Ce site est réalisé avec le soutien financier de l'ADEME et de Camif Les pages jaunes Camif Fleury Michon ADEME - Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie MONOPRIX Prodimarques
Partenaires Medias
e-RSE.net La Revue Durable Néo Planète Green Attitude Restauration 21 Le marché citoyen Décisions Durables
Une initiative de
Graines de Changement - agence d’information positive sur le développement durable
Avec la participation de
Utopies © - Agence qui se donne pour charge de promouvoir la responsabilité sociale auprès des entreprises et le développement durable.
Banques

BANQUES

Du choix de la banque aux produits financiers dans lesquels vous placez votre épargne, en passant par les éco-prêts pour la rénovation écologique de votre logement, les factures électroniques et même le ticket des distributeurs automatiques de billets, voici de quoi faire travailler votre argent... à changer le monde !

Votre banque est-elle bonne pour l'environnement ? Et votre argent ? On pense souvent que les banques ont peu d'impacts sur l'environnement, en tant que sociétés de services. Ou que leur impact se résume à leur consommation directe d'énergie, de papier, d'encre et de matériel de bureau. Et pourtant… C'est oublier que l'argent des banques (et donc en partie le vôtre) sert indirectement à financer des projets qui ont eux des impacts directs sur l'environnement et la santé : infrastructures pétrolières, industries chimiques, autoroutes, etc. Votre banque a donc une véritable influence, à travers la manière dont elle place l’argent, à travers les entreprises qu’elle finance et les conditions qu’elle impose lorsqu’elle accorde un prêt à un projet industriel. A un niveau plus local et quotidien, votre banque peut aussi agir en vous proposant, à des taux intéressants, des produits de placement et des prêts permettant de financer des projets à vocation écologique et solidaire : entre l'épargne solidaire, l'Investissement Socialement Responsable (ISR) et les prêts "verts" pour faire des travaux ou consommer écologique, le choix ne manque plus.

Afficher Masquer

Le saviez-vous ?


  • En 2004, les banques installées en France géraient 4389 milliards d'euros, soit plus de 3 fois le PIB français, et leurs prêts cumulés représentaient les ¾ de ce PIB.
  • Les trois principales banques françaises interviennent toutes dans plus de 60 pays et leurs activités à l’étranger sont souvent liées à l’extraction d’énergies fossiles : les financements consacrés aux énergies renouvelables sont en moyenne dix fois inférieurs aux financements pour les énergies non soutenables.
  • Les émissions indirectes de CO2 des banques françaises, via leurs activités de financement et d’investissement, sont plus de 3 fois supérieures aux émissions totales de la France en 2004.
  • Les banques ont aussi des impacts directs sur l'environnement par leur gigantesque parc immobilier et par les transports de personnes et de marchandises qu’elles génèrent.
  • Les investissements des banques se font sur la base de critères financiers (rentabilité et risques), rarement sur des critères écologiques et humains. Exemple : l'oléoduc Baku-Tbilissi-Ceyhan (1770 km) achemine depuis 2006 un million de barils de pétrole par jour de l’Azerbaïdjan à la Turquie. Les problèmes s'accumulent : pollution de l'eau, violation des droits humains, etc. Les 3,6 milliards de dollars nécessaires ont été apportés notamment par la Société Générale, BNP Paribas, le Crédit Agricole, Dexia et Natexis-Banques populaires.
  • Pour respecter les objectifs que la France s’est fixée en matière de réduction d'émissions de CO2, 5 à 7 milliards d’euros par an doivent être investis dans des travaux d’économies d’énergie pour le seul secteur résidentiel et tertiaire. Les subventions publiques ne suffiront pas : les banques ont donc un rôle crucial à jouer en apportant des fonds.
  • L'investissement Socialement Responsable (ISR), qui prend en compte des critères sociaux et environnementaux dans le choix des projets et entreprises financés, ne représente encore que moins d’1% des investissements des Français.
  • Les placements solidaires, qui financent des projets d'insertion économique, ont atteint en 2007 1,685 milliard d'euros  (hausse de 33% par rapport à 2006) pour 272 000 souscripteurs avec une progression de 36 % par rapport à 2005, même si seuls 6 % des Français y ont déjà souscrit.
  • Les ONG ont reçu à hauteur de 5,1 millions d'euros de dons, soit une progression de 40% par rapport à 2006. Ces dons bénéficient à plus d'une cinquantaine d'ONG françaises.
Afficher Masquer

