Ce site est réalisé avec le soutien financier de ADEME - Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie Fleury Michon Prodimarques
Partenaires Medias
Restauration 21
Une initiative de
Graines de Changement - agence d’information positive sur le développement durable
Avec la participation de
Utopies © - Agence qui se donne pour charge de promouvoir la responsabilité sociale auprès des entreprises et le développement durable.

Nos outils et publications Étude : Fashion for good, les futurs de la mode responsable Étude : Le vrai coût des prix bas Étude « La vie locale : ré-enraciner la consommation pour des territoires plus vivants et durables » Étude « Choix par défaut, choix sans défaut : vers des offres 100% responsables » Voir les rapports des chiffres de la consommation responsables La vie Happy Tendances Durables 2015 La solution est dans l’assiette http://omissions-co2.com/ Calculer l’empreinte économique de vos achats Consulter le guide des sushis responsables Guide Made in France La vente en vrac - pratiques & perspectives Quizz : Quel éco-consommateur êtes-vous ? Pour une consommation durable C’est tout vert ! Quelle est l’empreinte carbone de votre argent ? Ma conso, ma planète Restauration et développement durable Évaluez la qualité de l’air intérieur dans votre habitation nos cantines pour la planète Mini-guide des labels de la consommation responsableo E-cartes Voutch

En buvant l'eau du puits, n'oubliez pas ceux qui l'ont creusé."

Proverbe chinois

Café-Conso
dernières nouvelles

TESCO : le nouveau supermarché de l’alimentation plus saine ?

TESCO : le nouveau supermarché de l’alimentation plus saine ?

En ce mois de septembre, c’est le temps des bonnes résolutions pour TESCO, le géant des supermarchés anglais. Il y a quelques jours, ce leader de la grande distribution a dévoilé son plan d’action pour une alimentation plus saine. En s’engageant aux cotés de l’ONG WWF, Tesco a décidé d’atteindre un objectif ambitieux : réduire de moitié l’impact environnemental du panier de course moyen au Royaume-Uni. En attendant la sortie de leur méthodologie sur le sujet, ils ont lancé une série d’initiatives afin de promouvoir une alimentation équilibrée auprès des consommateurs. Au programme : collaboration avec le chef renommé Jamie Oliver, programme qui propose aux consommateurs des paniers de produits meilleurs pour la santé à moindre prix, partenariat avec des associations de promotion du sport, dons de fruits aux enfants…
C’est en 2017 que Tesco lance « The Little Helps Plan », un programme RSE intégré dans la stratégie du groupe. On y retrouve des mesures en faveur de la diversité et de l’inclusion (signature de la Charte de l'ONU en matière de droits LGBT+ pour les entreprises), de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, du sourcing responsable, du bien-être animal,…
En 2018, c’est au tour du programme « Helpful Little Swaps »* de voir le jour. Le supermarché crée des paniers de produits plus sains à prix réduits comme le mentionne Emma Botton, directrice marketing et communication chez Tesco : « Ces produits de première nécessité sont valorisés en rayons et sont vendus 12 % moins chers »*.Un gain pour Tesco qui a vu la vente de ces références augmenter de 17% !
Tesco fait des efforts et c’est une bonne nouvelle pour le monde de la grande distribution mais attention tout de même : les produits proposés dans ce panier sont certes (parfois) plus respectueux de notre santé mais pas forcément de l’environnement ! On y retrouve les mêmes marques mais leurs équivalents « sans sucre » ou « sans sel »… et encore et toujours des produits transformés et ultra transformés, alors que TESCO aurait pu saisir cette opportunité pour promouvoir des produits plus bruts. Des initiatives à prendre avec des pincettes.
 

envoyer l'article : TESCO : le nouveau supermarché de l’alimentation plus saine ?

ClearFashion : l’appli qui passe au crible vos vêtements

ClearFashion : l’appli qui passe au crible vos vêtements

Vous désespériez de ne pas pourvoir utiliser Yuka pour scanner les étiquettes de vêtements de vos marques préférées ? C’est maintenant possible grâce à une toute nouvelle application ClearFashion, sortie le 10 septembre dernier. Le principe est simple : il suffit de prendre en photo l’étiquette de votre vêtement pour connaitre les engagements d’une marque. Noté sur 100, les vêtements sont étudiés selon leur impact carbone, les matières premières et substances utilisées, la santé des travailleurs, l’origine, les labels… De nombreux critères ont été choisis en collaboration avec un comité d’experts et c’est aujourd’hui plus de 70 marques qui sont répertoriées dans l’algorithme et évaluées au regard de 4 thématiques (Humain, Santé, Environnement, Animaux).

