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Soins capillaires

SOINS CAPILLAIRES

En brosse, en chignon, en queue de cheval ou toute autre coiffure, nos cheveux requièrent de l’attention au quotidien.

Suivant les choix faits pour entretenir votre crinière, vous risquez d’avoir une facture environnementale plus chargée que la moyenne. Accessoires, produits de soin et de coloration, salons de coiffure ne se valent pas … Découvrez avec nous les bons gestes et les meilleures options.

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Le saviez-vous ?

    •    Les produits pour cheveux, shampooings, démêlants, après-shampooings, masques, laques, gels coiffants, huiles nourrissantes… affichent tous la liste intégrale de leurs ingrédients comme l’exige la réglementation puisque ce sont des cosmétiques.
    •    Si les détergents sont soumis à des obligations réglementaires quant à leur biodégradabilité, ce n’est pas le cas des produits capillaires qui pourtant, comme les lessives, rejoignent les eaux usées après utilisation. Selon le comité norvégien de l’écolabel, l’impact environnemental potentiel des shampooings et savons est du même ordre de grandeur que celui des détergents domestiques. Le règlement européen sur les cosmétiques, qui remplace depuis 2009 la « directive cosmétiques » de 1974, ne tient compte que des impacts sur la santé, pas de ceux sur l’environnement.
    •    Un shampooing est composé principalement de tensioactifs (ou « détergents », pour dissoudre les particules grasses) auxquels s’ajoutent des agents antistatiques, démêlants, gainants ou encore lissants qui confèrent au shampooing des propriétés cosmétiques facilitant le coiffage, et enfin, des conservateurs, des anti-oxydants et des anti-UV. Les fabricants ajoutent à cette recette de base des « actifs » censés nourrir le cheveu, le réparer, le rendre plus souple ou au contraire plus tonique … les shampooings anti-pelliculaires contiennent en plus des agents anti-microbiens qui limitent le développement de la flore à l’origine des pellicules.
    •    Plusieurs études se sont intéressées au devenir des produits cosmétiques dans les eaux usées : le projet Poseidon, financé par la Commission européenne de 2001 à 2006, s’est intéressé à l’élimination des produits d’hygiène (et des médicaments) dans les eaux usées par les stations de traitement. Verdict : parmi les substances étudiées, qui ne représentent qu’une fraction des polluants potentiels, toutes ne sont pas éliminées par les traitements et sont réintroduites, en faible concentration dans le milieu naturel, avec le risque de leur accumulation dans les sédiments, les organismes aquatiques … voire leur entrée dans la chaine alimentaire. L’élimination de ces polluants est théoriquement possible mais les usines de traitement de l’eau ne sont pas toutes équipées pour leur faire face. Dans les pays en développement, généralement moins bien équipés, la situation est, selon toute vraisemblance, bien plus préoccupante. Parmi les indésirables des produits capillaires, on peut citer le zinc pyrithione (shampoings anti-pelliculaires), l’EDTA (agent chélateur), le triclosan (anti-bactérien), le formaldéhyde (conservateur), les parfums, les agents opacifiants, certains colorants …
    •    Les colorations capillaires sont les seuls cosmétiques pour lesquels on a pu établir un lien entre utilisation et développement de troubles de santé : sur la base d’une revue de publications scientifiques, le comité d’experts de la Commission européenne a retenu l’existence d’un excès de risque de cancer de la vessie chez les femmes utilisant des colorations capillaires permanentes pendant une longue période, ces données étant valables pour les Etats-Unis, où la plupart des études ont été réalisées. Le comité d’experts a également examiné les données concernant la leucémie, et conclu, malgré des données contradictoires, un excès de risque vis à vis de la leucémie aigue et de la leucémie chronique lymphoïde chez les utilisateurs de colorations capillaires. La Commission a ensuite entrepris de réclamer aux fabricants des dossiers de sécurité, ce qui a conduit à plusieurs vagues d’interdiction de colorants capillaires, notamment 22 substances en 2006. Les études se poursuivent et il n’est pas exclu que d’autres colorants utilisés aujourd’hui soient interdits dans les années à venir. Si des effets néfastes sont observés sur les utilisateurs, on peut s’interroger quant aux effets sur l’environnement des résidus de ces produits … Les professionnels de la coiffure qui utilisent ces produits tous les jours auraient un risque supérieur à la moyenne de développer un cancer selon le Centre international de recherche sur le cancer (IARC/CIRC), une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
    •    Les produits de coloration et de permanente contribuent à une pollution des eaux usées très importante vu leur composition et les quantités utilisées : 60 % des femmes et 5 à 10 % des hommes se colorent les cheveux avec une moyenne de 6 à 8 colorations par an ; une partie le font à domicile, les autres au salon de coiffure. 1 million de personnes environ poussent chaque jour la porte d’un salon de coiffure en France.
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Les trucs verts à connaître

