Ce site est réalisé avec le soutien financier de l'ADEME et de Fleury Michon ADEME - Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie  L’ARBRE VERT 1ère marque des produits écologiques pour votre quotidien ! PagesJaunes Nature & Découvertes Monoprix
Partenaires Medias
TF1 Conso La Revue Durable Néo Planète Le Mouv' CO2 mon amour Le marché citoyen Décisions Durables
Une initiative de
Graines de Changement - agence d’information positive sur le développement durable
Avec la participation de
Utopies © - Agence qui se donne pour charge de promouvoir la responsabilité sociale auprès des entreprises et le développement durable.
Déodorant

DÉODORANT

Est-il possible de masquer nos odeurs naturelles sans nuire à la nature ou à notre santé ? Toute la vérité, et rien que la vérité, dans cette fiche-produit sur les déodorants...

Ca fouette, ça cocotte, ça chatouille les narines, ça empoisonne, ça cogne ou ça prend à la gorge. Les odeurs corporelles sont rarement assimilées à de printanières odeurs florales. Voilà pourquoi dans la gamme des cosmétiques et produits du corps, s’il en est un dont il est difficile de se passer, c’est bien le déodorant. Parce que l’effluve corporel brut de fonderie, garanti naturel à 100%, aux notes acides, musquées, âpres et odorantes, il faut aimer. L’Homme étant un animal social, il prend soin de lui pour plaire et/ou ne pas trop déplaire à autrui. Voilà pourquoi depuis toujours, les humains cherchent à camoufler l’acidité de leurs dessous de bras ou à éviter le surplus de transpiration qui se chargent de redessiner les chemisiers noirs. Depuis quelques années, les alternatives aux déos classiques existent. Et de fait, on peut s'en asperger sans risquer d'empester l'environnement.

Afficher Masquer

Le saviez-vous ?

  • Le marché
Chaque jour en France, il se vend 327 000 déodorants… C’est moins que les shampoings -511 000 unités par jour- mais bien plus que les parfums vendus à raison de 143 000 flacons par jour. Ne nous affolons pas : ramené à la population, cela correspond à deux produits de ce type par habitant et par an… Pourtant, les Français ne lésinent pas sur les produits d’hygiène–beauté et sont prêts à consacrer 201,3 € par an (en 2005) aux produits de soin (source Insee). Le marché du déo a le poil en poupe: il représente 11% du marché global des produits d’hygiène-beauté et se place sur la 3ème marche de ce podium après le dentifrice et le shampoing avec un chiffre d’affaires total de près de 360 millions d’euros annuels (en 2006, source FEBEA).

Dans la catégorie petite-guerre-des-sexes, notons que les ventes de déos masculins représentent un tiers du marché global. Les hommes seraient-ils plus laxistes sur leurs odeurs ? Nous piquent-ils nos produits ? Ni l’un, ni l’autre : 16% du marché est attribué à des déos unisexes… De là à être sûr que ce sont les hommes qui s’en servent… En tout cas, les déos féminins engloutissent la moitié du marché.

  • La transpiration, c’est in !
Au risque d’enfoncer des portes ouvertes, rappelons quelques principes biologiques sur la transpiration. Le premier -et finalement, le seul à retenir-, c’est que l’existence de ce phénomène naturel est un signal de bonne santé !

La transpiration a pour but de réguler la température du corps quand celle-ci est trop élevée. Elle nous sert aussi à évacuer nos poubelles en quelque sorte : à savoir virer une partie des toxines et des déchets accumulés dans l'organisme. De fait, nous transpirons en moyenne 1 litre de sueur par jour ! Une bagatelle comparée aux 2 litres par heure qu’un sportif de haut niveau peut produire ! En tant que telle, la transpiration est inodore, ce sont des bactéries qui dégradent la sueur par fermentation qui font apparaître d’âpres fumets…
Afficher Masquer