D’où vient cette idée ? Ce projet est né en 2017 sur les bancs de l’école AgroParisTech lorsque 2 étudiantes ingénieures agronomes ont réfléchi à une manière d’être mieux informées sur le sujet. En mars 2018, elles lancent des questionnaires, des sondages auprès des consommateurs pour en savoir plus sur leurs habitudes d’achat. C’est en juillet 2018 qu’elles se lancent dans le développement du premier prototype de l’application testé par 15 000 citoyens. L’aventure prend vraiment vie début septembre 2019 lors du lancement officiel de l’application disponible sur l’App Store et Google Play.

Alors que l’industrie de la mode figure parmi les secteurs les plus polluants au monde en termes d’émissions de gaz à effet de serre, les citoyens réclament des comptes aux grandes marques du monde de la mode. Pour 63% d’entre eux, le fait qu’une marque propose des produits durables renforce la confiance qu’on lui porte*. Certains sont d’ailleurs prêts à payer plus cher pour ces produits. Plus qu’un effet de mode, la demande de transparence de la part des consommateurs devient un pré-requis.

Après le succès d’applications comme Yuka ou FoodAdvisor qui ont fait trembler les grandes chaines de supermarché et les marques alimentaires, c’est au tour des enseignes du textile.
Si vous n’êtes pas transparents, les appli de ce type le seront pour vous…


*Selon le baromètre GreenFlex-Ademe de la consommation responsable 2019

envoyer l'article : ClearFashion : l’appli qui passe au crible vos vêtements

Henri Rose : de la transparence dans les fragrances

Henri Rose : de la transparence dans les fragrances

Henri Rose, la marque de parfum de l’actrice Michelle Pfeiffer, brise le culte du secret de l’industrie de la parfumerie. Le mystère entretenu sur les recettes des fragrances est l’essence même de leur charme, mais il n’en cache pas moins une information opaque concernant ce produit de luxe appliqué tous les jours au contact direct de la peau de millions de personnes.
Plusieurs années de recherche ont mené à l’élaboration de 5 parfums Henri Rose, réalisés par les parfumeurs de la marque de luxe IFF, mis au défi par un cahier des charges très exigeant. La palette d’ingrédients a en effet été réduite à 300 au lieu de 3000 pour les recettes de parfums habituelles. En outre, la sélection des composants a été affinée de telle sorte à privilégier des produits naturels, sinon des substituts synthétiques moins allergènes à leurs équivalents naturels. Ainsi, les fragrances finales sont garanties sans parabènes ni phtalates, et sans aucune suspicion de présence de substances cancérigènes et de perturbateurs endocriniens.
Les parfums Henry Rose arborent la double certification EWG Verified™ (Environmental Working Group) et Cradle to Cradle Certified™ Gold. Car ils ne sont pas seulement transparent et responsable sur le contenu des parfums, mais aussi sur leur contenant. Composé à 90% de verre recyclé et surmonté par un bouchon compostable en soja issu de culture responsable, les flacons Henry Rose sont entièrement recyclables et bio-dégradables !
La commercialisation de la marque Henri Rose est pour l’instant limitée aux États-Unis, mais les équipes réfléchissent à l’exportation par voie aérienne, ce qui viendrait entacher sérieusement l’empreinte environnementale des produits : dommage que cette dernière n’ait pas d’odeur !

envoyer l'article : Henri Rose : de la transparence dans les fragrances

Le déménagement 2.0 : zéro déchet, zéro carton ?

Le déménagement 2.0 : zéro déchet, zéro carton ?

