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Sports d\'hiver

SPORTS D'HIVER

L'hiver approchant, vous commencez à rêver de sapins enneigés, de pentes à dévaler et de glaciers éternels ignorant le réchauffement de la planète ? Voici un petit guide pour rester vert aux sports d'hiver.

Le froid arrive et les vacances d’hiver se profilent : à vous les étendues vierges recouvertes de poudreuse, les sommets immaculés flirtant avec le ciel, les ballades dans les forêts de pins, les fantasmes de feux de cheminées dans un chalet d’alpage, … Hélas : si les stations de sports d’hiver ont fait de l’environnement leur fonds de commerce, elles sont aussi les premières victimes du réchauffement climatique, de sorte qu’on trouve désormais parfois à 2000 m d’altitude des canons à neige que l’on ne voyait historiquement qu’en bas des pistes. « La neige est une espèce en voie de disparition » disait une récente publicité de la station américaine Aspen. La bonne nouvelle est que si vous aimez les sports d’hiver, vous pouvez aussi contribuer à leur pérennité, par les choix que vous ferez dès vos prochaines vacances… 

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Le saviez-vous ?

  • Le tourisme est l’une des premières industries au monde, en fort développement : elle devrait peser 2 trillions de dollars à l’horizon 2020. Le secteur est l'une des premières victimes du réchauffement de la planète, mais s'affiche parallèlement comme une cause grandissante des émissions de gaz à effet de serre, avec la multiplication des déplacements en avion et la généralisation de l'air conditionné dans les résidences touristiques.
  • Pendant l'hiver 2005/2006, 38% des Français sont partis en vacances d'hiver, dont 8% seulement pour pratiquer des sports d’hiver.
  • Dans les massifs alpins de France, d'Autriche, de Suisse et d'Allemagne, où, chaque année, se rendent 60 à 80 millions de touristes, le réchauffement récent a été près de trois fois supérieur à la moyenne mondiale et 10% des domaines skiables alpins européens opèrent déjà dans des conditions précaires d’enneigement. On estime que 37% à 56% des pistes dans les Alpes en seront là dans une génération.
  • Une hausse de 1,8 degré de la température se traduira par 40 jours d'enneigement en moins à 1 500 mètres d'altitude.
  • Dans certaines zones touristiques, le tourisme d’hiver apporte une contribution importante à l’économie locale :  en Autriche par exemple, le tourisme d’hiver représente  la moitié des revenus du secteur touristique, soit 4,5 % de l'économie nationale.
  • Les Alpes sont selon les ONG un conservatoire de la biodiversité mondiale et les activités de sports d’hiver (extension et équipement des domaines skiables, loisirs motorisés, etc.) menacent la faune et la flore alpines.
  • 15 à 20% des touristes européens partant aux sports d’hiver disent prendre déjà en compte l’environnement dans le choix de leur destination, et 30 à 40% disent qu’ils pourraient être influencés par ces questions s’ils étaient mieux informés.
  • Au cours du dernier demi-siècle, l'épaisseur de la couche de neige a diminué de 1,5 cm par an en moyenne dans les Alpes. Pour faire face aux conséquences du changement climatique, les stations ont de plus en plus recours aux canons à neige, qui couvrent désormais 18% des pistes françaises (contre 40% en Autriche et en Itali). Mais la neige artificielle demande 1m3 d'eau pour 2m3 de neige, de sorte qu'il faudrait utiliser ce que consomme une ville de 1,5 millions d'habitants, soit 100 m3 d'eau, pour recouvrir l'ensemble du domaine français. A ce jour, l'eau est pompée à 50% dans des "retenues collinaires" artificiellement créées, à 30% dans les cours d'eau et à 20% dans l'eau potable - ces solutions n'étant pas sans effet sur les zones humides naturelles et la biodiversité qu'elles abritent.
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Les trucs verts à connaître

