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Sac

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S’il y a un accessoire incontournable, c’est bien le sac. De toutes les formes et de toutes les matières, il reste l’élément indétrônable de la garde-robe féminine. Mais comment avoir de l’allure sans empoisonner la planète ?

Aussi bien utilitaire que symbolique, le sac est un accessoire qui fait partie depuis longtemps de l'habillement. D’objet domestique, professionnel ou voyageur, il est devenu esthétique, et même le symbole du luxe par excellence depuis le XXeme siècle. Fidèle compagnon du quotidien, le sac est une sorte de « mini-maison » qui vous suit dans tous vos déplacements. Du fourre-tout au sac à dos, en passant par la besace, le sac porté à l’épaule ou simplement à la main, il en existe de toutes sortes. De quoi satisfaire tous les goûts, toutes les fonctions et toutes les humeurs ! Qu’il soit en cuir, en toile ou en plastique à l’extérieur, en coton ou en synthétique à l’intérieur, le sac est loin d’être un objet inoffensif. Et si vous offrir un sac « éco-friendly » était votre premier pas vers une vie plus responsable ? Surtout que l’éthique a le vent en poupe chez de plus en plus de créateurs. Faites vous plaisir… et offrez-vous le meilleur avec du beau et de l’écolo pour toutes les occasions, les découvertes ne manquent pas et se conjuguent avec créativité et gaieté.

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Le saviez-vous ?

  • Suivant qu’elle soit ample ou ajustée, la forme des vêtements a eu au cours des siècles une grande influence sur l'usage du sac, le faisant tour à tour apparaître ou disparaître. Depuis le Moyen Age, des noms variés ont désigné les premiers sacs : aumônière, escarcelle, boursillons, boursicault, bougette, treizin, sporran... Le siècle des Lumières et la mode aux robes larges, faites alors de nombreuses poches intérieures dissimulées sous les jupons, met fin à ces fameuses bourses suspendues à la ceinture. Puis sous le Directoire (1795-1799), la mode des robes transparentes à l’antique remplace les pochettes sous les vêtements par de petits d'accessoires que l'on tient à la main, appelés réticule ou petit sac en filet. L'idée des premiers sacs à main est alors née.
  • La maroquinerie est un secteur de savoir-faire artisanal réputé en France pour sa qualité, notamment dans l’industrie du luxe. C’est un marché dynamique, porté par les exportations, notamment vers le Japon et les Etats-Unis : en croissance de 67% depuis 2000, elles représentent 41% des ventes du secteur. En 2005, le secteur comprend 119 entreprises (-13% par rapport à 2000) et emploie plus de 14 000 personnes (+11%). C’est le segment du luxe qui maintient le mieux son niveau de performance globale : il génère en effet les 3/ 4 du chiffre d’affaires, représente plus de 80% des exportations et concentre plus de 60% des effectifs. Les maroquiniers travaillant sur le moyen ou le bas de gamme sont aujourd’hui très fragilisés face à une concurrence asiatique de plus en plus forte (+ 47%) et les délocalisations se généralisent (dans les bassins méditerranéens et en Asie) où le coût de la main d’œuvre est bien plus faible. Spécificité française, le sac à main représente 57% des produits de maroquinerie. En 2005, 7 400 milliers de sacs ont été produits en France, soit une progression de plus de 19% depuis 2000. (source : Etude sur la mode réalisée par le SESSI, édition juin 2007).
  • Les sacs que nous trouvons dans la plupart des boutiques en France proviennent d'Asie pour la plupart (44,5% des importations), et d'Italie (pour 26%).
  • Le cuir est le produit de la transformation de la peau animale. Contrairement à ce que beaucoup croit, ce n’est pas un sous-produit de l’industrie de la viande. Ses origines sont multiples : le veau (il donne un cuir d’un grain très fin et d'une grande douceur au toucher, très recherché et du coup coûteux), la vachette (il donne un cuir solide, épais et résistant, la peau la plus utilisée en France en raison de l’importance du cheptel bovin), l’agneau et le mouton (il donne un cuir particulièrement lisse, grainé et souple), le buffle (il donne un cuir au grain irrégulier et à l’aspect sauvage), la chèvre (elle donne un cuir très souple, fin et ferme) et les peaux exotiques (crocodile, lézard, serpent, autruche, galuchat, poisson).