Le principe de la startup Les Cartons, c’est justement de s’en passer ! En effet, cette plateforme propose de vendre les objets des appartements qui se vident au profit de ceux qui se remplissent, dans une même ville et sous la forme d’une seule et même annonce. Un schéma vertueux de passation de meubles d’occasion au niveau local, qui évite le gaspillage, l’amoncellement de meubles dans la rue, et qui permet de faire de réelles économies.
Les chiffres parlent d’eux mêmes : 16% de la population sera amenée à déménager en 2019, soit 8 millions de personnes et 7% des français font un crédit à la consommation pour financer leur déménagement… d’où la nécessité d’optimiser l’empreinte écologique et budgétaire de cette étape ! Les Cartons sont sur tous les fronts : la start-up a mis en place un outils d’estimation de la valeur des meubles - selon le prix et la date d’achat, l’état ainsi que la nature du meuble - ainsi qu’un outil d’estimation des frais de livraison auprès des partenaires de la plateforme, des chauffeurs livreurs aux entreprises de covoiturage. Et si les meubles ne trouvent pas acquéreurs suffisamment rapidement, Les Cartons suggèrent au vendeur de donner ses biens à des associations locales et partenaires. Carton plein !

envoyer l'article : Le déménagement 2.0 : zéro déchet, zéro carton ?

Fini le fuel, place au vent : l’avenir du cargo dans le voilier !

Fini le fuel, place au vent : l’avenir du cargo dans le voilier !

« On se réjouit (…) de sortir de Saint-Nazaire un porte-conteneurs qui va porter 50 000 conteneurs. Superbe performance technologique. Est-ce bon pour la planète ? La réponse est non." lançait Nicolas Hulot le jour de l’annonce de sa démission le 28 août 2018. Même si le fret maritime utilise de plus en plus de carburant moins souffré, le secteur reste encore l’un des plus sale, consommant 250 millions de tonnes de fioul lourd par an au niveau mondial.

Mais l’ancien ministre se réjouirait de voir partir un ancien voilier de travail restauré ou répliqué, qui fonctionne à la seule énergie du vent, d’un port du Finistère. La Transoceanic Wind Transport (TOWT) est une société bretonne qui réhabilite les voiliers traditionnels pour transporter des marchandises à travers le monde et de manière propre : vins, bières, thés, chocolat et café parviennent d’Outre-Manche et d’Outre Atlantique jusqu’en Bretagne ! Ces marchandises sont également respectueuses de l’environnement, car elles sont toutes certifiées biologiques et/ou  ou issues du commerce équitable ! En outre, ce mode de transport maritime leur vaut le label « Anemos » - label crée par TOWT et nommé d’après le mot « vent » en grec ancien - et une place permanente dans les rayons de Biocoop.

Avec TOWT, la transparence a également le vent en poupe : ordinairement, un client ne sait rien - ni par qui, ni comment un produit a été acheminé jusqu’à lui -. En revanche, chacune des étiquettes des produits transportés par TOWT comporte un code permettant de tracer le voyage du produit, jusqu’au nom du navire, depuis le site du transporteur. Toutefois, la voile c’est bien, mais face au phénomène de la mondialisation, cela ne casse pas des briques en terme de volume de marchandises transportées ! C’était sans compter sur les investissements en R&D de cette société bretonne, qui travaille sur l’hybridation voilier-cargo, pour proposer une alternative propre et performante aux porte-conteneurs ! Le premier navire de cette expérience, Phoenix, pourrait bien faire renaitre une navigation ancestrale, augmentée et douce.

envoyer l'article : Fini le fuel, place au vent : l’avenir du cargo dans le voilier !

Des pastilles pour passer l’éponge sur le plastique

Des pastilles pour passer l’éponge sur le plastique

Avec 8 à 12 millions de tonnes de plastique qui finissent dans les océans chaque année selon Greenpeace, la marque Blueland souhaite rétablir le surnom de « planète bleue » que porte la Terre en mettant un terme à ce phénomène de pollution à grande échelle. Petit à petit, la fondatrice Sarah Paiji entend éliminer tous les packagings de nos maisons, en commençant par les produits ménagers.

Blueland propose des « forever bottle », autrement dit des bouteilles réutilisables, dans lesquelles diluer des pastilles destinées à l’entretien ménager. Il y en a une pour le verre et les miroirs, une pour la salle de bain et une multi-surfaces. La marque affirme que ces packagings sont 300 fois plus légers et 200 fois plus petits que les contenants traditionnels vendus dans le commerce, pour une efficacité comparable. Chaque pastille est un concentré d’ingrédients (pas forcément certifiés naturels – mais qualifiés de « dérivés naturels » pour la plupart), emballée dans des sachets biodégradables et compostables.