Les trucs verts à connaître



1.    LES BANQUES LES PLUS RESPONSABLES

Une banque responsable c'est : une banque qui réduit l'impact direct de son fonctionnement (consommations d'énergie, de papier, transports, bâtiments, etc), qui n'investit pas dans des projets avec des conséquences néfastes sur l'environnement ou la société, qui propose des prêts dédiés aux investissements pour faire des économies d’énergie (énergie renouvelable ou isolation dans le bâtiment par exemple) ou acheter des produits écologiques, voire qui offre des produits permettant de financer des projets sociaux ou environnementaux innovants. Si ces pratiques restent encore très peu répandues, certaines banques se distinguent nettement :
•    La Nef, société financière coopérative, octroie 100% de ses financements pour des projets écologiques, sociaux ou culturels.
•    Le Crédit Coopératif est pionnier sur les prêts et épargnes à vocation sociale et solidaire.
•    La Banque Populaire est pionnière sur les prêts en faveur de l'habitat écologique.
Pour savoir ce que fait votre banque et comparer, pensez à consulter les guides suivants :
➢    Le guide "Environnement : Comment choisir ma banque ?" (2008-2009) publié par les Amis de la Terre avec la CLCV.
➢    Les rapports des Amis de la Terre : "Banques françaises : épargnez le climat !"  sur les politiques environnementales des banques (2005), et "Banques françaises : banques fossiles", sur les impacts des banques sur le climat et le secteur énergétique (2007).

2.    LES PRÊTS BANCAIRES DÉDIÉS AUX ÉCONOMIES D'ÉNERGIE

La plupart des banques proposent désormais des prêts pour financer des travaux de réhabilitation thermique (isolation, achat d'équipements performants sur le plan énergétique ou utilisant les énergies renouvelables, etc), l'achat d'un véhicule moins polluant, ou la construction de logements efficaces énergétiquement. Ces prêts sont des prêts de type classique (prêts personnel, à la consommation ou immobilier). Beaucoup sont financés par le Livret de Développement Durable (LDD), ou par des livrets qui fonctionnent de la même manière, comme le Codevair du Groupe Banque Populaire, qui finance les prêts PREVair. Le Crédit Coopératif propose également un prêt éco-habitat : sur la base technique du projet présenté par le client, le Crédit Coopératif donne une note écologique. Plus cette note est élevée, plus le taux du prêt éco-habitat baisse.

Certains crédits ont des exigences environnementales strictes et sont novateurs dans leurs mécanismes, comme les prêts de la Nef, qui alignent la durée du prêt sur la durée de retour sur investissement du matériel financé, et minorent le taux d'intérêt en fonction de l’intérêt écologique du projet.

3.    LES PLACEMENTS SOLIDAIRES : C'EST QUOI ?

Ces placements, qui regroupent des produits bancaires aussi variés que des Sicav, des Fonds Communs de Placement, des livrets d'épargne bancaires ou encore des actions non cotées, donnent du sens au placement financier. Ils soutiennent des projets rencontrant des difficultés pour trouver des financements dans les circuits classiques : logements sociaux, énergies renouvelables, etc. Il faut distinguer deux mécanismes :
•    Les produits de partage, pour lequel une partie des intérêts ou des bénéfices est reversée à une association d’intérêt général ;
•    Les produits d'investissement solidaire, pour lesquels une partie du placement est investi dans une entreprise ou un projet exclu des circuits financiers habituels.

Un produit solidaire peut combiner plusieurs mécanismes et produits. Beaucoup ouvrent à des réductions d'impôts intéressantes. Aujourd'hui les banques rivalisent d'invention pour vous permettre d'investir votre argent de manière éthique et non plus d'une manière uniquement spéculative quelles qu'en soient les conséquences. L'argent retrouve ici sa fonction première d'échange. Pour bien comprendre les différents mécanismes solidaires : www.epargne-en-conscience.fr

