétales dans tous les pays interrogés. La sensibilisation et une bonne communication figurent comme les deux enjeux clés à développer pour changer le regard sur ce type de protéines. Isokangas explique d’ailleurs que  « le marketing sur les protéines végétales devrait mettre en avant leurs bénéfices sans pour autant blâmer ceux qui consomment des produits carnés » tout en gardant à l’esprit que la santé, la commodité et le goût restent des éléments déterminants pour les consommateurs.

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Coop lance son burger aux insectes

Coop lance son burger aux insectes

Deux milliards d’individus dans le monde se nourrissent régulièrement d’insectes. Connus pour leurs qualités gustatives et leur apport nutritionnel, ils ne font néanmoins pas partie des habitudes alimentaires des pays occidentaux. Pourtant, les insectes sont de plus en plus mis en avant car ils constituent une source de protéines durable : contrairement à la viande, leur élevage nécessite très peu d’eau et de nourriture tout en n’émettant qu’une faible quantité de gaz à effet de serre. Sur le papier, les insectes ont donc tout pour plaire mais les intégrer à notre régime alimentaire d'occidentaux n’est pas souvent aisé. Face aux insectes grillés qui en rebutent plus d’un, les ingrédients de notre quotidien auxquels ont été incorporés des insectes sous forme de farine ou de poudre semblent remporter plus de succès. En France, les start-up Jimini’s et Micronutris proposent par exemple des barres protéinés, des pâtes et même du chocolat à base d’insectes. Les acteurs de la grande distribution, quant à eux, ne proposent pas encore de tels produits. Sauf en Suisse où, suite à la levée de l’interdiction de commercialisation des grillons, criquets et vers de farine comme denrées comestibles, la chaine Coop a annoncé récemment vouloir investir ce marché innovant. En collaboration avec la start-up suisse Essento, elle a développé des travaux de recherche sur les produits alimentaires à base d’insectes et sera en mesure de proposer à la vente des burgers ou boulettes de viande hachée contenant des insectes dès le printemps 2017. La chaine suisse met en avant le potentiel santé des insectes (riches en protéines, minéraux et acides gras saturés), leurs goût (les vers de farine possèderaient un arôme proche de la noix !) et le faible impact environnemental de leur élevage. Signe que Coop entend investir le marché des produits comestibles à base d’insectes, la chaine soutient également la société finlandaise Entocube qui élève ses grillons en conteneurs et les nourrit de déchets végétaux pour qu’ils soient transformés en poudre de protéines. A l’image des produits à base de protéines végétales tels que steaks de soja ou nuggets de tofu qui investissent tout juste les rayons des supermarchés, verrons-nous un jour des burgers à base d’insectes sur les même étals ?

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Des cotons-tiges pas si inoffensifs …

Des cotons-tiges pas si inoffensifs …

Les plastiques sont les « premiers prédateurs des océans », assure Surfrider Foundation dans un rapport publié cette année. La Fondation Ellen MacArthur, quant à elle, alerte : plus de 150 millions de tonnes de déchets plastiques flottent sur les océans et leur quantité pourrait doubler d’ici 2050. Pour contrer ce phénomène, l’interdiction récente en France des sacs plastiques à usage unique est déjà un premier pas. En Angleterre, les deux principales enseignes de la grande distribution, Tesco et Sainsbury’s, ont quant à elle décidé de s’attaquer à la pollution causée par les coton-tiges. Ces petits bouts de plastiques, dont le temps d’utilisation est plus qu’éphémère (!), sont encore trop souvent jetés dans les toilettes par ignorance. Ils atterrissent ainsi sur les plages et jonchent les bords de mer en compagnie d’autres déchets plastiques. Lors d’une opération de nettoyage en septembre sur une plage anglaise, l’association Marine Conservation Society a trouvé plus de 23 cotons-tiges tous les 100 mètres ! Sans compter que ces bâtons ouatés peuvent être ingérés par des oiseaux ou poissons et leur perforer des organes… Face à ce problème, Tesco et Sainsbury’s ont déclaré vouloir remplacer la tige en plastique des cotons-tiges traditionnels par une tige en papier biodégradable pour leurs produits en marque propre avant la fin de l’année 2017. Les enseignes Waitrose et The Co-operative ainsi que le groupe Johnson and Johnson, ou encore la chaine de pharmacie et cosmétiques Boots, ont déjà pris des engagements allant dans ce sens. Ces prises de position font suite à la pétition en ligne « Switch the stick » : avec plus de 130 000 signatures, elle appelait ces acteurs à prendre leurs responsabilités en arrêtant de vendre des cotons-tiges en plastique. Leur demande a été entendue !
En France, ces cotons-tiges seront supprimés des rayons à partir du 1er janvier 2020 dans le cadre de la loi Biodiversité adoptée en juillet 2016. Les fabricants devront proposer des alternatives biodégradables, compostables … ou alors réutilisables !

