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Isolation

ISOLATION

Isoler son habitation, c'est bien. Mais choisir des matériaux d'isolation écologique, c'est mieux pour vous assurer confort et chaleur, et c'est encore mieux pour la planète!

Isoler, c’est tout bénéfice ! Une bonne isolation thermique joue un rôle fondamental pour la réduction des consommations énergétiques et pour créer un espace de vie sain et confortable : en hiver, l'isolation empêche le froid de pénétrer et garde la chaleur à l'intérieur, limitant les besoins en chauffage du bâtiment ; en été, elle limite le flux de chaleur entre l'extérieur et l'intérieur, réduisant voire annulant les besoins en climatisation.
L’isolation préserve donc les ressources énergétiques et limite les émissions de polluants et de gaz à effet de serre. De plus, couplée à une ventilation efficace, elle supprime les risques de condensation qui endommagent peintures, huisseries, menuiseries, etc. : un habitat bien isolé nécessite donc moins de travaux d’entretien et vieillit mieux !
L’isolation thermique se combine souvent avec l’isolation phonique, pour limiter les nuisances sonores : le bruit est en effet devenu une réelle pollution, à la ville comme à la campagne, et 54% des Français se déclarent gênés par le bruit lorsqu’ils sont chez eux.
Une bonne isolation thermique et phonique apporte donc une amélioration du bien-être à domicile, et une réduction significative des impacts sur l’environnement : le chauffage le plus écologique est celui qu’on n’utilise pas, et c’est bien le rôle d’une bonne isolation !

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Le saviez-vous ?

  • Dans une maison mal isolée, 30 % des pertes de chaleur se font par la toiture, 25 % par les murs, 20 % par le renouvellement de l’air, 13 % par les vitrages, 7 % par les sols, et 5 % par divers ponts thermiques.
  • Certains matériaux d’isolation conventionnels peuvent avoir un impact sur l’environnement et sur la santé : 
- Les laines minérales (laine de verre, laine de roche) sont irritantes pour la peau et les yeux, et leurs particules peuvent s’insérer dans les alvéoles respiratoires en raison de leur faible taille : elles peuvent être nocives pour la santé et l’environnement tant lors de leur fabrication que lors de leur pose ou de leur dépose
- Les mousses de polyuréthane contiennent des résines qui émettent du formaldéhyde, allergisant et cancérogène. Leur fabrication requiert en outre une quantité d’énergie très importante
- Le polystyrène est polluant tout au long de son cycle de vie. Comme pour le polyuréthane, sa fabrication dérivée du pétrole nécessite beaucoup d’énergie. En cas d’incendie, les gaz libérés par sa combustion sont extrêmement toxiques
- En outre, ces matériaux sont généralement imperméables à la vapeur d’eau, ce qui entraîne une mauvaise gestion de l’humidité au sein du logement.     Pour choisir le bon matériau et connaître son pouvoir isolant, consultez son coefficient Lambda (λ), qui mesure la conductivité thermique d’un matériau : plus sa valeur est basse, plus le matériau est isolant.

  • Pour connaître le pouvoir isolant d’un produit vendu dans le commerce, consultez son coefficient R, qui mesure sa résistance thermique : il dépend de l’épaisseur du produit (plus il sera épais et plus il sera isolant) et de la conductivité thermique du ou des matériaux qui le constituent. Plus la valeur R est élevée, plus le produit est isolant.
  • Les certifications ACERMI (ou NF et CSTBat pour les matériaux porteurs), qui figurent sur les produits d’isolation, permettent de connaître leurs coefficients λ et R
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Bonnes nouvelles

  • De nombreux  matériaux d’isolation écologique peuvent se substituer aux isolants conventionnels : reconnus pour leur innocuité et leur faible impact sur l’environnement, leur fabrication requiert peu d’énergie, et ils sont souvent produits en France, ce qui limite leur transport. Les matériaux écologiques présentent des performances d’isolation au moins aussi bonnes voire meilleures que les matériaux d’isolation conventionnels. A noter : les matériaux écologiques comme la ouate de cellulose ou les panneaux de fibre de bois sont généralement plus denses que les laines minérales, ce qui assure une meilleure isolation contre les surchauffes d’été. Ils sont aussi « perspirants » (perméables à la vapeur d’eau), ce qui permet de réguler naturellement l’humidité dans l’habitat.
  • A résistance thermique égale, le coût des matériaux écologiques peut sembler au premier abord plus élevé que celui des matériaux conventionnels comme les laines minérales. C’est généralement vrai pour des matériaux onéreux comme le liège ou le feutre de bois, ça l’est moins pour la laine de mouton, la laine de chanvre, et surtout la ouate de cellulose. La paille, quant à elle, est carrément le moins cher des isolants aujourd’hui disponible ! A confort d’été égal, en revanche, la ouate de cellulose ou les panneaux de feutre de bois ne seront pas plus chers que les laines minérales.

  • Les dépenses d’isolation thermique bénéficient d’un crédit d’impôts dont le taux est fixé à 25 %, à condition que les matériaux d'isolation satisfassent aux critères suivants :
 - Résistance thermique R ≥ 2,4 pour les planchers sur sous-sol, vide  sanitaire, ou passage ouvert ; les toitures-terrasses ; les murs en façade ou en pignon
- Résistance thermique R ≥ 4,5 pour les toitures sur combles
   Ce crédit s’applique aux dépenses pour l'habitation principale, engagées entre le 1er janvier  2005 et le 31 décembre 2009. Il est  limité à 8.000 € pour une personne seule et à 16.000 € pour un couple marié ou pacsé. Cette limite est majorée de 400 € par personne à charge, 500 € pour le second enfant et 600 € par enfant à compter du troisième.