1. Moins polluer l’eau
Le réflexe pour limiter la pollution de l’eau : les shampooings à formulation écologique ou biologique. Les labels permettent de repérer les produits correspondant à cette définition : Cosmebio ou Ecocert, Nature et Progrès, NaTrue, Cosmos … pour les produits formulés essentiellement à base d’ingrédients naturels et/ou bio, dont la biodégradabilité est présumée supérieure à celle des produits à base d’ingrédients synthétiques. Autre option : l’éco-label européen sur les shampooings et savons, mais aussi les après-shampooings, qui, s’il peut certifier des produits non formulés à base d’ingrédients naturels, pose des contraintes quant à la biodégradabilité des tensio-actifs. Pour plus de détails sur ces labels, consultez le guide des labels en ligne de mescoursespourlaplanete.com. L’idéal pour économiser eau et shampooing, c’est l’option sans cheveux, plus en vogue chez les messieurs, mais redoutablement efficace ! A défaut de cette solution radicale, essayez de ne pas vous laver les cheveux plus de deux fois par semaine. Cela leur évitera en prime de graisser aux racines et de se dessécher aux pointes.
Si vous êtes motivée, mais pas décidée à vous raser la tête, tentez les recettes naturelles. Une à deux fois par an, offrez à vos cheveux un bain d'huile végétale (amande douce, ricin, olive, argan, coco ...) ou de beurre de karité : bien imprégner la chevelure surtout les pointes et laisser pendant quelques heures avant de faire un shampooing doux. Pour le shampooing, justement, essayez le shampooing à l’œuf de nos grands-mères : mélangez un jaune d’œuf (jamais le blanc !) avec deux cuillers d’huile végétale alimentaire et une cuiller à soupe de jus de citron. Massez bien les cheveux et laissez reposer une dizaine de minutes maximum avant de rincer avec de l’eau tiède additionnée de jus de citron ou de vinaigre. Vous pouvez aussi tenter le shampooing au rhassoul, argile naturelle de l’Atlas du Maroc, idéale pour les cheveux gras, qui se mélange avec de l’eau tiède et éventuellement une cuiller à soupe d’huile d’olive, d’argan, d’amande… On doit obtenir une pâte épaisse qu’il faut bien rincer.
Et bien sûr, pensez à fermer le robinet pendant que vous massez vos cheveux avec le shampoing et faites l’économie d’une deuxième application, généralement inutile. Quant à la température de l’eau, préférez-la tiède pour préserver vos cheveux et économiser de l’énergie.
2. Teintures pour cheveux
Une petite visite des rayons « capillaires » en magasins et vous verrez quantité de teintures pour cheveux naturelles ou écologiques. Mais attention ! certains de ces produits ne sont pas aussi naturels qu’ils le prétendent : il ne suffit pas que la boîte soit verte ou décorée de petites fleurs ou bien que le produit contienne des extraits naturels de plantes, ni qu’il soit sans résorcine, sans ammoniac ou sans paraben. Il vaut mieux se fier au label BDIH : selon l’étude réalisée en 2010 par le magazine de télévision suisse romand « A bon entendeur », quelques produits seulement peuvent décemment revendiquer une dénomination de « naturel ». Les marques Santé (commercialisée par Migros en Suisse) et Logona, avec des produits porteurs du label allemand BDIH (voir notre guide des labels) se distinguaient dans ce dossier comme les seules formulations naturelles, tous les autres produits contenant des ingrédients de synthèse, notamment des colorants en assez grande proportion.
3. Moins d’emballages, moins de déchets
Avec leurs petits conditionnements de 250 ml, voire moins, les shampooings et autres produits de soins capillaires, produisent pas mal de déchets d’emballages. Plusieurs solutions pour réduire ces déchets : d’abord, privilégier les grands conditionnements familiaux de 500 ml ou 1 litre, très courants dans les boutiques bio mais pas très répandus en grande distribution, où l’offre très large donne au contraire envie de choisir un shampooing pour chaque membre de la famille. Autre piste, le choix de produits en éco-recharges, disponibles, là encore, plus souvent chez des marques alternatives (L’Occitane, Centifolia) que chez les marques en grande distribution.
4. Le brushing
Habitués du brushing, attention : le sèche-cheveux, gros consommateur d’énergie, a un impact important. Ces appareils affichent couramment des puissances de 2 000 watts, parfois 3 000 watts, soit largement autant qu’un radiateur électrique soufflant ou qu’une centrale à repasser ! La différence, c’est qu’un sèche-cheveux fonctionne tout au plus une demi-heure à quarante-cinq minutes à chaque utilisation (un brushing quotidien d’une demi-heure revient à 40 € par an). Essayez de réduire un peu le temps de séchage à chaque utilisation : essorez bien vos cheveux avec une serviette éponge absorbante ou laissez-les pré-sécher à l’air libre s’il ne fait pas froid pour gagner un peu de temps de séchage et économiser ainsi de l’énergie.
