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Revêtements muraux

REVÊTEMENTS MURAUX

En toute fin des travaux de construction ou de rénovation, les revêtements muraux donnent la touche ultime à la décoration.

Dans le contexte d’un habitat écologique, ces revêtements, s’ils sont judicieusement choisis, peuvent aussi permettre de limiter nos impacts sur l’environnement et la santé, voire dans certains cas, comme le liège, contribuer à améliorer l’isolation thermique ou phonique.

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Le saviez-vous ?

L’impact environnemental ou sanitaire des revêtements muraux se situe à plusieurs niveaux :
  • Energie grise des matériaux : il s’agit de l’énergie nécessaire pour fabriquer, distribuer et traiter en fin de vie les matériaux concernés. Attention, par exemple, aux lambris en PVC, dont la fabrication demande une grande quantité d’énergie, et dont l’élimination en fin de vie pose problème parce qu’ils ne sont pas recyclés, faute de filière de recyclage, même si l’opération est théoriquement possible. Les matériaux naturels bruts comme le bois massif, le liège, la terre… ont, eux, une faible énergie grise.
  • Transport : les matériaux venant de loin (lambris bois notamment) génèrent, du fait du transport sur de longues distances, des gaz à effet de serre qui contribuent aux changements climatiques.
  • Impact sur les ressources naturelles : attention en particulier aux bois exotiques pour les lambris ou corniches décoratives, dont l’exploitation peut être source de déforestation et de trafic illégal. Pour l’aménagement intérieur, les essences domestiques (pin, sapin, chêne, hêtre…), couvrent largement tous nos besoins, aussi bien décoratifs que fonctionnels. 
  • Impact sur la santé : des polluants, les Composés Organiques Volatils (COV) émis par les peintures et les papiers peints (si les encres utilisées contiennent des solvants), peuvent être redoutables pour la santé. Quant à certaines peintures naturelles contenant des essences d’agrumes comme solvants, elles peuvent se révéler très polluantes du fait d’émissions de limonène, naturel mais néanmoins potentiellement toxique, et de la formation de formaldéhyde dans certaines conditions.
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Bonnes nouvelles

Grâce à l’apparition de nouveaux matériaux (peintures sans solvants, papiers peints en matériau recyclé et décorés à l’aide de peintures sans solvants, enduits écologiques prêts à l’emploi…) ou au retour de techniques traditionnelles dont on redécouvre aujourd’hui les vertus (enduits en tadelakt pour les salles de bains, enduits terre, …), le choix de matériaux et revêtements muraux écologiques s’étoffe peu à peu.
  • L’offre de produits moins nocifs pour l’environnement est supportée par l’évolution réglementaire, en particulier pour les peintures. Depuis le 1er janvier 2010, la teneur en COV des peintures d’intérieur est limitée à 30 g par litre par une directive européenne. En France, le Grenelle de l’Environnement (loi 1) rend obligatoire l’étiquetage des produits responsables de pollution intérieure au 1er janvier 2012. Dans le même temps, se développent des gammes de peintures « zéro COV », sans solvants, en poudre, à base de caséine, des badigeons, peintures ou enduits à la chaux prêts à l’emploi… le tout disponible dans un nombre de points de vente de plus en plus grand.
  • Les écolabels sont de bons repères pour choisir plus facilement : pour les peintures et vernis, l’écolabel européen permet de choisir des produits, certes composés d’ingrédients synthétiques et émetteurs de COV, mais aux impacts environnementaux réduits sur l’ensemble de leur cycle de vie par rapport à des produits conventionnels. 
  • Pour les lambris en bois, les distributeurs et les fabricants proposent de plus en plus d’essences françaises ou européennes, issues de forêts certifiées PEFC ou FSC, deux labels qui garantissent une gestion durable des forêts. 
  • Au niveau des produits de traitement (colles à papier peint, vernis pour le bois, couches d’apprêt, etc…), là aussi, une gamme de « produits alternatifs » est disponible dans les magasins spécialisés en matériaux de construction ou de bricolage : colles et vernis sans solvants, colles 100 % naturelles …
  • La chaux a de nombreux avantages : très résistante aux chocs et aux projections d’eau,  elle contribue à assainir l’air intérieur et à réguler l’humidité.
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Ce que vous pouvez faire