La fondatrice y tient : les alternatives responsables doivent être autant performante qu’un produit classique, mais surtout abordable. Son pari est tenu car chaque recharge coûte 2$ et permet d’obtenir environ un demi litre de produit ménager. En revanche la marque pousse, dès la première commande, à acheter une ou plusieurs de ses « forever bottle », spécialement conçue pour durer éternellement, déconseillant d’utiliser tout autre type de contenant, quand bien même réutilisé. Là est sûrement l’un des seuls points faibles du sujet. À terme, si chaque américain adopte les solutions Blueland, le continent nord-américain économiserait 100 milliards de bouteilles en plastique d’après la marque. Pour être bold, soyez blue !

envoyer l'article : Des pastilles pour passer l’éponge sur le plastique

Koovee : ne jetez plus vos couverts, mangez-les !

Koovee : ne jetez plus vos couverts, mangez-les !

« Penses-tu encore que c’est trop d’efforts d’utiliser une cuillère en métal que tu dois juste…laver ? » scande Greenpeace à la fin de son spot vidéo retraçant l’histoire du monde jusqu’à l’ère du plastique. Il faut dire que le plastique à usage unique est vraiment une plaie pour la planète. 335 millions de tonnes de plastiques ont été produites dans le monde en 2016, selon un rapport du WWF publié au début de l’année 2019 et il semblerait qu’en France, nous jetions 4,7 milliard de cuillères en plastique par an, pour une utilisation moyenne de 10 minutes et pour une dégradation durant 250 ans.

Si laver une cuillère en métal demande encore trop d’efforts, Koovee propose des couverts comestibles et biodégradables pour les entreprises de restauration et de livraison de repas. Fabriqués en France, ils sont composés de farine de blé, de sel et d’huile de colza et ne comportent aucun additif ni produit chimique. Ils auraient « un goût de gressin » selon les journalistes de LCI lors d’un test réalisé sur plateau le 3 juin 2019. Nous ne savons pas en revanche si ces ingrédients proviennent également de l’Hexagone.

Un an de recherche et de développement ont été nécessaire pour rendre les couverts Koovee résistants à l’eau chaude - environ 5 minutes - mais également au froid, sans endommager leur qualité comestible. Résultat : un prix non négligeable de 7€ pour un lot de 8 couverts (4 fourchettes et 4 cuillères) et de 22€ pour un lot de 50. Par ailleurs, ils ne créent pas de déchet en fin de vie, mais leur fabrication par procédé industriel a tout de même un impact environnemental. Et même comestibles, sont-ils vraiment durables ? Eux aussi à usage unique, ils évitent toutefois la pollution plastique des océans, qui augmente actuellement au rythme d’un camion déversé chaque minute. Ne plus jeter ces couverts, c’est bien, les manger c’est très bien, mais les choisir en acier ou inox, c’est quand même mieux !

envoyer l'article : Koovee : ne jetez plus vos couverts, mangez-les !

Deliveroo : des plats chez soi en un clic… et bientôt sans plastique ?

Deliveroo : des plats chez soi en un clic… et bientôt sans plastique ?

La livraison de repas à domicile voit son marché croître 20 fois plus vite que celle de la restauration commerciale, représentant 160 millions de chiffres d’affaire en 2018. C’est autant d’emballages, de couverts et de serviettes en papier à usage unique qui se retrouvent dans nos poubelles, sinon dans la rue.
Comme d’autres plateformes spécialisées interpellées par leurs clients, Deliveroo entre progressivement dans la bataille du plastique à usage unique. D’abord, l’ajout de couverts a été reléguée en option dans l’application. En 2018, Deliveroo s’est également associé à l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie pour distribuer un guide de bonnes pratiques environnementales à leurs restaurants partenaires et pour leur proposer une gamme d’éco-emballages biodégradables ou recyclables. En 2019, l’entreprise de livraison semble vouloir aller plus loin et a annoncé tester la réutilisation de contenants en Grande-Bretagne. En effet, Deliveroo proposera de venir chercher et de rapporter les récipients des particuliers, de les laver, grâce à un nouveau partenariat avec Oxwash, et de les confier aux restaurants partenaires de l’opération, pour qu’ils les réutilisent lors des prochaines commandes. Qui viendra chez les particuliers récupérer ces contenants : les livreurs Deliveroo ou l’entreprise Oxwash ? Et selon quelles modalités ? Deliveroo n’a pas dévoilé les détails de cette expérimentation…
Julia Vernin, co-fondatrice de FoodChéri, concurrent de Deliveroo, confie ses interrogations à l’ADN : « il est illusoire de penser que nos clients commanderont tous les jours chez nous. » commence-t’elle, avant d’ajouter « Ça coûte déjà assez cher de livrer à domicile, si en plus il faut aller récupérer le contenant, ce n’est pas rentable. », sans parler des problèmes de logistique qu’impliquerait le stockage des récipients dans les restaurants. Cela dit, Deliveroo a raison de tester cette solution quitte à l’optimiser en fonction des résultats. Car après-tout, le pire face aux problèmes environnementaux est encore de ne rien faire ! À suivre…