5. Chez le coiffeur
Le salon de coiffure est un endroit où sont utilisés de nombreux produits potentiellement nocifs pour notre santé (et pour celle des employés du salon) et polluants pour l’air et l’eau. Les salons français consomment 8 millions de m3 d’eau par an et 600 000 MWh, dont environ 80% pour le fonctionnement des seuls sèche-cheveux. Fin 2008, a été publiée la Charte de Développement Durable de la profession de la Coiffure qui comporte 10 engagements. Son objectif est d’encourager l’ensemble des coiffeurs à exercer leur métier en respectant les principes du Développement Durable, de valoriser les salons qui s’engagent dans cette démarche citoyenne, de promouvoir et associer la clientèle à cette démarche, de renforcer l’engagement des salariés des salons, soucieux de la protection de l’environnement et de leur santé. Au menu des engagements prévus dans la Charte : recyclage des emballages, réduction de la consommation d’énergie, notamment des sèche-cheveux, meilleure gestion de l’eau dans les bacs à shampooing, achat et utilisation de produits et de matériels qui respectent l’environnement et la santé, usage de produits naturel pour remplacer les shampooing et produits de coloration pouvant contenir des produits chimiques toxiques. Un label « développement durable, votre coiffeur s’engage » a été créé en 2008 par les institutions de la coiffure ; plusieurs centaines de salons indépendants devraient être labélisées en 2010. Pour plus de détails sur ce label, consultez le guide des labels en ligne de mescoursespourlaplanete.com. Les chaines et franchisés sont aussi de la partie comme Saint Algue qui a mis en place des actions en faveur de l’environnement telles que l’optimisation des consommations d'eau et d'énergie, la réduction des rejets toxiques, la mise en place d’une gestion durable des déchets, la sensibilisation et formation de nos coiffeurs à la démarche de développement durable, la participation au commerce équitable et la promotion auprès de notre clientèle des bonnes pratiques concernant le développement durable.
6. Les accessoires
Brosses, peignes, chouchous ou barrettes … qui mêlent bois, plastique, métal, soies etc ne sont pas à oublier non plus. Non pas que ces produits soient spécialement problématiques sur le plan environnemental ou social (encore que leur fabrication ait souvent lieu en Asie), mais l’accumulation de ces petits accessoires finit par faire tourner les compteurs.
7. Contre les envahisseurs
Vous découvrez la présence de petites bêtes dans votre chevelure ou celle de vos enfants ? Pas de panique ! Inutile surtout de vous précipiter à la première pharmacie de garde pour acheter des anti-poux formulés à partir d’insecticides issus de la chimie de synthèse et non dénués de toxicité pour l’homme et l’environnement. En plus, les poux ont développé une résistance à ces traitements chimiques, en clair ils s’adaptent et ne sont pas éliminés par les solutions de malathion, pyréthrine ou autres insecticides. Mieux vaut tenter d’abord les techniques douces. La mode est aux « étouffeurs » : il suffit d’appliquer sur l’ensemble de la chevelure sèche une huile végétale, comme de l’huile d’olive ou de l’huile de coco par exemple et de laisser « pauser » toute une nuit en enveloppant bien d’une serviette éponge (ou d’un film plastique) pour protéger vêtements et oreillers. L’huile englue le pou et provoque sa mort par étouffement. Le lendemain, on rince soigneusement (deux shampooings peuvent être nécessaires) en terminant avec de l’eau citronnée ou vinaigrée (pour décoller les lentes accrochées près de la racine des cheveux). Les poux doivent tomber : pour les aider, passez un peigne à poux de la racine aux pointes. Comme ce traitement n’agit en principe que sur les poux vivants, il faut le répéter une fois par semaine pendant trois semaines (une lente met trois semaines pour devenir un pou adulte). Si la contamination touche un enfant scolarisé, il est préférable de le signaler (discrètement) à l’instituteur /l’institutrice qui préviendra les parents des autres enfants. Rien ne sert de traiter dans son coin, les poux reviendront très vite si toute la classe n’est pas traitée en même temps. Pour repousser les poux, en « préventif », mettez quelques gouttes d’huile essentielle de lavande, répulsif naturel, dans le shampooing. Si ces recettes à faire soi-même vous font peur, essayez les produits anti-poux des magasins bio. Préférez toujours les produits qui détaillent la liste des composants sur l’étiquette.
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La question qui tue !