4.    LES PLACEMENTS SOLIDAIRES : COMMENT LES CHOISIR ?

La plupart des produits dits solidaires se contentent du minimum légal : seuls 5 à 10 % du montant sont investis de manière solidaire. Aussi, pour choisir les produits les plus solidaires, en fonction de votre niveau d'engagement, et pour accéder aux meilleurs placements, l'association Finansol a créé le label du même nom, qui est attribué et contrôlé par un Comité indépendant de personnalités de la société civile. Fondé en 1995 par des institutions financières solidaires et des établissements financiers engagés dans une démarche de solidarité, Finansol est le seul collectif en France qui représente le secteur dont il réunit aujourd'hui la plupart des acteurs. Sa mission : renforcer le secteur de la finance solidaire, le faire connaître auprès des pouvoirs publics et en développer la pratique.
L'association Finansol publie chaque année le Baromètre de la finance solidaire en partenariat avec le journal La Croix. Un quizz est également disponible en ligne pour savoir quel placement d'épargne solidaire vous correspond le mieux.


5.    LES PLACEMENTS SOLIDAIRES : LES PRODUITS DE PARTAGE


Ces comptes ou livret d'épargne permettent deux choses : l'argent récolté permet de financer par des prêts des projets associatifs ou professionnels respectueux de l'environnement et/ou de partager tout ou partie des intérêts avec une association partenaire de la banque. Tous ont des avantages fiscaux intéressants. Parmi les produits les plus performants :
•    Livret Nef, qui permet de choisir l’orientation de son épargne parmi le secteur écologique, social ou culturel mais aussi de faire don de tout ou partie de ses intérêts sur épargne à une association partenaire (Amnesty International, Bio Consom’acteurs, Réseau Cocagne, etc). Par souci de transparence, la Nef publie chaque année depuis sa création la liste de l’ensemble des prêts octroyés. Les projets les plus récents sont visibles en ligne sur cette carte.
•    Livret Agir du Crédit Coopératif, pour soutenir Terre et Humanisme, France Nature Environnement, Action contre la Faim, Handicap International, etc. Et aussi la Carte Bleue Visa Agir, pour laquelle un don est versé à l’association de votre choix à chaque retrait (en moyenne 6 centimes d’euros), sans que cela ne vous coûte rien.
•    Livret Développement Durable (LDD) du Crédit Coopératif, permet de soutenir des actions concrètes en faveur de l’emploi tout en se constituant une épargne de sécurité. Les sommes déposées sur ce livret financent en effet des petites et moyennes entreprises qui contribuent à la création et au maintien de l’emploi en France. En prenant l’option partage de ce livret (appelée Codesol), 50%, 75% ou 100% des intérêts annuels sont reversés à l’une des associations partenaires.
A noter que toutes les banques proposent désormais le LDD dans leurs produits d’épargne.
•    CODEvair du groupe Banque Populaire, un livret d’épargne solidaire qui participe au financement de prêts immobiliers écologiques via le programme PREVair (prêts pour vos investissements en matière d'énergies renouvelables).

6.    LES PLACEMENTS SOLIDAIRES : LES INVESTISSEMENTS SOLIDAIRES

Ces produits permettent d'investir dans des entreprises du secteur des énergies renouvelables, des produits biologiques, du commerce équitable, des associations du secteur social et écologique, etc. Les plus originaux et engagés :
•    Actions dans le capital risque de Garrigue : en devenant actionnaire de Garrigue, vous permettez à cette société coopérative de capital risque d'investir (prise de participations de 5 à 30 %) dans des entreprises plaçant l’humain et l’environnement au cœur de leurs préoccupations. Le montant minimum de l’action est de 65 euros. En 2015, Garrigue a financé et accompagné 14 structures à forte utilité sociale et environnementale, permettant la création ou le maintien de plus de 400 emplois.
•    Les clubs Cigales : ces Clubs d'Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l'Epargne Solidaire sont en eux-mêmes des produits d'épargne solidaire, constitués par l'apport régulier de sommes par les "cigaliers" qui sont versées en totalité à des sociétés ou associations du secteur social et écologique. Le rendement est variable selon les clubs et les choix d'investissement. Réductions d'impôts ou déduction des pertes en capital. Chaque club finance 1 à 3 entreprises par an, contribuant à la création ou au maintien d'emplois.

7.    LES FONDS ÉTHIQUES

On parle d'Investissement Socialement Responsable lorsque le choix d'un fonds de placement financier repose sur des critères de performance sociale et environnementale des entreprises, sans occulter la performance financière. Certains fonds excluent totalement les secteurs de l'armement, du tabac, de l'alcool, etc. Pour choisir les entreprises, les gestionnaires de ces fonds font appels à des agences de notation spécialisées (Vigéo ou Innovest par exemple). Mais restez attentif, car l'émergence de fonds créés par les banques dans un but uniquement marketing peut rendre difficile le choix. Pour vous permettre de bien choisir, le site Novethic évalue les caractéristiques de chaque fonds et vous donne accès à toutes les informations financières utiles.