envoyer l'article : Deliveroo : des plats chez soi en un clic… et bientôt sans plastique ?

Halte au gaspi dans les boulangeries avec Äss-Bar

Halte au gaspi dans les boulangeries avec Äss-Bar

Chaque année, 1,6 millions de tonne de nourriture est jetée. C’est globalement un tiers de la production alimentaire mondiale, estimé à 1,2 milliards de dollars : une absurdité totale. Et ces chiffres, révélés par le Boston Consulting Group en août 2018, vont sûrement augmenter dans les années à venir : il est probable qu’en 2030, nous jetions 2,1 millions de tonnes d’aliments non consommés.

A l’échelle de la Suisse, ces chiffres sont certes moindre, mais ont eu de quoi révolter 4 ingénieurs de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich (EPFZ) qui ont créé Äss-Bar, une boulangerie qui propose du « frais de la veille ». Reposant sur une oxymore, ce positionnement révèle là bien nos travers et nos caprices : un pain de la veille n’est certes pas frais, mais reste tout à fait comestible ! Il en va de même pour les viennoiseries et les pâtisseries, qui conservent toute leur fraicheur grâce à une chaine du froid respectée. Ces produits boulangers sont alors collectés auprès des artisans d’une même ville, puis revendus à petits prix, dont une partie est reversée aux boulangeries participantes. Si Äss-Bar se retrouve également pourvu d’invendus, les produits sont alors transformés en biogaz. Tout le monde est gagnant avec ce système local de gourmandises bradées !

Engagés contre le gaspillage alimentaire avant tout, les fondateurs d’Äss-Bar sont moins intéressés par l’argent que par le bon sens de leur projet : aujourd’hui l’entreprise compte près de 100 collaborateurs et dispose de 8 points de vente en Suisse et en Allemagne. Résultat : en 2016, 250 tonnes d’aliments ont été valorisées, permettant d’éviter l’émission de 225 000 kg de CO2 et de ravir les papilles de quelques 500 000 âmes conquises. L’heure est à la tentation responsable !

envoyer l'article : Halte au gaspi dans les boulangeries avec Äss-Bar

SKFK, le bruit de la révolution dans vos dressing ?

SKFK, le bruit de la révolution dans vos dressing ?

Et si le grand ménage de printemps était révolu ? Cette période de tri régulière nous rappelle surtout à quelle fréquence et à quelle intensité nous achetons des vêtements… pour n’en porter honnêtement que très peu ! En Europe, on se débarrasse chaque année de 4 millions de tonnes de textile chaque année. Quand on sait quel est l’impact social et environnemental de leur production, on se retrouve face à une véritable absurdité planétaire !

Louer au lieu d’acheter, c’est « porter plus en consommant moins » nous dit SKFK. Incroyable : on peut alors être tout à la fois fashion addict et écolo ! L’ancienne marque basque Skunkfunk, nouvellement baptisée SKFK, propose de louer des tenues complètes à prix abordable (39€/mois) et respectueuses de l’environnement. La marque confectionne chaque pièce dans son atelier de fabrication à Bilbao à partir de coton biologique et autres tissus, privilégiant un design et une fabrication visant le zéro déchet, des emballages biodégradables et un transport à faibles émissions. En effet, les vêtements sont livrés sur cintre dans une boite en carton recyclable et uniquement en point relais pour optimiser l’impact des transports dans l’empreinte carbone du produit. Le même processus s’applique pour retourner les vêtements à la marque, qui se charge de les laver et de les remettre en état dans une blanchisserie à Roubaix.