1.    LE CHOIX DE LA STATION

En matière d’environnement, toutes les stations ne se valent pas et vous pouvez, par le choix de votre destination, encourager la démarche « verte » engagée par le site. Si la démarche écologique est ancienne aux Etats-Unis (la charte « Sustainable Slopes », qui engage l’ensemble des stations nord-américaines, date de 1990), elle se développe désormais en Europe (Suisse et Autriche notamment) et en France. D’ailleurs, des associations comme Mountain Riders en France ou le Ski Club britannique établissent depuis peu des guides à l’attention du grand public présentant les stations européennes les plus engagées en matière de certification environnementale (ISO 14001 ou EMAS), de gestion de l’eau et de l’énergie, de tri et de recyclage des déchets, de minimisation des transports et de mobilité « douce », de construction écologique, d’utilisation d’énergies renouvelables ou encore de sensibilisation des visiteurs à l’environnement. Comme un nombre croissant de touristes, les organisateurs d’événements internationaux sont également très enclins à choisir les sites en fonction de leur engagement environnemental : ainsi la station canadienne de Whistler a été retenue pour les JO d’hiver de 2010 pour cette raison, et Val d’Isère a gagné les championnats du monde 2009 avec un projet de « championnat sans voiture » certifié ISO 14001. Autant dire que la pression monte sur les stations de l’hexagone, qui du coup se sont engagées en octobre 2007 à travers l'ANMSM (Association Nationale des Maires des Stations de Montagne) sur une charte de développement durable pour « préserver l'environnement naturel et de promouvoir un aménagement durable des stations de ski », avec à terme la création d’un label "éco-station".
Pour vous y retrouver, pensez à consulter les guides, et si vous avez des enfants ou êtes fan de randonnée, pensez aussi à opter pour des petits villages de moyenne montagne, moins gâtés par la poudreuse mais qui offrent des activités alternatives au « tout-ski » : ballades en raquette ou en traîneaux tirés par des chiens, découverte de la ferme et de la forêt, etc.

2.    LE TRANSPORT


Choisissez de préférence une station accessible par les transports en commun et pour laquelle il est possible d’éviter l’avion, afin de limiter les émissions de CO2 liées à votre voyage – n’oubliez pas qu’un trajet en TGV a en moyenne 100 fois moins d’impact sur le climat que le même trajet effectué en avion. Selon une organisation suisse , les trajets des touristes représenteraient désormais 60% de l’ensemble des kilomètres parcourus dans les Alpes, et le transport aérien, qui devrait augmenter de 250% dans la région d’ici à 2020, représentera alors un tiers des émissions de CO2 de la région. Pour éviter de contribuer à ce désastre, préférez systématiquement la combinaison du train et du car local à l’utilisation de l’avion et même de la voiture individuelle pour les trajets en France ou en Europe. Et pensez à utiliser l’écocomparateur  de la SNCF pour comparer les prix, le temps de voyage et les émissions de CO2 des différents modes de transport que vous envisagez. Si vraiment vous prenez votre voiture, pensez à faire du covoiturage si vous partez à plusieurs en consultant les sites réservés à cet effet : www.allosurf.net(un site de covoiturage dédié aux fans de glisse), www.ecotrajet.com et www.123envoiture.com pour vos déplacements en France, ou www.covoiturage.com un site pour vos trajets à l'étranger.
Si vous conduisez, conservez une conduite souple et une vitesse modérée, en limitant l’usage de la climatisation : ce sont 10 à 20% de consommation de carburant en moins...  Dans la station, faites de même : marchez pour vous rendre d’un point à un autre, c’est meilleur pour la santé et plus agréable (surtout si vous avez choisi une station sans voiture comme Avoriaz). Sachez enfin que l’association Perles des Alpes fédère plusieurs stations européennes (voir www.alpine-pearls.com) engagées sur la mobilité douce dans un programme financé par l’Union Européenne : limitation ou interdiction des voitures, encouragement des transports collectifs à moindre impact sur l’environnement, solutions alternatives de véhicules électriques ou solaires pour les transports inévitables, recours au biocarburant pour les dameuses, etc.

