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MOBILIER

Sous des allures rassurantes car familières, notre environnement domestique quotidien n'est pas sans impacts sur la planète... mais aussi, de manière plus égo-logique, sur notre santé. Voici un petit guide pour voir votre mobilier en vert !

Nos meubles - chaises, tables, fauteuils et autres lits - font à ce point « partie du décor » de nos intérieurs, que notre regard passe parfois sur eux sans les voir. Ou du moins sans estimer leurs impacts sur notre santé, l’environnement et la condition sociale de ceux qui les fabriquent. Mais comment apercevoir les gaz invisibles qui se dégagent de certains matériaux ? Et comment visualiser les effets de nos meubles sur la nature ? La déforestation, provoquée par la fabrication des placards, commodes ou chaises exotiques, par exemple, a lieu loin de nos yeux. En revanche, il suffit d’un peu d’observation pour se rendre compte du fait que les meubles sont devenus des denrées jetables et éphémères, au mépris des ressources naturelles. Le choix d’un mobilier plus durable a des répercussions bénéfiques multiples : les modèles écologiques assurent une ambiance saine dans la maison, préservent l’environnement et apportent, quand ils sont issus d’un commerce juste, un revenu digne à ceux qui en ont besoin. De quoi, sans aucun doute, se faire remarquer et passer un peu moins inaperçus…

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Le saviez-vous ?

  • Nous passons neuf fois plus de temps à l’intérieur qu’à l’extérieur. Se préoccuper des substances qui émanent de nos meubles et flottent dans l’air ambiant n’est pas un luxe. D’autant que l’air est parfois plus pollué à l’intérieur qu’à l’extérieur. L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, lors d’une campagne de mesures a relevé, pour nombre de polluants, des teneurs largement excessives. Le formaldéhyde est l’un des plus caractéristiques. Bien qu’il s’agisse d’un gaz nocif, puissant allergisant (oculaire et respiratoire) et irritant cutané, ses teneurs sont 8 à 9 fois plus élevées dans les logements que dehors. D’autres études effectuées en Allemagne ou en Grande Bretagne notamment, confirment la généralisation de la pollution intérieure.

  • Chaque type de meuble (placard, table, lit) a sa propre implication dans la pollution de l’air intérieur, selon qu’il utilise des colles nocives, un dérivé de pétrole, une peinture toxique ou d’autres éléments menaçant notre santé. Les tissus qui habillent nos canapés et fauteuils émettent des COV (Composés Organiques Volatils) pendant de longs mois, lorsqu’ils ne sont pas en fibres naturelles non traitées. Les fabricants utilisent presque tous du formaldéhyde, pour les rendre infroissables, ainsi qu’un traitement chimique contre les tâches.  Nos étagères et autres tables, plans de travail en bois contrecollés ou stratifiés contiennent eux aussi du formaldéhyde et émettent des COV : ils incluent le plus souvent des résines et des colles issues de dérivés du pétrole.

  • Les gaz et autres polluants qui se développent à l’intérieur de nos maisons seraient responsables de 40% des cas d’asthme chez l’enfant (qui ont doublé en 20 ans). Pour ne rien arranger, si l’on connaît souvent les dangers de chaque substance séparément, on ignore leur impact lorsqu’elles sont mélangées et respirées pendant de longues périodes.

  • La plupart des grandes enseignes continuent à proposer de nombreux articles en bois tropicaux menacés de disparition ou à l’origine de conflits avec les populations. Les meubles de jardin sont particulièrement concernés par l’utilisation de bois exotiques, vus comme plus résistants aux intempéries. Certains bois locaux tels que le frêne peuvent pourtant entrer dans la composition  de tels meubles avec un résultat qualitatif équivalent.
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Bonnes nouvelles

  • La majorité des designers intègrent aujourd’hui l’écodesign à leurs méthodes. Ils ne se préoccupent plus seulement d’ergonomie et prennent aussi en compte le respect de l'environnement. Ils procèdent en principe à une « analyse du cycle de vie » de l'objet (de sa conception, production, distribution, consommation jusqu’à l’étude des pollutions et des déchets générés). Les « écodesigners » portent aussi une attention particulière au choix des matériaux et des technologies mises en œuvre. Les chaises en particulier font l’objet de nombreux exercices de style écodesign. La chaise Navy 1006, de la marque Emeco par exemple, dessinée par Starck, utilise 80% d’aluminium recyclé. Le modèle Studio Lo de chez La Corbeille, quant à lui, est fabriqué d’un seul tenant, sans clou, vis, ni colle. Taillée dans une seule planche, elle ne présente aucune perte de bois. De même Nature et Découvertes propose un fauteuil en cèdre massif non traité. Et même des enseignes plus anciennes, comme la Camif, ont désormais une véritable démarche d’éco-conception sur plusieurs modèles de meubles (lits, étagères, etc.).

  • Il existe des meubles à la fois écologiques et solidaires, tels que les tabourets en pneus recyclés vendus sur www.fleux.com ou encore les poufs de la marque Ekobo faits à partir de bambou. Cette plante à croissance rapide, qui pousse sans pesticides est transformée par des artisans bénéficiant des règles du commerce équitable.