Le slow est au coeur de SKFK, autant pour prononcer son nom que pour rythmer la production et la consommation de vêtements. La marque choisit en effet de ne sortir que deux collections par an, une en été et une en hiver. Par ailleurs, pour induire un choix vraiment responsable, les locataires ne peuvent pas retourner les pièces si la taille leur est inappropriée ou si le modèle leur déplait et doivent attendre le mois prochain pour changer… Ce n’est pas une punition, c’est une conviction : en matière de mode responsable, il faut apprendre à ne pas changer d’avis comme de chemise ! En revanche SKFK dispose de 25 boutiques dans 38 pays et plus de 600 points de vente multimarques dans lesquels il est possible d’essayer les pièces avant de les louer.
Pour être chic, soyez éthique !

Pour en savoir plus sur la mode responsable, consultez notre étude « Fashion for good »

envoyer l'article : SKFK, le bruit de la révolution dans vos dressing ?

Une « Plastic Rebellion » pour le nouveau #NoPlasticChallenge

Une « Plastic Rebellion » pour le nouveau #NoPlasticChallenge

Relever le défi #NoplasticChallenge, proposé pour la deuxième édition par l’association No Plastic In My Sea, c’est entrer en résistance pendant 15 jours, du 22 mai au 5 juin. Bien plus qu’une initiative citoyenne, c’est un sérieux coup de pression envoyé aux enseignes et aux industriels ! Des alternatives au plastique sont d’ailleurs relayées graphiquement sur des images à partager avec le #NoPlasticChallenge : bannir les pailles, adopter une gourde,  refuser la vaisselle jetable, ramener sa tasse au boulot, acheter du vrac et du savon solide, etc !

A terme, il faudrait que le défi s’inscrive tous les jours dans nos usages, à la maison comme en entreprise. No Plastic In My Sea révèle que seulement 21% des matériaux plastique sont recyclés : un chiffre confirmé par Zero Waste France qui précise, dans un rapport de juin 2018, que moins de 25% des déchets plastiques sont valorisés en France et 30% en Europe. Le reste se retrouve enfoui ou tapisse le fond des océans ! Ce même rapport indique en effet qu’entre 150 000 et 500 000 tonnes de déchets plastiques s’y retrouvent chaque année…

L’année dernière, 80 000 personnes avaient relevé le défi. Cette année, des entreprises apportent également leur soutien : une motivation supplémentaire pour les uns, un bon coup de communication sur les engagements pour les autres ? C’est le cas de Sodastream qui s’empare du défi pour promouvoir sa bouteille en verre - alternative au plastique donc - et pour renforcer son implication sociétale en promettant de reverser 10% de ses ventes réalisées à l’association No Plastic In My Sea.
No plastic, c’est fantastique !

envoyer l'article : Une « Plastic Rebellion » pour le nouveau #NoPlasticChallenge

Anticipation, organisation, action : Zero Waste engage les organisateurs d’événements sportifs à se mettre au vert !

Anticipation, organisation, action : Zero Waste engage les organisateurs d’événements sportifs à se mettre au vert !

« Pour dépasser vos limites, pas celles de la planète » : c’est le mot d’ordre du guide récemment publié par l’ONG Zero Waste France dédié à l’organisation d’événements sportifs.
À raison ! Car le défi est de taille : avec 40 millions de pratiquants et 16 millions de licenciés, 2,5 millions d’événements sportifs sont organisés en France avec leur lot de bouteilles en plastique, de denrées emballées aux stands de ravitaillement, de goodies destinés à prendre la poussière, sans parler des vêtements, des flyers, de la signalétique… la marge de progression est grande !

Mais voilà un public prêt à relever les défis ! Dans son guide, Zero Waste livre quelques conseils aux organisateurs d’événements sportifs pour limiter leur impact sur l’environnement. L’ONG préconise notamment le recours à l’eau courante de la ville, la location de citernes ou de fontaines - en parallèle d’un système de consigne pour les verres -, la mise en place du vrac - l’occasion de goûter au chocolat et aux fruits secs, très nutritifs pour le sportifs -, ainsi que la réutilisation systématique des équipements textiles avec leurs puces électroniques embarquées. D’autres bons réflexes à adopter : cueillir des fleurs de saison pour récompenser les podiums ou bien même carrément s’en passer, penser aux toilettes sèches et aux poubelles de tri et préférer le numérique au papier pour les supports de communication !