  • Avant de pouvoir se changer en sac, la peau brute subit deux opérations caractéristiques. Le tannage pour la transformer en cuir. Il consiste à imprégner la peau d’une solution d'agents tannants, pour la rendre résistante à l’eau et imputrescible. Le type de tanin employé caractérise le cuir obtenu. Le tannage minéral, à base de sels de chrome, permet d'obtenir un cuir souple et solide, utilisé surtout pour la maroquinerie. Le cuir passe ensuite par plusieurs traitements de finissage et de coloration pour lui donner souplesse et éclat et le rendre résistant à l’humidité et à la lumière.
  • D'un point de vue environnemental, l'industrie du cuir s’avère contestable. Pour commencer, les élevages intensifs nécessaires à la production de ce matériau rejettent d’énormes quantités de méthanes dans l’atmosphère. Or, le méthane est un puissant gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique. Autres problèmes importants qu’ils engendrent : le traitement des quantités croissantes d’excréments qui polluent les rivières et les nappes phréatiques ainsi que la déforestation pour laisser place à d’immenses champs de culture pour nourrir le bétail et le bétail lui-même. De la peau brute au cuir, les différents procédés de tannage, finissage, teinture, nécessitent par ailleurs une énergie considérable et l'emploi de quantités de substances polluantes : chaux, sulfure de sodium, sels de chrome, de fer, ammoniacaux. Or ces substances chimiques ne restent pas confinées dans les produits : elles s’en échappent tout au long du cycle de vie du produit, de sa fabrication à sa destruction en passant par son utilisation et des maladies comme le cancer, les allergies, les troubles du système hormonal et de la reproduction sont de plus en plus imputables à l’exposition répétée à ces polluants ou à des mélanges de polluants. On pourrait penser enfin que le cuir est biodégradable, mais la fonction principale du tannage est la stabilisation du colagène et des fibres de protéines, ce qui empêche sa décomposition.
  • Les teintures dédiées au textile sont certes un vrai bonheur pour l’œil avec toute la palette de couleurs vives qu’elles offrent, elles sont dans le même temps un vrai malheur pour l’environnement et constituent des déchets particulièrement toxiques pour la santé. En tant que produit dérivé du pétrole, près de 30% des teintures chimiques sont nocives du fait de la présence de métaux lourds, de colorants azoïques (interdits en Allemagne depuis 1996), de formaldéhyde et de chlore, produits qui peuvent présenter des risques d’irritations et d’allergies.
  • Fabriquer un sac à main dans les règles de l’art, de la coupe à l’assemblage en passant par toutes les coutures, requiert l’intervention préalable d’un patronier, lequel effectue manuellement ou par CAO (conception assistée par ordinateur) le modèle à plat qui servira à réaliser les emporte-pièces utilisées pour la coupe.
  • L’étiquette « cuir véritable », ça vous dit quelque chose ? Cette appellation n’est pas un label de qualité puisque tous les cuirs sont considérés véritables. Elle ne vous livre donc aucune information sur le type et la valeur de la matière utilisée. Les fabricants se servent uniquement de cette dénomination à des fins publicitaires, dans le but de distinguer leurs produits du cuir synthétique.
  • Le faux cuir ou cuir synthétique se compose d’un support textile recouvert d’une couche en matière synthétique (obtenue par synthèse de composés chimiques, provenant presque exclusivement d'hydrocarbures ou d'amidon) coagulée dans une résine, en général du polyuréthane. Sa fabrication qui nécessite quantité d’énergie, d’eau et de plastique, est par conséquent fort polluante. Autre inconvénient, n’étant pas composé d’un entrelacement dense de fibres comme le cuir véritable, il s’use très rapidement. Bref, il cumule toutes les raisons de ne pas l’adopter !