3.    L’HOTEL

Lorsque vous choisissez le site de votre séjour, gardez en tête qu’un nombre encore restreint mais croissant d’hôtels ou d’établissements de tourisme s’engagent pour l’environnement, et pensez à les préférer, quelle que soit le standing que vous souhaitez. Certaines stations affichent ainsi un engagement ambitieux de construction écologique pour les bâtiments neufs et la rénovation (comme Saas Fee, en Suisse, avec le label Minergie) ; quelques hôtels d’altitude se créent avec un positionnement chic et écologique, comme par exemple l’hôtel Vigilius Mountain Resort dans le Tyrol italien (www.vigilius.it), l’hôtel Riders Palace en Suisse (www.riderspalace.ch), ou encore le concept de camp écologique d’altitude lancé par Whitepod, dans les Alpes suisses, au-dessus de Villars dans le Canton de Vaud (des tentes chauffées au bois sont installées autour d’un refuge d’altitude, avec accès en raquettes et interdiction de la motoneige, mobilier en matériaux recyclés, literie en coton bio, recours exclusif à des fournisseurs et produits locaux, soutien financier à des associations écologiques locales, etc.) ; quelques tour-operators spécialisés proposent des séjours « verts » à la montagne, comme www.voyagespourlaplanete.com (qui référence plusieurs hôtels-spas écologiques à la montagne, ambiance nature ou ski) ou  www.green-rides.com qui commercialise, été comme hiver, un éco-chalet dans la vallée de la Tarentaise, en France ou encore www.voyagespourlaplanete.com  qui commercialise notamment les séjours chez Whitepod ; enfin, les grands groupes hôteliers commencent à s’engager dans le respect de l’environnement (la moitié des hôtels du groupe Accor sont ainsi signataires d’une « charte environnementale de l’hôtelier » proposée par le groupe, et les résidences Pierre & Vacances sont également engagées dans une démarche pour proposer des détergents écologiques, etc.). Enfin, quel que soit votre lieu de résidence, pensez à limiter l’impact de votre séjour en transportant les bonnes habitudes que vous avez chez vous le reste de l’année : si vous avez le choix, évitez la climatisation des locaux et (plus fréquent en hiver) la surchauffe, en pensant à couper le chauffage quand vous aérez la chambre ou l’appartement ; prenez des douches plutôt que des bains après le ski ; triez vos déchets et déposez-les dans les containers de tri de plus en plus fréquents en station…

4.    LE CHOIX ET LA PRATIQUE DES ACTIVITES DE MONTAGNE

Là encore, toutes les activités en montagne ne se valent pas : la promenade en raquettes a une empreinte écologique évidemment moins importante que celle en motoneige, qui ajoute aux consommations de carburant et aux émissions de CO2 les dégâts sur la biodiversité locale. Si vous pratiquez des activités plus classiques comme le ski ou le snowboard, veillez à éviter le hors piste. Outre les risques qu’elle présente pour le skieur ou snowboarder,  cette pratique de pleine nature est également une menace sérieuse pour la faune et la flore : les passages répétés des skieurs,  snowboarders ou randonneurs à raquettes cassent les jeunes pousses d’arbre, compromettant la gestion durable des forêts par plantation ou régénération naturelle, et dérangent les des animaux sauvages (tétras, chevreuils, lagopèdes…) ce qui peut entraîner leur mort par épuisement lors de la saison hivernale. D’ores et déjà, lors des créations de pistes, un déclin des espèces vivant alentour est constaté, qui peut atteindre 15 % par an. Dans certains cas bien documentés, selon Mountain Riders, après 10 ans d’exploitation des pistes, il ne reste plus que 10% de l’effectif de départ. Le hors piste dans les forêts entre 1000 et 2000 m dans les zones protégées,  les parcs naturels, ou même aux abords des pistes (au-delà de 100 m) présente donc un réel risque environnemental. Respectez les forêts et autres refuges naturels, informez-vous sur les espaces protégés et privilégiez les espaces où vos activités ne compromettent pas la vie des autres espèces, comme les pistes de « free ride » non aménagées que proposent désormais les stations (voir par exemple le concept « The stash » imaginé par Burton : www.thestash.com). Autre initiative intéressante : celle d'Auris-en-Oisans, une petite station de ski familiale reliée à l’Alpe d’Huez, qui a inauguré en janvier 2008 sa patinoire écologique - conçue en polyéthylène recyclable, dans un souci de respect de l’environnement et d’économie d’énergie, sans eau ni électricité ni aucun autre consommant énergétique. Avantage : elle fonctionne été comme hiver, et est insensible aux chutes de température !