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La purée Mousline surfe sur le Made in France

La purée Mousline surfe sur le Made in France

Inscrite dans l’inconscient collectif, Mousline domine à elle seule le marché des purées déshydratées depuis plusieurs années. Mais beaucoup ignorent que les produits de la marque du groupe Nestlé sont fabriqués en Picardie, à Rosières-en-Santerres, depuis plus de 50 ans. La marque historique a donc décidé il y a peu de mettre en avant ses filières de pommes de terre régionales en modernisant les packagings de toute sa gamme dès décembre 2015. Objectif : valoriser l’ancrage local de Mousline en Picardie ainsi que la relation partenariale entre la marque et les producteurs. Cette coopération a en effet permis dès 2001 de faire évoluer les pratiques des agriculteurs vers un mode de production plus respectueux de l’environnement … sans pour autant basculer du côté de l’agriculture biologique hélas. Tout de même, quelques agriculteurs sont engagés dans des expériences pilotes visant par exemple à pratiquer la rotation des cultures (pour permettre aux sols de se regénérer), limiter les labours pour éviter l’érosion des sols, la création de fossés et de haies mais aussi l’installation de couverts végétaux visant à améliorer la fertilité des champs. Poursuivant sa volonté de valoriser les terroirs, Mousline ne s’arrête pas là et a lancé le mois dernier une gamme de purée régionale qui associe la pomme de terre picarde, déjà utilisée dans la recette historique, à des ingrédients régionaux comme du lait ou du beurre provenant de Normandie. Cette nouveauté qui joue sur la carte du terroir et du local devrait plaire aux consommateurs français dont l’attrait pour les produits locaux ne se dément pas !

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Locavorium : un supermarché 100% local dans la région de Montpellier

Locavorium : un supermarché 100% local dans la région de Montpellier

Consommer local n’a jamais été autant plébiscité par les Français : selon une étude récente, 49% estiment que l’achat de produits locaux est un moyen de consommer autrement et 85% privilégient les entreprises ayant préservé une implantation locale (voir notre actu à ce sujet). Le projet Locavorium répond parfaitement à ces attentes. Crée par deux ingénieurs agronomes, ce supermarché ne vend que des produits locavores c’est à dire provenant de l’aire locale (moins de 50 kms à la ronde) ou de l’aire régionale (moins de 150 kms) ! En moyenne, les références vendues dans ses rayons ont été produites dans un périmètre de 40 kms autour du magasin. Voilà qui devrait satisfaire les locavores, ces citoyens qui tentent de consommer exclusivement des produits locaux.
Situé dans la région de Montpellier, à Saint Jean de Védas, le magasin propose plus de 1 500 références et soutient directement l’agriculture locale : 140 producteurs fournissent en effet le supermarché en produits de toutes natures. Avec cette initiative, Locavorium entend avant tout proposer du « vrai local » : des produits de qualité (bio, artisanaux, labellisés), respectant la saisonnalité et provenant des circuits courts afin de rémunérer justement les producteurs. Une carte de ces producteurs fournissant le supermarché est d’ailleurs disponible sur le site de Locavorium afin de mettre en avant le savoir-faire de ces hommes et femmes. On ne peut qu’approuver !
Le projet est tellement ambitieux qu’il fait partie des 100 initiatives exemplaires en matière d’alimentation responsable et durable, sélectionnées par RESOLIS, Sciences Po et l’Association des Régions de France !

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Alimentation durable : la France bonne élève du G20

Alimentation durable : la France bonne élève du G20

La France serait particulièrement exemplaire en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire et de santé nutritionnelle de ses habitants. C’est ce que révèle une étude menée par le Barilla Center for Food and Nutrition et The Economist Intelligence Unit (EIU) auprès de 25 pays afin de mesurer la qualité de leurs systèmes alimentaires nationaux. L’Hexagone arrive en tête des pays du G20 sur ces deux critères.
Concernant la lutte contre le gaspillage alimentaire, elle obtient ainsi une note de 80,25 sur 100 et se révèle être un « modèle » dans ce combat. Les auteurs de l’étude soulignent la rigueur du cadre réglementaire de la France en matière de gestion du gaspillage alimentaire et évoquent notamment la loi bientôt en vigueur sanctionnant les supermarchés qui jettent des produits encore consommables. La santé nutritionnelle des Français est également saluée par l’étude avec un score de 72,05 sur 100, plaçant le pays en tête des pays analysés devant le Japon et la Corée du Sud. En revanche, il arrive en 3ème position pour la faible prévalence de la surcharge pondérale (obésité) chez les enfants. Le tableau n’est également pas tout rose concernant la durabilité de l’agriculture française : la France arrive seulement en 11ème position. L’étude pointe l’impact de la nourriture animale et des biocarburants sur les sols, la perte de biodiversité mais aussi le niveau élevé des subventions aux producteurs agricoles comme les trois points faibles de notre modèle agricole. S'il est vrai que le pays observe une forte progression des surfaces agricoles conduites selon le modèle biologique (+10% par rapport à 2015), elles ne représentent en 2016 que 6% de la surface agricole utile totale de l’Hexagone.

Accédez à l’étude « Food Sustainability Index 2016 » ici.

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Le guide des labels de la consommation responsable 2009-2010 La consommation de A à Z. Santé,  loisirs,  environnement,  budget…, Tout ce que vous devez savoir pour bien consommer