Parmi les meilleurs :
•    Fonds Global Innovators – société de gestion UBS : ce fonds est constitué de titres émis par des entreprises internationales "innovatrices" en matière de développement durable, appartenant à des secteurs comme l'électricité géothermique, le dessalage de l'eau de mer, les produits issus de l'agriculture biologique, etc. Car ce fonds vise à relever plusieurs défis du 21e siècle comme la pénurie d'énergie, la raréfaction de l'eau et la dégradation de l'environnement. Les thèmes de placement sont : énergies renouvelables, mobilité, eau et alimentation, et santé.
•    La Sicav Sustainable EMU de la banque Dexia : portefeuille d'actions émises par des entreprises choisies selon les critères du développement durable : qualité de la gestion des ressources humaines, respect de l'environnement, qualité de la relation avec les clients et les fournisseurs, degré de développement de la gouvernance d'entreprise, engagement sociétal de l'entreprise. Sont exclus : armement, tabac, alcool, jeux de hasard, énergie nucléaire, pornographie, tests sur les animaux, OGM, et activités sous régimes totalitaires.
•    Living Planet Fund Equity (WWF) : Ce fonds, géré par la banque Sarasin (banque dépositaire : UBS), est constitué d'investissements dans des sociétés à l'approche proactive des questions environnementales et sociales. Les entreprises sont évaluées, en plus des critères financiers traditionnels, selon quatre sets d'indicateurs strictes : politique environnementale, processus de production, indicateurs sociaux et respect de normes certifiées (ISO, FSC) ainsi que d'exclusions (armement, ingénierie génétique).
• La filiale de gestion d'actifs du groupe Crédit Coopératif, Ecofi Investissements, propose une large gamme d'OPCVM éthiques et solidaires qui lui permet de jouer un rôle actif et innovant dans quatre domaines: les fonds socialement responsables (ISR), les fonds sectoriels de développement durable, les fonds solidaires et les fonds de partage. Six fonds d'Ecofi Investissements ont reçus le label ISR de Novethic. Plus d'informations ici.

Si vous préférez investir directement dans des actions, choisissez des entreprises figurant parmi les plus responsables de leur secteur (voir par exemple le classement utilisé par le Dow Jones) et dans tous les cas, tentez de vous investir vraiment : intéressez-vous aux pratiques de l’entreprise, assistez à l’assemblée générale des actionnaires, écrivez au responsable des relations avec les actionnaires pour faire entendre votre voix, …

8.    MES FACTURES PAR INTERNET

Désormais, beaucoup de services (banque, téléphone, etc) vous proposent de recevoir factures et relevés de compte via votre boîte e-mail. Alors oui, c'est moins de papier, moins d'encre, et moins de frais d'envoi. Trois bémols néanmoins :
-    Ceci n'a pas forcément d'effets sur le montant même de votre facture : les économies ne sont pas répercutées sur le client ;
-    Pour les professions libérales, les commerçants, etc : la facture papier reste encore obligatoire pour leur comptabilité, donc il faudra l'imprimer.
-    Attention à ce que votre adresse mail ne devienne pas un réceptacle d'offres commerciales. Pensez à poser les limites dès le départ (refus de toute publicité par mail ou par courrier), à créer une adresse spéciale pour vos factures.

9.    LES ÉCONOMIES DE PAPIER SUR LA GESTION COURANTE DU COMPTE

D’après des études américaines, les reçus des distributeurs automatiques de billets représentent des quantités considérables de papier… immédiatement jetés après impression. Pensez à ne pas le demander si vous n’en avez pas besoin.
Préférez les virements automatiques aux chèques à chaque fois que cela est possible, lorsque vous devez payer quelqu’un ou lorsque vous recevez de l’argent (en plus, vous serez payé plus vite et cela économisera aussi les transports nécessaires pour passer à la banque).