Peintures :
  • Principale source d’émission de COV (Composés Organiques Volatils) dans la maison, nuisibles pour la santé et l’environnement, les peintures murales sont à choisir avec soin : évitez absolument celles parfumées ou insecticides !
  • Les peintures à la chaux, à la caséine, sans solvant, ou les peintures naturelles en poudre, à diluer dans de l’eau avant emploi sont les options les moins nocives pour l’environnement et la santé. Les marques Livos, Auro, Biofa, Kreidezeit,etc. sont disponibles dans certaines boutiques bio, dans les magasins spécialisés en construction écologique ou sur Internet. Pour plus de détails, voir notre fiche « Bricolage ».
  • Si vous êtes prêts à fabriquer vous-même vos peintures naturelles, rendez-vous sur le site du comptoir Saint-Jacques où vous trouverez recettes, fiches pratiques et ingrédients. Des gammes de peintures et des ingrédients écologiques sont proposés par de nombreux autres sites de vente en ligne, comme par exemple Eco-logis ou Peinture Natura.
  • Attention aux recettes qui font appel à du Borax ou à l’essence de térébenthine, produits certes naturels, mais potentiellement dangereux voire toxiques.
Enduits chaux :
  • Vendus prêts à l’emploi, ils peuvent être teintés avec des pigments naturels ce qui permet toutes les fantaisies déco.
  • Si l’on est bricoleur, il est possible de faire soi-même ses enduits chaux avec une mélange de sable et de chaux hydraulique ou aérienne (voir Comptoir Saint-Jacques), et d’appliquer une couche de finition colorée, par exemple avec de la peinture à la caséine. Si l’application d’enduit à la chaux requiert des compétences de bon bricoleur, le badigeonnage de peinture à la chaux est plus facile.
  • A savoir : l’application de peinture à la chaux doit être renouvelée environ tous les trois ans.
Enduits terre :
  • Plus écologiques que les enduits chaux, à base de terre crue ou d’argile, vous les trouverez prêts à l’emploi dans les magasins spécialisés en construction écologique dans une grande variété de couleurs et de textures pour des finitions variées. Ils peuvent être peints ou laissés tels quels.
  • Pour appliquer un enduit terre ou chaux sur un support lisse (plâtre, plaques de plâtre, panneaux de bois), une couche d’accroche s’impose : optez pour des produits écologiques à base de marbre et de poudre de quartz.
Lambris en bois :
  • De la simple « frisette » aux lames larges, plus haut de gamme, privilégiez l’origine locale du bois, par exemple le pin des Landes, plus intéressant écologiquement (et aussi, souvent, économiquement), que celui de Scandinavie, de Sibérie ou du Canada.
  • Dans les magasins de bricolage, cherchez les labels PEFC ou FSC, garantissant l’origine durable du bois proposé (mais pas des traitements éventuellement subis, teintures ou vernis). Essayez de vous fournir auprès d’une scierie dans votre région.
  • Pour  protéger vos lambris, optez pour des huiles dures, des cires ou des lasures écologiques, les essences les plus dures (chêne, hêtre, frêne …) pouvant même se passer de traitement.
Plaques de liège :
  • Simples à poser, parfaitement saines et écologiques (le liège, issu de la culture durable du chêne-liège, favorise l’entretien de la forêt méditerranéenne), elles apportent un complément d’isolation thermique et phonique.
  • Comme le bois, le liège transmet pas une impression de froid quand on s’en approche ou le touche, contrairement aux revêtements minéraux : il contribue donc indirectement à diminuer les apports en chauffage.
  • Il doit bien sûr être collé avec une colle sans solvant, ou faiblement émissive Emicode EC1.
Papiers peints :
  • Pour remplacer les papiers peints classiques, sources de pollution intérieure (les encres contiennent des solvants), il existe quelques rares alternatives écologiques. Le fabricant britannique de papier peint Graham & Brown aux collections riches en matières et motifs s’est lancé dans les lés écolo avec une gamme ecocollection à base de papier recyclé non blanchi au chlore et décoré d’encre sans solvant ( environ 35 € le rouleau). Le fabricant belge de papiers peints haut de gamme Omexco propose quant à lui plusieurs gammes écologiques élaborées à partir de papier certifié FSC (environ 30 € le rouleau).
  • Plus luxueux, on peut aussi citer les papiers peints écologiques de Myrine création, à base de papier issu du commerce équitable ou de coton recyclé (vieux vêtements) non blanchi au chlore et décorés de fleurs en plastique recyclé, à 300 € le rouleau.
  • Pour les colles, Nature et Harmonie propose des colles à papier peint garanties sans résines de synthèse, ni conservateurs ou agents fongicides. La marque Auro propose aussi des colles écologiques pour papiers peints à base de cellulose (vendues par exemple chez Home nature).
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