• Se déplacer à vélo coûte beaucoup moins cher qu’en voiture. Pour s’en convaincre, il suffit d’utiliser la
calculette éco-déplacement que l’Ademe a conçue et mise en ligne sur son site Internet. Dans le cas d’ un salarié à plein temps, se rendant à son travail 215 jours par an, un trajet de 5 km à vélo plutôt qu’en voiture permet d’économiser plus de 900 € à l’année. L’Ademe a tenu compte des frais d’acquisition du vélo et de son remplacement ainsi que les frais d’entretien, mais pas des frais de parking ni des contraventions pour la voiture.
• En Belgique, les employeurs belges peuvent verser une « indemnité » à leurs salariés utilisant la bicyclette pour faire tout ou partie du trajet du domicile à leur lieu de travail. Un coup de pouce pour encourager les salariés à se rendre au travail à vélo. En France, aucune mesure de ce genre n’existe pour l’instant ; mais un vélo acheté pour se rendre au travail peut être comptabilisé dans les frais réels de la déclaration de revenus, dans la limite de 500 €, ainsi que les achats de casque, patins de freins, pneus et autres accessoires. Au delà de 500 €, il faut amortir cet achat sur 5 ans.
• Le vélo permet de gagner du temps en ville mais il est tout aussi appréciable en milieu rural. Dans le cadre du « schéma national des véloroutes et voies vertes » lancé depuis 1998, la France continue d’étendre son réseau cyclable : 48 véloroutes (3264 kilomètres) et 230 voies vertes (5507 kilomètres)
• L’organisation Bus Cyclistes née en 2005 fait un travail de coordination, en proposant des itinéraires et des « bus » de cyclistes qui font des trajets ensemble, afin de favoriser l’utilisation du vélo, en particulier pour se rendre au travail.
De nouveaux intéressés peuvent rejoindre le convoi et découvrir les aménagements. Les personnes inscrites peuvent quant à elles proposer de nouveaux itinéraires et être rejointes par d’autres cyclistes souhaitant faire le trajet avec elles.
• Les nouvelles dispositions vélos des Plans de Déplacements d’Entreprises (ou d’établissements) facilitent leur stationnement et entretien, fournissent quelques accessoires pratiques, informent sur les itinéraires cyclables, valorisent les bénéfices pour la santé, et incitent ainsi à choisir le vélo pour les trajets domicile-travail ou domicile-université.
• Les stations de vélos en libre service poussent comme des champignons partout en France : les Velib à Paris, Velopop à Avignon, Velo’V à Lyon ou encore V’hello à Aix-en-Provence…
• Depuis juillet 2010, après une expérimentation à Paris, Strasbourg et Bordeaux, une mesure assouplit le code de la route pour les cyclistes : ils ont désormais le droit de circuler dans les deux sens sur les rues à sens unique dans deux situations : les zones 30 (où la vitesse est limitée à 30 km/h) et les zones de rencontre (vitesse limitée à 20 km/h avec priorité aux piétons qui peuvent circuler sur la chaussée). Cette mesure permet de gagner du temps en empruntant des raccourcis mais elle ne dispense pas les cyclistes de la plus grande prudence.
• Pour les moins sportifs ou les plus pressés…il existe le vélo à assistance électrique, ou VAE, de plus en plus répandu : le nombre de VAE vendus en France, même s'il reste confidentiel, a bondi en 2010 à 38 000 exemplaires achetés, contre 23 700 en 2009 et 3 900 seulement en 2005 (il s’en vend chaque année 150 000 en Hollande et 120 000 en Allemagne !). Il faut compter au moins 400 euros pour un bon VAE. Des municipalités comme Paris subventionne l'achat de ces deux-roues (25% du prix d'achat du VAE jusqu'à 400€). Attention, son élimination en fin de vie posera toujours problème du fait des métaux lourds qui composent sa batterie. Pour les plus assidus du vélo électrique en ville,
GoCycle a fabriqué un vélo électrique…pliable .
• Parmi les autres vélos originaux, impossible de ne pas citer le « Bike or Bag » de Natasha Lesty : le vélo-cabas pliant en aluminium, un objet astucieux mêlant mobilité douce et achats de proximité.
• L’enseigne Décathlon a commencé à relocaliser dans le nord de la France une partie de sa production. Pour l'instant, seul le haut de gamme de sa marque Bt’win est Made in France. Les pièces sont en revanche d'origine étrangère.
• Quel que soit le type de vélo enfourché, il faut à tout prix protéger sa tête avec un casque dans le cas d’une éventuelle chute : le casque réduit de 80% la gravité des traumatismes crâniens. Le designer Kevin Goupil utilise le liège (léger, écolo et capable d'absorber tous les chocs) pour recouvrir un casque de vélo. Autre alternative, la marque Helmet B fabrique des casques en polypropylène : économique, très résistant, confortable et 100% recyclable. La marque bordelaise Nooc fabrique des vêtements écologiques et fonctionnels à destination des cyclistes urbains : ponchos de pluie, gilets de visibilité, capes, blousons ou coupe-vents colorés, à pois, avec des imprimés léopard ou plus classiques pour en finir avec la grisaille urbaine. Ils sont fabriqués en Europe à partir de polyester recyclé et certifié par Oekotex. Respirants et imperméables, ils se rangent dans une poche une fois que l’on est descendu/e de son vélo.