Que faire de ses cheveux quand on est vraiment écolo ?
Les couper, bien sûr mais pas pour faire des économies de shampooing mais pour lutter contre la marée noire en Louisiane. Les cheveux ont la propriété d’absorber le gras, c’est bien connu ! L’organisation Matter of trust en organise la collecte, de même qu’elle récupère d’autres fibres naturelles ou synthétiques, des plumes, de la fourrure … pour remplir des boudins confectionnés avec des bas nylon. La technique aurait été inventée par le coiffeur américain Phil McCrory après le désastre du pétrolier Exxon Valdez en Alaska en 1989. Matter of trust assure avoir reçu des dons du monde entier et espère les utiliser pour stopper l’expansion de la marée noire dans le Golfe du Mexique. Les boudins sont placés dans des cages à homards, immergés pour absorber le pétrole, puis remontés à la surface, gorgés de pétrole pour être ensuite éliminés de façon respectueuse pour l’environnement. 500 g de cheveux permettraient d’absorber quatre litres de pétrole.
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Où trouver ça ?

•    Les produits écolabellisés (cf notre fiche sur l'éco-label européen) commencent à arriver dans les rayons shampoings des supermarchés : après le pionnier Yves Rocher, avec son Shampooing I ♥ MY PLANET, on trouve aujourd’hui plusieurs références de produits labellisés disponibles en éco-recharges (il suffit de garder l’ancien flacon et de le remplir) en pharmacie (shampooing Ducray) ou en grande distribution (L’arbre Vert qui ne fait pas que des lessives ou bien Ecopack de Sanex zéro, gel douche que l’on peut utiliser pour les cheveux, et la nouvelle gamme pour cheveux Biguine Bio). Tous les autres produits se trouvent en boutiques bio ou sur Internet.
•    Les colorations naturelles Logona, labellisées BDIH, se trouvent dans les boutiques bio ou en vente sur Internet. Certains coiffeurs se lancent dans la coloration végétale mais demandez à voir les bouteilles et autres flacons de colorants pour être certain(e) que les produits utilisés sont dignes de confiance. A la maison, vous pouvez aussi utiliser les coloration 100 % végétales de Terre de couleur en vente en boutiques bio ou en ligne. Attention aux colorations à base de henné, pigment naturel parfois mélangé à des colorants synthétiques allergisants pour renforcer la couleur et qui provoque sous cette forme des allergies qui peuvent être redoutables. Soyez sûr de la provenance de la coloration et de l’absence d’adultération.
•    Repérez les coiffeurs arborant le label « Développement durable, votre coiffeur s’engage » qui utiliseront moins d’eau, moins d’énergie, trieront mieux leurs déchets … Ce sont généralement des coiffeurs indépendants, ne dépendant pas des grandes chaines de franchise. D’autres indépendants vont plus loin dans la démarche comme Coiffure et Nature à Paris qui utilise des produits à base d’ingrédients naturels, par exemple la teinture végétale Eos de Wella, les produits de maquillage bio Couleur caramel et a recours à l’aromathérapie (huiles essentielles). Toujours à Paris, France In Paris propose des colorations végétales à base de plantes sans colorant chimique, ni parfum, ni oxydant, ni ammoniaque, ni conservateur. Un annuaire de coiffeurs « écologiques » est proposé par le site internet Coifferbio mais de nombreux départements français semblent encore dépourvus de salons de coiffure alternatifs.
•    Les coiffeurs en franchises se lancent aussi à l'instar de Saint Algue qui propose une gamme de soins capillaires bio Cosmébio et certifiée Ecocert (voir notre Guide des labels) et met en place des éco-gestes dans ses salons.
•    Les accessoires de coiffure écologiques se trouvent dans les boutiques bio, notamment dans le réseau des Biocoop qui proposent des peignes et brosses à cheveux de la marque TEK de Beliflor en frêne, olivier ou palissandre traité à l’huile de lin. On trouve aussi une gamme d’accessoires de coiffure en PLA (bioplastique à base de maïs, pas forcément l’idéal sur le plan environnemental), barrettes, peignes et pinces, chez Mademoiselle Chlorophylle. Pour les chouchou, serre-tête et autres bandeaux pour cheveux, vous pouvez essayer de les fabriquer vous-même en coton bio ou tissu de récupération car il faut reconnaître que l’offre n’est pour l’instant pas très fournie.
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