10.   LA CARTE BANCAIRE

D’abord, signalons que certaines banques (rares !) poussent la démarche jusqu’à considérer le plastique dans lequel est fait la carte : ainsi, The Cooperative Bank, pionnière sur le marché britannique, a été la première à développer, dès la fin des années 90, une carte de crédit fabriquée, non plus à base de PVC, mais dans un bioplastique dérivé de la fermentation du sucre et non de la pétrochimie (à l’époque, le coût de ce plastique était à peu près dix fois celui du PVC, ce qui explique peut-être que cette bonne pratique ne se soit pas répandue…).
Sinon, la grande nouveauté sur les cartes bancaires est l’arrivée en France, avec une nouvelle réglementation début 2008, des cartes affinitaires dont le principe est le suivant : vous choisissez, en même temps que votre carte bancaire, une association qui vous est chère et dont le logo figure d’ailleurs souvent sur la carte, puis à chaque dépense, la banque verse, de manière indolore pour vous mais en votre nom, une petite somme prédéterminée à l’association en question. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, certaines banques qui pratiquent la chose depuis longtemps, comme The Cooperative Bank en Angleterre ou CitizensBank au Canada, ont donné beaucoup d’argent aux causes choisies par leurs clients.
En France, le Crédit Coopératif a été pionnier dans le lancement de ce genre de cartes, avec sa Carte Agir : à chaque retrait dans un DAB, la banque verse 0,06€ à l'association choisie par son client. Depuis février 2010, l'option "Solidaires Ensemble" permet également au porteur de carte de faire un don sur mesure, qui vient s'ajouter à celui déjà versé par le Crédit Coopératif.
En 2015, cette carte a permis le versement de plus de 500 000 € à 20 associations partenaires. Autrement dit: tous les avantages d'une carte bleue classique, la solidarité en plus.
Afficher Masquer

La question qui tue !

QUE FERA-T-ON SI L'ARGENT PERD TOUTE SA VALEUR ?

Scénario catastrophe ? Pas si sûr. L'Argentine a connu une crise financière et monétaire majeure entre 1998 et 2001 avec la dévaluation de sa monnaie, alors que son économie était florissante. En réalité, l'argent perd souvent sa valeur d'échange pour devenir principalement un outil de spéculation, ce qui rend sa valeur très dépendante des fluctuations financières internationales. D'ailleurs, même lorsqu'il est investi de manière solidaire, l'argent reste pour beaucoup un outil de spéculation, l'épargnant ayant comme objectif de tirer un revenu de son placement.

Alors, comme cela n'arrive pas qu'aux autres, il est possible d’anticiper en prenant l'habitude d'avoir recours à ce qui fonctionne indépendamment des marchés financiers :

-    Les SEL (Systèmes d'échange local) : ce sont des groupes et réseaux de personnes, a but non lucratif, qui pratiquent l'échange multilatéral de biens, de services et de savoirs. C'est donc un système de troc très organisé, qui a vu le jour dans les années 80 dans les régions et les villes du monde touchées par la crise (Grande Bretagne, Canada, Pays Bas, etc) pour venir en France en 1994. Il est une réponse idéale à certains maux de nos sociétés modernes : chômage, inégalités des chances, individualisme, isolement, savoir-faire sans valeur monétaire mais à haute valeur culturelle, sociale et solidaire, etc. Les échanges sont valorisés en monnaie fictive ou en temps selon le SEL. Pour en savoir plus et localiser les SEL : www.selidaire.org. Et aussi : www.sel-selistes-internautes.fr.
-    La monnaie SOL : née en 2006 grâce au soutien du projet européen EQUAL (Fonds social européen), elle a été inventée pour aider au développement d'une économie fondée sur des valeurs écologiques, humaines et sociales. Le principe : pour tout achat dans une société partenaire, vous recevez des Sol sur votre carte, réutilisables ailleurs pour régler une partie de vos achats (c'est le Sol coopération). On peut aussi échanger du temps (c'est le Sol engagement). Cette monnaie est fondante pour éviter la spéculation : non utilisée, elle perd de sa valeur et va sur un compte pour financer des projets solidaires.
Afficher Masquer

Où trouver ça ?

Le marché citoyen : trouvez les commerçants bio, équitables ou solidaires à côté de chez vous !

======> LES BANQUES RESPONSABLES A COTE DE CHEZ VOUS

Le guide pratique d'Alternatives Economiques sur les Placements Ethiques et Solidaires, sept 2008, en kiosque.
envoyer l'article : Banques