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Maquillage

MAQUILLAGE

Du khôl pour entourer l’œil, du henné pour teinter les ongles… Les filles de l’époque de Cléopâtre et de Néfertiti se contentaient de quelques ingrédients pour se peinturlurer la peau.

Les chercheurs de l’industrie cosmétique ont depuis fait des miracles. Les palettes de maquillage d’aujourd’hui reprennent toutes les nuances de la création et il existe plus de couleurs différentes de rouge à lèvres que n’ont jamais osé en rêver les reines égyptiennes. Le hic, c’est que les produits de maquillage sont des cosmétiques comme les autres. Ils ont emprunté les mêmes travers que la cosmétique conventionnelle. Et ils ont en prime leurs défauts à eux. Mais ouf ! Une poignée de marques bio se décarcassent pour proposer aux coquettes des couleurs aussi saines que jolies, pour leur beaux yeux sensibles.

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Le saviez-vous ?

  • Les cosmétiques pesaient 6,5 milliards d’euros fin 2008, dont 9% pour le maquillage (selon une étude du cabinet Precepta, citée dans les Echos en mars 2009). Le plus gros de la production française, ce sont les rouges à lèvres (36% des ventes de maquillage) et le maquillage pour les yeux (28%) (Données publiées par le www.journaldunet.com, à partir de statistiques du Sessi, Le service des études et statistiques industrielles, rattaché au Ministère de l’Industrie).
  • Votre tube de fond de teint appartient à la grande famille des cosmétiques, tout comme le reste de votre trousse à maquillage. Il est susceptible de contenir les mêmes substances gênantes que ses grandes sœurs les crèmes de jour ou que ses cousins les laits pour le corps.  Dans un numéro d’avril 2006, le mensuel Que Choisir évoquait la présence d’émulsifiants et de conservateurs douteux, de substances allergènes ou cancérigènes (C. Sokolsky et G. Landry, « Maquillage et démaquillage, belle et avertie »).
  • Bien sûr on y trouve des conservateurs de synthèse, comme le célèbre paraben. On l’a un temps accusé de provoquer le cancer du sein, une affirmation qui a provoqué une longue polémique, majoritairement démentie. Aujourd’hui, certains experts lui reprochent tout de même d’être un perturbateur endocrinien. Et le paraben, comme le phénoxyéthanol, un autre conservateur chimique, est interdit dans les cahiers des charges de la cosmétique bio.
  • Pas de maquillage sans couleurs. Les mascaras contiennent entre 5 et 8% de pigments, les rouges à lèvre 10% et les fards à paupière 30%. Dans ce domaine, la synthèse fait des miracles. Grâce aux colorants azoïques, on peut se peindre les paupières en arc-en-ciel. Mais ils sont aussi susceptibles de nous irriter le coin des yeux. En tous cas, ils rendent les experts susceptibles : « Des études montrent que 25 des colorants utilisés en Europe peuvent franchir la peau, endommager le foie et dissocier l’aniline, affirme la papesse de la cosmétique bio Rita Stiens (La vérité sur les cosmétiques, Leduc.s Editions). […] Certains colorants azoïques sont soupçonnés d’être cancérigènes. Il est prouvé qu’ils peuvent déclencher des allergies surtout chez les personnes présentant une sensibilité extrême à l’aspirine (acide acétylsalicylique). » 
  • Pour faire une crème, il faut de l’huile (mélangée à de l’eau). Si l’huile est végétale, c’est bien. Si elle est minérale, on aime moins. Mais comme les huiles minérales, issues de la pétrochimie, coûtent bien moins cher, on les retrouve par exemple dans quantité de fonds de teint. Dommage, car la paraffine (la plus courante des huiles minérales) bouche les pores de la peau, ne la laisse pas respirer et favorise l’apparition de boutons d’acné. Un comble pour une crème supposée masquer les imperfections du teint.
  • Les rouges à lèvres aussi sont souvent chargés de paraffinum liquidum (C’est comme ça qu’on appelle la paraffine en code INCI, le langage obligatoire et commun à toute l’Europe dans les listes d’ingrédients figurant sur les emballages). Or une femme qui ne sort pas sans son tube de rouge peut en avaler plusieurs kilos au cours de sa vie… Tout comme, elle ingurgitera une bonne quantité de BHT et BHA, des antioxydants toxiques pour le système digestif.
  • Pour faire un vernis à ongle, il faut un solvant. Le plus courant d’entre eux, se prénomme toluène. Ses effluves sont accusés d’altérer le système nerveux et le cerveau.
    Cela coupe l’envie de prendre la pause du penseur, les doigts sous le nez, quand on a les ongles peinturlurés. D’autant que beaucoup de vernis contiennent aussi du formaldéhyde, allergisant, cancérogène, qu’on n’a pas envie d’inhaler non plus.
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Bonnes nouvelles