  • Le sac peut aussi être doublé de coton ou de tissu synthétique ou être lui même confectionné à partir de ces fibres. La fibre synthétique (nylon, fibre acrylique, polyester, polyamide…), de plus en plus utilisée dans la fabrication des accessoires de mode, est une fibre produite à partir de composés chimiques, hydrocarbures ou amidon. Issue du plastique, sa fabrication nécessite du coup de grandes quantités d’énergie et d’eau, ce qui s’avère fort polluant pour l’environnement et particulièrement néfaste pour la santé. Les fibres naturelles sont des fibres renouvelables d’origine végétale (issues de la graine dans le cas du coton, de la tige pour le chanvre et le lin) ou animale (laine, poils ou sécrétions pour la soie), ensuite transformées en fil pour la confection de textiles. Mais attention, « naturel » ne signifie pas forcément « vert » : beaucoup de fibres naturelles sont en effet traitées avec des produits chimiques (fongicides et pesticides). C’est le cas du coton: sa culture est très nocive pour l’environnement au regard de la forte utilisation des pesticides : alors qu’elle ne représente que 3% des surfaces cultivées elle consomme plus de 25% des pesticides utilisés dans le monde.
  • L'Année internationale des fibres naturelles a été officiellement inaugurée le 22 janvier 2009 au siège des Nations Unies, à Rome. L’angora, le chanvre, le coton, le cachemire, la laine, le lin, le mohair, la soie sont autant de fibres naturelles qui ont disparu dans les années 60’ au profit des fibres synthétiques. Cette année a plusieurs ambitions : mettre en avant les avantages environnementaux liés à l'utilisation de fibres naturelles, améliorer le sort de nombreux producteurs issus de nombreux pays en développement et souligner l’intérêt en termes de santé et de confort pour les consommateurs.
  • Outre les impacts environnementaux, l’industrie de la mode doit s’interroger également sur les conditions sociales des travailleurs. Depuis ces dernières années, la production a largement été délocalisée en Asie par souci de rentabilité maximum. Avec pour conséquences, la prolifération des sweatshops, ces ateliers de misère des pays en développement où les travailleurs (souvent des enfants) sont exploités, et l’accroissement des émissions de C02 liées aux heures de transport nécessaires entre lieu de production et le point de vente.
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Bonnes nouvelles

  • La meilleure alternative au cuir traditionnel est aujourd’hui le cuir végétal, tanné sans chrome et à partir d’extraits végétaux, voire encore mieux les fibres naturelles (et biologiques) ou les matériaux recyclés. Attention, aussi bizarre que cela puisse paraître le cuir végétal est bien du cuir d’origine animale dont le traitement est fait à partir de substances végétales ! Vous trouverez plusieurs marques qui en fabriquent dans les bonnes nouvelles ci dessous.
  • Pour celles déjà fans des chaussures « vertes » Veja, le fabricant français a lancé sa première ligne de sacs, baptisée en toute simplicité « Projet Numéro Deux ». Les matières premières restent les mêmes : du coton biologique du Nordeste du Brésil, du caoutchouc sauvage d’Amazonie et du cuir végétal tanné à partir d’extraits végétaux. Sobriété dans les coloris avec (pour le moment) du marron, du gris, du bleu marine et du violet. En plus des bijoux, sachez que Cruselita propose désormais une collection de sacs éco-conçus, soit en raphia crocheté effet laine, avec un bouton en corne de zébu (sa marque de fabrique), soit en fibre naturelle nattée, agrémentés de cuir traité sans chrome.