5.    LE MATERIEL ET LA TENUE

Dans tous les cas, si vous n’allez aux sports d’hiver qu’occasionnellement, le mieux est sans doute d’emprunter des vêtements et du matériel, de les acheter d’occasion sur Ebay par exemple ou encore de louer sur place votre matériel…
Si vous tenez à acheter votre matériel, sachez que l’industrie des sports d’hiver compte quelques entreprises pionnières dans la réduction de leur impact environnemental : la plus ancienne et la plus connue est Patagonia, l’entreprise californienne proposant des vêtements techniques faits à partir d’éco-fibres (bouteilles en plastique recyclées, coton biologique, laine traitée sans chlore, chanvre, polyester recyclé, etc.) et proposant désormais la récupération pour recyclage de ses propres vêtements (www.patagonia.com). Dans la foulée de Patagonia, certaines marques comme Timberland, Lafuma ou Kanabeach se sont lancées dans une démarche environnementale moins globale mais intéressante. Plus spécifiquement sur le matériel, notez que des marques émergentes de snowboard comme Venture Snowboards ou Arbor Snowboards se distinguent en utilisant du bambou ou du bois certifié issu de forêts « durables » (label FSC) et des techniques de fabrication écologiques (fibres de chanvre et coton écologiques, vernis à base d’eau, etc.). Du côté du ski, un fabricant américain propose également des skis « high-tech » en bambou, un matériau idéal alliant robustesse et souplesse (www.kingswoodskis.com). Et une marque allemande, Grown Skis, propose des skis fabriqués à 80% en bois locaux, sans fibres de verre ni vernis… et produits dans une usine fonctionnant à 100% avec des énergies renouvelables. De son côté, Faction Skis, une petite marque créée en 2003 et basée à Verbier (Suisse), garantit une production dans des sites portant la certification environnementale Iso 14 000, privilégie le bambou et les encres non toxiques dans sa fabrication, et a même lancé en 2009 un projet-pilote de recyclage des skis à Verbier : les skis de toutes marques sont ainsi récupérés, les carres métalliques étant fondues et réinjectées dans la production, cependant que le reste des skis est réduit en grains pour être utilisé comme agrégats pour faire du béton dans l’industrie de la construction. Pour faire glisser tout ça, un fart écologique est désormais disponible  dans l’hexagone : il ne contient ni paraffine, ni fluor, ni autre ingrédient toxique pour une meilleure biodégradabilité dans le sol.  Pour information, un « shop » de sports de glisse (skate et snowboard surtout) spécialisé dans le matériel et les vêtements écologiques avait même ouvert en 2007 à Grenoble (voir www.animalchill.com) mais a dû fermer ses portes… jusqu'à nouvel ordre ? Enfin, la très dynamique association Mountain Riders a mis en ligne fin 2008 la première version de son éco-guide consacré au matériel de montagne - vêtements, équipements et accessoires techniques (une version papier sera disponible courant2009).

6.    LE FORFAIT

Pas grand chose à dire de ce côté, sinon que certaines stations comme Avoriaz proposent désormais un forfait électronique (carte à puce rechargeable) plutôt qu’un ticket jetable, et qu’il est dans tous les cas préférable de ne pas jeter son forfait par terre ! A noter aussi : certaines stations, comme Arosa en Suisse ou Aspen aux Etats-Unis, proposent désormais aux touristes, lors de l’achat du forfait, de compenser par des investissements en énergie renouvelable les émissions de CO2 liées à leur séjour (transport, hébergement, remontées mécaniques, etc.). Une assurance climatique à prendre en complément des assurances de type « secours sur les pistes » ! A noter : si votre station ne le propose pas, vous pouvez toujours choisir de compenser volontairement les émissions de CO2 de vos vacances d’hiver, sur www.climatmundi.fr ou www.actioncarbone.org (gardez quand même en tête qu’il vaut toujours mieux réduire que compenser !).

7.    LES DECHETS


L’environnement en montagne est le même qu’ailleurs : il n’aime pas les déchets, à la différence près que la neige qui tombe efface les traces des mégots et autres emballages de barres de céréales jetés quelques heures auparavant… ce qui n’incite pas les suivants à éviter de faire de même ! Résultat : on ramasse jusqu’à 30000 mégots par an sous un seul télésiège  et, selon Mountain Riders, jeter son mégot dans la neige pollue 1 m3 de neige soit environ 500 litres d’eau. Rappelons-le : mégots, chewing-gums et petits emballages en tout genre mettent plusieurs dizaines voire plusieurs centaines d’années à disparaître… Par chance, une fondation environnementale suisse spécialisée dans la montagne, la Summit Foundation, a créé il y a quelques années l’écobox, une petite boîte ronde, étanche, en fer blanc recyclé, réalisée au sein d'ateliers protégés, qui permet à chacun de conserver toutes sortes de petits déchets afin de ne plus les éparpiller dans la nature. Depuis, l’écobox est donnée ou vendue en version personnalisée, notamment au moment des sports d’hiver, par des associations environnementales comme Mountain Riders ou par des marques soucieuses de prouver ainsi leur engagement écologique comme Rossignol (voir www.rossignolrespect.com). Pensez à vous équiper…

8.    LA NOURRITURE

Durant votre séjour, faites en sorte d’acheter plutôt des produits locaux, représentatifs de la culture locale et soutenant l’économie régionale. Disponibles dans de nombreux rayons (charcuterie, fromages, confitures, etc.), ils sont généralement disponibles dans les supermarchés de la station… A noter aussi : certaines enseignes de montagne, comme Sherpa, ont la bonne idée de proposer de reprendre, en fin de séjour, les produits non consommés et non périmés. Une bonne façon d’éviter de jeter la nourriture non consommée (en Europe, 1/3 de la nourriture produite est jetée sans être consommée).