Bonnes nouvelles

  • A l’occasion de la fête des mères en 2005, l’association écologiste Greenpeace a concocté un petit guide des cosmétiques, le Cosmétox, afin d’informer le consommateur sur les produits qu’il utilise. Rouges à lèvres, dentifrices, laits corporels, gels intimes, shampoings, crèmes de jour ou de nuit, …, à l’époque, l’ONG fait tester 27 échantillons de produits de consommation courante à un laboratoire hollandais. Et parce qu’on le vaut bien, Greenpeace a diffusé sa liste Cosmétox sur Internet, provoquant l’ire de l’industrie des cosmétiques et de la parfumerie.
    Car la plupart des produits contiennent des molécules controversées. Parabènes, certes, mais aussi les phtalates, pour leur caractère reprotoxique avéré ou soupçonné, les muscs artificiels, substances bioaccumulables soupçonnées de perturber le système hormonal. Bref, des cocktails pas si savoureux que cela pour nos peaux.
    Relayé par les médias, dénoncé par l’industrie, dès sa première édition, le guide Cosmétox a cartonné. Il a aussi contribué à offrir une meilleure visibilité à l’offre de cosmétiques bios. Des pionnières comme Melvita, Nature & Progrès, Sanoflore en ont profité. D'autres entreprises comme Body Shop, L'Occitane en Provence se sont engagées dans des démarches de substitution des ingrédients préoccupants. Plus récemment, d'autres fabricants de renom telles que Clarins, Yves Rocher, les laboratoires Expansciences qui fabriquent le lait Mustela bébé, ou le groupe L'Oréal ont complètement reconfiguré leurs politiques internes en matière de substances chimiques. Ce dernier groupe, qui a d’ailleurs racheté les marques progressistes Sanoflore et The Body Shop, semble tirer les leçons des politiques pratiquées par ces entreprises, en termes d'éco-compatibilité des produits et de dialogue social. L'Oréal s'est finalement engagé à substituer le diéthylphtalate (DEP), certains muscs artificiels et le triclosan et devrait bientôt pouvoir se passer complètement de PVC dans ses emballages.
    Depuis, la riposte de l’industrie s’est traduite par l’élaboration d’un site internet où l’on s’empresse de nous rassurer sur les produits dont on se tartine allègrement.

  • A quoi cela sert-il de tirer la sonnette d’alarme s’il n’existe aucune alternative ? C’est tout l’intérêt des labels… Depuis 2005, l’organisme indépendant de contrôle et de certification de la bio en France, Ecocert, a élaboré un cahier des charges et deux labels (Cosmébio et Cosmétique Eco) pour une «cosmétique écologique et biologique». Les consommateurs peuvent désormais identifier les produits certifiés.
    En bref, ce cahier des charges respecte les critères suivants
    • Respect de l'homme, en proposant des produits cosmétiques de qualité exempts de substances chimiques et polluantes (OGM, engrais chimiques, pesticides) néfastes pour notre santé et l'environnement ;
    • La provenance des matières premières et les procédés de fabrication répondent aux critères du cahier des charges exigé par les organismes de certification tel que Ecocert ;
    • La sauvegarde de l'environnement, grâce à l'agriculture biologique soucieuse de produire des ingrédients sains, tout en préservant et respectant l'équilibre naturel des éléments comme les sols, l'eau et l'air;
    • L’usage de produits bios, dont les ingrédients issus de la nature sont d'origine végétale ou minérale;
    • La protection des animaux, l'utilisation d'extraits animaux ou de tests sur animaux sont strictement interdits. Seuls les ingrédients tels que le miel, le lait issu de la production animale sont acceptés.

      Les produits labellisés doivent contenir au minimum 95% d'ingrédients d'origine naturelle, naturels ou issus de l'agriculture biologique et un maximum de 5% d'ingrédients de synthèse autorisés selon une liste très restrictive. Ils ne contiennent ni parfums, ni colorants de synthèse et excluent totalement les conservateurs de synthèse comme les parabens ou le phénoxyéthanol. Aucun ingrédient issu de l’industrie du pétrole (paraffine, silicone, PEG), n’est autorisé. Les procédés de fabrication sont non polluants et même les emballages doivent être irréprochables : biodégradables, recyclables et minimalistes.
Afficher Masquer

Ce que vous pouvez faire

  • Réduire la transpiration
Hygiène
Le B.A.BA est de se laver soigneusement aux endroits confinés (aisselles, pubis, plantes des pieds...) pour éliminer simplement les matières qui risquent de macérer.

Buvez, éliminez !
Le slogan d’une célèbre marque d’eau en bouteille a le mérite d’être parfaitement cohérent. Boire plus d’eau permet de diluer sa sueur. Une transpiration plus abondante réduit naturellement les fortes odeurs. C’est bête comme chou mais beaucoup de personnes ne boivent pas assez. De l’eau s’entend.

Réhabilitons le poil !
Mesdames et demoiselles, pour limiter la transpiration, évitez d’être une maniaque de l’épilation. Le poil est votre meilleur allié dans votre juste combat contre les mauvaises odeurs. C’est même le fantassin de la bataille. Il est aux premières loges, le valeureux.
Ne pas avoir de poils sous les aisselles augmente en effet la transpiration. Explication : l’air circule peu sous les bras, ce qui a pour principal inconvénient d’échauffer cette partie du corps, ce qui provoque la transpiration dont le but est de réguler au mieux la température du corps. En l’espèce, de le refroidir. Les poils absorbent la transpiration et lui permettent de s'évaporer progressivement réduisant ainsi la chaleur des aisselles. La transpiration est alors plus modérée. CQFD.
Sans se laisser pousser des guirlandes de poils sous les bras et sans totalement épiler ou raser ses poils, on peut opter pour une petite coupe aux ciseaux et s’accorder quelques millimètres aux aisselles. Signalons à tout hasard l’appel au troisième été sans épilation du groupe Ecologie libidinale, qui voit en l’épilation un acte totalitaire et aliénant pour la femme. Sans aller jusque-là, leur combat vaut bien une petite réflexion. C’est vrai après tout, ne pas s’épiler remet-il en cause la féminité ?

