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Barbecue

BARBECUE

Quand reviennent les beaux jours, le barbecue est à l'honneur : rien de tel pour un dîner entre amis que de déguster de bonnes grillades au soleil couchant... pourvu qu'on ne mette pas le feu à la planète !

L’été revient, et avec lui son cortège de plaisirs de vacances… en tête desquels le barbecue ! Repas festif à partager en famille ou entre amis au soleil couchant, dans un jardin ou sur une terrasse, le barbecue a tout pour ravir petits et grands, mais comme toutes les activités de plein air, il peut aussi s’avérer destructeur pour la planète. Voici une belle brochette de  choses à savoir pour un barbecue écologique...

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Le saviez-vous ?

  • Le teck, bois de prédilection pour le mobilier de jardin, vient encore très souvent de Birmanie, où son commerce est la seconde source de revenus de la junte militaire au pouvoir.

  • L’essentiel des incendies qui ravagent chaque été les forêts et les maquis méditerranéens (plus d’un million d'hectares au total chaque année) sont provoqués par l'homme , et les barbecues « sauvages » mal éteints, en sont une cause principale.

  • La viande qui est à la base du barbecue a un coût environnemental élevé : il faut 20 kilos de céréales, 20 000 litres d’eau et plus d’un litre de pétrole pour produire un kilo de bœuf, tandis que le bétail est la cause de 10% du total des gaz à effet de serre dans le monde.
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Les trucs verts à connaître

1.    LE MOBILIER

Le mobilier de jardin en teck qui accompagne votre barbecue a tout pour plaire : design, prix, résistance aux intempéries… Et vous n’êtes pas les seuls à l’avoir remarqué : depuis 1990, les ventes ont explosé. Le problème est que bien souvent ce mobilier provient de Birmanie. Un pays d’Asie verrouillé par une junte militaire depuis 1962 et qui héberge les dernières forêts primaires de la planète. Le commerce de teck y est organisé par une entreprise publique pour financer l’achat d’armement. La vente du teck est d'ailleurs  la deuxième source de revenus de la junte militaire au pouvoir en Birmanie . Plusieurs collectifs ont donc appelé au boycott du teck birman (le seul pays ayant interdit depuis 2000 tout importation de Birmanie est les Etats-Unis) mais pour le contrer une partie de la production birmane est désormais illégale et passe par la Thaïlande ou la Chine pour être revendue avec la marque d'un autre pays d'origine.
Alertés par les ONG, les distributeurs français ont réagi et décidé de ne plus s’approvisionner en Birmanie pour préférer notamment l' Indonésie qui héberge les plus grandes plantations de teck au monde. Mais ces plantations, gérées par l'Etat et non par les populations qui y vivent, sont elles aussi à l’origine de nombreux conflits sociaux, ce qui a poussé certaines enseignes comme Carrefour ou Botanic à arrêter radicalement la vente de meubles en teck. Ces enseignes se sont donc tournées vers d'autres essences comme le roble certifié pour Carrefour ou le frêne chez Leroy Merlin. D'autres comme Castorama ou Botanic affichent l'ambition de ne proposer plus que du bois certifié (Botanic avait déjà banni en 2001 la vente de mobilier de jardin en PVC, une matière plastique polluante et difficilement recyclable).
Dans tous les cas, pensez à exiger un mobilier (et si possible un chariot à barbecue) certifié FSC (Forest Stewardship Council), le label de bonne gestion forestière le mieux reconnu par les ONG environnementales aujourd'hui.