  • Vous cherchez un sac original, coloré et recyclé ? Pour vous promener en ville ou aller travailler ! Le recyclage créatif prend de multiples formes. Quelques exemples réussis qui ont leur style et leur plus-value éthique: les sacs en bâche publicitaire recyclée de chez Bilum (assemblés par les ouvriers travaillant dans le cadre des Centres d’Aides par le Travail), Réversible (avec son enveloppe intégrée pour renvoyer le sac usagé, plutôt que de le jeter) ou encore Chikéthic et les sacs d’aliments pour poissons récupérés dans les nombreuses piscicultures du Cambodge par Coll.Part, ou encore la toute jeune collection de paniers de la marque Ifassen réalisée au Maroc à partir de sacs en plastique, les sacs uniques de Carmina Campus réalisés à partir de bâches de camions, toiles de jardin, capsules de bouteilles, rebuts industriels et de chutes en tous genres, les sacsSous le vent ou Textile en mer en voiles de bateaux, parapentes ou kite. Et aussi les sacs à main Nahui Ollin d’inspiration pop-art à base d’emballages de bonbons ou de chewing-gum et d’étiquettes de bouteilles de soda, directement inspirés d’une technique de pliage des anciens Mayas,les sacs Ecoist issus du Pérou ou du Mexique en papillotes de journaux, de magazines, d’étiquettes de sodas ou de bouteilles d’eau, les sacs modulables Deux filles en fil créés à partir de cuirs ou tissus recyclés (issus des déchets de l'industrie de la maroquinerie ou du textile dans le Maine et Loire), les sacs Article 23 reposant sur la compression de sacs plastiques en partenariat avec l’ONG Conserve India. Si votre préférence va aux lignes plutôt épurées et contemporaines, vous serez conquises par les sacs YeT ou Cyclus, faits à partir de chambres à air. Pour faire votre marché autrement : les sacs Taloma confectionnés avec des packs de jus de fruits, de chutes de rouleaux d’impression ou en canettes recyclées. On peut aussi trouver son bonheur dans la collection Smateri'Art, par Zone Verte, composée avec un minimum de 65% de matériaux d'origine recyclée et confectionnée à la main par les artisans du Cambodge: d'un côté des sacs et besaces en toile de moustiquaire provenant des stockes industriels non utilisés, destinés à être détruits en raison de quelques imperfections; de l'autre, des sacs en plastique épais recyclé et tissé à la main. On ne résiste pas à vous présenter aussi, le travail de la styliste portugaise Patricia Ferro Martins, à partir de toutes sortes d’emballages de produits de grande consommation. Un travail qui a donné de surprenants bidons de lessive colorés en forme de sacs à main, auxquels une fermeture éclair, un bout de feutrine et une anse élégante ont simplement été rajoutés. La liste est longue et on s’en réjouit, quand on sait que la quantité de nos déchets a doublé en quarante ans. Rappelons juste pour terminer, l’existence depuis plus de 15 ans des sacs suisses Freitag, à base de bâche de camion récupérée. Lesquels, en plus d’être uniques, sont personnalisables puisque vous pouvez choisir directement sur le site, votre bâche de camion et l’endroit de découpe.
  • Vive les matières équitables pour des accessoires de mode très féminins ! D’un côté, vous avez Zaza Factory, une ligne de sacs vintage, aux formes originales et mariant avec art, couleurs et matières. Tissus unis, moirés ou fleuris, bois, bambou, cuir, laine bouillie… renaissent dans des ateliers de femmes, en Birmanie, en Inde et au Bénin. De l’autre, les sacs de La vie devant soie révèlent tout le savoir-faire ancestral cambodgien dans la confection de produits en soie et soie sauvage, un tissu aussi noble et robuste que renouvelable. Vous obtenez alors de jolis modèles, élégants et colorés, parfois embellis de froufrous, d’un ruban, d’une pochette extérieure ou de motifs.