Tant de challenges laissent place à la créativité : le 28 avril dernier, une start up anglaise a distribué ses capsules d’eau comestibles au marathon de Londres, évitant l’usage de près d’un millions de bouteilles en plastique ! Outre-Manche, l’association Trail Runner Fondation, spécialisée dans le sport éco-responsable, propose des kits de balisage réutilisables avec 1000 piquets en bois, mais conseille d’abord le recours à la signalétique éphémère en utilisant la craie ou des peintures sans solvants. Plus encore : lors de la Grande Course du Grand Paris, le podium s’est vu décoré de médailles à planter ! Finalement, peut-être que dans le sport plus que dans n’importe quel autre secteur, privilégier l’immatériel et le momentané fait sens avec la philosophie de la pratique.

envoyer l'article : Anticipation, organisation, action : Zero Waste engage les organisateurs d’événements sportifs à se mettre au vert !

Se mettre au vert dans les airs : le lent décollage des compagnies aériennes

Se mettre au vert dans les airs : le lent décollage des compagnies aériennes

En janvier, Hifly a attiré l’attention médiatique en testant 4 vols Portugal-Brésil avec zéro plastique à bord. La compagnie aérienne portugaise a effectivement prévu de se passer complètement de ce matériau sur tous ses vols d’ici la fin de l’année 2019. Pour cela, fini tasses, cuillères, salières, poivrières, bouteilles et brosses à dent en plastique à usage unique. Place aux alternatives en bambou, et en matériaux recyclés compostables ! Au total, sur ces 4 vols de 700 passagers à bord d’un A340, ce sont 350kg de plastique qui ont été épargnés.

Toutes les compagnies s’emparent progressivement du sujet : EasyJet confie au Telegraph que la compagnie travaille sur un vaste plan de réduction de ses déchets plastiques en cabine et qu’elle offre même 50% de réduction sur les boissons chaudes aux passagers qui ramènent leurs tasses ! Ethihad, rapporte que l’expérience des couverts en bambou, comme Hifly, n’a pas été appréciée par ses voyageurs. La compagnie de luxe des Emirats Arabes Unis a donc opté pour des ustensiles en inox recyclable et a collaboré avec Cupffee, fournisseur de tasses comestibles.

En accueillant près de 4 milliards de passagers par an, le transit aérien a produit 5,7 millions de tonnes de déchets cabine en 2017, selon the International Air Transport Association (IATA), un chiffre amené à doubler dans 15 ans si tous les transporteurs ne prennent pas des engagements forts sur le sujet. Mais est-ce que ces mesures font vraiment la différence sur l’empreinte carbone des compagnies aériennes ?

Pas vraiment, selon la Transition Pathway Initiatives (TPI), l’initiative mondiale chargée d’évaluer les progrès carbone du transport aérien, qui pointe dans un rapport publié en mars 2019 le lent décollage des compagnies sur les problématiques climatiques. La TPI rappelle que le transport aérien produit au moins 2% des émissions de gaz à effet de serre mondiales ainsi que d’autres dommages collatéraux moins médiatisés, tels que les rejets d’oxyde d’azote et de vapeur d’eau dans le ciel. Les déchets en cabine sont certes non négligeables, mais ce qui pèse vraiment dans la balance sont ces 3 facteurs : la modernité de l’appareil, son chargement ainsi que la longueur du courrier. Pour être vert dans les airs, il va falloir mettre les bouchées doubles !

envoyer l'article : Se mettre au vert dans les airs : le lent décollage des compagnies aériennes

Producteurs et consommateurs de café réconciliés grâce à Moyee coffee !

Producteurs et consommateurs de café réconciliés grâce à Moyee coffee !

Moyee Coffee naît en Irlande et germe en Ethiopie. Deux jeunes diplômés irlandais s’insurgent : comment se fait-il que les plus grands producteurs de café soient aussi ceux qui vivent dans la plus grande précarité ? Sur le site de leur marque, ils révèlent que 100 millions de personnes cultivent du café dans le monde et que 90% d’entre elles vivent avec 2€ par jour ! Leur rémunération vaut presque autant qu’une tasse de café consommée en France… Comment un tel décalage est-il possible ?