Pour les détenteurs d’un système pileux intrusif, opter pour une épilation en institut plutôt que pour le rasoir.
Cela étant, il n’existe pas dix solutions pour éviter de fouetter comme un fennec, mais deux : transpirer moins ou camoufler plus. Une fois qu’on a posé les bases du transpirer moins (voir plus haut), concentrons-nous sur le camoufler plus (voir plus bas).


  • Bien choisir le camouflage qui vous convient
Dans l’arsenal de la guerre contre les mauvaises odeurs, il en existe pour tous les goûts: camouflage (parfum), arme de destruction massive sous la forme de bactéricides (alcool), absorbant (talc, poudre de plantes, …), anti-transpirant (sels d’aluminium).

   Pensez santé des humains…
Chaque année, les hommes et les femmes peuvent absorber jusqu’à 2 kilos de produits chimiques à cause de l’utilisation d’articles de toilette et cosmétiques. Ainsi, pour quelques années à dissimuler une odeur axillaire à l’aide d’un déodorant/anti-perspirant au chlorhydrate d’aluminium (les fameux sels d’aluminium, jugés dangereux), une femme pourrait déclarer un cancer du sein. Autant réduire l’apport de produits chimiques de synthèse.

…des animaux
Cela ne mange pas de pain de préciser que l’on peut choisir en toute conscience des produits cosmétiques ne pratiquant pas de tests sur les animaux. Même si l’on ne va pas vers le tout bio, ce critère de choix est déjà un bon début car cette cruauté n’est pas nécessaire quand les substances utilisées sont inoffensives (minérales, végétales).

    …et de la planète
Méfiance vis-à-vis des produits vantant des qualités naturelles qu’ils n’ont pas toujours. Souvenons-nous aussi que le naturel n’est pas synonyme de biologique. Or, tout produit végétal cultivé de manière intensive participe aux problèmes écologiques causés par l'agriculture.


  • Les alternatives
Du temps des pharaons, on se frictionnait avec des onguents à l'encens. Les Romains, eux, portaient sous les bras des sachets d'aromates ou des flocons d'avoine bouillis. Depuis, les produits ont quelque peu évolué. Voici un petit tour d’horizon des méthodes les plus efficaces pour repousser les odeurs corporelles.

Le bicarbonate de soude
On peut utiliser du bicarbonate de soude, que l'on appelle petite vache au Québec, qu'on saupoudre sous les bras, après s'être bien lavé.

Le talc
Absorbant naturel, le talc est une roche. Bon marché, efficace, agréable et sans risque allergique, il a ses habitués. Essayez simplement sur les pieds, après la douche, sur votre peau juste séchée. Vous pouvez aussi essayer sur l'aine et les aisselles. Facile à trouver dans les rayons "bébé" des supermarchés ou en pharmacie - préférez les modèles non parfumés. En France, le talc est extrait pour une part importante des mines de Luzenac.

Les plantes
Quelques plantes que l'on retrouve dans les recettes de déodorants, sous forme séchée ou sous forme d'huile essentielle : la sauge et l'hamamélis par son action astringente régulent la transpiration, la lavande est antibactérienne, …

La poudre de plantes
A saupoudrer comme le talc, tout en alternant les différentes plantes : poudre de prêle, de sauge, d'agaric, de lavande, …

  La pierre d’Alun
Faites d’une pierre deux coups ( !) en utilisant la pierre de cristal, aussi appelée pierre d'alun. Après avoir été légèrement humidifié, ce minéral (sulfate double d’aluminium et de potassium) applique une fine pellicule saline sur le derme qui aide à resserrer les pores sans empêcher le processus de transpiration. Garanti 100% naturel et super économique car la pierre peut durer jusqu’à trois ans… ! Le bâton de cristal coûte environ 10 euros. Imbattable. Discret, il ne laisse aucune trace sur les vêtements. Mais attention, la pierre n'a pas d'odeur... Si le parfum vous manque, vous pouvez l’humidifier avec une huile essentielle ou une eau florale.
Avantage non négligeable, la pierre d'alun est également hémostatique, elle stoppe les petits saignements des coupures ou éraflures liées au rasage.
Attention : On peut trouver deux pierres d'alun : l'une naturelle, extraite de mines, l'autre synthétique fabriquée par l'industrie chimique. Il faut repérer sur l'étiquette la présence d'ammonium ou le terme "Ammonium Alun" pour distinguer une pierre synthétique. Le terme "Potassium Alun" caractérise une pierre naturelle.