  • Sur le marché du maquillage bio, on trouvait il y a quelques années à peine quelques fards aux couleurs démodées. Aujourd’hui, une demi douzaine de marques ont mis le paquet et leurs laboratoires ont fait des progrès fulgurants. Bien sûr, pas de quoi rivaliser avec le maquillage conventionnel, car la chimie offre beaucoup plus de couleurs que le naturel. Mais les gammes bio sont aujourd’hui largement suffisantes pour se faire plaisir.
  • Exit les colorants azoïques. Ils sont remplacés par des pigments végétaux et minéraux : des oxydes de fer, de l’indigo pour le bleu, de l’hématite rouge terre, du bois de curcuma pour les jaunes, du bois de châtaigner pour les beiges. Les micas font briller les couleurs. Pour diluer, fixer les pigments, donner des consistances crémeuses aux fards, les huiles végétales sont omniprésentes : jojoba, amande douce, beurre de karité. Côté poudre, on trouve du talc, de l’amidon de maïs, du kaolin (une argile blanche), des protéines de soie… Les huiles essentielles participent parfois à la conservation, tout comme la vitamine E (un antioxydant naturel).
  • Couleur Caramel est une petite société française qui a fait beaucoup pour la révolution bio du maquillage. Elle est née en 2003, avec une gamme où le naturel était très présent. Peu à peu les labos de Couleur Caramel ont évacué les ingrédients suspects, ajouté du bio et aujourd’hui l’ensemble de son catalogue est certifié par Cosmebio, à l’exception des vernis. Beau travail ! D’autant que sa gamme de fards à paupières dépasse la centaine de teintes différentes. Et que cette démarche de qualité et création s’accompagne d’une belle éthique : les emballages sont en papier recyclé rechargeables, le beurre de karité et l’huile de jojoba sont issus du commerce équitable, etc.  En 2006, Couleur Caramel a vu naître une société jumelle, Elysambre qui diffuse des produits similaires dans les pharmacies, les Spas, dans des écrins en métal brossé rechargeables.
    www.naturecos.fr
  • Dans le monde du bio, on trouve aussi des couleurs très actuelles chez les Australiens Nvey Eco (www.ibresens.fr), chez les allemands Dr Hauschka (www.drhauschka.fr), Lavera, Logona, Sante (qui portent tous les quatre le label BDIH) et quelques fards ou rouges à lèvres notamment chez la marque provençale Terre d’Oc (www.terredoc.com).
  • Les marques conventionnelles adoptent de plus en plus le minéral. Tendance naturelle oblige, plusieurs d’entre elles ont récemment créé des gammes dépourvues de colorants azoïques. Les poudres américaines de Bare Minerals ont débarqué avec succès chez Sephora fin 2006. Puis L’Oréal s’y est mis avec une gamme pour le teint, et aussi Gemey, Maybelline, The Body Shop...
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Ce que vous pouvez faire

  • Découvrir les marques bio, bien sûr, et aussi les produits traditionnels, comme le khôl (à base minérale), ou le kajal. La société allemande Lakshmi propose une sublime gamme de ce cosmétique connu de l’Inde depuis des millénaires. Dans le kajal, on trouve des huiles végétales, de la cire d’abeille, du charbon et du ghee (beurre clarifié). www.lakshmi.de
  • Mettre la main à la pâte. Chez Aroma Zone, bien connu des adeptes de la tambouille cosmétique, on trouve toutes les matières premières (naturelles et bio), les ustensiles, les contenants utiles pour créer soi-même sa trousse de maquillage. En cadeau bonus sur le site : toutes sortes de recettes (gratuites) de fonds de teint, blush et paillettes, ombres à paupières, mascaras et eye-liners, rouges à lèvres et gloss, correcteurs anti-cernes, anti-boutons... www.aroma-zone.com
    Pour trouver l’inspiration, on peut aussi lire Se maquiller au naturel, de Sophie Macheteau (éditions Vigot), et découvrir qu’on peut fabriquer un fard à paupière couleur ocre-jaune, tout simplement, avec des ingrédients qu’on a (presque tous) dans nos placards : curcuma, arrow root (une fécule issue de rhizomes, dans les magazins bio), huile végétale de noyau d’abricot, mica or.
  • Pour finir en beauté, on se démaquille à l’aide de produits tout simples (un mélange huile végétale + eau florale, en pschitt, pschitt) ou labellisés bio… Et surtout, on évite le coton conventionnel, qu’on remplace par du coton bio ou mieux, des lingettes lavables (on en trouve par exemple sur tous les sites internet spécialisés bébé bio). 
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