9.    LES SOUVENIRS

Idem pour les éventuels souvenirs : si vraiment vous ne pouvez vous contenter de ramener des photos, soyez vigilant et privilégiez la fabrication locale et l’artisanat régional pour ce que vous achetez (ce serait quand même le comble de ramener de nos montagnes un petit chamois en bois « made in china »… non ?).

10.    PENDANT LE RESTE DE L’ANNEE, INFORMEZ-VOUS… ET MILITEZ POUR SAUVER LA MONTAGNE !

Plusieurs associations vous sont ouvertes si vous vous intéressez à cette belle cause : Mountain Riders mais aussi la section française de l’ONG de défense de l’environnement en montagne Mountain Wilderness, connue pour ses campagnes de remise en cause des remontées mécaniques existantes, de sur-pitonnage des falaises en haute montagne, etc. Enfin, si vous habitez une région de montagne, pensez une fois la saison passée à participer aux ramassages organisés par les collectivités,  les mairies, les associations, les remontées mécaniques ou les offices du tourisme pour réduire la pollution de l’eau,  des sols et de protéger la faune domestique et sauvage (recensement sur www.cleanupdays.com).
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La question qui tue !

Nos enfants iront-ils encore aux sports d’hiver ?
Rien n’est moins sûr… et en réalité, tout dépend de ce que l’on regarde : l’altitude limite d’enneigement devrait être repoussée de 300 mètres environ vers les sommets dans les 40 prochaines années, ce qui poussera les touristes en quête de poudreuse à délaisser les stations de moyenne montagne et à fréquenter les stations les plus élevées, qui risquent du coup la sur-fréquentation. Cet enjeu concerne un peu moins la France, qui représente quand même 9% des stations mondiales mais dont les grands domaines skiables sont situés pour la plupart à plus de 1 200 mètres.  Mais les stations devront à terme, notamment en moyenne montagne, recourir davantage encore aux canons à neige (qui consomment de l’eau et de l’énergie, et ne font que masquer le problème) ou se reconvertir  à d’autres activités que le « tout-ski ». Après tout, seuls 8% des gens pratiquent aujourd’hui une activité de sport d’hiver durant leurs vacances, il y a donc (déjà) de la place pour profiter autrement de la montagne : randonnée, vélo sur neige, activités de type spa (écologique bien sûr), etc.
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Où trouver ça ?

Le choix de la station
La charte Sustainable Slopes : www.nsaa.org/nsaa/environment/sustainable_slopes
L'éco-guide des stations publié par Mountain Riders
Le guide vert du Ski Club britannique : http://www.skiclub.co.uk/skiclub/resorts/greenresorts/overview.asp
L’association Perles des Alpes : www.alpine-pearls.com
La charte de l'ANMSM (Association Nationale des Maires des Stations de Montagne) : www.skifrance.fr

Le transport
L’écocomparateur de la SNCF : www.ecocomparateur.com
Les sites de covoiturage en France : www.allosurf.net,www.ecotrajet.com et www.123envoiture.com
Idem à l’étranger : www.covoiturage.com
La compensation carbone : www.climatmundi.fr ou www.actioncarbone.org

L’hôtel
Vigilius Mountain Resort : www.vigilius.it
Riders Palace en Suisse :www.riderspalace.ch
Whitepod : www.whitepod.com
www.green-rides.com
www.voyagespourlaplanete.com
Les hôtels Accor : www.accor.com
Pierre & Vacances : www.pierre-vacances.com

Le matériel et la tenue
www.patagonia.com
www.lafuma.fr
www.kanabeach.com
www.venturesnowboards.com
www.arborsports.com
www.kingswoodskis.com
www.factionskis.com
www.animalchill.com
Sans oublier l'éco-guide du matériel de montagne publié par Mountain Riders

Information et action militante sur l’environnement en montagne
www.mountain-riders.org
www.france.mountainwilderness.org
www.cleanupdays.com
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