  •             Fabriquer vous-même votre camouflage
Pour les plus valeureux, pourquoi ne pas tenter l’aventure du home-made ? En matière de cosmétique, on hésite souvent à fabriquer son onguent, pourtant les recettes sont encore plus fastoches que celles figurant dans le petit manuel de l’apprenti chimiste.
Pour obtenir 100 ml de déodorant liquide, il faut 75 ml d'eau de rose ou d'hamamélis, réputées pour leurs qualités astringentes, 25 ml de vinaigre et quelques gouttes d'huiles essentielles (10 au maximum). A choisir selon le but recherché (priorité au parfum ou aux qualités bactéricides) : citronnée, lavande, …

  • Petit marché bio
On entend souvent « Les déos bio, c’est nul, ça ne marche pas. » Foutaises ! Chaque corps a son propre rythme de régulation. Pour les uns, la pierre d’Alun est un fiasco total, pour les autres, les huiles essentielles ne tiennent pas la route. Il faut en tester plusieurs avant de trouver celui qui convient et qui marche.

            Quelques modèles labellisés Cosmébio  

Deophyt’s
, déodorant dermoprotecteur haute tolérance. Sans paraben, sans aluminium, il respecte la peau et aide à prévenir toute irritation, même des peaux les plus sensibles. Il contient des huiles essentielles de Lavandin*, Citron*, d'Orange amère.

BcomBIO. Ce déodorant sans sels d’aluminium, à base de poudre d’alun, sans parfum et sans alcool laisse respirer la peau et neutralise efficacement les odeurs grâce à l’huile essentielle de Myrte citronnée anti-bactérienne.

Centella. Sans alcool, ni sel d'aluminium, il est discrètement parfumé aux huiles essentielles d’Ylang, de menthe, de sauge, … un festival.

Gamarde. Celui-ci est à base d’eau thermale de Gamarde les Bains qui procure confort, bien-être et douceur aux peaux réactives, sèches ou sensibles.

Coslys. Garanti sans chlorydrate d'aluminium, responsable d'irritations cutanées, ce produit est enrichi en huile d'amande douce bio pour protéger la peau. La fonction anti-bactérienne est obtenue avec les huiles essentielles bio 100% pures d’arbre à thé, d'eucalyptus et de sauge. La bonne idée : il est rechargeable.

Centifolia. Sans parfum ajouté, les déos de cette marque ne contiennent pas d’alcool ni d’aluminium. Composés d’antibactériens, ils sont proposés sur une base d’hydrolat de rose pour la version féminine et sur de l’hydrolat de Lavande/lavandin pour la version masculine.

Sanoflore. Sans chlorhydrate d'aluminium, le déodorant bille bio Sanoflore contient de l’huile essentielle de sauge. Les huiles essentielles de mandarine verte et de citron, purifiantes, vont avoir une action antiseptique. L'aloe vera apaise et adoucit les peaux sensibles en créant un film protecteur cicatrisant.

Guayapi Tropical. Le déodorant a un effet « tampon » contre les sécrétions, grâce à l’argile. Il retarde le développement des bactéries, anaérobies grâce à des huiles essentielles sous forme d’hydrolat : la sauge et la menthe. Il est aussi composé d’un encens amazonien dont le nom populaire est « Kandéa » (Protium heptaphyllum). Il se compose de Zingiber (racine provenant du Sri Lanka), de genièvre, d’huiles essentielles de chèvrefeuille, d’algues, de menthe douce. Une merveille d’exotisme et d’efficacité.

Laboratoire Jacques Paltz. Le geste douceur et l’efficacité sans alcool, sans parabène, sans sel d’aluminium ni gaz propulseur. Une protection efficace pendant 24 heures (prouvée cliniquement) grâce à l’alliance d’actifs naturels et d’huiles essentielles de menthe poivrée bio, de pin sylvestre, de sauge…

Snö Bioflowers. Celui-ci est à base d’eau florale de Sauge et enrichi à l’eau florale d’Hamamélis. Il régule la transpiration sans bloquer le processus naturel.

Weleda. Vendus en pharmacie, ces déodorants d’une marque leader de la cosmétique bio depuis 80 ans bénéficient de la garantie du label allemand « cosmétiques naturels contrôlés » du BDIH. A la sauge, au citrus ou à la rose, ils ne contiennent que de l’alcool, de l’eau et de l’huile essentielle – et leur formule naturelle sans antiperspirants (tels que certains sels d’aluminium) préserve les fonctions d’élimination de la peau.
envoyer l'article : Déodorant