  • Autrefois inconnus, les meubles en carton qui contribuent au recyclage des déchets sont disponibles de plus en plus facilement. Plus solides qu’on ne le croit, ils s’avèrent notamment très adaptés aux chambres d’enfant. On peut les acheter sur www.mobilier-orika.com par exemple ou sur le catalogue 3 Suisses, mais aussi les fabriquer soi-même en suivant les conseils donnés sur www.compagnie-bleuzen.com.

  • La maîtrise du plastique recyclé permet de fabriquer un mobilier dont les contours font oublier le matériau d’origine : des copeaux de polyéthylène haute densité, issus de bouteilles plastiques qui s’offrent une seconde vie. Un exemple ? Le bureau pour enfant Black Beauty créé par la designer hollandaise Ineke Hans et vendu par la marque Pop Corn.

  • La forêt française, qui occupe plus d’un quart du territoire nationale, s’accroît chaque année, d'environ 30.000 hectares. Elle fournit aux fabricants de meubles, des bois durs de grande qualité, qui représentent une excellente alternative aux bois issus de forêts primaires.

  • Certains fabricants de meubles n’utilisent ni vernis, ni peinture nocive et fixent l’ensemble avec une colle sans émission de solvant. C’est le cas de certains modèles de la marque Roche Bobois, des étagères et consoles de salon notamment, dans la ligne Legend, qui utilisent un vernis à l’eau, des colles sans émissions de COV et des bois issus de forêts locales et gérées durablement.
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Ce que vous pouvez faire

  • Une solution bon marché consiste à acheter des meubles d’occasion, chez Emmaüs notamment. Leur vie s’en trouve prolongée, ce qui évite la fabrication d’un meuble neuf. La patine du temps donne souvent un charme particulier, que l’on peut adapter à son goût en décapant ou en peignant le meuble.

  • A l’inverse, lors du choix d’un meuble, placez sa solidité en tête des critères à privilégier, afin que celui-ci puisse durer, quitte à être repeint ou être donné/échangé par la suite. Faites comme les hôtels Hilton, qui considèrent leur mobilier comme un capital et préfèrent rénover leurs vieux meubles en utilisant des procédés écologiques, plutôt que de les changer systématiquement : Hilton optimise ainsi la durée de vie des meubles et réalise en plus une économie de 80%, par rapport à l'achat de tables, chaises ou de placards neufs. Dans le même esprit, pour prolonger la durée de vie de vos meubles, notamment dans les chambres d’enfant, privilégiez le mobilier qui évolue avec l’enfant. Des marques comme Stokke en proposent depuis longtemps, et Conforama a également développé, avec l’ADEME et Gautier, l’un de ses fournisseurs implanté en Vendée, une chambre de bébé évolutive et transformable en chambre junior : la chambre Génération Confo, conçue pour l'enfant de 0 à 13 ans, utilise ainsi 30% de bois en moins qu’une chambre traditionnelle, et répond à des standards exigeants pour ce qui concerne l’origine des bois et les émissions toxiques.
  • Préférez les meubles faits de bois massifs et non traités de préférence, à partir d’essences qui ne menacent pas la forêt primaire. Les bois locaux cultivés en France seront toujours les plus écologiques. Cela dit, lorsqu’elles arborent le label FSC (www.fsc.org) et sont cultivées dans le cadre du commerce équitable, certaines essences exotiques peuvent être choisies aussi, tel que l’hévéa : après une trentaine d'années il ne produit plus de latex et peut donc contribuer ensuite à la construction de mobilier. Concernant le traitement, certains fabricants optent pour des solutions écologiques comme la rétification qui confère au bois les qualités du bois exotique (voir par exemple Créabois) ou encore des pigments naturels, et des huiles ou cires bio (voir également le travail de la Scop Origine).
  • Pour votre lit, optez pour le bois local : la marque Futaine notamment vend, outre du linge de maison écologique, des lits et futons en frêne issus de forêts gérées durablement et traités avec des produits écologiques, tout comme la Scop Origine déjà citée. Pour aller avec votre lit, pensez à choisir un matelas en laine, qui garde la chaleur, mais laisse passer l’air et s’oppose naturellement aux nuisibles. Rares sont les filières aussi écologiques que celle-ci : issue de la tonte des moutons c’est un matériau renouvelable à l’infini, sans produit chimique. La marque Ardelaine, qui a réhabilité une ancienne filature ardéchoise vend en particulier des matelas.
  • La poubelle est un meuble à part entière, en tout cas elle gagne à être vue comme cela pour être pensée et agencée au reste de la maison avec soin, de manière à encourager le tri des déchets – de la cuisine à la salle de bains. L’idéal reste d’avoir plusieurs poubelles : elles occupent l’espace, mais on les vide moins souvent. Il existe aussi des poubelles à compartiments distribuées par des marques encore trop rares, telles que Brabantia ou Bruneau. Au bureau, utilisez une corbeille écolo pour le bureau, en pneu recyclé ou en papier recyclé et tressé (marque Coming B), sans oublier les sacs poubelles réutilisables (Les Nouveaux Robinsons).
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