  • Le cabas, idéal pour tout emporter avec soi ! Que ce soit pour toute la famille ou pour faire votre shopping, le choix est vaste et il est 100% coton bio :Les Mouettes Vertes, Como No, Coq en Pâte (dont les sacs suivent non seulement les principes du commerce équitable). Aussi, les sacsMonsieur Poulet avec leurs motifs humoristiques réalisés par différents graphistes et certifiés Imprim’Vert, le fourre-tout Sacasaké d’inspiration japonaise, imprimé de trois motifs « nature », « bio » et « sushi » à l’encre écologique, sans formol ni métaux lourds. Sans oublier pour les beaux jours, les grands sacs Poulpiche en lin brut 100% naturel, sérigraphié de chaque coté d'un dessin original et produit en France dans le Nord-Pas-De-Calais.
  • Chic et éthique vont de pair. Un été en automne propose des modèles de sacs faciles à porter et fabriqués de façon équitable au Maroc. Et la jeune marque Delphine Szakonyi développe une ligne originale de sacs en cuir tannage végétal, confectionnée en France dans un souci de développement local.
  • Un petit zoom hors de nos frontières. Un paquet de jolies découvertes à faire. La collection de sacs éco-conçus, signée par Stella McCartney pour LeSportsac, et fabriquée à partir de nylon et autres matériaux 100% recyclés. Les sacs bohèmes et colorés en coton et crêpe de coton issus du commerce équitable de la marque espagnole Bibico, les sacs de la marque hong-kongaise Dialog réalisés en tissus et faux cuir vinyle recyclés (dans des ateliers de femmes en réinsertion ou des ONG en Asie). La collection de sacs haute en couleurs Pampa & Pop, fabriquée en 100% cuir de vachette argentin et de façon artisanale dans la banlieue de Buenos AIres. Ou encore les sacs en capsules de canettes réalisés par la fondation britannique Bottletop en partenariat avec la marque de vêtements streetwear Frenchurch. Simples et rehaussés de franges, les sacs hollandais Handed by sont composés à 80% de plastique recyclé, provenant des bandeaux servant à sécuriser les cartons d’emballage.
  • Le luxe découvre le développement durable. Citons les pièces uniques de Guillemette Thiercelin, de petits sacs recréés à partir de matériaux de récup’ et customisés avec poésie, la nouvelle collection de sacs «+5°» de Vivienne Westwood, qui entend sensibiliser aux tragiques conséquences du réchauffement climatique. Et la gamme verte de sacs à main du célèbre bottier italien, Salvatore Ferragamo : « éco Ferragamo », composée de cinq modèles en cuir écologique (noir, marron, jaune citron ou rose/rouge), et  composants naturels, sans métaux lourds, biodégradables et résistants à l’eau, comme le tanin issu d’écorces de bois.
  • Disponible uniquement sur le web depuis la France, la collection de sacs solaires Noon, androgyne et biodégradable, a été créée par deux américaines Jane Palmer et Marianne Fairbanks. Avec son panneau solaire waterproof, qui permet de recharger une batterie intégrée, le sac Noon peut à tout moment, transmettre du courant à un téléphone portable ou un lecteur MP3. On ne peut qu’être conquis par cette alliance remarquable entre fabrication écologique (à partir de cuir naturel et de fibres végétales biologiques) et technologie ! Le petit plus de cette déjà belle innovation : le sac et les éléments techniques sont dissociables, si bien que chaque pièce (capteur et batterie) pourra facilement être remplacée par un nouveau modèle plus performant lorsque cette dernière arrive en fin de vie, ou qu’à l’inverse un même panneau solaire pourra être fixé sur plusieurs sacs successifs.
  • Le premier sac de randonnée éco-conçu,Eco 40, a été lancé en 2007 par Lafuma. Il a été conçu avec une nouvelle matière textile offrant les mêmes avantages que l’association polyester/polyamide (autrement dit, il est aussi solide, léger et performant) mais avec 2 fois moins d’impact sur l’environnement. Mélange de chanvre naturel (65%) et de polyester recyclé (35%), cette nouvelle matière est par ailleurs rendue imperméable grâce à une enduction sans métaux lourds. Lors de l’étape de teinture, seule la fibre de chanvre est colorisée ce qui permet d’économiser 35% de solution chimique de teinture. La forme a été aussi épurée pour simplifier sa confection et limiter les besoins en matières. Les boucles métalliques, plus solides et durables, sont dépourvues de matières synthétiques.