Dans le secteur traditionnel, la ceinture de café dans l’hémisphère sud est certes la réserve de café du monde, mais les producteurs ne perçoivent que 15% de la valeur du produit, vendu majoritairement dans les pays de l’hémisphère nord, selon une infographie de Moyee Coffee. Deux raisons expliquent ce déséquilibre des bénéfices : la première, c’est l’injustice de la logique d’exploitation des industriels du XXè ; la deuxième, c’est la torréfaction du café qui, délocalisée dans les pays du Nord, prive les pays producteurs d’une activité toute entière.

Pour lutter contre cette inégalité, Moyee Coffee met en place la Fair Chain. Ce business model implique la juste rémunération des producteurs de café en Ethiopie et au Kenya, en leur garantissant 50% des bénéfices des ventes, l’utilisation de la BlockChain pour certifier la transparence des transactions, la création d’emplois en ramenant le processus de torréfaction en hémisphère sud, ainsi que la formation des agriculteurs, afin qu’ils gagnent en autonomie sur le terrain économique mondial.

Le consommateur est également gagnant sur toute la ligne : la chaine d’approvisionnement est simplifiée, transparente, juste et le café est de meilleure qualité. Illustrant justice sociale et finance responsable, Moyee Coffee cible les entreprises, non seulement parce que la consommation de café y est accrue, mais aussi pour qu’elles en prennent de la graine !

envoyer l'article : Producteurs et consommateurs de café réconciliés grâce à Moyee coffee !

Sourcing is so in : H&M poursuit ses engagements dans la mode durable

Sourcing is so in : H&M poursuit ses engagements dans la mode durable

La plupart du temps, nous ne savons pas quel est le véritable coût des prix bas, qui - de la planète ou des humains à l’autre bout du monde - paye les conséquences de notre consommation avide de produits peu chers. Les marques en jouent, vendent stratégiquement du rêve, via la publicité, pour couper tout lien avec la réalité. Mais « la réalité doit l’emporter sur la fiction » scande Veja. Aujourd’hui, d’après une étude Kantar, 71% des Français demandent aux marques et aux entreprises qu’elles soient plus responsables et transparentes.

H&M, qui habille des millions de personnes à travers le monde chaque année grâce à près de 5000 magasins répartis en 71 marchés sur la planète, travaille à renouer le contact entre la matière, ceux qui font les habits et ceux qui les portent. La mission d’H&M, « rendre la mode accessible à tous », entend également rendre la mode « compréhensible » par tous, en faisant de chaque client un consommateur éclairé. Sur son site de e-commerce, la marque déploie depuis peu un nouvel onglet, pour chaque fiche produit, qui retrace l’origine des matières premières et renseigne les noms et adresses des différents fournisseurs ayant participé à la fabrication du vêtement. Ce sourcing n’apparaissant pas (encore) concrètement sur les étiquettes en magasin est néanmoins disponible en scannant les articles via l’application H&M.

On apprend alors, par exemple, que telle robe brodée a été fabriquée dans deux usines chinoises comprenant entre 101 et 500 employés, qu’elle est composé de 50% de coton et de 50% de viscose, que le premier est gourmand en eau et que le second est obtenu à partir de pétrole, mais qu’H&M met un point d’honneur à utiliser des matières recyclées. Il est vrai que la firme utilise actuellement 57% de matières recyclées, vise le 100% d’ici 2030 et l’impact positif sur la planète en 2040 ! Cependant, les détails techniques n’indiquent pas encore qu’un employé chinois travaillant pour un fournisseur d’H&M gagne en moyenne 501 dollars par mois, ce qui est certes plus du double du salaire national moyen en Chine, mais qui révèle aussi les inégalités mondiales entre les pays producteurs et les pays consommateurs. Un challenge en amenant un autre, H&M poursuit sa politique Fair Living Wage Strategy, initiée en 2013, qui vise à améliorer la rémunération, mais aussi la représentation et les conditions de travail de tous ces employés. Qui sait, la transparence en figure de proue, la firme suédoise proposera peut être un jour de chatter directement avec les couturiers du parc industriel de Suzhou !

envoyer l'article : Sourcing is so in : H&M poursuit ses engagements dans la mode durable
Le guide des labels de la consommation responsable 2009-2010 La consommation de A à Z. Santé,  loisirs,  environnement,  budget…, Tout ce que vous devez savoir pour bien consommer