2.    LE GRILL

Outre l'option d'un grill électrique fonctionnant aux énergies renouvelables, il semblerait que les grills les plus propres et éco-efficaces seraient les grills au gaz (bien que le gaz ne soit pas une énergie renouvelable et qu'il ait en France un bilan CO2 plus lourd que celui de l'électricité dont une part importante est issue du nucléaire). Malheureusement pour les puristes du barbecue, les perdants toutes catégories sont le charbon et le bois, a fortiori s’ils ne sont pas issus de déchets de scieries, car ils peuvent contribuer à la déforestation. Par ailleurs, ils produisent en brûlant des gaz à effet de serre mais aussi de fines particules qui polluent l’air ambiant et peuvent aggraver des troubles du cœur ou des poumons. En 2003, une étude américaine a même montré qu’une des villes les plus polluées du pays, Houston, devait une partie importante de sa pollution à la fumée des restaurants de grillades, qui sont une tradition culinaire texane. En outre, la transformation du bois en charbon, son emballage et son transport sont eux aussi émetteurs de gaz à effet de serre. A noter : les substituts du bois et du charbon ne sont pas non plus la solution puisque les  bûches et bûchettes artificielles  peuvent contenir des additifs toxiques pour la santé comme le borax.
Dans ces conditions, évitez les barbecues à charbon, pour leur préférer le gaz par exemple : cela vous évitera de respirer les particules de fumée du charbon qui brûle, mais aussi de vous noircir les doigts ou de manipuler les gels et autres produits d’aide à l’allumage, souvent toxiques comme le signifient assez clairement les avertissements pour la santé ou l’environnement figurant sur les emballages… Autre alternative existante, bien qu’encore peu évidente à trouver : les fours ou cuiseurs solaires, très adaptés à la cuisson extérieure en été, qui ont (selon les modèles) des temps de cuisson identiques ou doublés par rapport à la cuisson traditionnelle (voir celui d'ID Cook). Et notez qu’il existe désormais du charbon portant la certification environnementale FSC (Forest Stewardship Council), même s’il reste peu facile à trouver.

3.  LE MENU

Qui dit barbecue dit généralement viandes et saucisses… Alors si vous le pouvez, préférez les viandes à moindre impact environnemental, comme le poulet fermier, le canard et le porc, à celles dont la production génère plus de CO2 comme le bœuf, le veau ou l’agneau. Enfin, si la viande est bio, les émissions globales par kilo de viande sont diminuées du tiers environ, quelle que soit la viande considérée.
 Si vous préférez le poisson, évitez d’acheter une espèce menacée et préférez des produits issus de la pêche locale si possible. Découvrez aussi le plaisir de cuire au barbecue des légumes de saison (poivrons, tomates, courgettes et aubergines coupées en deux dans le sens de la longueur) voire des fruits (bananes), le tout si possible issu de l’agriculture bio, en accompagnement de la viande et du poisson. Certaines études suggèrent que la consommation de légumes en accompagnement des viandes et poissons cuits au barbecue diminuerait le risque de cancer induit par ce mode de cuisson grâce à leur effet anti-oxydant… Et préparez vos sauces ou marinades vous-mêmes, avec des ingrédients frais si possible issus de producteurs locaux.

4.  LA VAISSELLE

Pour servir tout ça, préférez de la vaisselle réutilisable ou écologique : plusieurs modèles de couverts et d’assiettes jetables et compostables sont désormais disponibles allant du bioplastique PLA en passant par d’autres matières premières végétales comme le bambou ou les feuilles de palmier pour les assiettes. Et, naturellement, organisez dans ce cas le tri en prévoyant quelques sacs poubelles (idéalement portant l’écolabel NF Environnement) pour les différents types de déchets…
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La question qui tue !

POUR NE RIEN ARRANGER, LE BARBECUE SERAIT-IL NOCIF POUR LA SANTE ?

Plusieurs études ont mis en cause l’impact sur la santé de la cuisson au barbecue. Le danger viendrait du gras qui s'écoule lors de la cuisson des viandes et des poissons, et qui prend feu au contact des braises, carbonisant l'aliment ce qui provoque la formation d’éléments cancérigènes. Naturellement, cette réaction n'est pas imputable à la seule cuisson au barbecue : toutes les cuissons d'aliments à des températures élevées augmentent le risque de cancer, c’est pourquoi les médecins recommandent toujours de retirer les parties noircies des aliments. Même si le risque fait encore l’objet d’études, il doit être relativisé du fait que le barbecue est par définition une cuisson saisonnière, et donc peu fréquente : certains n’en recommandent pas moins de ne pas dépasser deux barbecues par semaine en période estivale.