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Ce que vous pouvez faire

  • Opter pour des accessoires de mode recyclés évite la production polluante, consommatrice d’eau et d’énergie de nouvelles matières plastiques. Dans le même temps, cela participe aussi à un bon usage des déchets et à réduire la pollution générée par l’incinération (notamment pour les bâches publicitaires en PVC).
  • Privilégier les tissus bruts aux nuances plus douces, et donc non traités avec de grandes quantités de pesticides, non teintés avec des teintures synthétiques mais avec des teintures végétales, voire biodégradables, vous serez alors certain de causer le moindre tort à l’environnement et à votre santé.
  • Choisir des accessoires issus du commerce équitable permet aux producteurs locaux, dans de nombreux pays du Sud, de bénéficier de rémunérations selon un prix juste et stable et le développement de projets économiques et sociaux au bénéfice de la communauté. Prenons le cas de Zaza Factory qui permet aux femmes en Birmanie, en Inde et au Bénin d’accéder à l’autonomie sociale par le travail. Autre exemple. Par son activité de fabrication de sacs en plastique recyclé en partenariat avec Article 23, l’ONG Conserve India offre un revenu durable à plus de 300 familles vivant dans les bidonvilles de Delhi, tout en participant à la dépollution des rues de la capitale indienne.
  • pour dénicher en un clic une sélection de sacs uniques, écologiques ou issus du recyclage. Au choix sur la toile, www.made-in-ethic.com, www.eco-sapiens.comwww.nbsbag.com. Choisissez depuis votre canapé et en toute tranquillité ! Il y a en plus de bonnes affaires à faire sur Internet.
  • Préférer les sacs dont l’ensemble des matières premières sont fabriquées et assemblées dans un circuit régional, ce qui permet de limiter l’impact des transports sur l’environnement. Certains créateurs éthiques le précisent dans leur charte. Comme Delphine Szakonyi qui a mis en place une chaîne de fabrication dans un rayon de 200 Km maximum autour de son atelier.
  • Il est vrai qu’en parlant de cuir, on ne peut s’empêcher de penser à la pollution générée et à l’abattage chaque année de millions d’animaux comme il et difficile de ne pas s’interroger sur le respect animal. Il est donc bon de savoir que les producteurs du secteur du cuir bio s’engagent à bien traiter leur bétail, que ce soit en termes d’alimentation, d’élevage en plein air que d’abattage. Evidemment pour parler véritablement de cuir bio, encore faudrait-il que ces mêmes producteurs puissent nous garantir que l’alimentation donnée au bétail est d’origine biologique. Aucune appellation n’existe encore. Espérons que cela va vite évoluer.
  • Au final, est-ce vraiment utile d’avoir autant de sacs ? Vous avez du vous en rendre compte, on a souvent un sac préféré que l’on prend tout le temps. Tiens, et quelle satisfaction personnelle de résister aux diktats de la mode et de décider de ce dont on a besoin et envie ! Allonger la durée de vie de vos accessoires, permet de réduire simplement leur empreinte écologique. Il ne s’agit évidemment pas d’être rétrograde ou ringard, mais davantage de faire des choix de consommation avisés et responsables et, surtout de favoriser les accessoires qui ne se démodent pas et qui vous correspondent. D’autant plus que les vieux sacs finissent souvent par revenir au goût du jour ! Plusieurs options possibles : vendre ou acheter d’occasion dans les dépôts-ventes, chiner dans les brocantes ou aux puces, faire du troc, donner à des structures de recyclage, organiser des soirées « échange de mode » entre copines. Sans oublier que si vos accessoires paraissent à première vue démodés ou dépareillés, ils peuvent retrouver un second souffle en étant personnalisés ou simplement transformés. Un moyen très sympa d’exprimer votre créativité.
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