  • Les lois issues du Grenelle de l’Environnement prévoient de nouvelles mesures de soutien à une meilleure isolation des bâtiments, comme les prêts à taux zéro pour les travaux de rénovation thermique, voire des prêts bonifiés dans le cas de logements sociaux. De plus, à partir de 2012, les nouvelles constructions devront respecter les normes dites de basse consommation d'énergie, soit 50 Kwh par mètre carré et par an, ce qui impliquera une isolation de très bonne qualité.
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Ce que vous pouvez faire

Dans le neuf comme dans l’ancien, n’hésitez pas à investir dans une bonne isolation : c’est un des rares investissements actuels dont les bénéfices (économiques et écologiques) sont garantis dans le futur !

Pour la mise en œuvre de l’isolation, fiez-vous aux ouvrages spécialisés (en particulier « L’isolation écologique », de Jean-Pierre Oliva, aux Editions Terre Vivante), que ce soit pour orienter les artisans ou pour mieux isoler vous-même votre logement. Ces ouvrages vous aideront à répondre aux questions importantes à se poser avant de se lancer dans une isolation, que ce soit dans le neuf ou la rénovation : vaut-il mieux une isolation rapportée à l’intérieur ou à l’extérieur de la paroi, ou encore répartie dans la paroi elle-même ? Comment optimiser l’épaisseur de l’isolation par rapport à son habitat, son chauffage et son mode de vie ? Quelles techniques retenir pour un mur, une toiture, un plancher ?...

Choisissez de préférence pour votre isolation des matériaux écologiques :

Isolants d’origine végétale :
-    Le chanvre, issu d’une culture très intéressante en termes environnementaux (voir l’Analyse du Cycle de Vie du chanvre sur le site www.interchanvre.com ), existe en panneaux ou en rouleaux (utilisables comme leur équivalent en laine minérale), en laine déversable en vrac, ou sous forme de chènevotte, un résidu de la culture du chanvre qui, mélangé à la chaux, permet de réaliser des murs isolants.
-    Le lin, qui existe en panneaux ou en rouleaux, est généralement issu de cultures locales traditionnelles.
-    Les panneaux de fibres de bois, composés en majorité de déchets de coupes de bois, offrent d’excellentes performances en isolation thermique (été comme hiver) et en isolation acoustique. Certaines marques proposent des produits labellisés FSC (issus de forêts gérés dans les conditions du développement durable).
-    Issu de la culture du chêne-liège, le liège est lui aussi un excellent isolant thermique et acoustique. Son imputrescibilité permet de l’employer en milieu humide, sous forme de plaques ou de granulés.
-    La paille, sous forme de botte, permet de construire des murs porteurs très isolants. Sa mise en œuvre se prête bien à l’auto-construction, et aux petits budgets. La paille existe aussi sous forme de panneaux isolants.
-    De jeunes entreprises proposent aujourd’hui de la paille de lavande, un sous-produit de la culture de cette plante aromatique, utilisable pour les parois, les toitures ou les dalles.

Isolants d’origine animale :

-    La laine de mouton, sous forme de rouleaux prêts à l’emploi, est un bon isolant contre le froid. Lavée, dessuintée et traitée contre les mites, son coût est très abordable, surtout si vous vous adressez à une filière locale.
-    Les plumes de canard, parfois mêlées à la laine de mouton, sont elles aussi un excellent isolant contre le froid. Elles permettent de valoriser les plumes issues des élevages de canard. Veillez à choisir un produit traité contre les mites avec un insecticide « bio ».

Isolants d’origine minérale :

-    Les briques alvéolaires monomur en terre cuite permettent de réaliser des murs porteurs isolants, grâce à leur structure en labyrinthe contenant des centaines d’alvéoles qui piègent l’air. Simple à mettre en œuvre, cette technique de construction évite le surcoût d’une isolation rapportée, contrairement aux parpaings de béton  classiques.

Isolants issus du recyclage :

-    La ouate de cellulose, issue du recyclage de papier journal, est un isolant qui a le vent en poupe, même sur les gros chantiers où son coût très économique fait jeu égal avec celui des laines minérales. Soufflée, projetée humide, en vrac ou en panneaux, elle apporte une excellente isolation thermique et phonique, grâce à sa forte densité. Plusieurs fabricants proposent aujourd’hui de la ouate de cellulose d’origine française, ce qui limite les transports… et réduit le volume de déchets de papier au niveau national.
-    Le textile recyclé Métisse, distribué par Le Relais, une entreprise d’économie solidaire du réseau Emmaüs, combine intérêt environnemental et social. Les vieux vêtements sont collectés dans la rue dans les bennes « Le Relais » :  ceux qui sont réutilisables sont restaurés et revendus par l’entreprise, les autres sont transformés et valorisés sous forme de mélange de tissus isolant. Composé à 70 % de coton, ce mélange est un isolant thermique performant, respirant, et économique. Son bilan écologique est bien plus favorable que celui d’isolants en coton, la culture de ce dernier étant très consommatrice d’eau et de pesticides (pour le coton non bio).


Pour trouver ces matériaux, vous pouvez vous adresser aux revendeurs spécialisés en éco-construction, comme Ecohabitat, Domus Matériaux, Maison Nature, etc... Bonne nouvelle, les grandes chaînes de distribution s’y mettent, comme Leroy-Merlin, qui propose dans sa gamme ISOA des isolants à base de lin, coton, laine de mouton, plumes de canard,…
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